‹ Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderneChapitre 3 sur 8 · FILIO · texte numérisé non relu

FILIO

On doit la lire ainsi î Imperaiori Cœiori Flavio V «- Urio ConUantmOs pio , feiici, Augmto , divi Maxl-mimi Auguiti nep<Hij divi Caruiantini pii fiHot tru* gent'ufuator. Ou bien : «A rempereur César Flavius Va- « lérius Constantinua» pieux, heureux, Auguste, petit-

< fis du difin Ifaximianiifl Auguste, fikdu divin Gons-

« tantmus> treale-quatre. »

Ce nombre trente-quatre 9 iodiqae la distance de

Fréjus au lieu de la route près de Gahasse où ce mil-

liaire fut planté. M. R s'est aperçu et a con-

venu lui-même que la distance marquée sur ce mil* liaire n était pas aussi forte que celle qu'il y a réellement de Fréjus à Gabasse» en passant par le Cannet. La grande confiance que ce judicieux contemporain avait à Honoré Bouche et à Papon qui placent le Forum Vo* èanu au Gannet , ou plutôt ses grandes occupations administratives , ont été cause sans doute qu'il ne son* gea pas À faire la recherche d'une erreur qui lui pa^ laissait sensible. 11 leût infidliiblemeut trouvée^ si de Gabasse il eût suivi la ligne directe ayec Fréjus. Les douze milles de distance l'auraient conduit même à Tancien Taladel, où le nom du lieu» ainsi que les vestiges de constructions romaines, lui auraient attesté la position du Forutn Votontif que j'ai eu la salisi'action d'y découvrir moi-même.

Ce qui avait contribué à faire placer Matavo à Brignoles 9 fut un monument qu'où découvrît en cette ville en 1 526 9 monument qii'on n'érigeait jamais que dans les villes de premier ordre et dans les chefs-lieux d'une contrée. Je veux parler du fameux LectUteme, 6orte de lit de marbre , que Peyresc fit transporter à Aix sur uncharîot fait expràs. Cette trouvaille ne prouve rien. Si Peyresc put faire traîner à douze lieues loin un pareil monument , pourquoi un autre avan(

lui n'auraîl-îl pu le faire transporter de Cabasse à Brijgnoks, ^ui n'en est trois lieues. De tous les temps, on s'est phi à dépouiller un lieu de ses plus beaux or«nemens pour en enrichir un autre* Heureusemeut Cabasse a conservé nombre de {ureuves de son ancien^ neté. On trouve fréquemment dans le territoire des pierres d'inscriptions assez curieuses. La plus parlante est celle^i c^ui sert à la construction de la paroisse»

PAO. SALVTS C* GASSABIS. GEIMAN.

F. 6B1MANIC AVOUAT.

PAGVS MATAVONCVS.

On s^apercevra que cette inscription n est pas con* • forme aux diflférentes copies qu'en ont donné les historiens modernes , dont la plupart les tenaient de gens peu cq>ables de copier exactement les pièces d'archéologie ; aussi elle change tous le sens qu'on a voulu lui donner. Cette inscription doit être lue ainsi : Pagu^ MatavanicusGermanicoj4agusto^pro$alute, CaiiCm^ saris Germanie i fiUi. £t en français : «Les habitons de « Matavonium à Germanicus Auguste , pour la santé « de Caïus César Cermanicus. son fils. »

En voici encore une toute défigurée par Honoré Bouche , qui assure qu^elle n'existait plus de son temps, et que l'on trouve cependant encore dans le petit cimetière susdit 9 et appliquée au mur d'une sorte de mo-* iioptère joint au chœur de Téglise , qui est lui-iuùiutf Un monument fort ancien.

liOlNXUA. Q* nL. PIA. 8IBI. ST. G. ADBETiaO TIGTO II. VOLT. MARITO. OFOIIO. ST. MSRSNTISSIHO. ST. G,

ADSETICIO. FIRIHNO. FI£. ST. SEXT. IDRETICIO. Ul SSQVENTI. FIL. ST. T. ADBETICIO. VINDICI. FIL. ET. 6. AD

RETICIO. GRATO. ISEPOTI. DEFVNCTO. ANN. XVI. ET. G. ADRETICIO. PIO. NEPOTI. ET. ADRKTICM.. PIS. POTI. ET. TITO. ADRETICIO. AVITO. KEPOTI. EX. VlC TIMARLG IVKUE KTRY ! IIS&ENTISSIMAE.

Cette inscription a été traduite par Tauteur de l annuaire de cette manière: c Cornéiiay fille de Quintus» € a fait vœu d'élever ce monument de sa piété , à ellec même» à Caïus Adretitius Victor , de la tribu Yoltic nia , son excellent époux, qui a bien mérité d'elle, à c Caius'Adrelitius Firminius, son fils, à Sexlius Adreff titius Yindex, son autre fils» à Caïus Adretitius Gra- € tus, son petit-fils, qui est mort âgé de seize ans, à c Caïus Adretitius Pius, son autre petit-fils» à Adretictia Pia, sa pelite-fiUe , à Titus Adretitius Avitus, « aussi son petit-fils » et à Yictamaria Junia , sa bru à très-méritante. »

On découvre de temps à autre, dans le territoire de Cabasse , des tombeaux » des médaîUos de plusieurs règnes , des traces de plusieurs édifices importans, etc. On distingue encore un monument antique » connu par le vulgaire sous le nom de Maison des fées^ qui ne sert aujourd'hui que de retraite aux oiseaux de * proie* Une bâtisse bien conservée forme la façade dWe ancienne maison de cinq éta;j:cs qui cache uu<i

grotte ^acieiue çpe la nature forma dans le roc d*ane montagne. On y ▼œt encore dons rintérienr une sorte

de four à cuire le pain ; ce ^ui confirme la tradition, qui irent que ees raines et cee eavités aient servi do lien de rëfugé aux habitans de la contrée , pendant les incursions des Sarrasins , et lors des troubles des gueiw res civiles qni désolèrent la province.

La masse de rocher où se trouve la grotte dont noos venons de parler est de nature calcaire; elle a des voussures d une infinité d'espèces hardiment profilées par la nature ; une multitude d'arbustes s'é^ lèvent des fentes de cette roche et y croissent avec facilité , parce que le bùchejron ni le berger ne peuvent guère les atteindre pour les mutiler.

Au fond de la plaine de Cabasse , sur la route du " Thoronet , et près de la chapelle de Saint-Loup » sont les raines d'un château bâti par les Sarrasins, qui, après avoir détruit MaiavOj se plurent à venir habiter rentrée d une petite vallée romantiqne , qui conduit les eaux de la Nissole dans l'Argens, près de Garces. Cette vallée offre de grandes horreurs , du pittoresque ^ da gai y du gracieuXy et en même temps du magnifique ét du curieux ; toute la description que je pourrais en faire laisserait beaucoup à désirer. Un habile dessinateur pourrait y exercer long-temps ses crayons $ un botaniste y ferait une abondante uiois$ou ; un géologue y trouverait de quoi satisfaire son goût ; toute personne , même les moins initiées à la science , ne peuvent parcourir ce lieu |^sans $tr« pénétré d'admiration. Les

Maures africains ^ tout barbares quOls étaient , firent leurs plus chères délices de se promener jonmelifr* ment sur les prairies naturelles , souvent émaillées de fleurs, qui se trouvent sur les deux rires de la Nissole et de la Gartttie, à Tendroit même où elles confondent leurs eaux. U est dommage que cette yallée soit 'éloignée d'une grande ville : on y verrait tons les jours de la belle saison une multitude de jeunes nymphes» couronnées de fleurs» folitrer sur la pe* louse toujours verte , pendant que leurs frères , une ligne à la main, s'amuseraient à faire happer l'hameçon à la truite » à la carpe et aux autres poissons qui se trouvent dans la rivière , et à saisir de temps à autre tme quantité d'écrevisses d'un goût recherché.

