‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 390 sur 413 · que, P » Pas · texte numérisé non relu

que, P » Pas

Martyre assimilé au baptême, page 115, note 3.

Masque crucifère sur le visage des morts, planche

Mathilde, comtesse de Nevers, tenant une verrière, planche X VIT.

Matthieu (saint), grande figure debout, planche XXV, l’avant-dernière de la suite.

Melchisédech et son sacrifice, cités page 46.

Mer Rouge; ce qu’elle figure dans l'Ecriture, page 33, note 3, et page 125.

Métiers représentés sur les vitraux. Voir à Bouchers, Boulangers, Forgerons, Maçons, Pelletiers, Tan-

M Tisserands, Tonneliers.

eule mystique tournée par saint Paul, page 122 noie 13, x page 126, note 6. : 84 ,

Michel-Ange, son Jugement dernier ; comment jugé par Salvator Rosa, page 178.

Michel archange , pesant les âmes, planche d'é=

- tude TL,

Midi, ce qu'il figure dans l’Ecriture sainte, page 173.

Miel trouvé dans la gueule du lion tué par Samson ; ce qu’il figure, page 122.

Ministère des artistes au moyen âge. Voir à Artiste.

Moïse sauvé des eaux ; ce qu’il représente, page 125, planche d'étude VIT, pagés 75 et 125 ; portant les tables de la loi, planche d'étude VIE, et le texte page 426 ; montrant le serpent d'airain , page 76, et planche d'étude VIH, page 126; représenté avec un voile sur la tête, pages 75, 77 ; rejeté de la terre promise, page 74, 75.

Monétaires, planche d'étude A : usages civils, A.

Monnayeurs. Noir à Monétaires.

Monument (petit) entre les mains de l'Eglise, page 48.

Monuments figurés, règles à suivre pour leur interprélation, pages 175, 175.

Monture symbolique de l’église, planche d'étude XI}, laitre A,

Moria, montagne de ce nom; ce qui s'y passe, pages 97, 28, 2.

Mort de la sainte Vierge, assistée de son Fils qui

reçoit son âme; vitrail de Strasbourg, planche d'étude XIV.

Morts ressuscités à la passion de Jésus - Christ, rage 119.

Moines en vitraux, planche d'étude I.

Moulin mystérieux. Voir Meule.

Musée d'histoire naturelle dans les églises, pie 155.

Musique militaire au moyen âgé, pagés 156, 157.

Musique (divers instruments de), planche XXXHL.

Mystères ou jeux des théâtres au moÿén âge; léur origine, pages 155, 197; distincts du drame populaire, ibid,

Mysticisme dans l'art; ce qué C'est, pagé 25, En quoi diffère du mystère, page 229.

Mythe (le) ; ce que c’est, ibid, ; en mysticisme, page 25.

Nutivité (Vitraïl de la). Voir la planche d'étade XII, E.

Nicolus (saint), légende ; planche XHI, page 259.

Nid du pélican sur un arbre ; pourquoi, pages 97 et 105.

Nimbe donné à divers personnages aHégoriques ,

page 4ù.

Nimbe polygonal ; ce qu'il signifie, page 45.

Noces (usages des). Voir à Fiancée, À Notre-Dañé où la sainte Vierge au jardin des Olives, figure de la plus hauté poésié, citée page 166. Nycticorax ; quel est le symbolisme de cet oiseau ;

page 101. e

Occident, ce qu'il figure, page 74.

Üffrande de verrière, planche XVI, en bas.

Oratorio du xu éiècle, page 96.

Orient, ce qu’il figure, page 94.

Origène , mis à Lort au rang des saints à l’église de Saint-Denis, note 6, page 35.

Ornement de vitraux. Voir Bordures.

Pälmier, Hé de l'Eglise, pagé 405; portant un nid, ibid.

Pange lingua gloriosi, cité pages 40 et suiv.

Püques ; détails sur lès cérémonies de éetté fête représentés sur des vitraux, page 468.

Passion, représentée à Bourges, planche V, et lé texte, page 189. Vitrail de Strasbourg, planche d'étude XIV. Voir aussi à Strasbourg: Figures de la Passion mises én parallèle avéc cellés de la mnt s’y rapportent, pages 108, 109, 110 et n° 2.

Paul (saint) au Blutoir, texte page 126, figuré du Nouveau Testament.

Pêche symbolique de Lucifér, page 157 et la note.

Peinture (la) intérdite aux premiers chrétiens, page 171.

Pèlerinages (sur les), page 134.

quoi diffère du

Pèlerins aù tombeau d'un saint, planche XXVIL, .

lettre K.

Pélican, cité page 127, planche d'étudé n° XIL ; explication du symbolisme qui s’y rattache, page 96; s’il est vrai qu'il tue sés petits, page 401, 402.

Pelletiers vendant leur marchandise, planche d'usages civils, V, figure A.

Pénitence, indispensable pour lé salut, page 176. Voir aussi Confession.

Peñnon avee ou sans queue, page 7.

Pensées publiques; leur influence sur les représén: tatiuns allégoriques de chaque époque ; indispénsable nécessité de les étudier, page 45.

n' * anciennes cérémonies de célte fête, citées page 103.

Père étérnel, comment représenté sur lés vitraux, planchés IT, IX, XI; tenant son Fils éntre ses mains, vitrail de Saint-Denis, planches d'étude n° V, lettre F

Pères (saints), origines de leurs allusions mystiques. Voir Allégories et Mysticisme.

Peristephanon (le) du poëte Prudence, cité page 44,

Pesée des âmes, thiniaturé d'un Psautier de saint Louis, planche d'étude n° HI.

Philosophie de l'histoire, ce que c’est, page 43.

Physiologie (traité dé) par saint Epiphane, page 79.

Physiologie mystique, page 80. .

Physioloqus (le), ce que c’est, pâges 79 et 104.

Pied de la croix de saint Bertin, pagés 119, 120, planche d'étude f, figure D

Pierre (saint), tenant une grande clef. Vitrail de Snissôns, page 176 ; autre à Bourges, planche XIH, texte page 257.

Pierré añgulaire dé l'édifice dé l'Eglise ; cé que c’est, pages 149 et 151, |

Piérre qu tombeau de Jésus-Christ, scellée, page 13, note 6.

Pierre 1ombale d'un architecte , citée pagé 448 ; ce qu'on ÿ réärque, Voir Règle ôù Toise.

Pique donnée comme attribut à saint Thomas ;, page 148.

Plaie L côté de Jésus-Christ: ce qu’elle figure, page 42.

Points cardinaux; ce qu'ils figurent, page 173, note 1. : Fe

Poissons sur la table de la Cène; noie à ce sujet, page 190. .

Polyanthea Mariana ; quel est cet ouvrage et son aus teur, page 145 et la note 4. f

Portement de croix. Voir au mot Passion et page 25.

Portes de bronze de l'église d'Hildheseim, citées page 218, note 4, dit

Présentation au temple , planche d'étude XIE, iettre B.

Pressoir mystique (le), pages 49 et 59. (Curieux détails.)

Prodiges ou miracles. Voir aux noms Joseph (le patriarehe), Elie, Elisée, Manne, Mer Rouge, Moïse, Résurrection, Transfiguration, ete,

Prodigue (eufant); sa parabole, planche d'étude XE.

Prophètes, représentés sur des vitraux; planche d'étude XIT ; portant les évangélistes sur leur dos, ce que signifient ces figures, page 293.

Psautier de saint Louis, ses belles miniatures , page 174, et planche d'étude IX, à Pesée des dines, .

Psychostasie où Pesée des àmes. Voir les miniatures eitées ci-dessus et planche Il,

Punique (langue) ; fragwent, cité page 164,

Purification, ancienne cérémonie dramatique de célte fête, page 468, uote 4:

Q Quadrige du Seigneur, Ce que c’ést. Vitrail de Saint- Denis, planche d'étude I.

Raisin de là terre promise. Voir au mot Grappe,

Réception de saint Thomas au ciel. Voir la légende à sun nom êt page 458.

Règle ou toise entre les mains d’un architeete, page 448 ; donnée à saint Thomas, page ibid.

Regnum, ce que signifie ce mot, 455.

Reims (vitraux de l’église de), planche d'étude, n° XVI, A, E.

Reine (costume de), page 197.

Reine de Sabu; ee qu’elle figure, page 58.

Reliquaire, représenté dans une translation de reliques, planche VII.

Reliques de saint Etienne. Voir à Invention, Levée, Translarion.

