‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 185 sur 413 · MR · texte numérisé non relu

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Voir notre Zconogranhia sancta, même bibliothèque, n° 4778 (G).

La même, tenant un goupillon. Costume un peu singulier. Derrière sa tête un:nimbe crucifère (5). Figure n° 7 de la suite des Fondatrices publiées par vau Lochom, in-4, tre en latin ; et par Mariette, mêmes format el numéro, mais le titre en français, Voir à ce sujet au mot FoNbATRICES dans ce Dictionnaire.

Plusieurs figures de la même sainte dans la Collection des saints du cabinet des esiampes de Paris, tome V, fol. 1#3. Quatre pièces sans nom d'artiste; autre, fol. 144, 151, 155. Cette dernière signée Mariette.

La même avec sa sœur Marie près de Jésus-Christ. Voir l’{Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

En buste, formant reliquaire. Couronne de France sur la tête. Une petite coquille sur l'épaule gauche en signe de ses voyages.

Placée sur un piédestal autour duquel divers sujets de sa vie. Le roi Louis XI à genoux au bas (6). Signée N. Auroux fecit. Pièce curieuse. Voir notre Zconographia sancta, etc.

Autres figures de la même sainte tirées des monuments inédits de l'apostolat de sainte Marie-Madeleine, etc., ouvrage que nous citous ci-dessus, Voy. col. 39%. On y remarque

. le sarcophage chrétien, dit le tombeau de

sainte Marthe tiré des Catacombes de Rome (tome [°", planche pag. 577).

Sainte Marthe et la Tarasque. Bas-relief d’un chapiteau du cloître de Saint-Trophime d'Arles. Page 633. Statuelte de lautel de Saint-Lazare de Marseille, près d'elle la Tarasque. Page 1170. La même, plus en grand, page 1221.

Statue du x° ou x1° siècle, provenant du tombeau de saint Lazare. Page 1201. Le nom est écrit sur la draperie.

La même, avec tous ses attributs. Sculpture du portail de l’ancienne église de Sainte-Marthe à Tarascon. Page 1206, La même plus en grand, page 1210.

La même, en buste, lenant son goupillon.

On en donne la provenance page 1214, (Cette figure porte à lort un nimbe crucifère, lequel n'appartient qu’à Jésus-Christ.) Eile est encore reproduite sous le n° 7 de ia suile des Fondatrices d'ordres citée plus haut.

La même, assise, tenant une croix. Sceau du xiv° ou xv° siècle, Page 1218,

La même détruisant la Tarasque en lui jetant de l’eau bénite. Peinture du xv° siècle

satrape de Syrie, et fut par la suite un des disciples de Jesus-Christ. Vie de la Mag leleine par Rabaa Maur, (manuserit Oxford), publiée dans les Monuments inédits de l'apostolat de sainte Madeleine, ete., 2 vol. in-4°. M. Migne éditeur. Montrouge, 1848.

(4) Elleest quelquefois indiquée comine fondatrice de la vie cénobitique et patronne des religieuses hospitalières du Saint-Esprit.

(>) Ce nimbe, comme nous l'avons déjà dit quet que part, n'appartient qu'à Jésus:Christ seul.

(:) En voyant cette igure, si connue par un genrG de piété si déshouorante pour le christianisme, on se rappelle involontairement ce vers d’un poëte célébre :

Timeo Danaos et dona lerentes…,

environ, à l'église Saint-Maximin. Reproduite page 1218. :

La même ; statue de léglise de la Major à Marseille. Sculplure en marbre peint et doré du xv° ou xvi° siècle. Page 1221, Provenant du monument gravé page 1170.

La même, couchée sur son (ombeau. Monument du xi° ou x1:° siècle. Paxe 1221.

Main et ossements de sainte Marthe enchâssés. Planches page 1225, 1226.

Tombeau gothique de la même, où elle est représentée debout avec ses attributs ordinaires. Planche de la page 1245.

Reliquaire donné par Louis XI. On y voit son buste couronné et sa vie. Page 1250 (1).

Plan géométral de l’église Siinte-Marthe à Tarascon, avec vuc de son tombeau. Page

MARTHE (sainte), femme d’un noble persan nommé Marius. Voir les détails qui sont donnés au nom du mari.

