ADDITIONS ET CORRECTIONS AUX NOMS DES SAINTS
ALDEGONDE (sainte), patronne de Maubeuge. Pour les détails , voir son nom au Dictionnaire, colonne 40.
Sa Vie, par le P.A.Triquet. Tournay, 1666, avecfigures. (Catalogue Toulouse (1) n°6646.)
Metra panegyrica ad honorem sanctæ Aldegundis. 1 volume sans nom d'auteur. On y trouve des figures. Même catalogue et même numéro.
La gloire de sainte Aldrgonde, autre ouvrage sans nom d'auteur. Figures. Même catalogue et mêmenuméro.
ANDRÉ ZUIRARD ou Zoférarp (saint), solitaire de Neytracht, en Hongrie; honoré le 16 juillet. |
Représenté debout tenantunlis. Ant. Tempesta inv., fecit. Voir son œuvre (2). Autres figures dans notre Dictionnaire, colonne 758.
ARMAND {le vénérable), réformateur de la Trappe, est porté comme honoré le 27 octobre dans un calendrier dressé par M. l'abbé Auger (3), chanoine honoraire de Beauvais et Bayeux, et publie à la suite d’ua petit volume in-12 intituié L’E chelle catholique, livre élémentaire , imprimé, où l'on trouve un abrégé de l'histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament, et de l’histoire moderne au point de vue catholique.
ARTISTES (saints). Parmi ceux que nous citons, colonne 773, nous avons oublié saint Eloi ou Eloy. Voir à ce nom au Dictionnaire des saints.
Voir aussi aux mots COLONNE et STATUE, aux Attributs, d’autres noms.
BARSIMÉE (saint). Voir à ce nom, co-
(1) Ce catalogue est très-remarquable et un des plus riches en livres liturgiques et en histoires des saints; il a été publié au Mans en 1 volume in-8°, en 1845. Ces livres ont été acquis par M: Toulouse, libraire à Paris, à qui nous sommes redevables de nombreuses communications obligeantes de livres à figures, la plupart rares, et qui manquent dans les bibliothèques de Paris.
(2) Très-belle épreuve dans l'œuvre de ce mattre, de la collection de M. Gatteaux, graveur en médailles, à Paris.
(5) Cet écrivain ecclésiastique, à qui nous avons soumis nos doutes au sujet de ce saint Armand, pense que Chastelain, en le citant dans son Martyrologe universel, n’a pas eu d'autre intention que de citer Armand de Rancé : mais alors il aurait bien dû y ajouter le nom de famille, pour ne pas induire en erreur une foule de lecteurs qui ne sont pas obligés de savoir que cet Armand et Rancé sont le même personnage, Et, en effet, lorsqu'on nomme la Trappe, tous les souvenirs se portent sur l'abbé de Rancé, que tout le monde connaît, et non sur Armand, qui est complétement ignoré.
(4) Nous trouvons le nom de ce saint ou bienhetreux, porté dans le Martyrologium de Baronius, à la date du 12 novembre, puis dans le Catalogus sanclorum où Elenchus des Acta sanctorum, publié par les Bollandistes, à la date du 44 payamhra., el dans
lonne 90 du Dictionnaire des saints, etc.
Bianchini a publié une mosaïque de Ra venne représentant la figure de ce saint.
n°15, tab. 3 sæc. 11, dans son ouvräge:
Demonstratio historiæ ecclesiästicæ comprobata monumentis, ete.
BARTHELEMY (bienheureux ou saint) (4), quatrième abbé du monastère de Crypta- Ferrata (5), près Frascati (Italie), vers l’an
Représenté faisant reconstruire les bâtiments du monastère : c’est l'instant où l’architecte lui montre ses plans, qu'il examine (6). Dans le fond, un de ses religieux semble soutenir une colonne qui se renverse (7).
Le même à genoux , priant Dieu d'épargner les moissons du monastère menacées d'être détruites par un orage. Les blés sont en partie coupés. Près de lui un moine de son couvent. Le Dominiquin pinxit. Voir son œuvre et l'ouvrage intitulé : Picturæ Dominici Zampieri, vulgo Domenichino, quæ exstant in sacello Crypto Ferratensi, ete., gravées par divers artistes. Rome , 1762, in-k° (8). Cabinet des estampes de Paris (9).
Ces diverses peintures sont reproduites au trait, dans l’œuvre du Dominiquin publiée par Landon, 1 vol. in-4.
Voir aussi notre Zconographia sancta, au mot BarTHÉLEMY, bibliothèque Mazarine, n° 4718 (G). jé
Le même, à genoux avec saint Nil et recevamt,une pomme d’or (10) que leur présente lä sainte Vierge. : nt Va : 4
BEGGUE (11) (sainte), veuve et sœur de sainte Gertrude, fondatrice, de l’ordre. des religieuses dites Béguines, au xui° siècle;
le Martyrologium romanum, Venise, 1757, à la même date. Nons remarquons seulement que Baronius dit, Hujus vitæ vetera monumenta in monasterio (Grottæ Ferratæ) esse dicuntur, sed nondum vidimus. Le Martyrologium romanum cité ci-déssus ajoute que saint Barthélemy est l’auteur d’une Vie de saint Nil, dont il fut le compagnon (Socius beati Nili Vitum ejus conscripsit).
(5) Fondé au xe siècle par saint Nil.
(6) Le peintre a eu la mauvaise idée de donner des lunettes au saint personnage , comme un autre peintre en donne à saint Jérôme:
(7) Pour cette particularité, voir le texte de l’ouvrage cité ci-dessus, Picturæ, etc.
(8) Les principaux graveurs de ce beau volume sont Ferroni, P. Ant. Pazzi, Bartholozzi, ete.
(9) Nous devons la connaissance et communication de ce beau volume, portant le n° A. B. 54, à l'obligeance du conservateur en chef de cette collection, M. Duchesne aîné , dont le public apprécie depuis longtemps le zèle et les connaissances iconog: aphiques.
(10) Pour l'explication de cette légende, voir, aux Additions ci-après, au mot Pomme D'or.
(11) C'est à tort si, colonne 97, nous avons indiqué, comme deux saintes différentes, une Sainte Bègue ou Begghe et sainte Begga. C'est toujours la même que celle ci-dessus.
877 ADBDITIONS ET CORRECTIONS. 878
honorée à Anden , aux Sept-Églises (Brabant), le 17 décembre.
En tête d’un volume intitulé : Vita sanctæ Beygæ ducissæ Brabantiæ Andetennensium (1), Begginarum et Beggardarum fondatricis , autore Josepho Geldolphoa Ryckei ab Oorbeeck, etc., 1631, In-h° (2) ; la sainte est représentée debout, tenant une petite église d’une main, et dans l’autre un livre sur lequel est une couronne ducale. Sous le manteau de la sainte sont abrités à genoux les religieux et religieuses de son ordre.
BERNARD (saint). Voir à ce nom tout ce que nous y indiquons.
Le même quittant son monastère de Cileaux et partant pour fonder l’abbaye de Clairvaux, en 1143. Il est suivi de douze religieux de son Ordre, qui représentaient les douze apôtres. J.-J. Lécurieux pinxit, vers 1844, pour l’église Saint-Bénigne, cathédrale de Dijon, où il est placé dans le chœur. Il a été publié par plusieurs revues artistiques de l’époque. 1] s’en trouve une épreuve dans notre Jconographia sancta , bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).
CAPUCINS, saints ou biénheureux de cet ordre, représentés en 73 planches gravées par un anonyme, qui pourrait être Andrea Rossi, et font partie d’une suite, dit-on, d’environ 200 planches, dont nous n'avons pu découvrir l’auteur ni l’ouvrage pour lequel ces planches sont gravées.
On trouve ces 73 planches classées dans notre /conographia sancta , bibliothèque Mazarine, sous le n° 4778 (G), au nom Mi- NEURS (Frères). Voir aussi à ce mot dans ces Additions , et encore au mot SÉRAPHIQUE (Ordre), colonne 568.
CÉCILE (sainte) [3], distribuant ses biens aux pauvres : grande composition du Dominiquin. Voir son œuvre par divers graveurs el publiée au trait par Landon, & vol. in-%°.