Rémission des péchés; Comment figurée, page 92,

Rémouleur; représenté sur un vitrail de Bourges, planche X.

Remy (abbaye de Saint-) : vitraux de cette église, planche d'étude XII, létire D.

Répudiation de la nation suive ; comment exprimée, page 105. É ï

Résurrection de Jésus-Christ prouvée par ses ennemis mêmes, 83, 84

Résurrection des morts, planche III.

Riche (le mauvais) dans l'enfer. Vitrail, planche IX, p. 235. ;

Rocher frappé par Moïse ; ce qu'il représent, page 73 et pl. d'étude IV, B.

Rois; représentés dans l'enfer, planche d'étude IX et page 174. j y

Romain (saint) baptisé par saint Laurent, diacre, planche XIV, A.

Rosace de Beauvais, citée page 117; de Bourges, planche XX VII ; de l’abside de l'église Saint-Jean de Lyon, planche d'étude, n° VIII ; autre, planche XXXI.

Rosace offerte par un ecclésiastique , planche d’étude n° XX, lettre A.

Rose-Croix; formulaire de cette association, pages 401, 231. à

Rouen, vitrail de sa cathédrale, planche d'étude XL, F. ”

Sacerdoces (les deux); ce que c'est et comment représentés sur des vitraux, p. 68.

Sacrifice d'Isaac ; ce qu'il figure, 4, 3, 24, 27.

Sacs de farine, portés par les prophètes, page 112, note 13.

Saints; invention, exhumation et translation de leurs reliques ; précautions à ce sujet, page 232.

Salutation angélique, pl. XXVIHI.

Samaritain (parabole du), planche VI; autre à Lyon, planche d'étude XX, lettre B et p. 191 du texte.

Samson ; ce qu’il figure, p. 122.

Samuel (le prophète), cité page 28. ;

Sang de l'agneau immolé, placé sur les maisons ou leurs portes, page 35. k A0 à

Sang sortant du côté de Jésus-Christ; ce qu'il figure, pages 46, 49.

Sang (le) de la vigne ; ce que cest, 51.

Sciences et arts représentés sur des vitraux de la cathédrale d’Auxerre ; planche d'étude XVII, lettre

D, et pages 190 à 192.

© Sculpteur ou tailleur de pierres représenté sur un vitrail, planche IL.

Sculpture du pied de la croix de saint Bertin, planche d'étude de E, figure D.

Sens; vitraux de sa cathédrale d’une grande beauté; planches d'étude XI, XVI; abside de l’église, planche XX.

Sens super-historique ; ce que C'est, page 87 et la note 2, p. 88.

Septénaires ; leur erreur citée p. 229, note 1.

Sépulcre d'Adam. Voir à ce nom.

Sépulture de Jésus-Christ ; vitraux de ce sujet. Voir à Passion; ce qu’elle figure, 122, note 3.

Serpent d'airain, élevé par Moïse, page 77; vitrail de Saint-Denis, planche d'étude n° VIE, p. 126, 76; représenté quelquefois comme un dragon, planche d'étude VII, p. 77; supportant ha croix, vitrail de Saint-Denis, ibid.

Serpent qui tue les petits du pélican, texte p. 101.

Serviteurs d'Abraham ; ce qu'ils figurent, page 28.

Sévère (saint), évêque, planche XVIII.

Signature des vitraux, représentant des figures de donateurs et de métiers. Voir à ces mots.

Signum T'au, placé sur le front des élus de Dieu ; planche d'étude n° 1 de l’église Saint-Denis ; figure de la croix, page 38.

(4) Cette haute question, une des plus importantes dans ce qu’on nomme la philosophie de l’histoire, est l'objet d’une série d’articies d’un intérêt général et seutenu dans les Annales de Philosophie chrétienne, tomes XVII, pages 260, 399; XVII, p. 16, 147, 215. 503, 454; XIX, p. 47, 114, 201, 306. Ces articles remarquables sont du P. CG. Cahier, qui, pour des

APPENDICES

Simon le Cyrénéen, aide Jésus-Christ à porter sa croix, page 26, pl. V, et d'étude XIV ; de quoi est la figure, ibid.

Simon le Magicien, pl. XIV.

Société au moyen âge, p. 168; en quoi diffère de la société moderne, 173.

Soleil ; représenté près Jésus-Christ en croix. Voir aux mots Crucifiement, Passion.

Songe de saint Joseph, vitrail du xt siècle, planche d'étude VILLE, figure A.

Songes de Joseph. Voir à ce nom.

Speculum Ecclesiæ, ou le Quadrige de Dieu, planche d'étude VIE, vitrail de Saint-Denis.

Source du rocher ; ce qu’elle représente, 75, 76.

Strasbourg; cathédrale de cette ville citée pour ses pu du xu1° siècle; planche d'étude XIV, page

Stratégie au moyen âge, p. 156

Substitution de l'Eglise à la Synagogue, p. 48, 52, 54.

É Se-p (églises) de Reims; planche d'étude n° XIX.

Suisse au moyen âge, p. 16.

Sulpice-Sévère (saint) ; planche XVII.

Symbolisme chrétien: ses règles bien déterminées, p.42; ses principales sources, 45, 46, 167 et suiv.

Synagogue ; comment représentée, 124 ; ancienne et moderne, p. 52 à 54, planches 1, I, IV, VI, XIE, G. La Synagogue moderne n’a rien de commun avec l'ancienne ; elle ne possède plus rien ni en figure ni en ‘réalité, p. 93.

Synagogue représentée par saint Jean l'Évangéliste. Voir à son nom. Représentée évanouie entre les bras d’Aaron, page 424, n° V, et la planche d'étude n° VI, lettre H, et le texte pages 49, 65.

Tables Alexandrines ou Pascales, citées p. 51.

Tables de la loi; représentées quelquefois doubles, quelquefois simples, p. 70.

Tailleurs de pierres ou sculpteurs représentés sur des vitraux, planche II.

En ou lambourin dans la musique militaire,

Tanneurs travaillant, planche 1V

Tempête apaisée, planche: VHI,

Ténèbres intellectuelles ; s'il est vrai que l'Eglise cherche à les fomenter (1), page 81.

Testament (l'Ancien et le Nouveau) mis en parallèle, page 126.

Tête du cheval monté par la loi nouvelle, formée des quatre faces des animaux symboliques des évangélistes ; planches d’études IV, D, XII, A.

Textes (les) sont indispensables pour expliquer les monuments figurés, page 173.

Thau. Noir Signum Tau.

Théâtre au moyen âge (description d’un) ; ses acteurs, ses costumes, ses machines, etc., pages 154, 159 et suiv., 165.

Thomas (saint); légende de sa vie, planche H, page 433. Voir aussi Tombeaux.

Tige de Jessé sur les vitraux de quelques églises et notamment à Saint-Cunibert de Cologne; planche d'étude n° XII, lettres H, E, texte, p. 229 et la uote 6.

Tisserands travaillant, planches VI, X.

Toise d'architecte, page 148.

Tombeau de Jésus-Christ ; comment figuré sur un vitrail, p. 8, note 8 ; de saint Thomas, sur un vitrail de Chartres, planche citée page 158.

Tombeau visité par des pèlerins, pl, Viet XXVIE,

raisons de prudence, se crut obligé de voiler son nom sous le pseudonyme Achery; car il n’est pas sans exemple que ceux qui attaquent le christianisme plus ou moins directement se vengent de leur défaite par quelque personnalité. Le chapitre des rancunes est un uriste chapitre dans l’histoire des faiblesses humaines.

Tombeau d'un architecte de la cathédrale de Reims, cité p. 148, note 7.

Tombeuux des saints; leur ouverture, page 232.

Tonneliers travaillant, planche VI; autres, pl. X.

Tours (vitraux de la cathédrale de), planche d'étude 1V, figure A, et p. 112 du texte.

Translation de reliques, p. 254, vitrail du xme siècle, planche d'étude VITE, n° 7.

Trappe d'enfer sur le théâtre, p. 165.

Travail : nom de la machine qui sert à ferrer les chevaux ombrageux, représentée planche d'étude [ A, Lexte p. 26.

Trésor hymnologique d'Herman Adalbert, cité p. 50,

Triomphe de l'Église, page 125 ; — de Jésus-Christ, voir fésurrecthion.

Troyes (vitraux de), planche d'étude XIE.

U Ursin (saint), évêque, pl. XVIT; à ses pieds un coq.

