dragone a signer un formulaire pa pis
gneune qui a ete erigee en coin* tique. On crut donc qu’il serait utile té , et possédée par Charles de de ne les tenir pas aussi éloignés de Valois , duc d’Angoulêine , fils leur prélat , qu’ils l’eussent été, s’ils
naturel de Charles IX. C’est sous ava,e"' 80umi?. ao. dloci;* dc "}*
* - . , mes. Cette nouvelle cglise épiscopale
le nom de comte d Alais qu a ete a ^ composée de deux églises collelorig- temps connu Louis Emma— giales : de celle de Psalmodie et de nuei de Valois (b), colonel gé- celle de la ville d Alez , et a *3 cha-
néral de la cavalerie légère de
t rance , et gouverneur de Fro— abbé de Psalmodi et docteur de Sorvence, fils de ce duc d’AngOulê- bonne , fut sacré par M. le cardinal me, et père de Françoise-Marie <*• Honzi , archevêque de Narbonne ,
de Valois , femme de Louis de
Lorraine , duc de Joyeuse, Far n est issu d'une des plus an-
Ce mariage , le comté d’Alais ciennes et des plus nobles familles de
fondit dans la maison de Lorrai- Poitou (a). Voyez la lettre que M. Fon-
fier lui a eente, et qu u a publiée a
ne établie en Fran , - Paris , en 1695. Le Journal des Sa-
riage du duc de Joyeuse avec vans en fait mention (3). Françoise-Marie de Valois, sor- , , . , . .
» . , , T . (?) Journal des savant du 9 de mai 1093,
pag. 3??, e'dit. de Hollande.
(3) Là meme , pag. 3ai.
tit Louis -Joseph de Lorraine duc de Guise , qui mourut a Paris de la petite vérole , le 3o de juillet 1671 , âgé de 21 ans (c).
La ville d’Alais est devenue
ALALCOMÈNE , petite ville de Béotie. On la nomma ainsi .
. i ou à cause d’Alalcomenée , qui
épiscopale depuis la révocation fut je pkre nourricjer de Miner-
de l édit de Nantes (A). ye , selon quelques-uns (a) , ou à
ques-uns veulent qu elle so.g A- cause d’ Alalcoruénie , l’uue des lesta décrite par Jules César , au ^|]es d’Ogygès, laquelle nourrit VIIe. livre de ses Commentaires, jyfriierve (A) , selon quelques au- M. de Manda j o rs , qui en est mai- autre$ (b). Cette déesse était née re y a une dissertation sur ce en ce l£eu«là (c) , et y avait un sujet. Voyei le Jmirnal des Sa- temple et un simulacre d’ivoire , vans du 9 de mai i6q5 , à la page extrêmement respectés des peu- 321 de 1 édition de Hollande. pies ^ Ce ^p^t fut cause , à
(a) Ex Baudrandi Lexico Geographico. Ce que dit Strabon , qu’Àlalco-
(b) Cest celui dont Gassendi parle si sou- mène quoique facile à empor-
veni. et auquel il a écrit tant de Uttivs, Lu- r * * • > 1
«iorico Vaicsio. ter, ne tut jamais saccagée, et
(c) Le Père Anselme, Généalogie de la que tout le monde s’abstint d’em-
Mjison de France, pag. 17a , 176. 11*1 . »*
r ° 4 4 ployer la violence contre ce heu-
(A) La ville d' A lais est devenue là (e). Mais Pausanias assure que épiscopale depuis la révocation dc l'édit de Nantes (1) ] Ce n’est pas sans («) Stephan. Bjzant. voce
cause que je marque cette époque : Pausan , Ub. I\, pag. 3o8.
•1 1 . . • 1 1 1 (b) l'a usan. , lih. IX, pag. 3oo , selon rin-
car il est certain que la suppression de cet édit a donné lieu à la création de ce nouvel évêché. Ce pays-là était
(1) Fade Van 168 5.
terp rétalion dc Scalig. in bus. , num. 229. (<)S.iabo, lib. I Y, pag. 7.85.
{a) Pausan., lib. IX , pag. 3o8.
(e) ATÔf^BTOÇ etlî iuTO.iTiV JJ
ALAMANDUS.
la statue de Minerve en fut enlevée par Sylla , et qu’ensuite le temple commença d’être négligé.