Le climat de Cabasse est assez sain» quoique les brouillards que la Nissole lui procure rendent le lieu humide. Le sol produit du bon blé» de lliufle , du jardinage et beaucoup de foins ; aussi on élève dans le pays beaucoup de bêtés à laine; des vaches suisses paraissent s y être bien acclimatées ; elles y donnent une grande quantité de lait ; les fromages du pays sont si gras , qu'ils peuvent être comparés à ceux du Mont-d'Or; les forêts du territoire n'oilrent proprement que des chênes-blancs et dés chênes verts. Les foires du pays sont» le 1 1 mai et le 3 1 août. Pop. i»5oq bab.

CâBASSO!L£. Foyez Camargue.

CABELLIO. Foyez Gavâillon.

CAjBBIÈBES D'AIGUES, Cabraim. Village dn «ta-

de Pertuis, à 6 lieaes et demie d'Apt L'histoire des guerres de religion foil Momeat mention de Ga« brières et de Mérindol. F'oyez ce mat.

Le climat de ce Iumi est assez tempéré; Tairy esl trèsHsain ; le soi» très-productif, est arrosé en partie par des eaux ^ui viennent du Léberon. Pop. 490 hab»

CABRIÈRES^ Capraria, Village du canton de Lille, à 4 lieues et un quart d'Avignon* Les productions sont les mêmes ^'auz enyironik Pop. 780 hab.

CKBBili&^Cabrmkii miretoiscasirtmdêCakreria.

Village du canton de Gardanne , k 2 lieues et quart d'Àix , sur une élévation et sous un climat pur et sain* Le territoire est sec piais bien cultive ; il produit du blé et du vin estimé* U y a dans le territoire une carrière de marbre blanc veiné. Pop. 1,000 hab.

CABBIS. Village du canton de. Sainfc-Vallier f à n L de Grasse » situé au sommet d'une montagne nue en rocbe calcaire , et au même endroit où se trouvait anciennement un temple dédié aux dieux <du paganisme* Son point de vue est superbe ; il s étend non seulement sur le territoire de Grasse qu'il a à ses pieds; mais sur une vaste étendue de terre et de mer. Ses productions sont, le blé , le viu , les ûgues et surtout rhuile d'olive de première qualité. Le village n'a point d'eau jaillissante ; il a recours à des citernes ou •à des fontaines fort éloignées dans la campagne. On trouve dans le territoire beaucoup de marbre , de la ii<^te j du charbon de terre et du gypse^blanc et griâ.

i Mit

La commune de Claris , avec beaucoup d^olmer»^ ii*a point ite pmaoir .jfimir déiriter ses dli^ea. Dans lea

fureurs de la révolution ^ les habitans détruisirent ceux 4pie le seigneur lieu possédait snr la Siagne» On c^t obligé aujonrdlmi de feeonrir à ceux du territoirè de Crasses et, dans les années de récolte abondante « les gens de Gabrisontla douleur de laisser gâter leurs olives, ne pouvant les détriter en temps opportun. Un moulin à la Sinety , constniit près de la fontaine du hameau de Pémeynade , éviterait ce désagrément et rendrait beaucoup au propriétaire. Le hameau du Mottsteiret était anciennement un village ; celui du Tignet a été converti en commune ; mais celui de Pémeynade n'a pas encore pu l'obtenir, malgré ses demandes réitérées. Sa situation dans la plaine et au^ près de la route le rend plus agréable que le chef-lieiL Pop. I9800 hab.

CADENETy Cadeneiumf autrefois CaudeUmuU pagus. Chef-lieu de canton du département de Vaucluse, sur la rive droite de la Durance^à 4 lieues d'Apt. Les CaudellenseSj peuple celto-lygien , avaient leur cheflieu dans le territoire. Nombre de familles romaines vinrent y établir des habitations phis ou moins éK« gantes. On y a trouvé des vestiges d'un petit temple , ou peut-être d'un simple oratoire dédié à la fortune, qui fut érigé dans un .temps fort reculé. Il parait que long-temps après on y déposait encore des bijoux en olliaade. Vers le milieu du siècle dernier ^ on y

troura un collier de grenatA avec des glands d'or, une ehaine » un bracelet , un anneau ^ 4ew cercles d'or ^ deux petits vases d'argent , une ai^le d**argent et uu petit bouclier votif de mêjote m^al noiabre de daîlles ontëté également trcwtées dan» le lensitoîra} des médailles d'argent dont les plus récentes étaient à l'effigie dû j^remkr Maiinie» qttt esisUit m Ireiaîàm siècle de notre ère,

U y a tout lieu de croire ^ue la priiDiti?e liUe élail d'une grande étendue ^ et qu'elle embrassait fea en^ virons de la colline sur laquelle se trou^^ait la citadelle, vu qu'à différentes époques on y a découvert des ni»« nés, des colonnes et autres restes d'anciens nionumens d'une jolie tiUe« Les fonts biqpdsaïaiiz de la paroisse actuelle ont vraisemblablement figuré dans un temple magnifique dédié aux ^i^ux du paganisme ; ils sont considérés comme un monument des plus antiques et des plus beaux qu'il y ait en France ; ils sont de marbre blanc* ornés d'un bas-relief admirable. Il est dommage qu'un pareil chef-d'œuvre ne sok pas dans une cathédrale^ ou plutôt qu'il n'embellisse pas la première ville de la province. Il ne eonviendrail pas qu'il fut transporté dans la capitale du royaume : ce serait une perte irréparable pour la Provence.

La ville moderne est à Touest de Taneienne , èt sur le penchant d'une colline ; elle est défendue du côté du nord par un mnr terrassé et par des ouvrages avancés. Ses fortifications étaient autrefois plus considé;* nbles , mais Louis XIY en fit enlever i^s canons».