Veau d’or (adoration du), pl. d'étude VI, XX, p. 426, n° VE. Voir aussi Aaron.

Vents; ce qu'ils signifient'au point de vue symbolique. Voir aux mots Aquilon, Midi, Occident, Urient.

Vers qui percent le bois ; quel est ce symbolisme , p. 104.

Vertus mises en parallèle avec les vices qui leur sont opposés; vitrail d'Auxerre, planche d'étude XVII B; autres à la cathédrale de Lyon. Voir à ce nom, -

Vêtements singuliers des acteurs de mystères au moyen âge; description curieuse, p. 44, 155. Voir aussi à Coiffures.

Veuve de Sarepta tenant une croix, planche Îre et p. 45.

Veuve de l'Evangile, planche IV.

Vices opposés aux vertus. Voir à ce mot.

APPENDICES

Vierge (sainte), figure de l'Eglise, p. 115; comment représentée au pied de la croix, voir Calvaire; sa mort, planche d'étude XIV.

Vierge au milieu d’un nimbe, planche XIX ; courannée par son fils, pl. XXXL. Sur l’origine des premières représentations de la sainte Vierge, page 2(5, aux notes.

Vigne (symbolisme de la), pages 49, 51 et suiv.

Vigucrons, meurtriers du fils da Père de famille, parabole représentée planche d'étude XX,

Vin (symbolisme du), pages 49 à 9.

Vinaigre, note sur celui qui fur donné à Jésus-Christ D/017,. 148: k

Vincent (saint), figure debout, planche XXVlii : legeude de sa vie, pl. XIV, et texte, page 268. (

Virginité; comment figurée ; voir Licorne, Vers.

Virginité de la sainte Vierge; comment figurée, p.

Visage de Muise; si le peuple en voyait les rayons lumineux, 219.

Vision d'Ezéchiel, citée p. 35.

Vitraux de Saint-Denis restitués, pages 122, 123, 124; — de Chartres et de Tours, p. 112; — de Lyon, voir à ce nom; — du Mans, page 114:— de Beauvais, voir à Rosace; — de Reims, voir à ce noi,

Vocation des gentils, quid, 22.

Voile du Temple déchiré; ce qu’il représente, p. 67.

Warach: quel est ce personnage d'un mystère, p. 456; son costume, ibid.

Zacharie (le prophète), figure debout, tenant un livre, planche XX.

Zozime (saint), solitaire, assistant la Madeleine dans le désert, planche X[; — l’ensevelissant, assisté par deux lions, ibid, et page 246.

Note sur l'ouvrage de Blanchini intitulé : DEMONSTRATIO HISTORIÆ ECCLESIASTICE COMPRO- BATA MONUMENTIS, elc.

Nous citons souvent ce savant ouvrage aans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne, etc., et dans celui-ci. L'auteur de ce grand travail est non pas Bianchini (1), comme nous le disons à tort quelquefois, mais bien Fr. Blanchini et son neveu Joseph Blanchini.

Cet ouvrage, d'une grande érudition, se compose de trois volumes in-fol. de texte (2), divisés en trois grandes époques : 1° celle des martyrs el des docteurs ; 2° celle des conciles el des rites ; 3° celle des règlements. Ces trois époques sont développées dans trois livres qui y correspondent, intitulés : Chronologie, Histoire, Antiquités.

(4) Bianchini et Blanchini sont tous deux originaires de Vérone, mais auteurs d'ouvrages différents dout on trouve le détail dans les dictionnaires bibhographiques. François Blanchini jeta le plan de l'ouvrage cité ci-dessus, prépara la plus grande partie des imatériaux considérables destinés à élever le scientifique édifice, mais ce fut son neveu, Joseph Blancluni, qui l: fil paraître, l'oncle étant mort au milieu de ses travaux.

(2) Si nous avous avancé quelque part (il y a déjà louglemps) que ce texte n'existait pas, nous étions bien excusable, il ne se trouvait alors dans aucune dés grandes bibliothèques de Paris ; et à la bibliothèque Mazarine, qui est si bien tenue et assez

DiICTIONN, ICONOGRAPHIQUE,

Dans la première on discute les dates ; dans la deuxième on expose les faits à l’aide de la critique et de l’histoire des temps comparés ; dans la troisième on appuie les faits par les monuments empruntés à l'antiquité sacrée et profane.

Le texte, qui est un arsenal d’érudition, est accompagné d’un atlas de 8 planches très-largement gravées et d’une grande dimension, puisque plusieurs ont # à à pieds de long. Elles offrent, d'une manière trèscommode et très-facile à saisir, les faits et les personnages placés comme daus un usée historique, les empereurs romains, les papes, les monuments chrétiens mis en re-

bien composée, on n'y connaissait que l'atlas de l'ouvrage; et le catalogue de la bibliothèque ne porte aucune note, aucune remarque sur celle éLonnante lacune. Nou; avons dû même paraître mal inlorimé lorsque nous avons assuré que l'ouvrage existait autrement dans les dictionnaires de bibliographie.

Depuis quelques années, ayant eu le bonheur d’en trouver un exemplaire complet , nous avons eu [a pensée de donner le nôtre à la bibliothèque Mazarine, si, d'ici à notre mort(époque où notre donation, avec Lont ce qui en fait partie, doit avoir son exéculion), cette bibliothèque n’avait pas complété son exemplaire.

339 mine

gard des monuments païens, 1es calendriers de l'Eglise et les fastes consulaires, les monnaies et médailles impériales, consulaires, papales ; les inscriptions funéraires et autres ; les objets trouvés dans les catacombes, leurs peintures allégoriques ou historiques, elc., forment une galerie imposante de 911 monuments comparés et se servant de preuves mutuellement.

H est fâcheux que l'auteur d’an si savant guvrage ne se soit pas contenté de reproduire fidèlement les monuments existant dans les musées et les collections, sans en fabriquer lorsqu'il n’en trouvait pas; c’està-dire qu'il arrive quelquefois à Blanchini, lorsqu'une époque ou un fait n’est pas représenté, de diviser un bas-relief ou une peinture pour y prendre telle ou telle figure qui lui sert à combler une lacune historique. Cette manière de composer des monuments est surtout mise à exéculion pour exprimer par figures la prédication de l'Evangile dans les divers pays du monde alors conou ; au bas de chaque figure est le nom du pays évangélisé, de cette sorte :

Gallie, S. Polycarpius, S. Irenœus, etc.

Sicilia et Africa, S. Cornelius, S. Cyprianus.

APPENDICES

Æthiopia, S. Matthœus, S. Eugenia.

India; S. Marcus, S. Panthenus, etc., ete.

Voir {abula III sæculi 11, numéros 25, 26, 36, 38, 40, ki, et ainsi de suite.

Cette manière de faire des tableaux historiques est séduisante aux yeux des gens superficiels et peut donner le change aux hommes inatlentifs, mais ne peut contenter ceux qui veulent des monuments tels que l'antiquité les a légués à la postérité ; joint à cela que les figures qui existent sur des monuments dans une pose droite et purement hiératique sont ici mises en action, tenant des livres, des phylactères ou d’autres accessoires. Elles sont, ce qu’on nomme en terme d'art, arrangées. Quelques-uns des monuments représentés ont subi des altérations (1). Tout cela, quelque bien gravées qu’on suppose les figures, ne vaut rien, «détruit tout l'intérêt et surtout l'exactitude des monuments, et induit en erreur les hommes qui ne veulent que s’insitruire el nou s'amuser.

Nous ignorons si les deux Blanchini ont prévenu leurs lecteurs de ces dispositions iconographiques ; n'ayant pu le découvrir dans ke texte, nous essayons de sappléer au silence des deux auteurs,

INVENTAIRE des principaux ins{ruments de torture ef des divers genres de supplices employés contre les martyrs, Surtout pendant les trois siècles de persécution nommés l'ÈRE DES Man- Tyrs, d'après l'ouvrage intitulé : pe CRUC ATIBUS MaRTYRUM, de Gallontus (2), { vol. petit in-h°, orné de planches très-bien gravées ; celui intitulé : SAcRæÆ CHRISTI IMAGINES MAXTY- RUM UNA CUM INSTRUMENTIS, À vol. in-k°; ou encore : ECCLESIÆ M:L!TANTIS TRIUMPHI, per tussum Gregorii X111 publicati a Circiniano, depicti a J. B. de Cavalleriis, et incisi ab Anton. Tempesta; d'après celui intitulé : DEYONSTRATIO HISTORIÆ ECCLESIASTICÆ C0M- PROBATA MONUMENTIS, elc., 3 vol. in-fol., par les deux Blanchini, avec atlas de 6 grandes planches gravées pur Jos. Barbazza, ouvrage que nous citons plus haut.