Autre sainte femme crucifiée avec sa sœur Marie, au 8 février. Voir à ce dernier nom.

MARTIAL ou Marcrar (saint), évêque de Limoges au n° siècle. Honoré le 30 juin.

Peprésenté près d’un autel et recevant de sainte Valérie sa tête tranchée. Peinture du xuui° siècle sur émail, provenant de la châsse de sainte Valérie, publiée par l'abbé Texier dans son Fssai sur les argentiers et les émailleurs de Limoges, { vol. in-8° (2), planche n° V.

Le même représenté sur un vitrail du xrv° siècle, publié par le comte de Lasteyrie, Histoire de la peinture sur verre en France, infol. planche XLH ; et par Batissier, Histoire de l'art monumental, elc., in-8, n° partie.

Voir la planche à la fin du volume.

Le même sur un bas-relief de tombeau du même siècle, où l’on voit encore le saint évêque et sainte Valérie qui lui présente sa tête, ete. Voir la planche VI de l'Essai sur les émailleurs, etc., cité ci-dessus.

Le même éteint un incendie, Pièce sans nom. Fol. 62 du XV: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

Le même tenant un encensoir et gravissant les marches d’une espèce de trône où se voit la sainte Vierge. Staluelte du xrm° siècle. Voir la planche gravée dans les Annales archéologiques, lome IX, page 203.

Le même représenté en habits épiscopaux, à genoux devant un autel. En haut un rayon de lumière ; on lit: D. J.C., pastor bone, commendo libi oves quas mihi tradidisti. Sebast. Leclerc invenit, fecit. Voir son œuvre, n° 240, et notre Jconographia sancta citée plus haut,

MARTIEN (saint), ermite. Calendrier grec, Acta sanctorum des Bollandistes, tom. [ du mois de mai, planche de février, figure 13 dudit.

Le même, représenté tenant un livre. Figure de la Légende générale des saints, ou General Legende der Heiligen, 1 vol. in-F,

(1) C'est le même monument que celui cité plus haut, note (€), colonne 400.

(2) Ouvrage éminemment remarquable, dont l'érudition est sans cesse appuyée de preuves puisées aux meilleures sources, ouvrage dans lequel l'auteur trouve moyen de faire ressortir la grandeur du christia-

de Ribadineira et Rosweid, Edition alle-

mande. Anvers, 1649.

MARTIEN ou MarciEx. Voir à MARGtEN.

Autre moine de ce nom à Césarée de Pa-

lestine. Epoque inconnue, mais honoré le 13

février.

Représenté priant près sa cellule. Figure page 184 du 11° volume du Menologium, etc

On peut aussi le représenter placé au milieu d’un feu de sarments, pour se sauver des sollicitations criminelles d’une femme prostituée qui lui avait demandé l'hospita lité, sous le prétexte qu’elle s’étail égarée la puits cetle malheureuse, valncue Par ce miracle de la chasteté, se convertit. (Voir la légende.)

MARTIN (saint), pape au var siècle, honoré à Rome le 12 novembre, et le 16 septembre dans l'Eglise latine, et le 15 de ce mois dans l'Eglise grecque. Acta sanctorum des Bollandistes, tom. 1 du mois de mai, figure du 3 avril, et le n° XIV du Menclogium Græcorum.

Le même, représenté en prison. Sébast.

Leclerc inv., fecit. N° 211 de son œuvre. Voir à la date indiquée, et notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G) ; et toutes les têtes pontificales publiées dans les Vies des papes de Ciaconius, qui le donne sous len°LXXV.Voiraussi Palatius, Platina, Marangoni,dans son Commentarium ad chronologiam pontificum romanorum, elc., in-ke, sousien°LXXVIi:celles publiéesdansles Acta sanclorum des Boilandistes, volume supplémentaire du mois de mai, même numéro.

Le même, représenté debout, les mains élevées au ciel et priant dans le lieu de son exil en Chersonèse, où il fut relégué après une longue prison. Miniature du Menclogium Græcorum, figure page #2 du I‘ volume, sous la date du 15 septembre.

MARTIN (saint), solitaire, d'abord sur Île mont Cassin, vers le vi‘ siècle, puis au mont Marsique.