Tonte la plaine qui s étend depuis en-dessus de Ca* denet jusqu'à la base du Léberon , n'est qu'on vaste dépôt de grès sificieux , mêlé d'argile , et contenant des coquilles^ marines» bivalves* Les hauteurs ont à leur base des monceaux de sablon de différentes couleurs, qui se communiquent dans Imtérieur , et qui ont laissé entre eux de grandes concavités où les bergen enferment leurs troupeaux. Ce sablon est couvert par différentes couches de terre que les eaux ont déposées à différentes reprises , tantôt d'une manière horiaon-' taie y tantôt inclinée à l'horizon , et tantôt oblique , transversale ou perpendiculaire à l'horison, selon les circonstances etlesévénemensqui ont occasionné^ces dépôts terreux 9 ou selon le degré de force que le feu intérieur de la terre mit po^ soulever ces couches de leur ancien niveau. i

A quelle époque ces formations ont-elles eu lieu? quand ont-elles commencé ? quand ont-elles fini ? Il serait bien difficile de répondre juste à ces questions ; nul mortel , pour savant qu'il soit , n'est à même de les résoudre sans s'exposer à se tromper et à tromper le public. Tout ce qu'on peut assurer avec vraisemblance , c'est qu'elles datent de beaucoup plus que de six mille ans, et quelles ont commencé à une époque infiniment plus reculée. On peut en jugor par les différens dépôts de coquilles ; les unes sont entièrement converties en pierres » les autres n'ont qu'une simple enveloppe qui enduit leurs valves pour indice de pétrification ; les pegues>les tellines^les huîtres, les

"fhooles ont conservé la plupart leur uacre intérieure* Des eonches dé poissons parfiiitenient cbnsenrës se montrent sur différens poîots : ils n ont pas encore at-« teint on dégré lapidifiqae, et un grand nombre se mon« tarent encore avec leurs nageoires. La plupart des roches de ces coteaux sont calcaires ; les autres , formées par les débris des testacées, font la pierre coc[ui^ lière.

Le terroir de Cadenet est d'une bonne qualité $ Ja plaine offre beaucoup de mûriers ^ ét les coteaiix

;Bont couverts de vignes et d'oliviers ^ qui fournissent de bon vin et de l'huile qui est comparée à celle d'Aiz. Il est dommage que les brouillards de la Durance fassent souvent avorter le germe des blés, et couler les fleurs des arbres fruitiers. Les foires sont 5 le so jan-^ vier , le 1" mars, le 24 août, le ai septembre et lo 8 d|éoembre. .Pop. 2600 hab.

Les coiïimunes du ressort de la justice de paix du lieu, sont Cadenet, Cucuron, Lauris, Lourmariui Hérindol, Puget , Puy vert , Yaugines et Villelaure.

CADENET. Hameau dans le territoire de Marseille»

CADEROUSSE, Cadarossum o\x Cadcrossia, Ville sorlarive gauche du Rhône, à une lieue d'Orange , •on chef-lieu de cantoo et d'anrondksement. Sous les Romains, cette ville s'appelait f^tWàfe et avait un gouverneur; ce qui prouve qu'elle était regardée eomm% un lieu considérable. Il y avait à cette époque un temple dédié à J.upitep Ammon.

C'est dans la plaine de Caderonsse , ou plntot de yindakt où Domitiea ËAobarbuâ secourut Autan contre Teutomdion » roi des Salieos^ qui ayaitlhuift son armée nombre de Dauphinois et de Savoyards. X<ong-4emps après Fabius Masdmus y remporta une grande victoire sur les Auvergnats » dont cent-cinqpiumte miUe de ces derniers furent noyés <dan4 le

Rhône.

Le climat de Gaderousse est à-peu-près comme celui d'Avignon ; il est très-exposé au maestral qui y

règne fréquemment , et qui y rend Tair pdoins chaud, mais trèsHBain, Le terrain est de la meilleure qualité* La plaine était autrefois d'une plus grande étendue ; mais la rivière y a iait tant .de dégâts qui l'ont considérablement réduite. Les principales productions sont les céréales , les légumes, le foin , les figues, les cocons et le vin qui est fort gros. Le ruisseau appelé le Mcyne arrose presque toute la plaine et passe sous l^s murs de la ville. Il y a des filatures pour la soie , et des fabriques de serges en laine vulgairement, appelées Ca/û. Pop. 3,175 bab. .

CAQ1£IIE (La). Village du canton duBeausset, à 5 lieues un quart de Toulon. Les habitans de Taurœn» tum, ville phocéenne qui se trouvait à une. extrémité du golfe dei Lecques, étant continuellement troublés par les pirates, abandonnèrent leur ville pour aller s'établir dans l'intérieur des terres, lisse fixèrent d'abord au haut d'une colline d'où ils apercevaient la mer et le ri*

vage , sans qne de la mer et du rivage ils pussent eux- «nêmes être aperçus ; ils eutourèrent le lieu de leurs retraites par des murailles qui les mettaient à l'abri du iîîaëslral;on en voit encore des vestiges. Ce lieu devint bientôt considérable ; ils Teatourèrent de trois noaveiles enceintes de mui ailles , et y construisirent un grand château flanqué de tours, qui a été détruit au commencement du siècle dernier.

Le climat de la Cadière està-peu-près celui de Ban* dol ; et le sol donne non seulement les mêmes pro» ductions , mais encore de l'huile , des Ogues très-estimées, de bonnes noisettes et beaucoup de câpres de la première qualité. Pop. l^yGoo hab. Foires, le 3o novembre.

CADIERE , petite rivière. Fayez Càjucxmà*

CAGMëS , Cagna. Bourg du canton de Vence, à

une lieue du Yar , et à 5 1. E. de Grasse. 11 est situé sur une colline qui borde la route royale d'Antibes à hioe , il une distance de quînse minutes de la mer ; deux routes départementales pailant, l'une de Grasse et l'autre de Yence , viennent y aboutir. Ce lieu était le Decialum des anciens. Tout prouve que les Déciates, peuple ceito-lygien qui occupait les rives de Yjiproê (le Loup) , avaient \emmaUu» et leur retranchement à l'endroit même où se trouve le bourg de Gagnes, dont la situation et l'exposition étaient on ne peut plus convenal^les aux habitans de la Celto-Lygie. La ville primitive éprouva le même sort tpîMgilna^ ville de$k

Ozibiens » et le peuple ^ après ayoir essuyé plusieurs grands revers , fut forcé d'abandonner le littoral aux

Marseillais , alliés des Romains , vi d aller chercher un refuge chez les peuples de 1 intérieur.

L'avenue orientale de ce bourg offre de nombreux vestiges de tombeaux romains. £q 1 768» tandis que Ton réparait la route dltalie , on rencontra , à l'endroit où Ton voit aujourdliui ua oratoire sous le nom de Saint- Antoine 9 divers tombeaux en briques renfermant des ossemens et entr autres un squelette de haute stature^ bien conservé , qui avait une pièce de monnaie dans la main ; il y a peu de temps encore , on a découvert non loin de là, et toujours près de la route» plusieurs de ces tombeaux où étaient aussi quelques pièces de monnaie portant une tête dW côté et au revers les lettres S. C. (senatta comulto) : c'est tout ce qu'on a pu déchiffrer sur ces médailles assez communes , mais elles prouvent suHisammeat l'antiquité des tombeaux dont il est question.

On trouve dans l'intérieur de la commune , sur une pierre calcaire qui forme le dessus d'un banc en maçonnerie , à coté de la porte d'entrée d'une maisoi)^ l'inscription que voici :

M. LIVIVS NICOSTRATVS UVIO ONSSUlO PATAi £T UVIA. NICE. UVIO ONESUIO H&RITO ET UVIO HERMAE PATRONO Vm PECBEVNT SIBI

POSTERISQVL SMS.