Nous avons danné les noms de quelquesuns de ces supplices et des tortures, dans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne, etc., mais séparées et seulement pour quelques-uns.

Nous les réunissons ici sous un seul coup d'œil pour faciliter les recherches de toutes les preuves vivaces de la férocité des tyrans et du courage de leurs victimes,

A ceux quine voudraient pas croire les historiens ecclésiastiques qui nous ont trans-

Alape. Balnei (3).

Apices. Balteus.

Arbores alligitæ. Bestiæ.

Arthrembolæ. Bractea.

(1) Comme nous en administrons la preuve évidente au nom Luc (saint), dans notre Dictionnaire iconographiqne des monuments, ete. Voir la note 5, pige 1995 du tome f{e.

(2) Nous avions loujours cru, avec bien d’autres, que celle suite de planches publiées par Gallonius était dessinée d’après les peintures d'une église ; en hisant la préface du livre nous voyons que celte suite fut dessinée vers 1590 par Jean Guerra, de Sodène, peintre en titre du pape Sixte V, et que lous ces dessins furent gravés par Antonio Tempesta de Florence. Outre ces planches gravées par Fempesta, il s'en trouve encore quelques-unes qui boat de Fr. Chauveau, graveur français. Il parait

mis les actes des martyrs, nous citerons les propres paroles des historiens païens, tels que Tacite, Suétone et Arnobe, qui nomment Les Chrétiens des hommes de bûchers et de torlures, sarmentitit, semaxii. Libanius, enneii juré des chrétiens, dit positivement, en parlant des supplices auxquels ils furent voués, que leur sang coulait à grands flots, roz2pror di aluaros, oralio funebr. Juliani, rapportée par Fabricius, Bibliotheca Græca, lib. vr, p. 203.

Calami aeuti.

Calx viva.

Canes.

Carceres.

que les dessins de 3. Guerra appartenaient en 1659 àun savant de Rome nommé Raphaël Tricheti du Fresue, car c'est ainsi qu'ils sont désignés sur le titre de l'édition de Gallonius publiée à cette époque à Paris. l

Un connaît de cet ouvrage plusieurs éditions, à s1voir : une en lialien en 4571; deux ou trois en latin; en 4:9% à Cologne; en 4602 et 4659 à Paris; une à Amsterdam, en 106:, Fabricius, dans sa Bibliotheca antiquaria, in-4°, page 795, indique plusieurs autres ouvrages sur les supplices des martyrs.

(3) 11 faut s'expliquer. Un bain ne peut facilement donner l'idée d’un supplice. Mais les bourreaux song inveutifs, et les tyrans l’étaient encore plus qu'eux.

Catapulla.

Catasta (1).

Claves.

Cochlea.

Craiicula.

Crepidæ ferrer ignitæ, Cruces varii generi.

Cruri fragia.

Cuspides ferrei.

Cyphonismus.

Decapitatio.

Equuleus.

APPENDICES

Leones.

Lora.

Mallei plumbati.

Manicæ.

Mei ad ungenda corpora martyrum,

Metalla.

Muscas et apices.

Mures.

Nervi,.

Numellæ, genus vinculi lignei.

Obeliscus ferreus.

Serra ferrea.

Serra lignea.

Stimulus.

Stivites.

Streblæ ad luxandos artus.

Styli ferrei.

Subulx ferreæ.

Suflo:aïio per aquas, fumum, arenarium , pulverem, plumbum , etc.

Suspensiones variis modis,

Taurus ænæus

Fasces. Olla. Tædæ.

Fidiculæ. Orbicularia. Terebra,

Flagella plumbata. Pali acuti. Testacea,

Flagra. Pectines ferrei. Toreularia,

f'orcipes. Plumbatæ. Torques ferreus cum clavibus acu« Fornaces. Plumbumn., tis (2).

Fumus ad suffocandum, Pondera. 4 Tribuli acuti.

Funalia, Rotæ. Trochlæ,

Furcæ. Sagiltæ, Truncatio pedum, mannum, digi= Fustes. Sal. torum, ele.

Galea ignita, Sarmenta ad comburendum. Tunica ferrea.

Ignis. Sartago. Tympana.

Lamine ardentes. Scaphe. Verubræe,

Lampades ardentes. Scorpiones. Viperæ.

Lapides. Sella ferrea ignita. Virgæ variis modi .

Lebetes, sive vasa ænea. Secures. Uncus ferreus.

Leetns ferreus. Serpentes. Ungulæ ferreæ, ete., etc.

On peut voir dans la table des matières de l'ouvrage de Gallonius, de Cruciatibus martyrum, in-k°, page 323, l'indication des planches et du texte où chacun de ces instruments et de ces machines infernales est expliqué à l'aide des auteurs latins des premiers siècles.

On trouvera aussi des détails pleins d’érudition sur ce sujet, dans l’ouvrage intitulé : De inclyto agone martyrum, 1 vol.

info}, 1645, par le P. Hidefonse de Flores.

Nous indiquerons aussi tout ce qui est reproduit, texte et planches, dans le LX° volume du Cursus Patrolojie (3), publié par

On plaçait, par exemple, des chrétiens sur un étang de glace, ce qui s’est vu, pour tenter la faiblesse humaine, qui sent la douleur malgré son courage, on prévenait les martyrs que ceux qui voudraient se rendre Apostats trouveraient dans un lien indiqué des Db'ins chands tout prêts pour refaire leurs membres glacés et vire versa. Que dire de pareilles atrocités? On a voulu les nier, mais l'histoire est là, et ce sout des persécuteurs ou leurs apologistes qui se sont chargés de l'écrire. Si Tiberis ascendit ad mœnia, si Nilus non ascendit in arva, si cœælum stetit, si leira morvit, si fames, si lues; statim Christianos ad leones (ARNOBE.)

(?) Fabricins, Biblioth. antiqu., page 757, cite un ouvrage de Ferrari, De compede, fidiculis et ungulis, dans lequel il note que Sigonius a confondu la ca- Lasta avec l’equuleus. I cite aussi, sur c: genre d’instroiment, ce qu'en dit Baronius, ad Martyrologium, à la date du 98 juillet, où il parle du supplice nommé cyphonismus, qui correspond à ce que nous nommons mnenoites.

(2) Pour ce genre de torture, qui devait être d’auant plus affreux qu'il était plus prolongé, voir la planche qui donne la forme d’un de ces colliers armés de pointes aiguës en dedans, page 28 : du LXe volume de la Parrologie indiqué ci-après.

(5) Ce Cursus Patrologiæ formera une co'lection de 5u0 volumes in-4°, qui représeutent plus de 600 volumes des anciennes éditions bénédictines, Comme iconographe, nous regrettons que le savant et infatigable éditeur ne donne pas toujours le même soin

M. l'abbé Migne. On y trouve, colonnes 276 à 284, des détails curieux tirés du poëme de Prudence, Liber Peristephanon, seu Hymnus in honore martyrum, etc.; dans le savant ouvrage des deux Blanchini de Vérone (Joseyh et François), Demonstralio historiæ ecclesiasticæ comprobata monumentis, tome EF, pages 335, 341 (4), 348, numéros 41, &2 ; 349, n°43 ; 36%, n° 46 ; 357, n° 53; 36%, n° 56. Les planches qui se rattachent à tous ces textes sont généralement bien exécutées et donnent une idée exacte des tortures qui furent comme épuisées sur la personne des martyrs pendant plus de trois cents ans.

à la reproduction des planches dont il enrichit plusieurs de ses publications, el qui méritaient d'autant plus d'attention, qu'elles proviennent d'ouvrages qui deviennent de plus en plus rares dans l’ancienne librairie.