Représenté une chaîne au pied, pour se mettre dans l’impossibilité de quitler sa retraite. Il reçoit un moine de Saint-Benoît, qui vient lui dire que la seule chaîne qui doit le retenir dans la solitude, c’est sa volonté et l'amour de Dieu. Ce qu’il comprit et mit à exécution. Figure 23 de la page 142 du I:" volume de la Vie des saints Pères d'Occident, par de Villefore.

MARTIN (saint), célèbre évêque de Tours, au v° siècle environ. Honoré le 11 novembre dans l'Eglise latine, et le 12 novembre dans l'Eglise grecque.

Fut chef de légion dans ses premières an-

nées.

On le représente le plus souvent à cheval, partageant son manteau avec un pauvre aux portes d’une ville.

Suite de vitraux de la cathédrale de Tours,

nisme, toutenayant l'air de ne s'occuper que d'arché:ologie. Nous avonseutantde plaisir à lire ceLouvrage, que nous avons essayé d'en faire la tabledes matières, quise trouve en manuscrit à la fin de notre exemplaire donné, après nous, à la bibliothèque Mazarine, ainsi que toute notre collection.

représentant la vie de saint Martin. On en trouve le détail dans le Cours d’antiquités monumentales de M. de Caumont, vi partie, page #95 et suiv.

Légende de saint Marlin. Verrière du xtn° siècle à l’église de Tours (1), planche de la page 654 de l'Histoire de l’art monumental, 2 vol. in-8, par L. Batissier, n° partie, d’après la planche de l’Xistoire de la peinture sur verre en France, par le comte Ferd.

de Lasteyrie, in-f, planche XVI. On y re-

marque la translation du saint dans un ba-

teau, etc.

Possédé guéri par saint Martin, mêmes vitrail et planche. :

Miniature des Heures d'Anne de Bretagne au xiv° siècle, représentant saint Martin partaseant son manteau avec un pauvre ; publite par M, Dusommerard, A/bum des arts, planché XXXIX de la 9° série.

Autres compositions du même sujet. Jconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4718 (G).

Jésus-Christ apparaissant à saint Martin et lui montrant le manteau qu’il en à recu.

Sébast. Leclerc fecit. Voir son œuvre, n° 211, à la date du 11 novembre.

Saint Martin partageant son manteau avec un pauvre. Alber Durer inv. et sculp. Voir son œuvre.

Même sujet. Rubens pinx. Voir son œuvre et celles de Corn. Galle.

Guérissant un possédé. Jacq.Jordans pinx., Pietre de Jode sculpsit. Voir leurs œuvres.

Le même en évêque. Près de lui un pauvre assis à terre. Pièce d’ün artisté inconnu. Voirnotre{conographiasantta,citée ci-dessus; et dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc. , plusieurs autres repréz sentations de saint Martin. Tome IE, page 156.

Lé même disant la mésse. Le diable lui apparaît sur l’autel. Un autre emporte et dévore une pancarte sur laquelle est écrite une prière. Curieux fragment d’une tapisserie du xvi° siècle ou environ, de l’église de Montpezät (2), publiée dans les Annales archéologiques de M. Didron, tom. HI, page 95, et la planche qui s’y rattache. On y remarque tous les détails d'un ameublement de chapelle : autel, chandeliers, conserve ou réserve (3), calice (#), livre, tentures, etc.

Saint Martin, couché, voit Jésus-Christ qui lui présente une belle robe,et la sainteVierge

(1) La cathédrale de Bourges offre une verrière de ce genre. Voir le grand ouvrage des PP, Martin et Cahier, cité dans notre Dictionnaire, etc., au nom Marrix.

(2) Ville de Tarn-et-Garonne.

(3) On y voit la colombe suspendue, qui servait à renfermer lhostie conservée.

(4) Ilest renversé, suivant un ancien usage qu n’a plus lieu.

(>) Cette petite pièce renferme plusieurs bévues que nous croyons bon de signaler à ceux qui la trouveront. Ce n'est pas une robe chamarrée que saint Martin a donnée à un pauvre, mais la moitié d’un manteau de cavalier. Ensuite saint Martin n'était pas encore évêque, mais cavalier, quand Jésus-Christ Jui montra la moitié du manteau qu'il avait donnée au pauvre; il était simple catéchumène, et encore soldat,

une croix. Le saint est vêtu d’un costume ecclésiastique. Le diable se sauve en voyant la croix. Intérieur de cellule. Klauber fecit (5) pour l’Annus Marianus, 11 novembre.