Traduction :

Aux Dieux Mânes,

Mareus Livim Nicostratut et Livia Nicea ont , de

tettr vivant , élevé ce monument à Uvius Onesimus ,

ieur père et leur marij à lÂvius Ilerma , leur patron,

ei à eux-^mcê et à leur postérité^

Non loîifde î'emboachwre du Loup et à cent mètres ëe la rive gauche de celle rivière , qui limite le territoire de Gagnes, on rencontre les rames du nu>«» nastère de Saiiit-Véïan : c'est à l'endroit même où avait existé une célèbre église qui fut bâtie dans les premiers temps où la lamière de l'évangile pénétra en Provence (i). Celle église est connue dans les annales etoclésiastiques sous le nom de Notre-Same-la'- Dorée. Il paraît, d'après la chronologie de Lérins (page 363) et l'histoire de Bouohe l'ancien, qu'elle fut d'abord détruite par les barbares et rétablie ensuite sous le rèirne de Cliailemagne^ qui, allant en Italie, la combla de magnifiques présens. Ces richesses et le voisinage de la mer lurent une nouvelle cause de sâ destruction.

On trouve dans le premier des ouvrages cités , que Durandus, qui, du monastère d'Apt dont il était abbé, passa à l'évèché de Yence , conçut, dès son arrivée^ le projet de relever cette belle église et d'y établir un

(i) EiL 425, à-peappiès ren l'époque (A atint Véna occupa le tîéfe de Teoce;

monastère. Ce projet s'exécuta en 1026, et, par Tin^ fluence du prélat , l'établissement reçut bientôt de grandes dotations (1). Un abbé nommé Ponlius en eut le premier la direction ; mais après un laps de trente ans 9 celoi-ci reconnut que le monastère ne pouyait exister plus long^tems dans i'observauce régulière sans être lié à une grande congrégation , et il se soumit , en l aa io56, à la célèbre abbaye de Lérins. Nonobstant une aussi sage précaution , . la main du temps frappa de nouveau sur cette deiàeure religieuse ; elle fut abandonnée f ses édifices périrent, et le revenu des terres qui lui restaient passa entre les mains du chapitre de Yence » qui eu a joui jusqu'au moment de la révolution.

Des bâtimèns ruraux se sont élevés sur ces ruines dont on ne voit plus aujourd'hui que quelques ves* tiges en face de la route dltalie.

Les causes de l'abandon de ce monastère ne sont pas connues ; mais il ne put provenir de sa position, car elle avait été bien choisie : élevé sur un terrain légèrement en pente, au midi et en vue de la mer, l'édifice religieux dominait desprairies et de vastes champs, auxquels l'industrie agricole a fait éprouver de grandes améliorations, depuis qu'ils n'existent plus en main« morte. Tout à côté, une dérivation du Loup , les eaux •d'une belle source appelée les Baume$ , du nom des

(1) Let tcffet foi renTiromait et plotteon «itref qni eiitlent dmile territoîfe, telles que le Pvr, le Maltaii etc. , Ivi forent données pir des personnes marquantes de la contrée. (Giaoïit Laauiiiisis}.

Teussures ou grottes qui la dominent , mettent en mouvement quantité de moulins et usines remarqua*

bles, dont la construction^ à peine achevée à travers bien des difficultés Vaincues , n'a pas coiité moins de cent mille francs. Ce développement industriel fera ëpoque<lans le pays.

C'est en cet endroit que campa le consul Q. Opimius, lorsque, suivant Polybe , il vint mettre le siège ^ devant JEgitna^ pour venger Tinsulte faite par ses ha* bilans à Flaminius , ambassadeur de Rome (i).

Dans sa position » Cagoes ne fut pas exempt de la domination féodale ; mais, sans regretter ce régime » ses babilans aiment à dire , par tradition, que le pouvoir qui en dérivait fut toujours assez doux entre les mains honorables qui l'cxercèrenl jusqu'au moment où , déjà miné par le temps , le trop vieil édifice dût tomber à jamais. La terre de Gagnes était érigée en marquisat ; elle appartenait à feu M* de Grimaldy , des princes de Monaco , dont l'ancienne et illustre famille possédait, de temps immémorial, la seigneurie d'Auti* bes qui fut achetée d&,ooo florins, par le bon roi , en

L'ancien château seigneurial , un des boulevards de lepoque , forme un point de vue très-pittoresque.

On n'a aucune date certaine sur la construction de

(1) L<m de la démolition toute récente d'eue partie dce miafli de TeiK cien poat du Loup , on décovvrit det fragmens d'une inicriptiott qni le tet.

tachaient à cetle trouvée prètf de ci tte rivière, et rapportée parBonciie

(t. 1 , p. 31) , dans laquelle il est fait nx ntlon de la 22* légion roiualae. U est à regretter que l'ua o uït pas cuosciac ce« fragmun!».

cet édifice presque en ruine. Quoique assez grand»

il est renfermé dans une seule tour crénelée , formant un octogone irréguUer , et assise sur un massif eu talusd'enviroh 3o pieds de hauteur, auquel se rattachent des murs d'enceinte bien conservés de la partie ancienne du village. C'est un enseilible de fortifications auxquelles les guerres féodales , et sui Uuil les incursions des Sarrasins ont donné lieu, comme dans beaucoup d'autres endroits de la Provence.

Deux rampes latérales , conduisant au haut d un (>erron aussi élevé que le massif stir lequel la tour est assise , se fesaient remarquer autrefois par de gros balustres en marbre ; la porte d'entrée , que fermait un pont levis , conduit dans une cour , autour de laquelle règne un péristile à colonnes. Le premier et le second étage offrent des galeries ouvertes , soutenues également par des colonnes , et le long desquelles régnent des balustrades à hauteur d appui. Le tout est en marbre et présente un ensemble aussi massif que pourraient l'être un escalier , une colonnade de Versailles ou de toute autre grande maison royale. Ces galeries ne conduisent pourtant qu'à des salies d'une médiocre grandeur et d une distribution peucommode» à l'exception d'une seule qui renlrrrne un plafond renommé 9 lequel est peint à fresque et représente la châte de Phaëton.

<'('lle peinture a, dans tous les temps, excité la curiosité des connaisseurs, et la plupart de ceux qui se rendent en Italie ue mauqueut jamais de monter à

Gagnes pour y voir les restes de ce morceau qui n est poÎDt au-dessous de sa brillante réputation. Feu H. le comte de Villeneuve-Bargemont, dont plusieurs écrits . se rattachent à la gloire du département qui la vu naître, a consacré quelques pages à la description de ce beau travail qu'il attribue à Carlone, auteur .du plaToud de l'église de TAnnonciade , à Gênes.

Nous lui empruntons les expressions suivantes sur le morceau principal» pour donner une idée du génie de 1 auteur :

« Le peintre a choisi le moment où Phaëton , renversé de son char , entraîné par ses chevaux dont les rênes sont flottantes , est prtcipilû dans rimmensité des airs : sa main gauche cherche à trouver un point d*appui , la droite se porte à la tête en signe d'effroi , et la jambe droite est élevée en l'air , de manière à ofirir le plus beau raccourci ; le visage est noble , et la consternation qui y règne n'a rien qui ne soit digne du fils d'Apollon. Les quatre chevaux sont groupés de la manière la plus savante : l'un paraît être culbuté derrière le char; deux autres , renversés aussi dans le même sens, veulent se raccrocher l'un à l'autre, et se sont attrapés chacun par la bouche ; le quatrième , qui est de couleur blanche, semble tomber perpendiculairement sur le spectateur ; toutes les parties de son corps sont de la plus grande beauté , et les quatre fambes, dont deux (les postérieures) sont vues en raccourci , ont l'air de se roidir par un mouvement eoavulsif : la crinière hérissée et la queue flottante

( aoo )

de ce coursier viennent faire diversion à la beauté des formes; la tùle, pleine de vie, de noblesse , est ^magnifique dans tous ses détails; les yeux sont pétîl* laiis, et la bouche enlrouverte semble iaire entendre un hennissement douloureux.