(%) Dans la planche expliquée à cette page, sous le n° 34, Blanchini à cru voir le geure de supplice qui consistait à plonger les martyrs dans une chaudière d'haile ou de poix bouillante : c'est décidémeut une méprise, que ce savant antiquaire partage avec bien d’autres. Ce qui prouve qu'il ne suifit plus de convaître les monuments de Fantiquité proprement dite pour expliquer les monuments, mais qu'il faut y joindre la counaissanee des légendes du moyen âge, dont Blanchini ne se doutait pas le moins du monde, et dont personne ne se préoccupait guère à l'époque où il écrivait. Voir au reste ce que nous donnons de détails au sujet de cette peinture, colonne 339 de notre Dictionnaire iconographique des saints et de leurs légendes. Nous ajouterons seulement que depuis cette révélation légendaire, due à Férudition de M. l'abbé C. Cahier, une autre peinture du x1v° où xve siècle est venue confirmer l'exphæ@ation de cet érudit; c’est celle qui se voit sur la façade du verso de la helle chàsse de Cologne, publiée également par le même ecciésiastique dans les Mélanyes d'archéologie , d'histoire et de littérature, tome KE. Voir fa planche et le texte de la page 22, note 1.

Il résulte de tout ceci que la seule peinture re< présentant, aux Catacombes do Rome, un sujn

APPENDICES

Note sur le pèlerinage dit de la PORTIUNCULE.

Parmi les pèlerinages consacrés à honorer la sainte Vierge, on trouve cité (col. 702) celui de l'église dite de la Portiuncule (1) à Assise, élevée, comme on sait, sur l’emplacement de la cellule où voulut mourir saint François d'Assise. La description de ce pieux pèlerinage est l’objet d’un chapitre de M. M. D. B., l'Année de Marie. Tours, 1842.

2 vol. in-12. Voir page 62 du tome II‘. On

peut consulter le livre du P. Glorio, jésuite, 4 vol. in-12, les Pélerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu; la Vie de saint Françots d'Assise, par M. Erile Chavin, 2 vol. in-8°.

Dans le Mois de Marie, publié en 1843 par M. l'abbé Letourneur, depuis évêque de Verdun, ce pèlerinage est l’objet d’une notice très-détaiilée. Voir pages 362 et suivantes.

Sur Le symbolisme de l’art chrétien.

Cette matière est si épineuse, si féconde en exagérations, même en s'appuyant sur les textes des commentateurs sacrés et les plus forts Hiturgistes, qu'il serait bien important que la science archéologique, sous ja direction indispensable de savants ecclésiastiques (2), publiât une espèce de formulaire qui pût servir de guide et de base invariable dans cette étude d’un si haut intérêt. En attendant que ce travail si nécessaire soit fait, et d’une manière invariable,

présumé de martyre, représente tout simplement le lavabo du corps d’un enfantnouveau-né. Dureste, cette méprise de Blanchini n'empêche pas que les détails concernant les martyrs et leurs tortures, consignés dans son ouvrage (loco citato supra), ne soient trèscurieux à consulter comme thèse générale, mais qu'il est impossible d'en faire l'application, comme les deux auteurs croyaient pouvoir le faire, aux figures représentées ici. -

(1) On sait que d’Agincourt (Histoire de l'art, section Architecture } donne la description assez complète de celte intéressante église, le berceau de l'ordre de Saint-François; on trouve le détail des planches de l’atlas de d’Agincourt dans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne. Le Moyen âge pittoresque (tome E‘, page 103) et l'ouvrage de M. J. Gaïhabaul, Monuments anciens el modernes, y Sont également indiqués. Quant aux peintures de la Portiuncule, elles sont l’objet d’une description et d'un examen trèssoignés dans louvrage de M. Rio, De la peinture chrétienne au moyen âge, in-8°, pages 65 et 228. « A Assise, dit le poétique écrivain, source intarissable des plus belles inspirations de l’art chrétien, on voit encore, autant que le permet l'obscurité du lieu, les peintures dont le Giotto couvrit la voûte qui est audessus du tombeau de l’angélique saint François. L'ordonnance des groupes est excellente, et la couleur rosée y domine, ce qui est encore une heureuse innovation. >— € Une madone, dit ailleurs le pieux voyageur, qui se voit dans une des chapelles latérales de l’église inférieure d'Assise, m'a paru plus gracieuse encore, et quoique le demi-jour qui l’éclairait ne me permit pas de voir tous les accessoires, j'ai néaninoins emporté, de celte peinture, une impression non moins durable que délicieuse de la figure principale. » Il est étonnant que M. Rio se plaigne du demi-jour qui éclairait la madone, car c'est précisémient celte particularité qui donne aux é;lises d'Italie cet aspect mystérieux qui convient si bien aux choses pieuses, qui demandent, pour les bien comprendre, le recueillement et le silence. Cela est si vrai, que les esprits les plus superliciels, ne peuvent se défendre de l'effet involontaire que produit sur

si toutefois il est possible, nous continuerons d'enregistrer (3) les ouvrages qui essayent de fixer les idées à cet égard.

En tête de tous les écrivains qui se sont livrés à l’étude du symbolisme, il faut d’abord nommer Hugues de Saint-Victor. On trouve, dit M. l’abbé Texier (#), qui comprend si bien le symbolisme, on trouve dans les œuvres de ce théologien le résumé de toute la symbolique de son époque. Sa réputation fut grande au moyen âge (5), et ses

leur physionomie évaporée la vue d’une crypte, d'une chapelle retirée, éclairées par un jour qui semble s'éteindre derrière les vitraux chargés de figures de saints ou de sujets symboliques.

(2) Cette condition est réellement indispensable ; car, en supposant l’homme le plus instruit, mais laïque, it ne peut offrir des garanties suffisantes dans une étude qui tient aussi essentiellement à la liturgie et à l'étude des textes sacrés, sans lesquels où ne peut rien faire que d’arbitraire, de vague ou de hasardé. Et si de savants ecclésiastiques se sont fourvoyés dans leurs investigations symboliques ; si même, avec l'habitude des textes et des commentateurs , ils sont tombés dans des puérilités ou des inutilités, à combien plus forte raison, le simple laïque, même académicien, court-il le risque de se tromper et d'entraîner ses lecteurs dans une voie fausse et souvent dangereuse! H faudrait presque les lumières d’un concile pour fixer les bases de ce genre d’étude et en tracer les principes d’une manière invariable, et surtout conforme à l’ortho® doxie.

(3) Déjà nous avons donné une assez longue érumération d'ouvrages fort curieux et plus ou moins savants sur Celle matière, dans le ile volume de notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge, in-5°, page 348, note 3.

(4) Essai sur les argentiers et les émailleurs de Li. moges, in-8°, page 107.

(>) On varie sur le pays qui lui a donné le jour : plus généralement on le fait naître à Ypres en Flandre ; d’autres le font naître en Saxe ; ce fut là du moins qu'il fit son éducation, chez les chanoines réguliers de Hamersleben. Ses études terminées, il prit la résolution de vivre dans la retraite et entra en 11148 à l’abbaye de Saint-Victor de Paris. En 1155 ilen fut nommé prieur, et chargé de l’enseignement de la théologie ; c’est là que commence sa réputation, qui n’a fait que grandir jusqu'à sa mort, et qui lui est restée tellement acquise, que saint Thomas le regardait comme son mare. Il mourut épuisé de travail, à quarante-quatre ans, vers 1140, La meilleure édition de ses œuvres est celle impri-

écrits font toujours autorité dans notre siècle positif et sceptique. En entrant dans la cellule du moine de Saint-Vietor, on sent qu’on est en plein xn° siècle. Ceux qui veulent puiser aux sources mêmes doivent donc étudier les œuvres du moine de Saint-Victor.

Parmi les ouvrages remarquables publiés depuis notre premier travail, nous cilerons d’une manière toute spéciale ce que dit du symbolisme appliqué aux objets d'art chrétien et d'ameublement des églises, M. l'abbé Texier, que nous venons de citer, dans son excellent mémoire sur les Emaux et les émailleurs, publié dans les Mémoires des antiquaires de l'Ouest, in-8°, année 1842. On lit avec un intérêt toujours nouveau ce qu’il dit dans son chapitre xu1, où, à l’occasion du symbolisme appliqué aux reliquaires (1), il fait un résumé presque général de cette intéressante matière. Il initie le lecteur dans la pieuse direction sous l'influence de laquelle se formulaient toutes les conceptions matérielles et intellectuelles du moyen âge.

Le savant et ingénieux antiquaire entre dans des détails curieux sur le symbolisme des couleurs employées à l’ornementation des reliquaires et les motifs qui les avaient fait adopter, ainsi que sur la forme d'église donnée le plus souvent aux grandes châsses.

