MAR O
Ve volume de la Collection des saintes du cabinet des estampes de Paris.
La même communiée par saint Zozime.
Près d'eux, un lion qui creuse une fosse.
Deux pièces, dont une de Ch. Lebrun, peintre français, l’autre d’Adrien Collaërt, n° 3 de la suite des Femmes pénilentes par Martin de Vos. Folio 125 du même volume.
Diverses autres compositions représentant la Vie de la sainte dans notre Iconographia sancta, n° k178 (G), bibliothèque Mazarine.
La même emportée par les anges. Albert Daurerinv., fecit. Voir son œuvre, et ce que nous indiquons, Dictionnaire iconographique des monuments, ele., page 53, Lome Ifr, où nous sigoalons un singulier chapiteau du musée de la ville de Toulouse, représentant deux sujets de la vie de la sainte.
Suite de la vie de la mémesainte, représentée en vingt vitraux de la cathédrale de Bourges (xt siècle}, publiés et expliqués dans le IE: voiume des Monuments inédits de l’'apostolat de Marie-Magdeleine, ete., par M.l'abbé Faillon ; in-8, planches des pages 9% et 95 ; M. l'abbé Migne éditeur (1). Le premier sujet de la première planche, page 9%, semble représenter Marie l'Egyptienne repoussée de l’église par un ange tenant un bâton ou un glaive. Plus loin, Marie est à genoux et prie la sainte Vierge qui tient son Fils. Un autre vitrail représente Marie qui est enfin entrée dans l’église et qui adore la croix.
Dans le suivant ou dixième sujet, Marie achète des pains, reçoit l’absolution et marche vers le désert. Plus haut elle passe l’eau dans uu bateau. Elle est dans la solitude d'abord vêlue puis couverte seulement de ses cheveux qui, par un miracleévident, tombent jusqu'à ses pieds. Le douzième sujetla représenterecevant un vêtementdesaintZozime. Il la communie, elle meurt, elle est ensevelie et enterrée. Son âme enlevée au ciel; puis dans le sein d'Abraham. — Les vitraux de la cathédrale d'Auxerre, page 96, reproduisent à peu près les mêmes sujets, sauf celui qui la représente, passant l’eau à pied sec. Enterrée par saint Zozime avec l’aide d'un lion qui la tient comme ferait un homme. Puis son apothéose, etc.
Ces mêmes vitraux sont reproduits avec toutes leurs riches couleurs dans le grand ouvrage des PP. Martin et Cahier, Monogra- Phie de la cathédrale de Bourges, in-fol.
maximo, planche n° XI, et page 246 du texte.
On remarque dans plusieurs de ces vitraux comme des masques porlantune petile cruix, placés ici, comme à d’autres vitraux, sur la figure des morts, ce qui est à remarquer pour ceux qui étudient les usages des divers siècles.
MARIE DE L’INCARNATION (la bien-— heureuse}, connue sous le nom de Madame Acarie, qui vivait au xvi° siècle, el mourut religieuse du Mont-Carmel à Pontoise, en 1618 (2), Jean Edelinck invenit et sculpsit.
La même peinte par Simon Vouel. Sans
(2) Sur cette célèbre religieuse, voir la notice de M. l'abbé Trou, page 195 de l'ouvrage cité ci-après,
nom de graveur. Voir à l’œuvre du peintre.
Très-belle statue de cette sainte représentée à genoux. Sculpture du xvn° siècle, publiée dans l’ouvrage de M. l'abbé Trou, Recherches historiques, archéologiques et bic graphiques sur la ville de Pontoise, in-8’, Pontoise, 1840. Son apothéose. Pièce sans nom. Voir notre Zconographia sancta, n° &778 (G), bibliothèque Mazarine.
MARIE-MADELEINE (1). Voir à Mape- LEINE.
MARIE-MAGDELEINE, dite de Pazzi, à Florence, Carmélite en 1607.
Voir à MADELEINE BE Pazzl.
MARIE (sainte ou plutôt vénérahle), d'Oi-
gnies ou Dame Maroÿe (2), par corruption de *
Domna Maria, près Nivelle en Brabant.
(x siècle.) Honorée le 23 juin.
Trois pièces représentant celle sainte, dont une de Sadeler. Folio 132 du V* volume de la Collection des saintes du cabinet des estampes de Paris.
Représentée, soit priant dans sa cellule, soit travaillant des mains, etc.
La même, dans la collection des saintes femmes, par Adrien Collaërt, d'après Martin de Vos, et dans notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).
La même, de la Vie des saints et saintes d'Occident et d'Orient, par Bourgoin de Villefore, tome HI, planche de la page 3803, et notre Jconographia sancta, indiquée cidessus.