« Toutes ces figures , groupées de manière à préseuter uu ensemble pariait 9 sont correctement dessi* ' nées , et l'art se remarque surtout dans les jambes des chevaux, qui sont aussi bien cl isl ri huées qu'il a été possible de le faire dans une scène de désordre et de confusion.

c Les accessoires ne sont pas moins soignes : les ornemens du char sont simples 9 mais nobles et bien entendus : le talent marqué de l'artiste pour la perspective se remarque jusque dans une roue qui est détachée, et qui. en tombant, a Tair de se rouler sur elle-même; rillusiou est véritablement faite pour embarrasser le dessinateur 9 car la manière dont elle se présente varie de quelque situation qu'on la regarde.

t £n dernière analyse 9 ce plafond peut-être considéré comme un monument très-précieux sous le rapport du dessin, de la composition et de lexpres- ' sion. 1

On dit dans le pays , et le voyageur français a répété 9 que le peintre , après avoir travaillé trois ans à faire ce morceau, ne pouvait perdre de vue ce cher ouvrage dont il était amoureux, et qu'au moment de sdn départ, il versa des larmes,' en disant : Bella mia cascala di Phavton , io non plu ti vcdcrcy mai^ mai ,

* Pendant le règne de Napoléon , on a plnsienn foiâ

rêvé au moyen de transporter ailleurs ce superbe morceau par les procédés qu'on a découTerto ponr enlever Jespeintures «\ fresque. Ce projet ne s est pas réalisé, et le PhaëtOQ de Carlone est encore dans le château de Gagnes. Mais hélas ! ce chef-d'œurre n'est plus à Tabri de la de^lmcliou qui le menace ; les parties qui lui servaient en quelque sorte d'introduction , et qui étaient Irès-rcmarquabies dans leur ensemble , ont presque généralement péri. Un hôpital militaire fut établi dans le château pendant les dernières guerres dltalie, et ce n'est pas sans motif que les amateurs des arts ont déploré cette circonstance. Pendant l'occupation des alliés en i8i5 , ce fut pis encore : une garnison piémontaise s'y était casemée , et au mo* ment d'évacuer le pays, des soldats se firent im jeu de tirer des coups de fusii à balle , en ajustant la tète de Phaëton. Heureusement le plomb vandale n'atteignit aucune partie essentielle du médaillon qui, après un si cruel adieu , est tout ce que l'on peut encore admirer aujourd hui.

Du balcon qui éclaire l'un des côtés du salon dans lequel se trouve cette fresque , bu {ouit d'un trèsbeau point de vue ; mais si l'on liionle au faite du châ- . teau y autour duquel on se promène comme sur un bastion, le point de vue est plus magnifique encore; il est le centre d'un panorama diûicile à décrire.

Parmi les souvenirs historiques qui se rat-tachent au château de Cagues , ou peut xUer la résistance

honorable qu'il ût, à laide des babiUns» en 1593» au due de Savoie , qui 9 profilaot alors des troubles de la

Fraoce , envoya des secours aux ligueurs pour cher* dier à s'emparer de la ProTenae. Hais on sait que le maréchal duc de Lesdiguières , qui commandait lea troupes de Henri lY, eut la gloire, en cette occasion , de aauyer une seconde fois cette proyince.

Le climat de Gagnes est à-peu-près celui de Kiçe. Son territoire 9 presqu'entièrement formé de cailloux roulës , donne de iliuile, du blé 9 des légumes , du vin excellent et tous les fruits communs à la Provence. le tabac et le mûrier y sont cultivés avec succès ; l'oranger n'y vient en pleine terre que selon les abris ; mais on le trouve dans tous les jardins , à quelque exposition que ce soit. Ce territoire , baigné par le Loup au sud-ouest, est traversé par la rivière de la Gagne , dont le village a pris le nom : elle met plusieurs moulins et usines en mouvement et arrose une . jolie vallée , au fond de laquelle on voyait un ancien château tombé naguères sous le marteau de la Bande noire. Cette vallée s'étend du nord au sud , où la Cagne a pour confluent le Halvan , ruisseau qui prend sa source près du territoire de Yence , et dont le nom romantique désigne , dans celui de Gagnes , nne autre vallée que Ton parcourt avec plaisir. Si 1 on monte à mi-côle, l'œil se plail dans un riant paysage ; il aime surtout à remarquer la viiie de Saint*Paul et ses fortiGcatîons sur une hauteur pittoresque, d'où un vieux canon nommé Lacan, sans anses et sans aHùt,

fonnant à lui seul tout le matériel de la place , fait icnleiidre ses détonations dans les grandes circonslan-»

ces ; plus bas on voit la Colle , fille de Saint-Paul [\), l'un des plus jolis villages du canton , mais singulière* ment nommé dans sa situation en plaine. Deux loin-* tains remarquables terminent la perspective : d'un côté» des montagnes chenues» fesant partie du premier échelon des Alpes, arrêtent les regards, qui, de Fauti'e, vont se perdre dans l'horizon de la Méditerranée.

En redescendant dans la vallée , Tamateur d'antiquités va visiter un bâtiment rural , où il trouve quel- ' ques restes de monumens» sur lesquels Vjénnuaire du yar a donné, en 1824 , la notice suivante :

Yence et ses environs sont une mine féconde en anciens monumens ; aucun des travaux qu'on y fait pour l'exploiter n'est infructueux. Deux nouvelles ios* criptions viennent d'être découvertes sur le domaine du petit Saînt-Jean , appartenant à M. Guérin , ancien président de la cour royale d'Aix » lequel est situé k l'extrémité nord-onest da territoire de Cagnes , dans la jolie vallée du Malvan. Nous allons essayer d'en donner la description.

C€ff Cl €««««

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NSTAKTINI

AV6« ra.

(1) Expiewioii loeal«» fmat dire ^ek GoUe 4t«U hm dépendance de Samt-Peul, En effet « l'émencipetion de cette comnrone ne dtle ^pie de la lévolutioii d« 178S.

Il est difficile d'établir qu'elle est la nature de ce', monamenl , et à ^ui U était coiiaacré. Hais bous pensons qu'il peût avoir ét^ élevé à l'honnettr de ïulièn t'Apostat, lorsqu'il fut proclamé Auguste dans les Craules, par les soldats » en 56o , au mois de mai^ ou d'avril. Julien était fils de Jules Constance, fi'ère du grand Constantin. La qualification de nepoti divi Conêiantini Aug. pU, qui est dans Tinscriptiony s'atcorde avee lexpiication que nous en donnons. £lle paraît même ne convenir qu'à' Julien. Alors ilfaudrait lire Tinscriptîon ainsi : Flavio Claudiam J uliam nepoti divi Cons^ tantini , Auguêti pii.