Couronnée avec Son mari par un ange. Le même. Voir les mêmes ouvrages.
CONRAD (saint), évêque de Constance au x‘ siècle environ ; honoré le 26 novembre.
Représenté à genoux devant un prie-Dieu sur lequel est un livre et un calice d’où sort un scorpion (4). Le saint assiste à la consécration d’une chapelle érigée en l’hon-
(1) C’est la ville d’Anden.
(2) Nous devons la communication de ce livre à M. Toulouse, libraire à Paris.
(3) Les peintres qui, par une licence de leur art, représentent sainte Cécile jouant de divers instruments, et surtout d’un orgue portatif, pour exprimer le paronage qui lui a été déléré sur la musique, sont la seule autorité qu'on puisse ailéguer sur ce fait que sainte Cécile aurait pratiqué la mu-ique instrumentale er la musique vocale. il n'en est fait aucune mention dans ses actes.
Voir Histoire de sainte Cécile par Dom Gueranger, Paris, 1849,,p. 433 (*).
(4) Voir notre Iconographia sancta, Bibiiothèque
(*) Nous recommandons aux catholiques ce beau monument littéraire élevé à la mémoire de lillustre vierge et martyre, par le savaat bénédictin, qui y réfuie les argu-
neur de la sainte Vierge au bourg de Kinsidlen ou Einstled (5) par les PP. Bénédictins de ce lieu. La consécration est faite (6) par Jésus-Christ même, en habits pontificaux. H est assisté par saint Pierre en chape, qui tient une crosse et ses clefs. Derrière lui saint Ambroise, près duquel est un ange qui s'appuie sur une ruche, attribut ordinaire du saint ; de l’autre côté, deux autres saints qui tiennent, l’un des burettes, l’autre un goupillon ou aspersoir d’eau bénite, Jésus- Christ encense l’autel, au-dessus duquel se voit la sainte Vierge dans un nuage, entourée d’anges. Derrière lui sont plusieurs saints, dont saint Etienne et saint Laurent en diacres. Dans le fond, des anges qui encensent et d’autres qui tiennent des cierges. Dans le ciel, sur des nuages, plusieurs anges qui exécutent de la musique religieuse.
Au bas de la gravure, qui est signée B.
Schramann delineav., B. Kilian. sculps A° 1660, on lit la légende : Sacellum Eïinsullense PP. Benedictinorum in Helvetia a Christo Domino maternis honoribus divinitus consecratum, assistentibus et minisirantibus SS. Evangelistis quatuor, ecclesiæ, etc.
CYRILLE (saint), évêque ; honoré le 18 mars, e4c. Voir au Diclionnaire.
Représenté lenant une bourse dont il renverse l’argent. Nicolas de loilly invenit, fecit, pour une Vie des saints in-k° ; bibliothèque Mazarine, 4778 (G).
DAUPHINE ou DecPmine (sainle). Voir cidessus, à ce dernier nom.
DAVID, portant la tête de Goliath, figure énergique et d’une grande beauté, Carle Maralte pinx., Auden-Aërt sculps. Voir lœue vre du peintre, et ce que nous indiquons col. 156 du Dictionnaire, etc.
DELPHINE {sainte) |[7|, comtesse et veuve de saint Elzéar de Sabran, dit aussi le comte Augias (8), au xiv° siècle; honorée en Provence le 26 novembre (9).
Représentée en buste. Reliquaire da xvi ou xvu° siècle. Pièce non signée, folio 101 d’un volume de gravures, W 317 (1070 rouge), bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris, cabinet des manuscrits. Elle est em pendant avec un saint Ælzearius.
DISCIPULI DOMINI, ou les 72 disciples
Mazarine, 4778 (G).
(5) En latin Einsullense, en Suisse, où il existe un pêlerinage três-fréquenté.
(6) Il faut croire que c'est comme une vision qui est représentée ici.
(7) La Vie et les éminentes vertus de saint Elzéar de Sabran et de la bienheureuse comtesse Dauphine (ou Delphine) , par R. P, Binet. Paris, 1029, in-12, (Catalogue Toulouse, n° 7116.)
(8) Martyrologe universel de Chastelain, p. 602.
(9) Son corps est conservé, avec celui de son mari, à Apt, dans léglise cathéürale de cette ville nommée maintenant Sainte-Anne. (Chastelain, loco cilato.)
ments de l'école janséniste contre les actes de sainte Cécile, et établit clairement la sincérité de ces actes. (Note communiquée par M. Julien Dursad.)
de Jésus-Christ et des apôtres. On trouve le catalogue particulier de leurs noms et de leurs fêtes, et des écrivains qui ont rapporté leurs'actes, dans le HI: volume de l’ouvrage des deux Blanchini (1), Demonstratio historiæ ecclesiasticæ comprobata monumentis, infol., depuis la page 606 jusqu’à celle 615. Ce travail, qui est fait avec une grande érudition, est d’un grand secours pour ceux qui se livrent aux études de l'antiquité chrétienne.
ELIE (le prophète). Voir à son nom dans ce Dictionnaire, col. 176, suite de plusieurs pièces ; Antoine Tempesta (2) inv., sculpsit, ou quelqu'un de ses élèves.
ELZÉARIUS ou Erzéar DE SaBRa (saint).
Voir ce nom au Dictionnaire, col. 182,
Le même, représenté en buste, reliquaire du xvr ou xvie siècle. Pièce non signée. Foio 101 d’un volume de gravures, W 317 (1070 rouge), bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris, cabinet des manuscrits. Il est en pendant d'une sainte Delphine ou Dauphine.
Voir à ce nom.
ENIMIE [3] (sainte), présumée fille de Clotaire Il, roi de France au vi: siècle ; honorée le 6 octobre au diocèse de Mende.
Sa Vie, par l'abbé Pascal, { vol. in-32, publication de la société de Saint-Victor à Plancy (Aube), à Paris chez Waille, libraireéditeur. 1849. En tête de cette légende est une pelite figure représentant la sainte à mi-corps, tenant une croix. Nous ignorons quelle est l'authenticité de cette figure et son origine.
La légende rapportée par Molanus, Usuard et d’autres, dit que, se voyant pressée de se marier, elle demanda à Dieu d’être couverte de lèpre pour conserver sa virginité dont elle avait fait vœu.
ERNEST (saint). On trouve deux figures couchées sur des tombeaux, ayant un lion sous leurs pieds et portant pour nom Sanctus Ernestus, et deux autres figures de même, dont une à genoux devant une image de la sainte Vierge, ayant près de lui les insignes épiscopaux. Ces gravures sont dans un livre intitulé : Vita venerabilis Ernestè primi archiepiscopi Pragensis, a P. R.
Bohuslao Aloysio Balbino. 1 vol. in-k°. Pragæ, 1664.
Ce saint est-il le même que celui qui est porté comme martyr en Perse au xn° siècle, et honoré comme tel le 17 novembre dans le Martyrologe universel de Chastelain, qui le désigne comme cinquième abbé d’un monastère de Souabe? Nous l'ignorons. Son sorps est à Antioche, où il est vénéré.
(1) Joseph et François, l'oncle et le neveu.
(2) Ouvre de graveur. Collection de M. Gatteaux, graveur en médailles, à Paris.
(3) Nommée aussi Erimie, Erémie, Enmie, Erminie, Irmenie.
Il existe une ville de Sainte- Enimie dans le Gévaudan.
On trouve des détails assez circonstanciés sur celle sainte dans le Catalogus sanctorum de Simon de l'eyronnet, page 474.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
FERDINAND (saint), troisième du nom, roi de Castille et de Léon. Voir à son nom au Dictionnaire, colonne 217.
Une grande composition, gravée par Ant.
Tempesta, représente ce saint roi à cheval, entouré d’une auréole qui enveloppe même son cheval. Il est au pied d’une forteresse Cont il va ouvrir la porte ayec une clef, que lui a remis saint Jacques, dit de Compostelle. Autour du roi, une grande armée rangée en bataille. Dans le fond, saint Jacques qui donne au roi la clef dont il lui explique la propriété merveilleuse. Ant.
Tempesta inv., fecit. Voir son œuvre (4).
Dans une légende au bas de la gravure, on voit le nom d’une ville nommée Colombricam.