Le même disant la messe et voyant un globe de feu au-dessus de l'autel. Éustache Lesueur pinxit. Voir son œuvre, celles de ses graveurs, et notre {conographia sancla, etc.

Plusieurs figures du même saint réunies dans la grande Collection du cabinet des eftampes de Paris. Voir tome XV, folio 70 (il guérit un possédé) ; folio 71 (voit Jésus- Christ couvert de son manteau). Autres figures. Voir les folios 72, 73, 80.

Le même à cheval. Pièce assez capitale d’Alber Durer. Voir le folio 117 du L‘" volume des œuvres de ce maître. C. A. ÿ, au cabinet des estampes de Paris.

Le même, debout, priant, et puis couché sur son tombeau, où se voient deux personnages qui viennent lui rendre les honneurs funèbres.Menologiüm Græcorum, figures page 182 du I‘ volume, édition du cardinal Albani.

Saint Martin est représenté en cavalier et en évêque sur les monnaies du canton d’Uri, de Schwitz, d'Underwalden (Voyages pittoresques en Suisse), par Alex. de Laborde, tom. I", pag. 302, 303, planche n° 214. 7

Le ménie, représenté à cheval et partageant son manteau avec un pauvre. Guil.

Ovorbeck sculps. d’après Stralendorff, n° 9 de La 6° série des Images religieuses publiées à Dusseldorf (1847), à Paris chez J, Lecoffre.

MARTIN DE VERTOU fsaint), abbé du monastère de ce nom, vers le vi‘ siècle, honoré le 24 octobre en Bretagne.

Représenté à genoux dans la solitude et priant Dieu. Figure 24 de la page 146 du I‘: volume des Vies des saints Pères d'Occi-dent, par de Villefore.

MARTIN (saint), religieux de l’ordre de Saint-Bernard. (Siècle inconnu [6].) Honoré le 27 novembre dans les Annales de Cluny

Représenté flagellé par le diable et consolé par la sainte Vierge, qui lui donne l'exemple de Job pour le fortifier. C. Klauber sculp. pour l’Annus Marianus. Voir l'œuvre de Klauber, et notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

MARTINE (sainte), vierge et martyre au ° siècle, honorée le 30 janvier. Représentée aux pieds de la sainte Vierge. P. de Cortone pinx., Demarteau sculps.

puisque c’est la nuit même qui suivit son aumône qu'il eut la vision dont il s’agit. La légende et même la Vie des saints racontent que ce fut au moment di 6% mort que le diable vint tourmenter le Saint, et ic où a confondu la vision du manteau avec celle ot démon. Saint Martin mourant était certainem en assisté de quelques prêtres de son clergé, et il n'a pas gardé une étole sur son lit. Quant à ia mitre, elle n'est pas de l’époque où vivait saint Martin, c'ést une mitre du xvint siècle. Eulin, à l'époque où vivait saisit Martin, c'est sans doute Le pallium qu'il devait porter, et non une étole. Le Me

(6) A moins qu'il ne soit le même qui vivait au xiu® siècle et cité par Chastelain (Martyrologe universel), comme ayant été évêque de Morvédro (en Espagne ).

La même, recevant un lis. Ibid. Gravure de F. Spierre, Voir l’œuvre.

La même présentant un lis à l'enfant Jésus. Demarteau sculp. d’après Cortone.

Martyre de sainte Martine, écorchée vive avec des ongles de fer. Réatinus (Ant. Chérub.) pinx. et scuip. C'est dans celle pièce qu’on voit un des bourreaux aux genoux de la martyre, les mains jaintes,el se COnvertissant à la vue de son admirable constance.

Tenant une griffe de fer. P. Bérétinus inv, Bonacina sculp. Collection de gravures de la btbliothèqueMazarine, n° 4778 (69), figure n°63.

Autre sans nom, Même collection, n° 64.

La même. Deux pièces sans nom d'auteur.

Folios 457 et 159 du V° volume de la Colleclion de figures de saintes du cabinet des estampes de Paris.

La même, représentée à genoux, présentant un lis à l’enfant Jésus. Elle tient une griffe de fer. Pétrus Bérétinus pinx., Bonacina sculpsit. Même volume, folio 160.