Nous ne pensons pas, coiAme on Ta cru d'abord , que ce monument puisse être une pierre milliaire. Nous nous fondons 9 pour rejeter cette opinion » sur ce que les pierres mîlliaires destinées à être placées aux bords des chemins pour marquer les distances , por« talent une inscription renfermant le nom du souve* rain qui avait fait construire ou réparer la route ; et on y ajoutait ordinairement les titres et les différentes marques de puissance dont il était revêtu. Ce nom était un nominatif, parce que l'inscriptioa n'était pas dédicatoire , mais simplement énonciative. Au lieu qu'ici les dernières lettres du mot nepoti , qui sont intactes , prouvent que le nom qui commençait l'ioscription était au datif et qu'èlle'était dédicatoire. C'était donc un monument élevé à l'honneur du souverain, et non une pierre milliaire.

Cette inscription existe sur un tronçon de colonoe

( do5 ) '

-de pierre calcaire grisâtre , d'un travail assez poli, mailt emiUé par le frottement; il a , dans son état actuel» 190 centimètres de haateursur i43 de circonférence.

La seconde inscription, sur une pierre en fonne d'autel, est ainsi conçue:

TiaiÀB MBt

MATII DYL GlSSIin

SEVERINA fSGIT DE S?0 SIBI.

C'est là incontestablement la pierre tumulaire d'an monument éleyé à la mémoire d'une mère par sa ûlle.

£llenous paraît devoir être lue comme il suit:

Diis Manibus.

Severina feeii de $uo sibi viriœ JHelpameni molri

dulcissimœ^ c'est-à-dire:

Aux Dieux Mânes»

Severina a fait à ses frais à Yiria Helpomenes , sa mère très-chère^ ce monument»

Toute autre explication serait superflue; seulement

nous ferons observer que la dédicace M. M. entête de Tinscription doit porter J)»Vl.fAax DieuxMdnei; telle qu'elle a été gravée , c'est un non sens , et d'ailleurs il n'y en a pas d'exemple. Nous fesons encore observer

( ao6 }

que Melpomenes étant ua nom propre, on n'aura pa^ eni devoir le décimer^ on doit dire Meipomeni,

Près de ces deux moatimens» on en a trouTé un troisième dans la forme suivante :

C'est probablement aussi un tombeau ; il n'y a psk

d'inscription, mais la figure de la hache, qui y est sculptée f l'annonce assez. Là hache, jiscia » indiquait la magnificence que les Romains apportaient dans la construction de leurs monumens funéraires» Aussi la pierre sur laquelle se trouve cette figure est-^lle d'un grain très-fin. Il était défendu autrefois, par la loi des douze tables, d'orner les tombeaux de la figure de la hache. Mais ces mœurs simples et modestes qu'Ovide ' décrit dans le livre II Des Fastes^ disparurent et firent place à un abus extrême de richesses et d'ornemens des tombeaux. On peut donc inférer de ceci que le tombeau dont cette pierre fesait partie appartenait à quelque famille distinguée.

Après ces détails aichéologiques, nous reprenons la suite de quelques indications qui se rattachent à la topographie et aux produits du territoire,

LesTallées de la Gagne et du Halvan donnent un chanvre renommé que l'on porte aux foires de l'ar* rondissement de Grasse et à celles d'une partie de

de r«iTOiidiflteiiieAt de Draguignaii. Le lin est ^§i^

lement callivé dans oes Tallëet. Dans le siècle der« nier, ces productions , justement appréciées» enga-» gèrent des négociants de Lyon à élever sur le lieu même une grande manufacture de toiles. Mais une ad* ministration infidèle» plus que l'insuffisance delanuH tière première , dont les besoins étaient remplis par des importations d'Italie 9 fit tomber cetétabiissement, qui pendant nombre d'années fut très-&Torable au pays. Il y reste encore aujourd'hui un souvenir de ses avantages dans la possession successive de quelques . bons ouvriers en tisseranderie.

Sur le littoral» qui est la partie du territoire tra-f versé par la route d'Antibes à Mice , on croit s'aper«i cevoîr que Ton est près d'entrer sur le sol de l'Italie. Là on remarque dana la végétation une vigueur qui s annonce par la beauté des oliviers dont la plupart ont résisté an rigoureux hiver de 17O9 et à tous let froids extraordinaires qui se sont succédé depuis. Mais le rapport de ces arbres séculaires n e$t plus ce qu'il devrait être , en raison de l'étendue et de l'élévation de leurs branches. Cependant il y en a encore d'un seul pied qui donnent jusqu'à 80 décalitres de firuit

Dans ce territoire dont le sol est inégal , varié et par cela même très^-agréable, croissent quelques plan-» tes maritimes qui aiment les climats tempérés. L'aloès commun vient dans tous les environs de Gagnes; il est surtout remarquable par la ' hauteur de sa tige à fleurs Uliacées. Le myrte» le grenadier y bordent les

, ( ao8 )

•hemias; le gibier, les perdrix rouges surtcnit y abon?

daient autrefois ; mais le défrichement des coteaux que Couvraient le graad et le petit plu maritiuie, l'abus de la chasse en ont presque amené la destruction. Les embouchures du Yar, de la Gagne et du Loup attireat, en hiver 9 quantité d'oiseaux aquatiques que la température retient sur ces bords. C'est toujours un nouveau plaisir pour les chasseurs , qui peuvent tirer aux plongeons, aux canards, aux oies sauvages, aux colymbes, aux sarcelles, aux poules deau, aux macreuses et k des espèces qui leur sont inconnues.

La disette du bois de chauffage fait désirer de Toir se repeupler, en essences forestières , les coteaux actuellement dépouillés, et presque généralement abandonnés, à cause du dépérissement des vignes, après vingt ans de produit. Ici Ton ne peut s'empêcher de réfléchir sur ce système vicieux d'un cadastre éternel, contre lequel le conseil général du Yar porta de si justes doléances au gouvernement , lors de la gelée des oliviers en 1820. Yoilàdes coteaux qui, saisispar l'expertise dans un certain rapport , cesseront néan* moins de produire dans quinze ans ; après cette époque, ils vont rester improductifs peudant des siècles , parce qu'ils ne présentent plus que des cailloux lavés, et pourtant l'impôt foncier qui leur est assigné aujourd'hui , pèsera constamment sur les propriétaires !. . . .

Nous n'osons reproduire une expre^ion vulgaire , pleine de vérité, à propos de ce territoire, si fertile en apparence , mais nous la traduisoiis ainsi: c C'est un

€ miroir flatteur, qui trompe la coquette qui s'v fie. » £ji eilet^ malgré sa belle végétation, l'olivier ii y satisfait que rarement l'espoir du cootriboable ( i ) , et le s pl us belles moissons, fécoiidces par de trop grandes rosées , y sont pr6sc[ae toujours brûlées daas ua instant, par un vent du sud , au moment de tomber sous la faucille.