On devrait surtout représenter cette sainte priant pour la délivrance des âmes du purgatoire, auxquelles Marie d'Oignies pensait continuellement, comme nous l’apprennent les historiens de sa Vie, et, à leur defaut, sa légende tracée en vers latins dans l’Annus sacer du P. Sautel, tome 1°", page 240.
Heœc est illa, suis incendia februa nimbis Quæ loties madido tacta dolore rigat, etc.
MARIE (sainte), pénitente vers le vi* siècle, nièce du solitaire Abraham (3). Honorée le 29 octobre.
Représentée dans une cellule près celle de son oncle; un jeune homme veut lui per-
suader de quitter la solitude. Figure n° k de
(4) On sait que ce nom n’est réellement qu'un surnom provenant d’un domaine considérable nommé Magdelon en Galilée, qui lui appartenait comme patrimoine, la Magdeleine étant d'extraction noble et riche. Voir tous les détails donnés dans l'ouvrage publié par M. l'abbé Migne, cité au mot MADELEINE,
(2) Connue aussi sous le nom de sainte Maroye (Martyrologe universel).
(3) Suivant un mariyrologe, mais ce qui est impossible, puisque le solitaire Abraham vivait en 375 ou dans le 1v° siècle, et qu'il fut l'auteur de la conversion de sa nièce, en lui donnant de sages conseils, et l'ayant placée près de lui duns une cellule pour la former à la pénitence.
(4) Elle n’est mentionnée dans aucun martyrologe, du moins dans aucun des quatorze ou quinze que nous CiLons.
(5) La date est marquée ainsi sur une gravure que ious possédons, X. 19C. VII. ID. JAN.
(6) Cette sainte femme a été l'objet d'une singulière erreur dans notre Dictionnaire iconographique des mo-
la suite des Ermites de Martin de Vos, etc., fol. 102 des œuvres des Sadeler, tome H (cabinet des estampes de Paris); et notre Zconographia sancta, n° 4778 (G), à la bibliothèque Mazarine.
La même | de la suite des saintes d'Orient et Pate a de Villefore, tom. HI, planche pe at.
Elle est représentée priant dans sa cellule et tenant une croix.
MARIE RAGGI ou Cniewsi |] (sainte), religieuse de l’ordre de Saint-Dominique. Au xvii siècle (5).
Représentée tenant une croix et sur la tête une couronne d’épines. Pièce sans nom d’auteur.
Voir notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).
MARIR SALOMÉ (6), une des saintes femmes de la suite de Jésus-Christ. Honorée le 22 octebre. Callot inv., fecit. Figure pour une petite Vie des saints, mise en lumière par Israël. Elle tient un vase de parfums.
Voir f 122 du V° volume des saintes femmes, cabinet des estampes de Paris.
MARIE (sainte), dite Soccos ou du Secours.
Première religieuse de la Merci au xin° siècie.
Représentée tenant un vaisseau, figure allégorique des voyages de la sainte pour le soulagement des captifs. MF. ou Fauste fecit. Voir son œuvre, ou la planche XLIV d’un volume in-12 numeroté 4332 F, bibliothèque de l’Arsenal (Estampes).
La même, de la suite des Fondatrices d’ordres publiée par Mariette. 4 vol. in-k°. Voir la phanche XLVI, d’après celle publiée en 1639 par Van Lochom, in-#° parvo; Île titre du premier est en latin, celui du second est en français (7).
La même, marchant sur les eaux. Claude Mellan inv., fecit. Voir son œuvre, tome E°r, p'anche folio 72 (8). Autre par Mathéus.
Trois pièces. Voir le folio 132 du V° volume de la Collection du cabinet des estampes de Paris.
MARIE-VICTOIRE (la bienheureuse), de la famille Fornari de Gênes, fondatrice de l’ordre de l’Annonciade de Gênes au xvur° siè-
num., erreur dans laquelle du reste nous sommes tombé sur l'autorité de Bosio, d’Aringhi, de d'Agincourt, de Bottari, Blanchini et de M. Raoul-Rochette. (Voir tous ces noms cités page 3-0 de notre Ier volume.) Cette Salomé prétendue martyre n'est, à ce que dit le P. Cahier, page 32 du ler volume des Mélanges d'archéologie, etc., autre que la sage-femme qui, au lieu d'être plongée dans l'huile bouillante ct de plus écorchée par un bourreau, tient tout simplement Jésus enfant dans un va-e d’eau pour le laver en arrivant au monde (suivant la légende citée par le P. Cahier). Son brasen écharpe, au lieu detenir un peigne de fer, comme un bourreau, tient une éponge, ce qui est bien différent. Ainsi, d’après le P. Cahier, les antiquaires cités plus haut auraient prisun eufant dans l'eau pour une femme martyrisée, el ue sagefemme pour un bourreau. Nous ignorons qui a raison dans celte occurrence ; nous citons nos autorités fiat lux.