Son martyre. Pièce d’Adrien Collaërt.

Même volume, folio 158.

Voir aussi notre /conographia sancla, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

La même, à genoux aux pieds d’un Christ tenant sa croix ; essaye de le faire adorer à des soldats furieux, qui l'emmènent ainsi que d’autres femmes chrétiennes. Réatinus sculp. Voir son œuvre, et notre {conogra- Pphia sancta, citée ci-dessus.

MARTINIEN (saint), ermite au 1v° siècle, honoré le 13 février. Martin de Vos invenit, Sadeler fecit. Planche XVI de la suite des Ermiles. On remarque dans la mer qui entoure le rocher où est l’ermite, une jeune femme qui se sauve à la nage à la suite du naufrage d’un vaisseau.

Le même, représenté dans sa cellule fabriquant des paniers. Même planehe et le foliu 98 du XV° volume de la grande Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

Le même, retirédans sa cellule. Une femme vient l'y trouver. C’est sans doute la même que celle citée ci-dessus. Sébast. Leclerc inv., fecit, Vie des saints, n° 211 de son œuvre, figure à la date indiquée plus haut. Voir aussi notre Zconographia sancla, bibliothè-

MARTINIEN (saint), armurier, martyr

(1) Sur ces deux noms, voir la note au nom Processe.

(2) Sans doute le même que saint Marce.

(3) A ceux qui douteraient du nombre prodigieux de martyrs morts dans les diverses persécutions qui se sont succédé pendant trois sièeles, principalement dans l'empire romain, nous indiquerons la véridique Histoire ecclésiastique de Fleury, dont Voitaire luimême à fait un élége qui ne peut être suspect; le savant Mémoire de Bergier, dans son Dictionnaire théologique, au mot PERSÉCUTIONS ; l'Encyclopédie du xIX° siècle, au mot Marryrs; les divers articles de M. Cyprien Robert, dans l'Université catholique, Lome Î1I, 268; IV, 294 ; VII, 240, 247; XI, 44: XV, 296; le tableau des diverses persécutions, tracé de main de maître par l'abbé Guillon, professeur de Sorbonne, Bibliothèque choisie des Pères de l'Eglise, tome 1er, p. 128, 186, 192, 210, 215, 237; tome Il, 103, 150, 268; II, 425, 470; X, 26; XX, 439; ct

au v° siècle avec ses deux compagnons et sen frère Saturnien. Il est honoré le 16 octobre.

Représentés attachés derrière une charrelle et forcés de marcher à reculons. On dit aussi qu'ils furent traînés à travers des rone ces et des cailloux.

Voir le folio 86 du XV° volume de la Collection du cabinet des estampes de Paris.

Les mêmes, mais attachés à la queue de denx chevaux et traînés dans les pierres, Sébastien Leclerc inv., fecit, Voir son œuvre n°211, et notre Jconographia sancta, biblio-

Les mêmes, debout, tenant la palme da martyre. Callot fecit. Voir son œuvre, figures, pour une Vie des saints. Voir à la date du 16 octobre, et notre Zconographia, etc.

MARTINIEN (saint), nom d’un des soldats romains, gardiens de l’apôtre saint Pierre, baptisés par lui dans la prison Mamertine ou Tulliane (1), à Rome, aux pieds du Capitole, Honoré comme martyr le 2 juillet, Représenté marlyrisé avec son compagnon, Saint Processe. Pour les détails, voir à ce dernier nom el les notes qui s’y rattachent,

MAR'TIUS [2] (saint), ertuite au vr siècle Honoré le 24 octobre.

Représenté étendu à terre et priant pour se délivrer des sollicitations d'une prostituée qui vient le trouver dans sa retraite. Marlin de Vos inv., R. Sadeler sculps. Planche X de la suite des Pénitents el Pénitentes. Voir leurs œuvres.

Le même, dans sa suite des Solitaires d'Orient et d'Occident, par de Villefore. Voir la liste des planches à la fin ou au commencement de l'ouvrage suivant les éditions.

MARTYRIUS (saint), disciple et secrétaire d'un patriarche de Constantinople au 1v° siècle. Honoré le 25 octobre avec son compagnon Märcien, chantre de ladite église.