Il ajoute que de son temps les murailles s’en étaient fendues , à cause qu’un gros tronc de lierre avait poussé ses branches entre les pierres. Parmi les épithètes de Minerve , celle d’ Alalcomâiienne , AXaXxotxevrjiç , qu’Homère lui donne, n’est pas la moins digne de considération {f). Plutarque rapportequ’Ulysse étant né dans Alaîcomène , voulut qu’une ville d’Ithaque portât ce nom, afin de mieux conserver la mémoire du lieu ou sa mère était accouchée de lui (g1). Étienne de Byzance ne dit rien de cela lorsqu’il parle d’ Alaîcomène , et il nomme Alcomène la ville de Pile d’Ithaque.
Ce que dit M. Mo réri, qu’Alalcomène était considérable par le tombeau de Tirésias , et que selon Plutarque elle eut depuis le nom d’Ithaque , est faux (h).
M. llofman fait encore plus de fautes (B).
'rnr ft Qtoy trtCôjunvot Trirrtç Àtii^o»to T<*T)»Ç flicLÇ. Nunt/uàm vtulala est, ob revercntiam Dea omnibus omnem vint abstmcntibus. Strabo, iib. IX, p. 285.
(/) Homer. II. A, vs. 8. Sial. Tbeb., Iib. y II , vs. 33o.
( S ) Plutar. Quæstion. Græcarura , p. 3oi.
(A) V ojes l'article Tirésias.
(A) Alalcomènie nourrit Mi-
nerve.] Scaliger prétend, i *. que Pausanias avoue que quelques-uns ont attribué l'éducation de Minerve à Alalcoraénie, fille d’Ogygès ; mais c’est plutôt deviner ce qu'on croit que Pausanias a dû, ou a voulu dire , que s'attacher à la lettre de son texte , comme le reconnaîtront tous ceux qui examineront l’original; a°. qu’É tienne de Byzance fait mention de cette fille d’Bgygês (i) ; c’est ce qui ne se trouve
(i) Scaliger in Enscb. , num. aag, pag ai.
point dans l’endroit où cet auteur parle de la ville d’Alalcoméne.
(B) M. Ho f mon fait encore plus Je faute,. ) Il dit qu’Alalcomène
était une ville de Béotic , qui avait pris son nom de l’ Alaîcomène des Béotiens tdenominata à BocotoruniAlalcomenœo. Il est très-certain qu'il prend après M. Lloyd, ce dernier mot, non pas pour le nom d’un homme , mais pour celui d une ville (a). M. Lloyd a raison; car voici ce qu’il dit : Alalcomerue urbs Ithacœ deno minuta a Bccotorum Alalcomcnæo, ut Plut, in Hdlen. refer t p. 53 7. edit. Steph. ajfcrcns simul causant nominis. Tout cela est vrai ; mais comme M. llofman , au heu de ces paroles de M. Lloyd, Urbs l lacté, a mis Urbs Boeotice, et a gardé la suite sans changement, il est tombé dans cette double méprise : c’est que d un coté , il assure qu’une ville de Beotie a pris son nom d’elle-même , et de 1 autre, que c’est Plutarque qui la dit. a*. ,11 impute faussement à Plutarque d avoir avancé dans la page 537, que le sépulcre de Tirésias et le temple de Minerve ont rendu célèbre cette ville de Béotic, d’où est venu que le poète a dit ’Axaxxo/umîç Aüntn. M. Lloyd attribue toutes ces mêmes choses à Plutarque , excepté celle qui concerne le tombeau de Tirésias. 3°. M. llofman nous donne comme une autre ville celle qu’il nomme Alalcomenium, op. Bœotiæ , adlacum Copaïdcm inter Haliarlum et Coronœam, templo Miner vœ cia rum. C est multiplier les êtres sans nécessité. Je ne pense pas qu’aucun des auteurs cités par Moréri dise que le prince Alaîcomène mit dans la ville de ce nom la statue de Vénus.
(a) Ce Ut ville est tantôt du genre neutre AXctXxb/xtvicv, tantôt du féminin au singulier, AXetXxo^«t Uct, tantôt au pluriel , AXat Xxojut- *1*1. V ojet Btrkeliua , sur Etienne de Ryunce, pag. 89. lia oublié de dire que Piutarq., Qu**t! Gi-kc. , p. 3oi , Va nommée Axatxxoai y«i&y.