M. l’abbé Guerrier, professeur au grand séminaire de Strasbourg, entre dans de savauts dévoloppements au sujet de la distribution et du classement symbolique des vitraux d’une église. Voir pages 24 à 27 de l'Essai sur les vitraux de la cathédrale de Strasbourg, publié en 1847 ou 48. On y voit la généalogie mystique du Sauveur, le combat des Vertus et des Vices, les triomphes de l'Eglise, les apôtres fondateurs de son gouvernement, l'ancienne et la nouvelle Loi, les deux Testaments, l’époque prophétique, les sacrifices de l’ancienne Loi, les sept dons du Saint-Esprit, etc.

M. l’abbé Crosnier, dans son excellent ouvrage l’{conographie chrétienne, ou E tudes sur les sculptures et peintures qu’on rencontre sur les monuments religieux, 1 vol.

in-8, expose, dans une suite de considérations les plus élevées, toute l’économie de la religion, en mettant sous les yeux ces rapports toujours si intéressants des figures allégoriques de l'Ancien Testament avec les faits du Nouveau. Voir surtout ce qu'il dit pages 237, 252, 264, 287 et 308. Il est à regretter que le savant abbé ait perdu un

mée à Rouen en 1648. Nous empruntons ces détails à l'Histoire des révolutions de la philosophie en France, par le duc de Caraman, tome Il, page 233.

1) L'auteur ne semble pas établir d’une manière bien formelle la différence entre le reliquaire et la chàsse, et cependant leur usage et leur forme étaient bien distincts. Le reliquaire était plus spécialement réservé pour contenir quelques portions du corps des saints, à savoir : un bras, un pied, une main, des entrailles, des ossements, le cœur, la tête, etc., et le reliquaire assez souvent prenait la forme de ces parties. La châsse était faite pour un corps entier ou presque entier, À elle était réservée la forme architecturale quelquefois d’un tombeau, d'un taber-

APPENDICES

temps précieux à vouloir prouver le symbolisme des nombres. Un sévère critique, que chacun reconnaît de suite, pense avec raison que ce système est plus dingereux qu’utile. Il peut jeter dans de vaines rêveries les imaginations exaltées. Il nous semble que le moderne Baillet traite trop rigoureusement les gravures qui servent aux développements du texte.

Le P. Marchi, dans son ouvrage Monumenti primilivi delle arte cristiana nella metropolitana del Cristianismi, etc., reprend en sous-œuvre ses figures symboliques des sarcophages chrétiens et des peintures des Catacombes expliquées par tant d’habites archéologues, tels que Boldetti, Bottari, Buonarotti, etc., et en ajoute quelques-uns d’inédits dont il donne l'explication. On connaît la science du P. Marchi; son travail doit être à la hauteur du sujet.

M. Zardetti, conservateur du Cabinet des médailles de Milan (2), a publié en 1843, une notice intitulée : Wonumenti cristiani nuovamente illustrati, dans laquelle il reprend en sous-œuvre l'explication d’uue peinture très-intéressante, qui date du 1x° siècle, représentant Jésus-Christ en croix entouré de diverses figures et attributs symboliques qui se rapportent à sa mission. On y voit Satan sous la figure d’une espèce de dragon ailé, la vigne qui entoure de ses branches le corps du Sauveur, le poisson, figure du chrétien qui renaît par l’eau du baptême, emblème du sang de Jésus-Christ, etc. Tous ces détails, du plus haut intérêt, fournissent au savant commentateur l’occasion de savantes investigations dans le domaine de l'archéologie chrétienne et du symbolisme.

Un bas-relief réputé du xr1° siècle, représentant l’Annonciation de la sainte Vierge d’une manière inusilée, est ensuite examiné par M. Zardetti, La présence de l’ancienne Loi, figurée par la Synagogue, et de la nouvelle sous la figure d’une jeune femme, les pieds nus, tandis que la Synagogue, vieille et chaussée, semble vouloir se cacher dans son manteau, et beaucoup d’autres détails, sont traités par le savant antiquaire d’ane manière qui annonce une main exercée. Voir pages 12 et suiv. L'auteur termine son Mémoire par l'examen du magnifique monument, dit l’autel de Bâle, dont les précieux détails ont si longtemps occupé les antiquaires français ou étrangers.

On veut voir, pages 17 et suiv., les dévelop-

nacle, d'une petite chapelle avec son clocher, et d'une église presque complète , porches , tour , cioches, fenêtres, Nous en citons une quelque part qui a l'aspect d'une forteresse. Nous donnons une assez longue série de châsses et de reliquaires dans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antie quité chrétienne et du moyen âge.

(2) M. Zardetti, qui est aussi membre de diverses sociétés savantes et correspondant du Comité des arts et monuments près le ministère de l'instruction publique en France, nous a adressé ce mémoire, comme auteur du Dictionnaire iconographique des monuments, ete. Cet envoi a été pour nous un honorable encouragement de nos modestes travaux.

pements historiques et symboliques auxquels il se livre, et qui sont tous remplis d’érudition et d’une sage critique.

Les Annales archéologiques, que nous avons déjà citées tant de fois, ont aussi payé leur tribut à l’élude du symbolisme, soit en sigoalantet analysant plusieurs ouvrages publiés depuis deux outroisansäcesujet(1),soit entraitant souvent la matière ex professo. En tête de tous les livres cités sur le symbolisme par le directeur de cette savante publication, nous remarquons le livre du pape Innocent HI, De sacro altaris mysterio, dont M. Chavin de Mallan (2) à donné une traduction française vers 1844 (3) : précieux ouvrage, dit M. Didron, dans lequel l'esprit symbolique du xiH° siècle est poussé à ses dernières limites. C’est surtout un livre élémentaire sur la liturgie.

On trouve à la page première du VHI: volume des Annales une nombreuse citation d'ouvrages et d'auteurs sur ce genre d’étude

Le directeur, après avoir fait cette énuméralion, entre lui-même en matière et reproduit l'explication d’une plaque en cuivre appartenant autrefois à la collection de M.

Jules Labarte, el qui offre à elle seule un tableau presque complet de la symbolique chrétienne. Voir pages 5 à 16. Nous pourrions pousser ces détails plus loin; nous pensons devoir nous arrêler, pour ne pas fatiguer le lecteur, qui suppléera par luiméme lout ce que nous ne pouvons pas COonsigner ici

P.-S. Au moment où nous terminions ces aperçus fort incomplets, bien déterminé à ne pius rien ajouter sur le symbolisme, voici qu’on nous remet Le 1° volume de l'ouvrage

APPENDICES

de M. l'abbé Gerbet, Esquisse de Rome chrétienne, dont le 7° chapitre renferme précisément un maguifique développement de tout le symbolisme chrétien, au point de vue de l'architecture et de la sculpture des églises, puis de leurs peintures et autres moyens d'ornementation. Page 33, nous y lisons ces paroles remarquables : En étüu diant les anniles de l'Eglise, on voit que l'esprit dont elle est animée s’est constamment appliqué à transformer les choses matérielles en caractères significalifs, expression des réalités invisibles. C'est une belle et divine chose que ce trarail assidu pour spiritualiser la matière, pour infuser des idées dans des faits qui, par eux-mêmes ne donnrnt que des sensations, pour en faire les littres, les mots et les pages d'un grand livre toujours ouvert aux yeux de tous. Cette transformation s'est produite de plusieurs manières : tantôt on a représenté par un emblème choisi tout exprès des idées dejà antérieurement exprimées par la parole (4) : ainsi les pierres précieuses que les chrétiens des premiers siècles ont incrustées dans la croix, étaient une traduction des passages de saint Paul sur la gloire de l'arbre du salut. Tantôt les choses ixstituées dans un but d'utilité et d'ornement ont reçu avec le temps une signification mystérieuse. Ainsi les tours des églises, les clochers et les flèches qui Les surmontent, sont devenus desemblèines de La prière qui perce le ciel, comme l'édifice lui-même fut appelé barque de saint Pierre, et servit à représenter le bercail ile Jésus-Christ el Le vaisseautout entier de l'Eglise prise au figuré, ete., ec. Miigré tout Le plaisir que nous avons à citer M. l'abbé Gerbet, nous comprenons que nous ne pouvons pas copier son ouvrage, nous y renvoyons donc les lecteurs.

Note sur les Catacombes chrétiennes, leur architecture, leurs peintures et leurs sculptures. — Inscriptions. — Monumenti arcuati. — Siéges ou confessionnaux. — L’Ascia de queiques

tombes chrétiennes.