FRANCISCAINS f{saints). Voir à ce nom, colonnes 227 et 684, ce que nous y indiquons. Nous avons oublié d’y citer un ouvrage capital, 2 volumes in-fol., publiés à Cologne en 1612 par Charles de Aremberg, intitulés : Flores seraphici, seu icones, vitæ el gestavirorumillustrium ordinis Fratrum Minorum sancti Francisci Capucinorum, qui ab anno 1525 ad annum 1642 miraculis ac vitæ sanctimonia claruerunt (5). Les deux volumes sont ornés d'environ 250 planches assez bien gravées (6) représentant autant de figures *en pied, de saints ou bienheureux de l'ordre, avec les détails des légendes, miracles et actions de la vie de chacun. On ferait un volume des détails et des attributs représentés sur ces planches. On trouve dans notre Répertoire des attributs plusieurs de ceux qui nous ont semblé plus remarquables. Parmi toutes ces figures nous cite= rons :
Frater Hieronymus a Monte Florum, qui regarde une horloge à poids placée devant lui. (Tome 1°.)
Frater Evangelista. Près de lui des livres qui brûlent dans un bâcher. ({bid.)
F. Pacificus a Sestino, voit la sainte Vierge lui apparaître.
Frater a Petra Molaria, tient des flèches qu'il présente à la saiute Vierge en actions de grâce de celles dont il a été préservé.
Frater Spiritus Balmensis, brûle des livres hérétiques d’où sortent des rats.
Frater Dominicus a Corta, fait rendre à un loup un enfant qu’il emportait.
F. Franciscus Novariensis, voit une hostie se changer en enfant Jésus,
F. Secundus Astensis, rallume avec un signe de croix les lampes d’une église éteintes pendant qu’il préchait.
(4) Nous avons trouvé une épreuve de cette gravure eurieuse dans la collection de M. Gatteaux.
(b) C'est encore à l'obligeance de M. Toulouse que nous devons la commupication de cet ouvrage, qui ne se trouve pas communément, même dans les bibliothèques publiques de Paris.
(6) Sur la planche du frontispice, on lit les noms, Joannes Schot pinxit, Joes Eckard et Henr. Lossier fratres sculps.
F. Mathias a Concha, marche sur un serpent sans en être mordu.
F. Ludovicus ab Alcomo, aveugle, marche sur des rasoirs sans en être blessé.
S. Felix a Cantalicio, voit un ange qui vient remplir de vin deux amphores.
F. Jacob Manfredonia, lient un globe rayonnant, dans sa main.
F. Paulus a Redona, voit les saints Innocents qui lui apparaissent.
F. Honorius a Monte Grañaro, tient un collier garni de pointes de fer.
EF. Franciscus a Gervasio Sancto, ordonne à un arbre de se courber en deux.
F. Franciscus Sacciensis, rallume miraculeusement une lampe.
F. Petrus Amartina, lient par une corde un serpent gigantesque.
Angelus Ferrariensis, guérit un enfant qui s'était fendu le crâne.
AntoniusCencianensis, tient sur sa maindes charbons allumés sans en éprouver de mal.
On ferait un volume de détails si l'on pouvait entreprendre la description de toutes les figures de ce grand ouvrage. Les peintres y trouveront une foule de figures d’un grand caractère et d’une belle expression.
FRANÇOIS D’ASSISE {saint). Voir à ce nom, colonne 227 et 682 du Dictionnaire iconographique des saints, el tout ce que nous indiquons dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., page 497 du I: volume.
On trouve aussi une suite de gravures fort bien exécutées, d’après les peintures de l'Eglise d’Assise et de celle de saint Miniato (1), représentant la vie de saint François, et publiées pages 890, 908, 913, 928, 951 à 957 du I‘* volume des Annales Capucinorum de Zacch. Boverius, en 2 vol. in-f°.
Page 890 est une suite de vêtements plus ou moins conservés, de saint François, gardés comme des reliques précieuses à Assises.
FRANÇOIS DE PAULE (saint). Voir à ce nom au Dictionnaire, colonne 229.
Suite de 16 pièces, représentant sa vie et ses miracles. Antoine Tempesta inv., fecit.
Voir son œuvre (2).
FRANÇOISE (sainte), dite Romaine. Voir à ce nom au Dictionnaire, colonne 232.
La même, représentée debout tenant un livre. Près d’elle un ange portant une couronue de fleurs sur la tête. Autour de la figure principale sont représentées les diverses circonstances de la vie de la sainte et les détails des procédures et des cérémonies de sa canonisation (3). Gravure in-fol. par Ant. Tempesta. Voir son œuvre. Cette pièce,
(1) Ville de Toscane.
(2) Collection de M. Gatteaux, graveur en médailles, à Paris.
(5) Cette canonisation eut lieu vers le milieu du xvie siècle, sous le pontificat de Paul V, souverain pontife. Nous donnons quelques autres représentations de canonisalions dans notre Dictionnaire iconographique des saints, tome Ier, page 204.
Celle de sainte Françoise est une représentation des plus complètes de ce genre de cérémonies.
(4) Bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).
DDITIONS ET CORRECTIONS.
qui est très-capitale, est dans l’œuvre de Tempeste appartenant à M. Gatteaux, graveur en médailles, à Paris.
La même, représentée assise à terre tenant un livre ouvert; devant elle un ‘nge qui regarde ce qui est écrit sur le volume.
Carle Maratte pinx. Voir son œuvre gravée par divers, et au trait par Landon, # volumes in-4°, planche X XVI du I‘ volume,
FRÈRES LAIS de l’ordre des Mineurs, indiqués comme saints ou bienheureux, dans diverses collections ; savoir :
Accursius (saint}, martyr à Maroc, en 1220, honoré le 16 janvier.
Cornelius Batavodurus (B.), martyr à Gorcum en 1572.
Nicolaus (saint), martyr en 1221.
Petrus Aschanus (bienheureux), martyr en 1572.
Petrus a Saxo Ferrato (bienheureux ), martyr en 1231.
Toutes ces figures se trouvent dans notre Iconographia sancta (4), au mot Mineurs (Frères), dont ils font partie,
GEOLIER, converti et martyr.
Voir Apronien, dont la légende est donnéa dans le Martyrologe universel de Chastelain, à la date du 2 février.
GEORGES (saint). Voir à ce nom dans le- Dictionnaire, colonne 244.
On trouve de curieux détails sur les attributs donnés à ce saint dans l’ouvrage de Quaresmius, De terra sancta Elucidatio, tome IE, lib. 1v, cap. 12, Peregrinaliones primæ (5).
GERLAC (saint), soldat puis solitaire, vers le x11' siècle; honoré le 5 janvier à Fauquemont au comté de Limbourg. Son corps est dans une église de son nom au diocèse de Ruremonde (6).
On le représente en méditation dans la solitude, ayant près de lui un âne couché à terre. (1konographie der Heiligen du colonel Radowitz.)
GERMAINE (sainte), vierge et martyre vers le v: siècle, fille d’un paysan de la ville de Barum, au pays des Celtes; honorée comme martyre à Bar-sur-Aube vers le 1°” octobre.
En tête de la légende donnée par l'abbé Beausire, professeur du séminaire de Troyes (In-32. 1850) [7], une petite gravure la représente à genoux, sur une montagne voyant dans le ciel une tête d’ange dit chérubin.
GOND [8] (saint), solitaire en Champagne,
(>) Nous devons cette indication à l’érudition de M. l'abbé Caron.
(6) Chastelain, Martyrologe universel.
7) Pour la société des bons livres fondée à Plancy (Aube), et à Paris, chez Waille, libraire éditeur, rue Casselte.
(8) Connu aussi sous le nom de Godo. Omis au Martyrologe universel de Chastelain. H vint s'établir dans un lieu solitaire et fonder un ermitage à la tête d'une vingtaine de personnes qui s'étaient mises sous sa conduite. Voir sa Vie, citée ci-après, col. 883.
jans le diocèse de Troyes, vers le vir® sièile, II passe pour être fils d’un seigneur de Verdun, qui remplissait une fonction importante à la cour de Dagobert,
Sa Vie, 1 petit volume in-32, par M. l'abbé Darras, professeur du séminaire à Troyes, publié par la société dite de Saint-Victor à Plancy (Aube), 1849 ; à Paris, chez Waille, libraire-éditeur.