ALAMANDUS (Louis) , en français Aleman , archevêque d’Arles et cardinal du titre de sainte Cécile , a été un des grands hommes du XVe. siècle. Ceux qui parlent des affaires ou il fut mêlé , l’appellent ordinairement le
352 / ALAMANDUS.
cardinal d’Arles. Il n’était point Bourguignon , comme l’ont débité quelques auteurs; mais il ne s’en fallait guère , puisque le pays de Bugei lui a donné la naissance. C’est ce que Guichenon a fait voir dans son histoire de Bresse , comme M. Moréri l’a remarqué. Pour ne pas répéter ce qu’il en dit , je m’arrêterai à d’autres choses. Le cardinal d’Arles présida au concile de Bâle , qui déposa Eugène IV , et qui élut l’antipape Félix V (a). 11 a été fort loue par Énée Silvius , comme un homme tout-à-fait propre à présider à de telles compagnies , ferme et vigoureux , illustre par sa vertu , savant , et d’une mémoire admirable pour récapituler tout ce que les orateurs et les dispu tans avaient dit (b). Un jour qu’il harangua contre la supériorité du pape sur le concile , il se fit admirer de telle sorte que plusieurs l’allèrent baiser, et que d’autres s’empressèrent à baiser sa robe. On élevait son habileté jusqu’au ciel : habileté qui avait fait qu’encore qu’il fiât Français, il avait surpasse les Italiens, quelque fins qu’ils fussent (c). 11 savait fort bien employer les machines de la dévotion ; car un jour de session , il fit porter par les prêtres , dans l’assemblée , toutes les reliques qui se' purent trouver à Bâle , et les fit mettre à la place des évêques absens. Cela produisit un
(<*) Il était duc de Savoie , et se nommait Kmédée.
(b) Æneas Silvius , de GestU Basileeosis Concilii , lib. I.
(c) Prudentiam ejus magnoperè commendabant , qui licèt origine essct G al liens , Italos tamen hâc die summd hommes astutiâ
Îuperâsset. Æneas Silvius. de G es Us Concil. >wîl. , lib- /.
tel effet, que lorsqu’on vint , selon la coutume , à invoquer le Saint-Esprit , chacun se mit à pleurer. 11 ne fit pas moins pleurer les assistans lorsqu’il officia le jour d’une autre session , et que la tête chauve toute nue , il distribua la communion à tous ceux qui se présentèrent , leur donna à tous le baiser de paix , et les exhorta à communier dignement ( d ). 11 fut inflexible à tout pendant la peste qui s’éleva dans la ville : la mort d’une partie de ses domestiques, et les prières de personne ne le purent obliger de sortir ; il aima mieux sauver le concile, au péril de sa vie , par sa préseuce , que sauver sa vie , au péril du concile , par son absence (e). II était extrêmement laborieux, et si sobre, qu’ü y eut des conclavistes qui ne purent souffrir qu’en diminuant leur ordinaire, on leur représentât l’exemple de ce cardinal. La réponse que fit là-dessus un Polonais vaut la peine d’être lue (A). Il ne faut pas demander si le pape Eugène foudroya le président d’un concile où il avait été déposé. Il le priva de toutes ses dignités , et le traita de fils de la gehenne (B). Cependant Louis Alamandus ne laissa pas de mourir en odeur de sainteté (C) , et de faire tant de miracles après sa mort , qu’à la requête des chanoines et des célestins d’Avignon , et sur les instances du cardinal de Clermont , légat à la~ tere de Clément VII, il fut béatifié par ce pape, l’an i52j ( J ').
(</) Idem , lib. II.
(e) Idem , ibid. Je rapporte ses paroles latines , dons la rcmarr/ue (A.).