Une autre remarque assez fâcheuse que Ion fait au sujet de la commune de Gagnes, c'est que les halMtans y * sont réduits à l'eau de citerne, et que la classe peu aisée n'a pas même cette ressource. L'eau de la Gagne est la 5eule que la masse de la population puisse y boire ; elle serait assez bonne , mais celte rivière e<i exposée à recevoir toutes les vidange^ des moulins à huile de Vence, de la Gaude et de Saint-Jeanuel ; aussi, durant le travail de ces usines, .son aspect est tel, qu'il répugne aux voyageurs de laisser leurs montures s y abreuver. Un ancien arrêt du parlement de Provence prescrivait de n'effectuer ces vidanges que du samedi soir au dii^)anche , sous peine de trois mille francs d'amende. On a dit que cette pénalité n'était plus en harmonie avec notre législation , lorsqu'on a voulu faire revivre cet ancien règlement , dont il serait difficile d'ailleurs de constater la violation. L'idée philantropique d'amener au pied du village les eaux d'une source assez abondante, ne fut pas secondée dans la tentative qui en fut faite, il y a quelques années ; et , chose

(!) 11 est reconnu que, sur le lltloial, les fleurs de cet arbre coulent plus souvent qu'ailleurs, et que l'iogecte ^ui CQ attaque le iruit y exerce à-peu-prcs coostaiumeiit ses ravages.

bizarre, la classe peu aisée, la partie de la population la plus intéressée à cette amélioration » la regardait comme inutile, en raison de ce que l'eau ne monterait pas au point culminant de Tbakitation , qoi est à c[uatre-vingt-diz mètres au-dessus de la source* Deux mille hectolitres d'eau par jour sont nécessaires pour alimenter convenablement cette commune. 11 est à espérer que la machine simple de M. Cordier , dont un homme peut faire le service » réalisera un jour ce bienfait ( i ) .

En terminant cet arlicle, nous n'oublierons pas de dire qu'à cause de sa situation sur une colline , le bourg de Gagnes a ses rues penchantes; qu'il n'est pas même trop bien bâti ; mais le goût des constructions s'y est introduit , et déjà on élève de jolies maisons dans la ' plaine , dont x>n n a plus à craindre le mauvais air qui résultait de la stagnation des eaux. Cette amélioration est due à une culture mieux entendue , à des écoulemens bien dirigés , et surtout à l'élévation successive des terres alluvines , œuvre lente des siècles, mais toujours favorable dans sou résultat. Ou peut en dire autant du Cro9-^e^agnes , hameau bâti sur le rivage de la mer , depuis qu'un vaste pâturage de ses alentours a été converti en jardins. Les parfums de

(1) La ville de ClmunioBt (IIavte»Manie) était réduite à l'eau de set ci* tcrnei. La madune de M. Gordter Tient de lui donner le moyen d'^lmenler quatre fontainetjaiOiMantet et doue i>omes, en feiant franchir an eam de l'une det dem rivièret qui conlcat an pied du roe » mr lequel cette ville est aniie» une hauteur terticala da S5o piedf. Cette machine Ibnrait S50 hectolîtiee d'eau par heoie.

(il.)

1 oranger y ont succédé aux miasmes de quelques mares qu'y oçcasîoonait le torrent des V aux^ mieux «

contenu aujourd'hui dans son cours.

Ainsi l'eau y ce Uuide bien^adsant , agent de fratciieur

et de vie quand le mouvementl'anime » devient, dans

son repos, une source infecte d émanations nicphytiques.

Le Gros-de-Cagnes est un lieu d'embarquement et

de débarquement pour le commerce local et celui du canton de Yence. Les poissons qui abondent le plus sur cette plage sont la sardiue et 1 anchois , dont la pècbe et la salaison occupent annuellement . un assez grand nombre d'indîyidus. On y prend aussi, dans les mois de mars et d'avril , un petit poisson appellé nanai, qui est de la longueur d'une épingle et d'une grosseur proportionnée On le ti ansporlc en toute bâte dans les environs et même jusqu'à Grasse, où les talens culinaires en font des baignets et une sorte de pâté délicieux : c'est un réjal pour les gourmets et les palais délicats. Mais, sur le lieu ro^mo, on mange ce poisson avec autant de plaisir, sous le simple apprêt du bouiUe^baiae ou de la croque-an-se!.

Le commerce du pays résulte de ses productions ; son industrie consiste dans une filature de soie, quelques distilleries d'eau de. fleur d'oranger, la salaison des sardines et des anchois, 4 n^o^^his à farine, i3 à huile 9 2 scies à eau et plusieurs briqueteries, dont le génie militâirede la place d'Antibes a touîours employé les produits préférablement à ceux des environs.

Il uy a pas plus d'ua siècle, les habitansdc Gagnes

étaient encore de moeurs simples, et 1 indolence fesait

leur caractère distinctif. Avant de se mettre en chemin pour les travaux de la campngae (s'aviar), ils consultaient les quatre points cardinaux, et le moindre nuage les lésait rentrer dans leurs habitations pour y attendre gaîment le beau temps» bien que dans une position qui n'était pas toujours le bonheur idëal.

Depuis soixante ans, ils sont successivement devenus beaucoup plus actifs et plus laborieux; placés dans la sphère de la petite culture, ils ne manquent ni de soins, ni de persévérance, malgré l'inconstance des saisons. Il y a aujourd'hui chez eux avidité de sinstruire et de s'élever à laisance et aux pUisirs de la consommation. La classe aisée s'est toujours distinguée par un ton d'urbanité qui plaît ; le progrès tend vers une utile émulation à cet égard. Puisse un luxe corrupteur ne jamais altérer une si heureuse révolution !

Quelques observations superficielles avaient Dût

croire que le pays était peuplé de contrebandiers. Si Ton y compte quelques individus, comme on eu trouve partout, qui louent leur coopération à la fraude, il est vrai de dire qu'il n'est pas de commune frontière où . l'on se livre moins à ce commerce illicite.

Gagnes est chef-lieu de perception des contributions directes, de recette buraliste et de syndicat maritime. 11 y a, en outre, un bureau de poste, deux bureaux de douanes pour les frontières de terre et de mer, et

( ai3 )

trois écoles primaires. Sa population est de 2,349 individus. Foires, le lundi après le 20 janvier 9 et le 20 août*

{Article communiqué.)

CAGNOSC , Castrum de Cagnosco* Hameau ruiné» entre Gon&ron et le Luc. C'était autrefois un village.

CAILLE , Catiia. Village du canton de Saint-Auban, à 9 lieues de Grasse. Climat très-froid en hiver, à cause de la grande quantité de neige qui y tombe ; et assez froid en été , quoique dans la montagne on éprouve des chaleurs insupportables. On y voit» dans cette saison , deux ruisseaux dont les rives offrent un terrain tourbeux qui parait s'enfoncer à une grande profondeur. Cette tourbe provient des eaux stagnantes qui ont décomposé les plantes de la vallée , dans un espace qui a environ six cents pas de largeur, sur deux mille quatre cents de longueur , depuis la digue qui la 'sépare du village d'Andon, jusqu'au pied de la montagne sur la rampe de laquelle est assis le village de Caille. Les prairies restent couvertes d'eau pendant sept ou huit mois de l'année. Le dégorgement de ces eaux , dans l'ouverture nommée Vambut, procure de gros brouillards qui nuisent considérablement auxhabitans, aux bestiaux et aux récoltes.