En tête de ce petit volume est une figure imitant la gravure en bois, représentant le saint assis à terre dans une solitude, et méditant sur un crucifix. Nous ignorons de quelle authenticité est celte petite figure Nous l'indiquons ici faute de mieux. C'est toujours ui Memento.
GORCUM (martyrs de). Voir colonne 255, et dans notre Zconographia sancta (1), au mot Gorcuu plusieurs (2) figures des saints ou bienheureux qui ont rendu ce lieu célèbre
ar leur martyre. |
GUILLAUME (saint), connu plus generalement sous le nom de l'abbé Guillaume, de l’ordre des Bénédictins vers le x1° siècle (1030) (3); honoré le 1° janvier.
Représenté à la porte de son monastère (près de la cathédrale de Dijon) vendant Îles vases sacrés et les ornements de son église pour nourrir les pauvres dans un lemps de famine. J. Lécurieux pinxit, vers 1847, pour le chœur de la cathédrale de Dijon.
HILBALDUS. Ce saint est porté dans l'£venchus des Acta sanctorum des Bollandistes comme honoré à la date du 1k décembre, sous la désignalion d’abbé d'un couvent de Bénédictins en Angleterre.
IDE (sainte), veuve et comtesse de Boulogne, mère du célèbre Godefroy de Bouillon au xi° siècle ; honorée le 13 avril (4).
Sur le frontispice de l'Histoire de Notre- Dame de Boulogne-sur-Mer, publiée par l'abbé A. Leroy , chanoine, etc., 1 volume in-8°, Boulogne 1839, on voit à main droite une femme debout, ayant un livre à la main et le nimbe sur la tête. Au bas de cette figure est écrit : Ide de Lorraine (5), servant de pendant à son filsen costume de guerrier du x: siècle. Nous ignorôns la provenance de ces figures signées ND 1839. On trouve une figure semblable dans notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G). Voir aussi au mot Ipa, colonne 283.
JAPON (religieux de l'ordre des Frères- Mineurs martyrs au).
(1) Bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).
(2) On sait qu'ils sont au nombre de dix-neuf dont Chastelain donne les noms, page 339 de son Martyrologe universel.
(3) Chastelain, Martyrologe universel, cite, à cette époque, un abbé Guillaume, réformateur des Bénédictins à l'abbaye Saint-Germain des Prés de Paris qui paraît être le même que celui ci-dessus.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Antonius Nangazachius (saint), Cogsmas Tagnia (Bienheureux), Franciscus Carpinterus (B.), Franciscus Medicus (B.), Gabriel a Duisco (B.),
Joachim Saquerius (B.), Joannes Quizuga (B.),
Leo Carazuma (B.), Ludovicus a Duisco (B.), Martinus ab Ascensione (B.), Martinus ou Mathias (B.), Michel Cosaquun (B.), Paulus Ibarigius (B.), Paulus Sanzigius (B.), Petrus Baptista (B.),
Petrus Yniguex (B.),
Petrus Xuquéxico (B.), Thomas Xico (B.).
Voir toutes ces figures dans notre Iconographia sancta, au mot Japox; bibliothèque Mazarine, n° #778 (G). Et au mot Japonais, colonne 301.
JEANNE MARIE DE JÉSUS (la vénérable) de l’ordre de Sainte Claire. En tête d’un volume in-4°, intitulé : MNovum gratiæ prodigium, sive Vita venerabilis matris sororis Joannæ a Jesu Maria, monialis præcipui Deiparæ D. Claræ Cœnobii in Burgos, per P.
F. Franciscum de Ameyngo, etc., Colonie, 1689 (6), sont deux gravures très-soignées, dont l’une représente la sainte clouée sur une croix, qui se tient miraculeusement en l'air et est placée au milieu d’une chapelle. La tête de la sainte est couronnée d’épines : de son côté sort une grande abondance-de sang ainsi que de ses pieds et de ses mains.
Au pied de la croix une religieuse semble balayer le sang qui coule. A droite et à
auche de la sainte, Jésus-Chrisi, la sainte
ierge et une foule de saints el saintes qui regardent ce qui se passe sous leurs yeux.
Sur l’autre gravure, la sainte reçoit les stigmates d'un crucifix, placé dans des nuages et des rayons de lumière.
Autour de cette figure sont quatre medaillons, dans lesquels on voit divers actions et miracles de là sainte : elle ‘est couronnée d’épines par Jésus-Christ , elle retire plusieurs âmes du purgatoire , elle passe sur un pont placé au-dessus de l'enfer, etc.
JOSEPH (saint). Colonne 329, ligne 24, nous citons un vitrail représentant la iégende de saint Joseph, l'époux de Marie. C'est une érreur : ce vitrail représente l’histoire de !0= seph le patriarche, fils de Jacob. On trouve saint Joseph figuré sur quelques vitraux, représentant la nativité, la présentalion au temple, la fuite en Egypte, ete. Voir à ces diverses désignations; el aussi l’ouvrage sur
(4) Les Vies des saints par Ribadineira, à cette date, donnent la légende d’une sainte Ida ou Ide.
(5) On trouve quelques détails sur celte sainte femme, pag. 248 et suiv. de l'ouvrage cité ci-dessus.
(6) Volume curieux et sa gravure plus curieuse encore. 11 nous a été communiqué par M. Toulouse, libraire à Paris.
tes vitraux de Bourges, etc., planches d’étude VIH, feure2, XH, lettre B.
JOSUÉ arrétant le soleil, figure debout et d’une expression énergique. Carle Maratte pinxit, Hieronÿm. Ferroni sculps. Voir lœuvre du peintre, et ce que nous indiquons au nom Josué, colonne 332 du Dictionnaire, etc.
JUDITH. Voir à ce nom ce que nous y indiquons, colonnes 334 et 696.
Une gravure de Léonard Galter ou Gaullier, page 34 d’un petit livre intitulé: le Psautier de Jésus (1), in-12, Paris, 1600, par le P. Fitz-Gérard, prêtre, représente celte sainte femme à genoux dans sa chambre, priant Dieu de bénir la résolution qu’elle a prise de délivrer sa patrie.
La même, tenant la tête d’'Holoferne qu’elle vient de trancher. Belle figure debout. Carle Maratte pinxit, Nicol. Dorigny seulps. (2).
JULE (sainte) [3], vierge et martyre vers le nr° siècle, au diocèse de Troyes; honorée dans cette ville le 21 juillet, Son corps est conservé à Jouarre.
Une petite gravure, en tête de sa Vie publiée in-32 en 1850 par un anonyme, la représente apportant, dans un panier, de la nourriture à un pauvre vieillard infirme.
Sa légende fait partie des publications de la société dite de Saint-Victor, à Plancy (Aube); à Paris, chez Waille, libraire-éditeur.
LITANIES de la sainte Vierge. Colonne 638 de notre Dictionnaire des saints el page 421 du 11° volume de notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne, elc., nous citons divers ouvrages servant de commentaires à celte prière.
Nous citerons ici, comme remarquable en ce genre, l'ouvrage intitulé : Discursus prædicabilis super Litantas virginis Marie (k), a P.R. Justino Miechoviensi vrdinis Prædicatorum. Augustæ Vindelicorum , 1735 ; 2 vol. in-fol.
Un libraire-éditeur de Paris, M. P.-J. Camus,aéntrepris,depuis environ deux ans (5), une publication illustrée portant pour titre : Litanies de la très-sainte Vierge, illustirées, elc., dans laquelle on trouve qüelquesunes des figures de l'ouvrage de Fr. Klaaber (6), mais mieux dessinées et surtout mieux gravées. Celle intéressante publication, qui mérite d’être encouragée, doit renfermer soixante planches accompagnées d’un texte par M. l'abbé Barthe, chanoine honoraire de Rodez, professeur de philosophie, etc., elc.
PAG Communiqié par M. Toulouse, libraire à aris,
(2) Voir l’œuvre des deux artistes au Cabinet des estampes de Paris.
(3) L'auteur de sa Vie dit qu'elle était d’une famille noble de la Champagne.