Représenté égorgé par le bourreau près les murailles d'une ville. Wenologium Grecorum, figure page 141 du 1° volume, édition du cardinal Albani,

MARTYRS RÉUNIS (3), ou Syndxis suivant les Grecs.

1° On trouve des tableaux de ce genre dans le Menologium Græcorum, dit de empereur Basile, dont les miniatures sont de divers artistes grecs, du ix° au x° siècle. (Voir pag.

tout ce qui est indiqué au mot PERSÉCUTIONS à la table des matières de l’ouvrage.

On peut encore lire, les Apologies de Tertullien, d'Aristide, de saint Justin, de saint Clément d’Alexandrie, d’Origène, de Minutius Félix ; celles d’Arsobe, d'Hermias, d'Athénagore, de saint Apollinaire et de bien d’autres, dont plusieurs furent écrites au moment des persécutions et présentées aux empereurs; la magnifique Lettre des martyrs de Lyon aux Eglises (n° siècle), rapportée en entier, Bibliothique choisie, ete., tome IV, p. 289. À ceux qui trouveraient hideux et repoussant le récit des actes des martyrs, et comme indigne du pinceau des peintres la représentation de leurs tortures, nous citerons la curieuse réponse du philosophe Diderot au joëte Lemierre, qui, Jui aussi, blämait les peintures des églises représentant les souffrances et quelquefois les supplices infligé; aux chrétiens qui ne vouliient pas aposiasier, Ce morceau curieux se trouve dans le

43-14 de notre introduction), savoir : t. I°, planches des pages 6, 13, 21, 98, 35, 55, G6k, 81, 116, 196, 136, 139, 142, 148, 152, 155, 159. 161, 162, 163, 171, 180, 185, 186, 197, 202, 213, 215: tome I°, planches des pages 96, 36, 54, 55, Ck, 102, 103, 104, 193, 132, 168, 203.

d% Autres dans le Calendarium Græco- Moscorum (1), publié dans les Acta sanctorum des Bollandistes, tome I‘ du mois de mai. Voir la planche de mars à la date du 6.

Synazxis martyrum in Amorio xLu; celle du mois de décembre, à la date du 98. Voir aussi à ManTYRS DE SÉBASTE, Ci-après.

æ Plusieurs martyrs enfermés dans une prison et condamnés à mourir de faim. Un des soldats leur montre un morceau de viande pour les torturer. R. Sadeler Senior fecit. Bavaria sancta de Radérus, tome 1°, planche de la page 3.

&° Renfermés dans une prison et priant.

Des anges leur apparaissent et les exhortent à persévérer. Dans le ciel on voit écrit ces mots : Gloria hœæc omnibus sanctis. Sébastien Leclerc invenit, sculpsit. Voir le n° 190 du Catalogue de ses œuvres par .Jombert, son œuvre au cabinet des estampes, et notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

8° Tableau général des supplices et tortures infligés aux martyrs. Composition de Fr. Chauveau pour le frontispice du Martyrologium romanum de l'abbé Lubin, in-k», Paris, 1660.

6° On trouve aussi dans l’œuvre du même graveur une suite de planches offrant, en manière de calendrier, la représentation de tous les saints martyrs et autres, classés par mois suivant le jour de leur fête. Voir son œuvre,au cabinet des estampes de Paris.

7° Réunion des quarante martyrs militaires, dits de Sébaste (1v° siècle), condamnés à périr au milieu d’un étang glacé, ayant près d’eux un bain d’eau chaude pour tenter la faiblesse ou la lâcheté de ceux qui voudraient apostasier. Ils sont honorés le 9 ou le 10 de mars (quelquefois le11). On en trouve la représentalion sur une sculpture en ivoire