H est impossible de parler des persécutions de l'Église et de ses marlyrs sans parler des Catacombes de Rome. La question si longtemps débattue, de savoir si les Catacombes chrétiennes sont distinctes des eärrières creusées sous la vike de Rome aux

(1) On peut voir dans la table générale et alphabétique des matières imprimée à la fin du X° vo- Jume des Annales, l'indication de tout ce qui coucerne le symbolisme dans l’art chrétien et la symbolique chrétienne proprement dite ; nous avons tâché dans cette analyse, qui nous à été confiée, de ne rieu oublier, car ane table des matières doit être la clef du trésor, ou le fit conducteur du labyrinthe.

(2) Bibliothécaire de fa bibliothèque du palais da Luxembourg, et à qui on doit la nouvelle réorgani- Saiion mise en rapport avec la science actuelle, L'histoire et l'archéologie y soul surtout soignées.

(3) Cette traduétion se trouve à là librairie archéviogique de Victor Didron, à Paris, rue Hautefeuille, 45

(4) Nous regrettons que le savant historien de la Rome chrétienne n'ait pas jugé convenable de faire précéder ses admirables considérations par un genre

diverses époques de son existence, est une chose qui ne paraît plus douteuse. Aux chréliens seuls appartiennent les Caltacom— bes, etleurs décorations loutes chrétiennes, comme leurs tombeaux sout exclusivement ceux des wartyrs (5). Nous n'avons rien à

d'emblème qui semble précéder tont autre objet de ce genre : ce sont ceux dont les prophètes et Jésus- Christ se sont si souvent servis pour frapper l'esprit grossier de leurs auditeurs les plus ordinaires, à savoir : les emblèmes et les allégories tirés des merveilles mêmes de la nature, tels que ra mer, les [orêts, les arbres, les fleurs, dont les livres sacrés et l'Evangile nous offrent si souvent Pemploi gracieux ou terrible.

(5) Du moins à très-peu d’exceptions près; et si tous les chrétiens qui y furent enterrés, et quelquefois jetés à la hète, ne sont pas tous martyrs, ils furent du moins éonfesseurs et liés à l'exisiunee de l'Eglise persécuiée et militante. Voir à ce sujet Blanchiui, Demonstratio historiæ ecclesiasticæ comprobuta monumentis, tome J1, pages 526 et suiv., tome 14, page 605.

expliquer, et pour les preuves qui sont du reste acceptées généralement, nous renverrons à tous les ouvrages que nous citons aux notes, p. 218, tom. [°* de notre Dictionnaîre iconographique des antiquités chrétiennes. À lous ces témoignages, nous ajouterons seulement ici ce que nous ne tonnaissions pas alors; c'est ce que dit des Catacombes de Rome M. l'abbé Gerbet, tom.

1 * de son savant ouvrage : Exquisse de Rome chrétienne, depuis la page 142 jusqu’à celle 258. Après tout ce qui a été écrit sur les Catacombes, M. l'abbé Gerbet reste neuf, et son beau chapitre sur les Catacombes chrétiepnes est un chef-d'œuvre de style, de parration, d’aperçus chrétiens du plus haut intérêt, el digne en Lout point de la beauté, de l'importance du tableau qu’il déroule aux yeux de ses lecteurs. Nous n'avons qu’un regret, c’est de ne pouvoir transcrire ici un si beau chapitre. Ceux qui ne pourraient se procurer l'ouvrage du savant abbé (1), peuvent lire dans l’Université catholique, t. XV, p. #8, et t. XVII, p. k8-105, l'excellent résumé qu’en ont fait deux des collaborateurs de cette publication.

M. l'abbé Gerbet nous a fait connaître Parchitecture, l’origine et la destination des Catacombes, dans le Et" volume de son ouvrage Æsquisse de Rome chrétienne; dans le H° tome il nous initie dans la connaissance des peintures symboliques et des sculptures qui forment le musée du collége romain, dont une grande partie provient des Catacombes (2). Les détails qu’il donne sur la partie monumentale de ces célèbres cryptes sont inépuisables d'intérêt, et occupent depuis la page 10{ jusqu’à celle 27. Ce beau travail est divisé de manière qu’il offre comme une synthèse complète du christianisme par les œuvres dus à l’art chrétien, à savoir : les monuments de la Foi el de la Tradition ; l'initiation du Dogme; l'Unité de Dieu; la Chute de l'homme ; l’ancienne Loi ; la Révélation évangélique; Fincarnation; le Baptême ou le Poisson mystique; le Christ et sa Mission, etc., etc. Toute la religion est peinte ou sculplée aux Catacombes.

’armi les sarcophages qui sont encore dans les Catacombes chrétiennes de Rome, ou qui en proviennent, on en trouve queiques-uns qui portent, gravé en creux ou en relief, une espèce d’insitrument qui ressemble quelquefois à une pioche dout la forme

(4) On dit qu'il doit paraître encore deux ou trois volumes. Les ouvrages de M. l'abbé Gerbet sont de ceux qu’on lit toujours avec la crainte d'en voir arriver la fin.

(2) Du moins pour les seulptures ; car, comme le dit le savant abbé, il eùt été trop dangereux de vouloir enlever les fresques, ete. Heureusement que Fopération est presque impossible et qu'elles sont resiées où elles étaient.

(5) Voir l'ouvrage d’Aringhi, Roma subterranea, le savant Continualeur du célèbre Bosio ; planches des pages 259, 326, 33», éliuon de Rome 1651.

(4) A la page 46 d’une Notice insérée dans la.

Revue archéologique de Paris, année 1847, nous donons la nomenclature assez nombreuse de savants

APPENDICES

est plus ou moins accusée (3). Cette forme varie sur les divers monuments où elle se trouve représentée. C’est ce qu’on nomme l’Ascia, sorte de signe, qualifié mê:se de for: mule funéraire, qui occupe depuis longtemps les antiquaires e{ les archéologues (#).

A l'occasion d’une lettre de M. Barthélemy qui en parle, mais seulement au point de vue de l’antiquité païenne, dans la Revué archéologique de Paris, année 1846, p. 37, nous avons modestement posé cette q''estion : Que penser de celte formule lorsqu'elle se trouve sur des tombes chrétiennes ? et nous altendious une réponse. Le silence n'étant pas rompu depuis 1846, nous pensions que la question et les difficultés qu'elle présente étaient enlerrées à jamais avec les morts qu'elles concernent. Mais voilà qu’un nouveau champion, qui nous semble bien et dûment armé, se présente, ramasse le gant, et se place sur le lerrain qui semblait à jamais abandonné.

Le savant qui reprend la question de l’Ascia, depuis si longtemps débattue plus ou moins heureusement, est un membre de l’Académie des sciences et belles-lettres de Dijon : c’est à M. Rossignol que nous devons le nouveau mémoire qui, s’il ne résout pas celte fois la question de manière à n’y plus revenir, semble donner de si bonnes raisons, que dire mieux semble désormais impossible (5). Si l’Ascia sur les tombeaux est un signe de paganisme, comment peut-on le trouver sur des loinbes chrétiennes? Telle est la question que se pose M. Rossignol, et c'est à peu près la même que nous avions po= sée, en 1846, dansla Revue archéologique, citée plus haut, Ce fait, dit l'honorable aniiquaire, est excessivement rare, mais je le regarde comme incontestable ; car une tombe trouvée à Lyon en 1740, dans les ruines de l’ancienne église de Saint-Just, portait l’image de la croix avec deux colombes et la doubbe représentation de l’Ascia. Quelques sarcophages des Catacombes offrent aussi le signe de cette formule funéraire, Ronia subterranea de Bosio et d'Aringhi (6). Le célèbre abbé Lebœuf à publié un monument funèbre (7) portant l’Ascia.

Si les chrétiens se sont servis de FAscia, c'était sans doute, dit l’auteur du Mémoire, une manière de protester contre l’usage de brûler les corps, usité à une certaine époque de decadence; ils semblaient en äppeler

qui se sont occupés de l’Ascia, ek ont cherché sa signïieation,

(à) La ie partie du mémoire eñé ci-dessus à pour bm de rechercher ce que e‘est que l'Aseia, ete. M. Rossignol, armé d'auioriiés et de textes qu'il manie en homme exercé, peuse que l'Ascia est définitivement l'instrument qui servait au grand prêtre à jeter sur le cadavre la portion de terre qui donnait au tombeau son caractère d'inviolabilité, ei même le cachet de l'apothéose. Noir ses raisons dans le mémoire mêine, résumées pages 195 et 198.

(6) Voir les figures que nous donuons, Revue archévlogique de Paris, aunée 147, pages 46 et suiv.