4) Bibliothèque de M. l'abbé Caron, à Paris.
(5) Commencée en 1847 ; malgré la p nurie géné-'
rale, l'éditeur a eu le courage de continuer son œuvre el de faire des avances pour les gravures et la
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Au moment où nous éerivons ces lignes, déjà plus de #0 planches sont publiées, et toute la partie du texte qui s’y rattache.
LUC (saint). — Colonne 778, note #, nous sisnalons comme erroné l’attribut ordinairement donné à cet Evangéliste, et nous disons qu'au lieu d’un bœuf ce doit être un veau, parce que, suivant quelques commentateurs, le veau est le symbole de l’immolation et du sacrifice de la loi ancienne, rem. placés par le sacrifice et l'immolation de Jésus-Christ dont, dit-on, le veau est la figure.(Annales archéologiques de M. Didron, tome VII, page 209 du Mémoire de M": Félicie d'Ayzac, bibliothécaire de la maison de la Légion-d’Honneur à Saint-Denis, ct l’une des maîtresses des hautes classes de cet établissement.) Voir aussi la note 1, colonne 845.
LUDMILLA (sainte), duchesse de Bohême, étranglée par ordre de Drahomine, princesse idolâtre, en haine du christianisme (x° siècle) ; honorée le 16 septembre à Prague.
Représentée en pied, ayant autour du eou un voile tordu comme une corde avec le:
quel elle fut pendue ou étranglée; peinture à fresque de l’église de Saint-Gury à Prague, etc. Voir à PATRONS DE LA BORÈME, ci-après.
MAGNE (saint). Voir à ce nom, colonne 319, ce que nous y disons.
Voir aussi Acta passionis atque translationis sancti Magni episcopi T'raänensis, notis illustrata. Est, 1743. 1 vol in-h°, n° 6987 du catalogue de la librairie ecclésiastique de J.-A. Toulouse, à Paris. Voir note 1, colonne 875.
MINEURS (saints ou bienheureux de l’ordre des FRÈRES-), fondés au xru° siècle par saint François d'Assise.
Suite de 73 figures, les unes en pied, d’autres à mi-corps, gravées pour une histoire de l’ordre dé Saint-François ; le nômbre des planches monte, dit-on, à plus de 200. Celles de ces figures que nous possédons sont classées par ordre alphabétique de noms dans notre Iconographia sancta, sous l'indication ci-dessus MINEURS (Frères), bibliothèque Mazarine, n° 4178 G. (7).
S. Accursius, laicus (8), martyr à Maroc en 1220 ; honoré le 16 janvier. Il tient un glaive et une palme.
B. (9) Angelus de Clavasio, prêtre et martyr, vers 1495; tient un livre.
S. Angelus, prêtre et martyr vers 1221 ; tient un livre et une palme.
composition et impression du texte, ce qui est presque un miracle.
(6) Intitulé : Paraphrase des Litanies de Notre- Dame de Lorette, ete. 4781.
(7) On en trouvera unë autre partie au mot Gorcuu et à Japon, où plusieurs de ces religieux ont souffert le martyre.
(8) Ce mot désigne ceux de ces religieux nommés dans l’ordre frères lais,
(9) Cette lettre sert à indiquer ceux qui ne sont
que bicnheureux, et non canonisés,
B. Antonius Hornuriensis, prêtre et mar-
tyr à Gorcum (1) en 4572; tient une palme.
B. Antonius Lusitanus, sive Padovinus, (2),
La im ;tient l'enfant Jésus : un lis près de ui.
S. Antonius Nangazachius , martyr au Japon (1597) ; tient une croix et deux piques.
B. Antonius a Stronconio, confesseur vers 1471 ; tient une croix.
B. Antonius Weertensis, prêtre et martyr à Gorcum, vers 1572 (3).
B. Benedictus a Sanfradello , confesseur 11589) ; guérit des malades et des infirmes.
B. Bernardinus a Feltri, prêtre (1494).
S. Bernardinus Senensis (k) prêtre (144k); tient un livre avec un texte.
S. Berardus (5), prêtre et martyr à Maroc (1220) ; tient une palme et un livre; il a le crâne fendu.
S. Conradus Confalonerius a Placentia, confesseur (1351) ; tient une croix.
B. Cornelius Batavodurus, laicus (6), martyr à Gorcum (7) [1572]; tient une palme.
B. Cosmas Tagnia, martyr au Japon (8) (1597) ; il est en croix et percé d’une lance.
S. Daniel, prêtre et martyr (1221) ; il a le crâne fendu, et tient une palme.
S. Didacus (9) de Alcala, confesseur (1446); guérit un enfant aveugle avec l'huile d’une lampe d'église.
S. Donulus , prêtre et martyr (an 1221) ; tient une palme et un livre. Il a le cou fendu d’un coup de hache ou de glaive.
S. Elxearius comes Ariani (c’est Elzéar d Sabran) |10], confesseur (1323) ; près de lui une croix, une couronne, un livre et un lis.
S. Félix de Cantalicio (11), confesseur et capucin (an 1585). Il tient l'enfant Jésus et un bâton de voyage d’où pend un linge ou une étoffe.
S. Ferdinand (12), roi de Castille, confesseur.
Le même, représenté ayant près de lui une croix, un sceptre, une couronne impériale ou royale.
B. Fidelis à Simaringa, prêtre et martyr en 1622. Il tient une croix et une palme.
Son crâne est fendu.
B. Franciscus Bruxellensis (13), prêtre et
(1) Voir à ce nom dans notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).
(2) C'est saint Antoine de Padoue. Voir à-ce nom, dans ce Dictionnaire, colonne 63.
(3) Même observation qu’à la note 1.
(4) C'est saint Bernardin de Sienne; voir à ce nom Loutes les indications que nous y donnons Colonne 103.
(>) Bérard. Voir à ce nom, loco cilato, colonne 101.
(6) Frère lai,
(7) Voir notre Iconographia , elc., au mot Gor- CUM.
(8) Mëéme collection, au mot Japon,
(9) Voir à ce nom au Dictionnaire, colonne 161 , au nom DipACE.
(10) Même indication, colonne 182.
(11) Mènie indication, colonne 116,
(12) Même indication, colonne 217.
(15) Voir à ce mot dans noire 1conographia sancta, indiquée ci-dessus.
(14) Même indication.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
martyr à Goreum [1572]; tient un livre et une palme.
B. Franciscus Carpenterus (14), martyr en 1597 au Japon; tient une croix et une palme.
B. Franciscus medicus (15), martyr au Japon en 1597; même attribut,
S. Franciscus Solanus, prêtre en 1610 ; tient une croix et baptise un sauvage ; dans le fond un vaisseau sur la mer.
B. Gabriel a Duisco (16), martyr au Japon en 1597, tient une croix ét une palme.
B. Gabriel Ferreti d’Ancône, prêtre en 1456 ; regarde la sainte Vierge représentée dans la lune.
B. Godefridus Mucellus (17), prêtre et martyr de Gorcum en 1572 ; tient une palme et un livre.
B. Guido Cortonensis (18), prêtre en 1250 ; sa tête est retirée d’un puits.
B. Jacobus de Bittenci (19), solitaire, mort au x1n° siècle ; médite dans sa retraite.
S. Jacobus de Marchia, prêtre, mort en 1476 ; tient un calice d’où s’élève un serpent.
B. Joachim Saquerius, martyr au Japon, mort en 1597 ; tient une croix et deux lances d’une main,une palme dans l’autre.
B. Joannes de Dukla, prêtre, mort en 1184; sans attribut particulier ; il est éclairé d’une lumière divine.
B. Joannes Quizuga, martyr au Japon, mort en 1597 ; tient une croix et une palme.
B. Joannes de Massacio, confesseur du tiers ordre, mort en 1399; à genoux, et priant.
B. Joseph a Cupertino, prêtre, mort en 1663 ; enlevé de terre dans une extase et priant.
B. Julianus de Valle, prêtre, mort en 1339, sans attribut particulier ; prie dans sa cellule devant un crucifix.
B. Leo Carazuma, martyr au Japon et mort en 1597; derrière lui une croix; il ticnt une pique et une palme.
S. Leo, prêtre et martyr, mort en 1221 ; tient une palme.
B. Lucius, confesseur, mort en 1242; à genoux, tenant une discipline ; derrière lui un moine qui s’enfuit.
B.Ludovicus a Duisco (20), martyrau Japon,
(15) Voir à ce nom dans notre Iconographia sancla, etc.