(7) Voir à ce sujet au mot FoNpATRICES, etc.
(8) Au cabinet des estampes de Paris.
cle (1617). Elle est représentée debout, priant devant une grande croix. Jacques Callot invenit et fecit. Voir son œuvre. Suite des figures pour une petite Fie des saints publiée par Israël, Le jour où elle doit être honorée n'est pas porté sur les martyrologes (1).
La même, représentée priant devant un crucifix, sans attribut particulier, Figure 80 de. la suite des Fondatrices, 1 vol. petit in-#°, publié en 1639 par Van Lochom, litre en latin ; et par Mariette, mêmes volume et numeru, titre en français. Voir au mot Fonpa- TRICES, elc.
MARIE (la sainte Vierge), mère du Sauveur.
Pour son iconographie, voir au mot VIERGE (sainte).
MARIE {les trois). Savoir: Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Marie-Salomé.
Représentées réunies au Calvaire. Peinture sur bois du xin° au x1v° siècle. D’Agincourt (Peinture, planche HE, n°* 1 et #). Autres, très-belle peinture grecque. Planche CXH, n°: 1 etk. Autres planches CLXV, CLXVI, n° 2 : très-remarquable pour le mouvement des figures ; CLXIX, n° 10.
Les mêmes, au tombeau de Jésus-Christ ; belle coniposition du Giotto. Voir son œuvre et la collection de l’auteur, portefeuille n° 13. Sujets de l'Ancien et du Nouveau Testament, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).
Les mêmes, miniature d’un manuscrit anglo-saxon, reproduite par Langlois du Pontde-l’Arche, Essai sur la calligraphie, etc., in-8°, chez Derache et Dumoulin, planche Il, page 27.
Même sujet, célèbre composition d’Annibal Carrache, gravée par divers. Voir l'œuvre du peintre, dansles collections publiques el notre collection ci-dessus indiquée.
Voir aussi les représentalions de la scène du crucifiement, de la mise au lombeau, etc., que nous indiquons à ces divers mots dans poire Dictionnaire iconographique des monuments, elc.
On en trouve aussi un grand nombre dans la belle collection de tableaux des peintres primilifs des écoles d'Italie, formée par M.Artaud de Montor, publiée par Challamel, 1 vol. in-k°, sous le litre Peintres primitifs, etc.
Voir aussi l’œuvre d'Alber Durer, Lucas de Leyde, Angelico Fiésole, Martin de Vos {Vie de Jésus-Christ), Rubens, Jacques Jordaëns, Daniel de Volterre, Van-Dick, Paul Pontius, etc.
MARIEN (saint), lecteur dans la primitive Eglise, martyr au 11° siècle. Honoré le 30 avril avec Île diacre saint Jacques. H est représenté suspendu par les pouces des mains.
Callot inv., fecit. Voir son œuvre. Figure pour une Vie des saints publiée par Israël ; et le folio 63 du XV° volume de la Collection
(1) Nous trouvons bien le nom de cette sante
orté au Catalogue ou Elenchus sanctorum, etc., dont es Bollandistes doivent rédiger la Vie dans les volumes de leurs Acta sanctorum restant à publier ; mais, par malheur, le jour où la sainte doit être honorée est Oinis. De plus, nous trouvons que celte
MAR 398 des saints du cabinet des eslampes de Paris.
MARIN (saint), évêque en Bavière au xurr° siècle.
Représenté guérissant des enfants malades ou infirmes. Près de lui des ex-volo en reconnaissance des guérisons oblenues par ses prières. R. Sadeler senior fecit. Bavaria sancta de Radérus, tome Il, planche de la page 115.
Le même, ou un autre du même nom. Son martyre; il est jeté dans le feu. Même ouvrage. Planche de la page 52 du I‘ volume,
MARIN (saint), vieillard, à Nazarbe en Cilicie. Martyr au 1° siècle et honoré le 8 août.
Représenté dévoré par les lions dans le:
cirque. Jacques Callot, de Nancy, invenit, fecit. Voir son œuvre. Figure pour une Vie des saints, à la date indiquée ci-dessus et le folio 64 du XV: volume de la Collection. des saints du cabinet des estampes de Paris.
MARIN (saint), sénateur et martyr à Kome vers le 1° siècle. Honoré le 26 décembre,
Représenté exposé à divers genres de supplices, et enfin décapité après avoir été exposé aux bêtes qui ne voulurent pas le toucher ; puis jeté dans une fournaise dont la flamme fut changée en rosée. Un ange vint l'y visiter. IT fut aussi attaché à des arbres courbés avec force pour le déchirer en pièces. Il resta invulnérable à ce nouveau genre de torture. Voir les légendaires el martyrologes et la figure des Fasti Mariani, à la date indiquée. Pour le titre de ce livre, voir dans ce Dictionnaire, au mot Sanrs, n° 20.