(7) Celui de saint Andoche à Saulieu , malheureusement détruit pendant Ja révolution de 1789.

aux Romains de la vieille république contre les Romains dégénérés de l’empire, en s’attachant à la formule. Les chrétiens mettaient leurs dépouilles sous la protection des lois, mais pour prouver qu'ils repoussaient le but tout païen que se proposaient les Romains imbus d'idolâtrie, ils joignaient à l’Ascia profane, une figure de la croix (1) : c'était pour eux une espèce de prescription qu'ils invoquaient contre la violation de leurs tombes. Quelquelois FAscia est accompagné des deux colombes (2), autre symboïe éminemment chrélien, comme chacun le sait.

Jamais, comme le fail remarquer M. Rossignol, les chrétiens, en se servant de l’Ascia comme sigue de protection de leurs tombeaux, n’y ont joint la formule consécratoire (3) qui faisait un dieu du mort et un temple de son (tombeau. Voir page 205 du Mémoire cité et les planches qui y sont jointes : l’une d’elles représente un tombeau au fond duquel est gravé l’Ascir. Voir la planche lettre E. Pour les chrétiens, l'Ascia

est un simple signe de l’inhumation qui pro-.

teste contre l'usage païen de brûler les corps. L’Ascia est plutôt une pelle à manche qu'une pioche, d’après une aufre planche du Mémoire en question (Planche lettre C), el il a passé, avec une forme tout à fait modernisée, dans la cérémonie des funérailles chrétiennes, telles qu’elles se font journellement. En effet, avant de se retirer, l’officiant, preuant un peu de terre, la jette sur la bière d’abord à l’église, puis au cimetière, en répétant ces paroles si simples, mais si solennelles : Memento, homo, quia pulvis es el in pulverem reverteris. Nous espérons qu’en analysant le savant travail de M. Rossignol, nous ne l'avons pas dénaturé, et que nous sommes restés dans les limites de sa pensée.

(1) Quand le chrétien se sépare de la vieille société, il en porte encore la livrée, mais il la consacre à la socié é nouvelle, en retranchant ce qui pourrail la compromettre. (Saint Augustin, de Doctrina Christiana.)

(2) Mais que penser de monuments chrétiens qui ne portent que la figure de l’Ascia sans Croix ni co= Jombes, comme nous en donnons l’exemple page 48 de la Revue 1847 (citée plus haut) ? nouvel embarras, M. Rossignol ne paraît pas les connaître ou s’en rappeler.

(3) Diis Manibus.

(4) Rome, 1844. On en trouve le prospectus dans le XXIXe volume des Axnales de philosuphie chrétienne, dirigées par M. Bonnetty, à Paris, rue de Babylone, Malgré l'importance de cette publication, nous ne pensons pas que l’auteur accepte les éloges déplacés qui terminent ce prospectus, où il est dit textuellement, page 104 : Ce travail tiendra lieu de ceux de Bosio, d’Aringhi, de Buonarotti, Boldeuti, d'Agincourt, ou plutôt sera bien plus complet, plus solide, plus utile que tous ceux de ces savants. Sans doute que le P. Marchi est étranger à de pareilles assertions. Plus un ouvrage est sérieux , et moins il faut employer l'exagération pour en faire l'annonce, le charlatanisme ne devrait jamais s’allier avec la vraie science. 11 serait injuste de croire qu'on peut raver d'un trait de plume les travaux immenses de savants tels que Bosis, Aringhi, d'Aginçourt et quelques autres du mêine mérite.

P.-S. Après avoir lu et indique ce que dit M. l'abbé Gerbet sur les Calacombes, dans le ['" volume de son ouvrage, nous pensions qu'il avait épuisé tout son sujet; mais à la fin du 1° volume, retardé par les événements politiques de 1848 qui se sont passés à Rome, l’auteur, revenant sur ses pas ci jetant encore les yeux sur le berceau du christianisme caché dans les entrailles même de la grande cité, ne veut pas quitter les Calacombes sans leur consacrer encore quelques mots. Dans le I" volume, dit-il, vous avons jeté un coup d’œil sur l’ensemble de Rome souterraine ; dans le 1i* volume, nous avons parlé des monuments dogmatiques qu'elle renferme; mais l'espice que nous avons consacré à leur description nous paraissant trop disproportionné avec l'immense intérêt qu'elle excite, nous allons encore dire quelques mots indispensables sur leur architecture et les inscriptions qui en couvrent les murailles.

L'architecture des Catacombes donne lieu à un grand nombre d'observations (rèsimportantes pour l'étude de la science des antiquités chrétiennes, dit M. abbé Gerbet, que nous allons citer en manière de supplément, en attendant le travail que prépare aussi sur cette matière le P. Marchi, antiquaire de Rome, intitulé : Monumenti primihivi delle arti cristiani, etc. (#).

Le nouveau travail de M. l'abbé Gerbet se divise ainsi : 4° De l’origine des Catacombes ; — 2° Des motifs qui ont déterminé les chrétiens à choisir ce genre de sépulture ; — 3° Des ouvriers employés dans les Catacombes (5); — 4° De la distribution des Catacombes autour de Rome (6); —5° De l'étendue de Rome chrétienne souterraine (7); —6 Des tombeaux qui peuplent les Catacombes (8).

Un autre genre de monuments qui ren-

5) On y parle d’une manière toute particulière de ceux nommés fossores, les fossoyeurs; ces ouvriers devaient former une corporation spéciale. Voir tous les détails donnés à ce sujet, pages 503 et suiv., et page 150 du teme Ier,

(6) Ce chapitre est des plus intéressants. On y trouve un Jtinéraire détaillé des Catacombes par cimetières et par quartiers correspondants à ceux de la ville, Les Catacombes forment des quartiers, des groupes, dont toute la masse peut se diviser en deux grandes catégories, l'une trans-tibérine, lPautre cistibérine. Voir tout ce curieux détail, pages 508 à 044. C'est réellement une Topographie des Catacon:bes dont les ouvrages de Bosio et d’Aringhi ont donnés depuis longtemps les tableaux gravés.

(7) Terme moyen, le nombre des tombeaux creu sés par les chrétiens peuvent monter à près de 100,000. Voir page D15.

(8) Les tombeaux présentent diverses catégories : ceux destinés aux simples fidèles et ceux des martyrs. À ceux-ciest fixée ordinairement la fiolede sang dont nous avons parlé déjà quelquefois (voir page 516 de l’Esquisse de Rome, elc.). Pour les autres martyrs sans effusion apparente de sang, c’est ordinairement la palme qui est le signe de leur mort, ibid. Quantaux tombeaux renfermant un ou plusieurs corps, ete. voir page 17 ; pour leurs formes variées, ibid. Entin, pour ceux nommés monumenti arcuali, Où se trouvent les belles peintures qui font des Catacombes comme un musée chrétien, où le symbolisme et l'ailégorie ont

dent les-Catacompes si éminensment dignes d'intérêt et leur impriment le véritable cachet funéraire, ce sont les belles inscriptions latines qui couvrent les murailles et les tombeaux : elles ont été l’objet de l'étude de plusieurs écrivains célèbres. M. Artaud les a recueillies et étudiées dans son excellent ouvrage, Voyages dans les Catacombes de Rome, in-8°; Paris, 1810. M. Gerbet les reproduit et les analyse avec prédilection dans le I° volume de son Esquisse sur Rome chrétienne. Voir surtout pag. 195, 196, 197, 198, 199, 217, 218, 219, 220, 224, 225, 996, 297, 228, 229, 233, 234, 235, 236, 237.

Dans quelques Catacombes , on remarque des siéges creasés dans le tuf et placés dans les angles. Le P. Marchi en à cherché les motifs; l'abbé Gerbet les expose et les dis-

APPENDICES

cute pag. 80 et suiv. de son IF: volume. En résumé, l'abbé Gerbet pense que ce sont des confessionnaux. Voir les raisons qu’il donne de son opinion, page 183.

Vient ensuite un autre genre de monuments que M. Gerbet examine avec sa sagacité ordinaire : ce sont les monuments relaüfs à l’Æucharistie, on ce qu'on nomme les tombeaux-autels, et encore les pierres sacrées des Catacombes. (Voir tout ce qu’il dit à leur sujet, pag. 184 à 192.) On y remarque la réfutation de l’objection faite à l'Eglise contre la multiplicité des autels dans un même temple, et il démontre que c’est précisément cette multiplicité qui constitue le vrai symbolisme chrétien. Voir le développement de celte pensée, pag. 194.

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