XVe volume des Œuvres de Diderot, pages 286 et suiv. (édition de Paris an VIT) : Quoi de plus capable de réconcilier avec les maux de la vie et les misères de notre élat, que le tableau des tourments et de la conslance par lesquels les martyrs ont obtenu la couronne que tout chrétien doit ambitionner ? ete. A ceux qui regarderaient tous ces témoignages comme de pieuses erreurs ou l'effet d’une imagination exaltée, d’un zèle fanatique ou les résultats d’un cerveau malade, nous citerons la lettre de l'empereur Adrien et celle d'Antonin le Pieux en faveur des chrétiens ; ces deux pièces historiques, et qui n'ont pas encore élé démenlies. sont publiées dans la Bibliothèque choisie etce., de r'abbé Guillon, tome Ier, pages 512 el suiv., d’après Eusèbe, Histoire ecclés., Liv. 1v, chap. 9. Lenain de Tillemout et Dom Ceilier. Enfin, nous rappellerous la pertide invention de Julien FApostat, qui, ne voulant pas faire de martyrs par les tortures, eut l'idée d'anéautir le christianisme en défendant aux chrétiens de S'instruire et de fréquenter les écoles pubiques; il ;iliaitles églises pour faire prat quer, disait-il, la pauvreté à ceux qui les fréquentaient, Cette invention infernale est un de ces monuments

du x1° siècle, publiée par .-B. Passéri, dans une dissertalion intitulée : Tabula Riccar= diana eburnea, certamen martyrum monstrans, ele. Voir aussi la collection des œuvres de Passéri réunies en un vol. in-4°,

Les mêmes, reproduits par les Bollandistes dans les Acta sanctorum, tome 1°" du mois de mai. Planche des saints du mois de mars, figure n° 8.

On y voit les trente-neuf martyrs dans le lac glacé et le soldat qui sort de l’étuve et vient prendre la place de son camarade apostat. À main gauche l’étuve. En haut :

Synaxis martyrum xL Sebastenorum. Dans le ciel, Jésus-Christ et trente-neuf couronnes au-dessus de la tête des martyrs.

& Autre réunion de martyrs, dans l’ouvrage intitulé : Ecclesiæ militantis triumphi, gravées par Antoine Tempesta ou par Ca- Valleriis (suivant les éditions), d’après les peintures de Circiniano {2) dans l’église Saint-Etienne-le-Rond, à Rome. Un volume in-4°,

Ces planches se (trouvent dans les œuvres du peintre et des deux graveurs. On en trouve aussi des copies assez bien faites. On peut voir celte suite de planches dans un volume de figures de saints, W 317 (et 1070 rouge), bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris (cabinet des manuscrits). Voir folios 87 à 9k, et au cabinet des cstampes de Paris.

9° Voir aussi les planches de l'ouvrage intitolé: Triumphus martyrum in templo Stephani Cœlii montis expressus..….... a Julio Roscio Hortino auctore, etc., in-12. ci9. 1oxxcvur.

On y trouve à la fin une figure de saint Protus, prêtre, martyr au 1v° siècle à Tours. Il tient un calice et une palme.

Une autre de saint Gabinus, soldat au n° siècle, honoré le 30 mai en Sardaigne. Il tient un étendard et un bouclier. Saint Janvier, diacre, tenant un livre et une palme.

Ce volume renferme les mêmes planches que celui qui précède, mais plus en petit et moins bien exécutées.

19 Autres, dans l'ouvrage de Gallonius, de Cruciatibus martyrum, elc., in-k, sur-

de la perversilé humaine qui parle plus haut que toutes les apologies et les démentis donnés à l’histoire de l'Eglise par Îles philosophes du xvim® siècle, Et ce prince, soi-disant philosophe, furieux d'avoir été baptisé, n’a pas eu honte de se soumeitre à la ridicule cérémonie du Tauraubole, lui qui avait traîné dans Ja boue les dieux de l'empire dass son ouvrage intitulé Les Césars. Du reste, Chacun sait la fin de l’Apostat. Quant au fameux mot: Galiléen, tu as vaincu, quant au prétendu cercueil taillé par le fils du charpentier de Nazareth pour le cadavre impérial.... nous laissons aux légendaires ou aux interpolateurs la responsabilité de ces récits. Ces détails, plus ou moins prouvés, n’ajoutent rien à la grandeur de la cause; le christianisme n’a pas besoin de tous ces échafaudages.

(1) Sur ce Calendarium, voir les détails que nous donnons dans notre Dictionnaire cilé ci-dessus, tome 1er, page 192.

(2) Dit aussi le Pomérance, qui travaillait vers la fin du xvie siècle. M. Valery, tome IV, page 86, de ss Voyages en Ltalie, traite assez rudement cetie suite de tableauxreprésentantlesactes etsupalices des martyrs.

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