(16) Même indication.
(17) Voir à ce nom, même collection.
(18) Ferrari (Catalogus sanctorum), à la date du 12 juin, raconte, d’après la Chronique des Frère,-Mineurs , que les ariens s'étant emparés de Cortone et dévastant les églises, un sacristain prit la tê.e de saint Guidon et, l’ayant enveloppée d’un linge, la cacha dans un puits; les ariens étant partis, et les habitants s’occupant de rétablir leurs églises dévastées, aperçurent une grande lumière au-dessus du puits pendant trois jours. Un fit une procession et l'on retira du puits la tête, qui portait un écrit déclarant à qui elle appartenait; ce qui ferait croire que le sacristain avait été tué par les ariens après avoir caché la tête.
(19) Peut-être Biüttonii in Umbria. Voir Monumen:a Ecclesiæ Bitioniensis, cités par Ferrari, Cataloyus sanclorum.
(20) Voir à cenom, dans notre Icenographia sancla citée ci-dessus.
#89 ADDITIONS ET CORRECTIONS. 894
mort en 1597 ; tient une croix, deux piques el une palme.
B. Martinus ab Ascensione, prêtre et martyr au Japon, de l’ordre des Minimes déchaussés, mort en 1597 ; représenté crucifié et percé de deux piques.
B. Martinus sive Mathias, martyr au Japon, mort en 1597 ; derrière lui une croix :
il tient une pique et une palme.
B. Michael Cosaquun, martyr au Japon, embrasse une croix et tient une pique : il est mort en 1597.
B. Nicasius Iesius, prêtre, martyr à Goreum en {572, tient un livre et une palme.
S. Nicolaus, laicus, martyr en 1221, tient une palme ; son cou est à moitié tranché.
S. Nicolaus Pikius, prêtreet martyr à Gorcum en 1572, tient une eroix et une palme.
B. Odericus a Portu Naone , prêtre mort en 1331, assis et préchant.
S. Otto, prêtre et martyr à Maroc en 1220, tient une palme et un livre: il a le crâne fendu.
B Pacificus a Ceredane, prêtre, mort en 1482 ; debout, tenant un anneau et un livre.
S. Paschalis Baylon, confesseur de j’ordre des Minimes déchaussés, mort en 1599 ; voit le saint sacrement dans le ciel.
B. Paulus Ibarigius, martyr au Japon en 1597; debout, tenant une croix et une palme.
B Paulus Sauzigius, martyr au Japon en 1597 ; il était du tiers ordre: tient une croix, deux lances et une palme,
S. Petrus de Alcantara, prêtre, mort en 1562 ; regarde amourcusement une grande croix.
B. Petrus Aschanus, laicus, martyr en 1572; regarde une palme et la corde avec laquelle il fut étranglé ou pendu.
B. Petrus Baptista, prêtre et martyr au Japon en 1597 ; de l’ordre des Minimes déchaussés : crucifié et percé de deux lances.
Dans le fond six autres compagnons de son martyre; les mains ne sont pas clouées, ais tenues avec des liens de fer.
S. Petrus, prêtre et martyr à Maroc en 1220 ; il tient une palme et un livre, un glaive est dans sa tête.
B. Petrus a Saxo Ferrato, laicus, martyr en 1231 ; lient une palme.
B. Petrus Ynnyquex, martyr au Japon en 1597 ; lient une croix, une lance et une palme.
B. Petrus Xuquexico, martyr au Japon eu 1597 ; mêmes attribats.
S. Rochus, confesseur, du tiers ordre, mort en 1327 ; tient un bâton de pèlerin.
B. Rugerius Tudertinus, prêtre, mort en 1236 ou environ ; devant lui un livre,
(1) On sait que c’est l'ornement qui est placé au milieu du titre des livres, surtout dans les anciennes éditions des grands ouvrages. On y trouve souvent des représentations curieuses et historiques,
(2) Sans doute Paul Y.
(5) Elle à valu à l’auteur et à l'éditeur une lettre
B. Salvator ab Horta, confesseur, mort en 1567 ; guérit un enfant aveugle.
S. Samuel, prêtre el martyr en 1221 ; tiené une pilme et un livre : il a le cou à moitié tranché.
B. Seraphinus Asculanus, tapucin, confesseur en 1604 ; tient un chapelel.
B. Simon Lipuica, prêtre, en 1487 ; médito sur un crucifix.
B. Theodoricus Emdenus, prêtre et martyr à Gorcum en 1572 ; tient ua livre et uno palme.
B. Thomas Xico, martyr au Japon en 1597 ; tient une croix et une palme,
S. Ugolinus, prêtre et martyr, en 1221 à tient une palme.
B. Vitalis a Bastia, confesseur et religieux du tiers ordre, mort en 1491 ; priant.
B. Wilichaldus , prêtre et martyr à Gorcum en 1572; tient une palme.
B. Sanctes Urbinas, sans attribut ; il prie dans une grotte.
On trouve sur le frontispice du titre du I‘ volume d’une édition des Annales Minorum, donnée par Wading, Rome 1731, gravée en manière de fleuron (1), une gravure signée Andrea Rossi, représentant saint François d'Assise donnant sa règle aux religieux et religieuses de son ordre.
En tête du 1‘ volume de l'édition au méme ouvrage (Rome, 1654) est une autre gravure signée Fr. Poilly, représentant le pape (2), donnant aux Frères Mineurs la mission d'évangéliser les deux Indes, représentées dans le fond au milieu de la mer.
MISSIONNAIRES. — Suite de planches in= folio, gravées par des artistes hollandais ou flamands, représentant les missionnaires arrivant dans les pays idolâtres ; la réception hostile ou bienveillante qui leur est faite par les sauvages; leur présentation aux chefs des tribus, leur prédication, la conversion des sauvages, les divers supplices qu'ils endurent pour la foi, etce., etc. On trouve celte suite, assez nombreuse, dans un volume de figures, bibliothèque Mazarine, sous le n° #778 (38), depuis le folio 51 jusqu’au folio 79.
Une grande composition dessinée par M.
Colin, et lithographiée par M. Jacot avec beaucoup de soin, publiée en 1843 par Gaspard, éditeur de tableaux et sujets de piété à Paris, représente la réunion des martyrs, morts en Chine dans la dernière persécution. Cette composition porte pour litre Les 70 serviteurs de Dieu martyrs en Chine (3). Ce qui ajoute un grand intérêt à celle belle composition, c’est que les figures des missionnaires français sont des portraits authentiques (4).
du pape Pie IX, signée de sa main. Les termes de cette lettre sont aussi honorables que bienveillants.
(4) Les relations qui concernent ces martyrs sont publiées dans use suite de N'tices rédigées par M. l'abbé Rousseau, in-8°, Paris, 1845 (*): dans
(‘) Qui se trouve également chez l'éditeur, où now l’avons vue,
NIL (saint), fondateur du couvent de Grotta-Ferrata, ete. Voir à son nom.
Le même, à genoux, à côté de saint Barthélemy, quatrième abbé du même couvent et recevant de la sainte Vierge la pomme d’or (4) dont il est question au nom Barré- LEMY (saint), colonne 876.
NOTBURGE (sainte). Voir ce que nous en indiquons dans le Dictionnaire, colonne 450.
Acta sanctæ Notburgæ ancillæ Virginis, a Joanne Periero, e Soc. Jes. Antuerpieæ, 14753 ; 1 vol. in-k, plusieurs planches (2).
On y remarque la translation des reliques de la sainte sur un chariot attelé de deux bœufs, qui trayersent une rivière dont les eaux se retirent pour laisser le passage libre. Sa figure y est représentée en pied avec ses attributs de travail et de sa condition, à savoir, une serpelte et des amnphores.
Uue grande planche, malheureusement mal dessinée et mal gravée, représente les diverses circonstances de la vie et des miracles de la sainte. On y voit entre autres choses la sainte qui, pour prouver la vérité de ce qu’elle avance, jette en l'air sa serpette qui y reste suspendue.