On le représente aussi quelquefois faisant tomber par ses prières une idole de dessus son piédestal. Ou la renversant de ses mains. Voir les détails de sa Vie.
MARIN f{saint), ermite (2), représenté sculptant une statue en bois dans son ermi— lage.
Figure du folio 199 du IT volume d’une Collection d’estampes in-fol., bibliothèque de l’Arseual à Paris.
Voir aussi dans l’œuvre des Sadeler la suite des Solitaires, d’après Martin de Vos, à la liste des figures.
Le même, taillant une colonne pour une église en construction, dont il parait être l'architecte. Martin de Vos invenit, Raph.
Sadeler sculpsit, n° 2 de la suite des Solitaires; et le folio 191 d’un volume in-foi. intitulé: Recueil d’estampes (bibliothèque dej’Arsenal).
MARINE (sainte), solitaire vers le rn° siècle. Honorée le 18 juin {si toutefois c’est celle qui vivait près d'Alexandrie). Tenantune petite croix. Figure provenantd’uneespèce de
sainte y figure comme fondatrice des Célestines de Gênes et non de l'Annonciade.
(2) Peut-être celui qui vivait vers 731 et qui est honoré à Saint-Jean de Maurienne ie 24 novembre. Voir le Martyrologe universel.
triptyque (1}Byzantin, appartenant autrefois au cabinet de la bibliothèque Sainte-Genevière à Paris, planche VII de la description de ce cabinet par le P. Dumolinet, reproduite plus en grand en tête du F* volume du Glossaire de Ducange (2); et par le P. Hens:
chénius , Acta sanctorum , mois de mai, tome 1°". Voir la planche de juillet, figure n° 17 dudit, représentée tenant une croix. Costume de religieuse d’un ordre grec. Ceite même figure est reproduite, mais mieux gravée, dans la belle édition de la Constantinopolis christiana de Ducange, in-fol. Lutetiæ Parisior., édition 1780. Voir la planche page 149 du 1v° livre.
La même, ou une autre de même nom, représentée dans un désert, ayant un jeune enfant auprès d'elle. Bolswert fecit.
Folio 141 du V° volume de la Collection des saintes du cabinet des estampes de Paris.
La même, représentée dans sa cellule recevant le pain des mains d'un ermite. Marielie inv., sculps.
Voir aussi noire Jconographia sancla, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).
MARIUS (saint}),noble persan, martyr à Rome au 11° siècle. Ses deux mains coupées suspendues à son col. Légende généraledes saints, par Ribadineira et le P, Rosweid, in-fol., 19 janvier (Anvers, 1649).
Le même, lenant une croix et une bran-
che de lis. Isaac Gaspard sculps. Voir le fol. 61 du XV: volume de la grande Collection
Le même, représenté suspendu à une potence par les poignets. Près de lui sa femme, nommée Marthe, ayant les mains coupées, Dans le fond ses deux fils torturés. Pièce signée Antoine Tempeste. Mêmes volume et fol.
MARS (saint), d'Auvergne près Clermont, solitaire vers le vi‘ siècle. Honoré le 13 avril comme abbé.
Représenté se creusant une cellule dans un rocher, figure 36 du 1°" volume de la Vie des solitaires d'Occident et d'Orient par de Villelore. Voir la planche page 233. Voir les éditions de 1706, 1708, 1722.
MARTHE (sainte), sœur de Marie et de Lazare qui reçurent Jésus-Christ plusieurs fois (3). Honorée le 28 juilletet le 17 oclobre (4). Gravure de A. von van Sand. Collection de gravures de la bibliothèque Mazarine, in-fol., #778 (38), fol. 56.
keprésentée tenant un goupillon et un vase d’eau bénite. Près d’elle un dragon.
(1) Voir, au mot Dirryque,dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, ete., tout ce que nous indiquons d objets de ce genre, et les ouvrages qui en parlent ex professo. Nous ajouterons ici les précieux documents donnés depuis par M. Jules Labarte, pages 25 à 25 de l’Introduction si remarquable d’érudition,en tête du Catalogue d'objets d'arts qui formaient sa précieuse collection vendue et dispersée en octobre et novembre 1849.
(2) Edition ancienne, 3 vol. in-8°; F'ancfort,1730. Pour le texte, voir à la fin du III° volume, page 27 de Ja Dissertatio de numismatibus, etc.
(5) Toute cette famille était d'extraction noble et très-riche. Leur père, nornmé Théophile,étaitpremier