(/} Voyez-en la Dulfe dans Laon. Epist.,
ALAMANDUS. 353
Oderic Raynaldus a prétendu Les jansénistes qui ont critiquai se repentit de tout ce qu’il qué Oaeric Raynaldus au sujet avait fait dans le concile de Bâ- du prétendu repentir de notre le ; mais on ne saurait donner Louis Aleman , se sont exposés nulle preuve de ce repentir (g) , eux-mêmes à la censure (D). ni contredire ce point de fait ,
qu’un an avant sa mort (A) il fut un de ceux qui , au concile de Lausanne , parlèrent du concile de Bâle comme d’une assemblée
(A) La réponse d’un Polonais
vaut la peine déire lue. ] « Quelle » comparaison ! » s’écria -t- il lorsqu’on lui proposa l’exemple de Louis Àlamaodus. « Vous me parlez d’un
sainte et sacrée (i). Il mourut à }> *?ra°Ça^s> sobre , qui n’a point de
l’âge de soixante ans (A), le 16 * v^ntre» » Pour mieux dire, qui ! ° /Jxv v nest P0,nt homme : je puis voir à
de septembre l45o (/). Les uns » travers le rideau qui nous sépare
disent que ce fut en Savoie , à »* tout ce qu'il fait $ je ne l’ai jamais
l’abbaye de Hautecombe, ou les " Tu cr\core , ni manger ni bc‘
moines lui bâtirent une chapelle, * j°“r ’ ü lit
et I invoquèrent durant la cele- » songe à rien moins qu’à son ven
ni manger ni boire :
jper-
invoquèrent durant la célé— * wngeâ’rïên moins‘ôu’à&^nVentre * bration de la messe (m) ; les au- » ce u’est point mon homme $ je n’ai très disent qu’il mourut à Salon v ri*1* de commun avec de semblables (n). Son corps est à Arles ! la ” f??’: ( “ T!. '?
bulle de ciement V II en permit nourriture de ceux qui étaient entrés la translation des lieux humides daps le conclave ) Cracovicnsis anet souterrains à tout autre plus câ“A‘aconus diminutionem ( cibario-
commode dans la même église. Je
vois des gens qui assurent , apres sunt , ôrante in porté famulo ut quod Jacques-Philippe de Bergame (o), P^us esset , id Domino dimittet dur ;
que Louis Alamandus publia plu- sPera^t namque ex ariete partent , J* „ î j- 1 j F • ex avtbus autem non sncrabat : Domi-
sieurs opuscules digues de lu., ntutamtn a.icuUmpZoptZ,fïTcl
mais je ne vois personne qui mar- que cùm spoUum sensit , utique connue le titre de ces opuscules, ni qtiestus est pubheèque testatus , nun -
les bibliothèques où ils sont *. *l!dun sei <^te,n > postquam Sacerdos
JUU y lulissc pejorem. Ac cùm rogaretur ne admirationem ha ber et , quonia/n id obtigisset card inali Arelatensi. «t Proh ! inquit , cardinalem » mihi cequiparas , homineni gallii, cum , parcumf eventrem , aut , ut » vertus loquar , non hnminem. Ego » apud eum meo inforiumo sum loca- » tus , omnia quœ Jdcit perlustris mihi » cor tina indicat , nec ad hue btberts
,, r . -z- — • » eum » °ut comedere vidi ; et quod
cap 86 v II fallait dire 76 ) , apud Laun. B mihi molestius est , insomnes noct.es
*(“ * \foriri. * ” insomneique dies ducit ( quamquam
(O; JacoLus Philippin Bergom. Chronicor. * nulLa eit aPud nos dies ) aul Irgit ib. XV. » seniper , aut negotiutur. JYulla ci
* * • . . m niinor quant vent ris est cura : mihi
» nihil cum eo commune est (i). »
Voilà comment sont bâtis ceux qui
XI , part. I, pag. 79 , 80. Edit Cantabr. , ann. 1689 , in-fol.
(r) Launoiu*, ibùl. , pag. 81.
(h) Citait l'an 1 449
(I) Sacri Basdfcnsis Concilii Diplama Concilii Lausanensi* , apud Kaynaidi Annal.
Ecdesiast. , ad ann. 1^49
(A) V ojrez la Bulle de Clément y II , dans Laun. KpistoLar , pag . 79, 80.
(l) Ex ejus Epitap mo.
(m) Petrua Monod us Ut Amedeo Pacifico.
lib
" Joly remarque qu'aucun ouvrage de ce cardinal n'était connu avant 1739, que le père Montfaucon mit au jour sa Bibliotheca lûbliolltccarum Manuscriptorum nova , où il apprend que Ion conserve à B dit une Pièce du Cardinal.
(1) Ænea* Silritu, de Gesti» Bâiilceiuis Concilii , Lb. 1 1.