ODON f{saint). Colonne 452 et 706 nous citons diverses représentations de saint Odon, abbé de Cluny. A ce dernier endroit, il est indiqué comme ayant vécu l’an 1009 ; c'est une erreur d'impression, ce saint a vécu au1x° siècle,
Aux diverses particularités que nous citons dans notre Dictionnaire et aux Suppléments nous ajouterons celle qui nous est rapportée dans l’'Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autün (ordre de Saint-Benoît [3), dans lequelon raconte, à la page 113, que saintOdon,élanten prières dans une chapelle, eut une'extase pendant laquelle il fut vu s’élevant de terre à la hauteur de trois pieds environ, pendant une heure à peu près, et le Christ devant lequel il priait, se détachant de la croix, se pencha vers ce saint comme pour le saluer.
Les deux moines qui virent ce miracle avaient suivi secrètement le saint pour épier ses actions et y trouver matière à critiquer, étant portés d’un mauvais vouloir contre leur abbé, qu'ils trouvaient trop parfait pour leur relâchement, A la vue du miracle, ils changèrent de sentiment et de langage et lui furent aussi dévoués qu'ils lui avaient été opposés et insoumis jusque-là.
les Annales de la Propagation de la Foi, qui se trouvent chez tous les libraires de livres de piété, tels que Gaume, Lecoffre, Périsse, Méquignon, Toulouse, Wäille, ete,
Voir aussi la suite des Lettres édifiantes publiées chez Gaume, libraire-éditeur à Paris,
(4) Pour cet attribut, voir au mot POMME D'or aux Additions des attributs, ci-après, colonne 901.
(2) Ouvrage curieux, communiqué par M. Touiouse, libraire à Paris.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
On peut donc représenter saint Odon dans son moment d’extase, s’élevant de terre, et le Christ, comme il est raconté ci-dessus , peut servir d’attribut à ses représentations.
Dans ce même volume est une planche assez bien gravée qui représente le Christ en question, précieux travail d’orfévrerie da ix° siècle. Quant au miracle de l’extase, il est représenté en peinture dans l'église ca thédrale de Saint-Martin d’Autun.
P PATRONS et PATRONNES de la Bohëme (saints). Savoir : | | saint Adalbert, évêque;
sainte Ludmilla, en costume de princesse; autour de son cou est une espèce de voile tordu comme une corde, avec lequel elle aurait été étranglée ;
saint Procope abbé, lenänt sa crosse ;
saint Sigismond ; tient une boule impérale ét un'Sceptre; "7"
saint Winceslas , roi ; tient un étendard et un bouclier ; ,
saint Writ, roi, tenant un globe surmonté d’une croix. dre
Ces figures sont peintes à fresques à l’église Saint-Guy à Pragüe, et sont publiées dans un volume in-fol.'à Munich, sans date ni nom d’auteur (4).
Colonne 467 de ce Dictionnaire des saints, nous donhôns d’autres ‘indications sur les patrons des royaumes et des villes, etc.
PÉTRONNE (saint), évêque ; représenté à genoux, aux pieds de la sainte Viérge. Dominiquin pinx. Voir son œuvre et celles de de ses graveurs au cabinet des estampes.
Voir aussi ce que nous indiquons au nom PÉTRONNE, col. 481 du Dictionnaire. «
PHILIPPE BÉNICE (saint). Voir à son
- nom au Wictionnaire, colonne 485.
Sa Vie en 22 pièces, gravée par Damien Grané de Vérone, d’après Antoine Tempesta ; suite publiée à Rome en ci19.19.xc1.
Voir l’œuvre de Tempeste, collection de M. Galleaux, graveur en médailles à Paris.
PIERRE ALEXANDRIN (saint). Voir à PIERRE D'ALEXANDRIE, au Dictionnaire des saints et aux Atiributs, 2° Supplément, colonne 897; représenté embrassant son bourreau.
PIERRE CELESTIN (saint) ou PIERRE DE Moro (5). Voir ce nom dans le Dictionnaire, etc., colonne 499.
Suite de 54 pièces ou environ, représentant sa vie et ses miracles. Antoine Tempesta (6), iuvenit, fecit, ou par quelqu'un de ses élèves.
(3) Un volume in-8°, par M. J. G. Bulliot , de la société Eduéenne. Autun, 1849.
(4) Cet ouvrage nous à été communiqué par M. Galleaux, graveur en médailles à Paris.
(5) Nommé à Lort Pierre de Mouron loco cilato. C'est le pape Célestin V, qui abdiqua après quelque temps de pontificat et rentra dans la solitude.
(6) Voir son œuvre et la collection d’estimpes de Tempesla appartenant à M. Galteaux, graveur er médailles à Paris.
c0% | ADDITIONS ET CORRECTIONS.
S SAINTS. A tous les ouvrages que nous citons à ce mot, colonne 545 et suivantes, nous ajouterons :
L'EÉncomia cælitun, digesta per singulos
anni menses el dies, auctore Baptista Mas-.
culo, soc. Jes. Neapoli. 12 volumes in-12.
Vindeb., 1763 (!).
Cet ouvrage est rempli de gravures dans le goût de Klauber, avec encadrements style Louis XV. Beaucoup de ces planches présentent des particularités de légendes qui rachètent le mauvais goût des figures.
L’Annus Mariano-Benedictinus, sive illustres ordinis Benedicti in sinqulos dies distributi, etc. (2); 1 volume in-12, texte latin, sans nom d'auteur, renfermant 365 planches assez bien gravées (3), par S. A. Wolfgang, d'après B. Schramann. Chaque figure est renfermée dans un médaillon accompagné d'accessoires allégoriques.
Finagines doctorum virorum, elogiis brevibus illustratæ, à Valerio Andrea, Antuerpie, 1611. 1 volume in-16 avec figures. (Catalogue de la librairie religieuse de Toulouse, in-8°, n° 6580.)
Sancti et illustres viri eremitæ, primi ordinum regularium institutores et reformatores, tabulis æneis ercusi; 1 vol. in-k° sans nom d'auteur, portant la date mpcezrr.
88 planches assez largement gravées sans nom d'aucun artiste (4).
Voir aussi (tout ce que nous indiquons aux mots Franciscains et à Mineurs, colonnes 880, 886. :
SAMUEL (le prophète) enfant, présenté au grand prêtre Héli ; miniature du 1x° siècle. D’Agincourt, Peinture, planche XLI, n° 6:
Apparaissant à Saül ; tableau de Frédéric Zucchéro ou Zuccaro, gravé par G. A. Wolfgang. Voir l’œuvre du peintre et du graveur, et la collection des figures de l’Ancien Testament en plusieurs volumes in-fol. au cabinet des estampes de Paris.
Voir aussi au nom SAMUEL, au Dictionnaîre iconographique des monumenis , etc, d’autres indications.
SAVINE (sainte). Voir a ce nom, colonne 563 (5).
La même ou une autre, représentée debout, tenant un livre et une croix; petite gravure en têle de sa Vie on Légende ; in-32, par un membre de Ja société de Saint-Victor
(1) Cet ouvrage, réellement curieux, nous a été communiqué par le supérieur des Missions de France.
(2) Communiqué par M. Toulouse, libraire à Paris.
(5) Seulement il est dit sur le titre que l'ouvrage a été approuvé par la Congrégation.
(4) Communiqué par M. Toulouse, libraire à Paris.
(>) Celle-ci est indiquée comme ayant vécu au sie siècle, l’autre au 1118, Cette dernière est indiquée comme sœur de saint Savin ou Savinien (Voir à ce rom, Colonne 560); mais ce ne peut être le même,
à Plancy (Aube), 1849 ; à Paris chez Waille, libraire-éditeur.
SÉRAPHIQUE (ordre) ou des Franciscains. Voir à ce nom.
SERVULE (saint), reclus à Rome; paralytique depuis sa naissance, et qui restait ordinairement couché dans une des galeries de l’église Saint-Clément. Saint Grégoire, qui a écrit sa Vie, dit que les anges, pour le distraire de ses douleurs, descendaient parfois le visiter, chantaient ou exécutaient de la musique.