Les roches qui se montrent dans le territoire de Caille sont du calcaire du Jura, dans lequel est interposé un calcaire oolitique ou coquillier, contenant principalement des peignes. Dan^ les terres^ ou liouve

des pyrites dans une sorte d'argile employée par les tuiliers tlu pays. Le dessus des hauteurs est couvert de belles .plaatalions de pins et de sapins qui senrent pour la charpeute et pour la menuiserie.

Au haut d'une montagne en face du village de Caille, il y a une grotte souterraine fort belle et très-riche en stalactilcs. On y trouve tout ce que l'imagination croit

.y Toir. Ses voûtes sont très-élevées, et nombre de pointes de rochers semblent menacer les curieux qui visitent ces concavités. Darluc rapporte que les deux premiers amateurs d'histoire naturelle qui eurent connaissance de lexislence de cette grotte, dans laquelle des enfaos avaient déjà pénétré , élargirent à l'aide d'un pic la crevasse qui servait d'antre à la caverne, et s'y introduisirent peur y admirer la beauté du travail de la nature. Ils eurent soin de se charger de morceaux de stalaotites curieux pour en iaire l'orne meut de leurs cabinets. Pendant qu'ils s'o3Capaient à leurs recherches , j i iuniidilé de la grotte affaiblissant la lueur des torches qui les éclairaient » ils se hâtèrent de remplir leurs poches et de prendre la fuite. Mais dès qu'ils furent au passage étroit, la peur qu'ils avaient de rester sans lu* mière, le volume* de leurs poches pleines de concrétions, et mémo leurs vrlc inens ([ui avaient grossi de volume en s'imbibantde rhumidité de la grotte, tout cela fit qu'ils ne purent passe glisser par l'ouverture.

.Dans ces entrefaites, ils perdirent leur dernière lur mière, ce qui les elTraya au point de négliger de chef^ cher un moyen pour sortir de leur prison. Cependant^

après être un peu revenus à eux, ils vidèrent Jeurs poches, quittèrent leurs vètemeosy et se sauvèrent en chemise, après s'être écorchés en plusîeyrs endroits de leur corps. Cet événement ût du bruit dans le vil-> la'ge ; le peuple se rendit à la grotte , en élargit considérablement louverture , de manière à n'être plus obligé d'en sortir entièrement nu«

Vers le milieu du siècle dernier » une a^rolithe, sorte de pierre météorique qui ressemble à du fer, tombai du ciel sur la montagne d'Audibergue, aux environs de Caille. Un berger la découvrit. Il en instruisit son maître qui la fit traîner par des bœufs jusque dans dans la plaine, où elle fut abandonnée. Un maréchal l'errant , la prenant pour du fer , la fit transporter à Caille près de sa boutique ; il en brisa un morceau pour essayer de le forger. Il en fit des fers de mulet qui furent d'un boa user; mais il négligea d'ouvrer le reste du bloc. Il Tabandonnamème, et depuis plus de cinquante ans il servait de siège dans la rue. Cette aérolithe, une des trois plus belles connues, vient d'être transportée à Paris comme une pièce fort rare et fort curieùse ; elle pèse quatorze cent soixante livres. En paiement, le gouvernement a fait cadeau an village dë Caille d'une jolie horloge très-bien confectionnée , qui sera infiniment plus appréciée qué toutes les aérolithes qui ont pu tomber du ciel, par des hommes qui ne connais* sent et n'apprécieat que l'argept qui provient de leurs denrées, que Targeniqui settk leur procurer du vin* Pop. aoo^hab.

CAIRANNE ou Gayranne, ou Queyranne. Village da canton deVaison» à 5 lieues un quart d'Orange» sur la rive gauclio de l' Aiguës. Les Romains avaient lon^^temps habité ce lieu ; aussi, à différentes époques » on y a trouvé de monumens anciens , des pavés en mosaïque , des tombeaux, des médailles et autres objets. Près de la fontaine dites des Mourgues sont encore une masure et les ruines d*un édifice qui ont dû être très-importans. Le territoire produit du blé» du fourrage, du safran et beaucoup de fruits; le gibier y est bon, et les lièvres y étaient très-aboadans avant la révolution , tandis qu'aujourd'hui le nombre en est considérablement diminué par la licence des chasseurs el de ceux chargés de surveiller les contraventions Pop* 85â ha* bitans.

CAIRE (Le). Village du canton de la Motte, à 6 lieues de Sisteron. Le charbon de terre y est abondant. A la surface des mines est une tourbe bitumineuse qui brûle au feu, et qui répand une fumée forte et désagréable. Le climat est froid ; le sol produit du seigle, du vin, des pommes de terre. Pop. 280 liab.

CALASCRAIG^E. Petite île près de la côte du département des Bouches-du^Rhône, au midi de Marseille.

CALAYON ou Cadlon, Casievo^ autrefois Aucab.

Fiivière qui naît près de Baiioo , passe à Apt, à Lille, et se jette dans laDurance, entre Caumont etCavaillon. C'est sur le Calavon, près de Bonieux, où l'on voit eu-

core le pont Julien , que César fit construire et auquel 9 donna son nom.

CALGARIA. Ancien nom d'une petite rivière dans

le départemeut des Bi»uches-du-Ilh6ne. On sait positivement que cette rivière se jetait dans lëtang de Berre; mais on ignore Tendroif de sa source. Lun ▼eut qu'elle soit au-dessus de Marignane , lautre au village des Pennes ; quelque révolution du globe Ta sans doute fait tarir, et la culture s'est emparée de son lit, de manière qu'on n'en voit plus la moindre trace.

C ALIAN , dans le principe Ligaunia , ensuite Mann Caiidtu , et aujourd'hui CaUanum* Petite ville du canton de Fayence , à 7 lieues et un quart de Dragui» guan, sur le ruisseau de Caniiole , en Provençal 6Vïmuero , du latin Caméra. Cette ville date d'un temps fort reculé ; son ancien territoire fut habité par les lÂgauni y peuplade celto-lygienne formée par un démembrement des Sueiri qui occupaient la ville et les environs de Castellane.-

Plinte dit : Regio Oxihiarum 9 ligaunorumque, «cfper guos Suetri , Çuariates ^ Adunicates, Si les Oxibiens occupaient les cantons de Cannes et de Grasse » et si les Quarîates et les Adunicates étaient dans les pays traversés par la route qui de Grasse conduit à Castellane , il est inconcevable que certains auteurs aient placé les Ldgauni, tantôt sur le littoral de la Ligurie ' près de Savone, tantôt dans les Alpes Cisalpines 9 et tantôt à Grasse , pays qui appartenait aux Oxibicns ;

( ai8 )

tandis que la plaine de l'ancien Calian est en-dessous, et n'est séparée que par une montagne de la vallée que les Quariates et les Adunicates oecupaîent

La ville de Calian oflre des preuves incontestables de son ancienneté. Plusieurs inscriptions que le temps a respectées, mais que bientôt l'ignorance et le génie destructif feront disparaître , attestent que le pays avait des sextum vir augustaux. Gomme ces pièces liront jamais été décrites , nous allons les donner en entier,

Q. ITIRPIDI. BARBARI llllll VIR AV6. Q. AN.

X\Xn » » » Q. UIRPID. AXPUIVS. £T UIRP t » > lA

G. COBUO G. ET. L. LIB.

SESTERTIO G. COELIO. G. L. F£LICI.

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