(Chastelain, Martyrologe universel, à la date du 23 décembre.)
SUATACOPIUS (le bienheureux). Nous disons, ligne 30 de la colonne 587, que le nom de ce personnage ne se trouve ni dans l'histoire, ni dans les martyrologes ; et en effet il n’est pas nommé dans dix-huit ou viugt martyrologes que nous avions consultés.
Depuis cette rédaction, ayant continué nos recherches, nous avons rencontré un Menologium Benedictinum, 4 volume in-fol. per Joann. Bucelinum, etc., qui, à la date du 11 mars, donne des détails assez circonstanciés sur le bienheureux Suatacopius. On lit, page 185 du Menologium, ces mots : Suatacopius rex in finibus Ungariæ, conversus a sancto Methodio, ad fidem Christi.….. animam commendavit post annum Christi 900, etc., etc. (6).
.SUIRAD (Benoît). Ce saint est indiqué comme étant le même que Zoérard ou Zuüirard, dans les martyrologes. Voir le Dictionnaire, colonne 760. Antoine Tempesta, dans son œuvre, donne une figure sous ce nom, comme s’il était distinct de l’autre. Voir son œuvre, collection de M. Gatteaux, graveur en médailles, à Paris
THUTHAEL (saint) [7], martyr à Edesse avec sa sœur Bébéa. C'est le même que celui qui est écrit Tathuel à la colonne 593; il est encore nommé Thamel et Thatuel par quelques martyrologes (8).
VENANCE (saint), sans désignation de profession, mais patron de la ville de Camérino (Marche d'Ancône), présumé martyrsous l’empereur Dèce; honoré le 18 mai à Camérino (9).
Représenté à genoux, vêlu en guerrier,
puisque celui qui y est indiqué vivait au x° ou xie siècle.
(6) Bucélinus a puisé lui- même les détails qu'il donne dans l'ouvrage d’'AÆneas' Silvius, Scriptores rerum diversarum Bohemiæ, etc., où Suatacepius est désigné comme moine et confesseur, mcnachus et confesser.
(7) Voir au Menologium Græcorum, à la date du 5 septembre.
(8) Voir Chastelain, Martyrologe universel, à la date du 4 septembre ; Catalogus sanciorum de Simon de Peyronnei, même date.
(9) Martyrologe universel de Chastelain.
tenant un étendard d’une main, dans l’autre le modèle en relief de la ville dont il est le protecteur (4); à ses pieds une source qui jaillit miraculeusement de terre. Belle figure peinte par Carle Maratte; Nicole Dorigny sculps. Voir l’œuvre des artistes.
VIERGE (sainte) (2).
Diva Montis Sancti, sive origines et miracula magnæ Dei hominumque Matris Marie, quæ in Sancto Monte regni Bohemiæ ad argentifodinas Przibramenses, in stalua sua mirabili, etc., auctore Bohuslao Balbino soc. Jesu, Pragæ, 1665, { vol. in-k° (3). On y trouve diverses planches représentant la mine où fut trouvée sa statue miraculeuse.
La statue debout, tenant l'enfant Jésus, ayant à ses pieds divers ex-volo, à savoir deux mains, deux oreilles, deux yeux, un cœur, un enfant au maillot. Voir page 134.
Hortulus Marianus, À volume in-32, par le R. P. de la Croix, de la société de Jésus. Cologne, 1630.
On y trouve deux petites gravures assez bien exécutées, représentant l’une une sancta Maria Liliorum, et l’autre une sancta maria Rosarum.
Viridarium Marianum, variis Rosariorum exerciliorum exemplorumque plantationibus peramænum. 1 vol. in-12. Anvers, 1628, par F. V. Hansbergius, avec de nombreuses gravures représentant dviers sujets et emblèmes de la vie de la sainte Vierge (4).
Le Psaulier de la Vierge Marie (5) 1 vol.
in-12 sans nom d’auteur. Paris, 1602. 15 gravures de Léonard Gaultier, représentant diverses circonstances de la vie de la Mère du Sauveur. On y remarque aussi Jésus-Christ apparaissant à sa Mère, et le couronnement de la sainte Vierge par son Fils.
M. l'abbé Darras a publié vers 1847, pour l'association catholique et la diffusion des bonnes lectures, une {Histoire de la sainte Vierge d'après les monuments et les écrits du moyen âge, ou la Légende de Notre-Dume. In-12, avec quelques gravures malheureusement peu importantes. Ce livre se trouve à Paris à la librairie de M. Waille.
Les Litanies de la sainte Vierge sont une mine inépuisable d'images gracieuses et d’attributs groupés autour de la Reine des anges et des hommes ; déjà nous en avons indiqué une suite curieuse dans le Dictionnaire, colonnes 638 à 689.
M. P. J. Camus, libraire-éditeur, a eu
(1) Radowitz, dans son Zkonographie der Heiligen, page 64, lui donne un pan de muraille pour attribut.
(2) Voir son iconographie par époques et par pays, colonnes 633, 717, 713 el suiv.
(5) Ce curieux volume nous a été communiqué par M. Toulouse, libraire à Paris, à qui nous devons la connaissance de beaucoup d’autres ouvrages im poriants.
ME Communiqué par M. Toulouse, libraire à aris.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
l'heureuse idée, vers 1848, de faire une nouvelle publication de ce genre , en se servant des litanies composées par Glauber ou Klauber, assez difficiles à trouver, dont les planches sont d’ailleurs ordinairement usées et qui ne peuvent servir qu’à ceux qui savent l’allemand ou le latin. Le courageux éditeur a fait refaire tous les dessins en conservant de Klauber ce qui était bien eten améliorant ceux qui sont peu satisfaisants ou maniéré<. Il en est résulté une belle suite de sujets allégoriques remplie de piété, de poésie chrétienne et de symbolisme sévère ou gracieux, Les planches, au nombre de 60, sont l’objet d’un texte en manière de méditations pieuses, où l’on trouve l'explication de toutes les allégories qui entourent chaque figure de la sainte Vierge se rattachant à chacun des titres des Litanies. C’est à M.
l'abbé Barthe, chanoine honoraire de Rodez, que l’on doit ce texte aussi pieux qu’instructif. On trouve cet ouvrage intitulé : Les Litanies de la très-sainte Vierge, à la librairie catholique, rue Cassette, n° 20.
La Vierge Noire de Dijon. Une tapisserie du milieu du xv° siècle ayant appartenu à la fabrique de l’église Notre-Dame de cette ville, puis, sans doute en 1793, à la municipalité, placée depuis longtemps au musée de Dijon (6), représente l’instant où les habitants assiégés et ne pouvant plus résister à l’armée des Suisses, forte de 60,000 hom mes, s'adressent à la sainte Vierge et promènent sa statue autour des murailles de la ville, qui dut son salut à sa protection : dès ce moment les Suisses acceptèrent la capitulation et se retirèrent. Pour plus de détails voir l’ouvrage de M. Dusommerard, les Arts au moyen dge. In-8°, tome V, p.267, et la planche XXXVI de la 3° série. Cette statue de la Vierge Noire est conservée dans une chapelle qui lui est dédiée dans l’église Notre-Dame. Voir aussi les détails donnés à ce sujet dans les Mémoires de l'académie de Dijon, année 1850, page 46.
Histoire de Notre-Dame, exécutée en chromolithographie d’après les plus beaux manuscrits à miniatures du xv° siècle. Un volume in-8°, 20 miniatures exécutées par M. Aug. Ledoux avec un texte par M. l'abbé Ravailhe. Paris, 1846 et suiv. Voir le compte que rend de cette production artistique et pieuse M. Didron, Annales archéologiques, tome IV, page 394. 3
(5) Même source.
(6) On sait que ce musée fut établi en 1781, dans un magnifique bâtiment, nommé autrefois le Logis du roi, dont nne partie à servi d'habitation aux anciens ducs de Bourgogne ; on y voit encore la tour de Bar dans laquelle fut enfermé le roi René d'Anjou qui y a peint plusieurs tableaux.
Ce bâtiment est décrit dans l'ouvrage ci-dessus indiqué, Mémoires de l'Académie des sciences et belleslettres de Dijon, in-8°, Année 1850, page 46.