‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 6 sur 413 · AVIS SUR LES MATÉRIAUX QUI ONT SERVI DE BASES A CE DICTIONNAIRE · texte numérisé non relu

AVIS SUR LES MATÉRIAUX QUI ONT SERVI DE BASES A CE DICTIONNAIRE

Parmi les nombreux documents que nous avons mis à contribution pour composer notre Dictionnaire, nous citerons : 4° Les peintures des catacombes chrétiennes de Rome, les sculptures des tombeaux qui en proviennent et qui sont placées depuis longtemps dans le musée du Vatican et dans divers,autres musées de l’Europe.

% Les peintures et sculptures des anciennes basiliques chrétiennes de Rome et des églises de l'Italie, de l'Allemagne, de l’Angleterre, de la France, de l'Espagne, etc.

3 Les mosaïques chrétiennes publiées par Ciampini, Nicolaus Alemannus et d’autres savants.

ke Les peintures murales des anciennes églises, des chapelles, des baptisteres, des cryptes, qui sont d’autant plus précieuses à recueillir (1) qu’elles deviennent de plus en plus rares, et offrent des figures d’un grand intérêt.

B Les diptyques, les triptyques, les anciens calendriers avec miniatures ou avec gravures en bois, les martyrologes de l'Eglise grecque et romaine, les ménologes, etc.

G° Les livres d'heures, bréviaires, missels; les exultet, antiphonaires, psauliers et autres livres liturgiques ornés de miniatures.

7° Les vitraux des églises, ceux des divers monuments religieux, tels que salles capitulaires, cloitres, bibliothèques, réfectoires, trésors des cathédrales; ceux même de divers monuments civils, tels que hôtels-de-ville, hospices, tribunaux, châteaux, etc.

& Les collections de tableaux appartenant aux églises, aux couvents, aux musées de l'Europe, ceux de diverses collections particulières dont les tableaux ou dessins sont publiés et consignés dans des catalogues.

ge Les sceaux des abbayes, des églises, des communes, des villes, des colléges, des universités, des corporations d’arts et métiers ; les monnaies des villes , des royaumes, des provinces, qui offrent un grand nombre d'images des saints patrons, protecteurs et fonda teurs.

préférence aux monuments proprement dits, et qui se rapprochent du berseau de l'Eglise par leur antiquité, nous ne repoussons pas une foule de représentations qui, pour être moins sévères, n’en Sont pas moins précieuses, et sans lesquelles, d’ailleurs, il faudrait renoncer à rien publier, surtout pour l'époque dite de la Renaissance, où tant de sujets pieux sont traités d'une manière presque paienne. Nous ne citons pas ies peintures et les sculptures d’iucune époque pour en faire des copies serviles, mas pour servir, comme nous le disons plus haut, d'exemples

et de guides, et y puiser tout ce qui peut servir à mieux caractériser les personnages que l’on veut représenter. Le génie, le bon goût et une sage critique doivent faire le reste.

(4) Depuis plusieurs années, ces précieuses peintures ont attiré l'attention des archéologues , et le gouvernement français à chargé M. Denuelle d'en faire des copies en couleur avec tout le soin qu'elles méritent. Quelques-unes, telles que celles de l'église de Saint-Savin, sont publiées.

13 INTRODUCTION. id

16° Les œuvres des vieux maitres dont les gravure:s en bois sont toujours si recherchées ; celles des peintres, celles des graveurs en taille-douce, connus sous la désignation de Petits- Maitres ; celles d’une foule de graveurs, tels que Léonard Gaultier, les Wicrix, Thomas de Leu, Gaspard Isaac, Valdor, les frères Sadeler,, Wolfang Kilian, Stradan, Sébastien Leclerc, J. Callot, etc., à qui l’on doit tant d'images pieuses qui sont sans cesse recopiCes

11° Les Bibles, les Vies des saints, les légendes ou fleurs des saints, en tête desqueltes Tes Acta sanctoruin des Bollandistes, en 54 volumes in-{f, remplis de figures , et les-2 volumés in+-® du HMenologium Græcvrum du Vatican, ornés de 180 miniatures, par des artistes grecs dü vin‘ au 1x° siècle (1); l'histoire des fondateurs e{fiondatrices d'ordres religieux, civils et militaires; la Vie des solitaires, etc., dont il existe des éditions avec gravures en bois ot taille-douce,

12 Les ouvrages d'orfévrerie chrétienne, les ornements peints ou sculptés, des châsses, des vases sacrés, des reliquaires, des croix, des crosses, des couvertures de livres ornées de sculptures en ivoires ou en métal, celles des fonts baptismaux, des bénitiers, lustres, candélabres, ostensoirs, retables d’autels et autres objets d'ameublement des églises.

- 43° Les ornements en broderies des chappes, des mitres, des bannières, des étendards dé confréries religieuses, civiles ou militaires ; les (apisseries, tentures et autres décorations des murailles et des autels.

1%° Les sculptures des stalles, des orgues, des autells, des confessionnaux, des jubés, des portes, des clôtures, des murailles extérieures et intérieures des églises, des cloîtres, etc.

15° Les frontispices ou titres de livres sont également mis à contribution ; nous y avons quelquefois trouvé des figures de saints que nous aurions vainement cherchées dans de grandes collections.

Les œuvres des Pères de l'Eglise, connues dans la lübrairie sous letitre d'Opera Patrum, renferment de très-beaux spécimen de ce genre.

16° Parmi les grands ouvrages que nous avons dépouillés, nous devons surtout signaler Ja collection de figures des saints du cabinet des estannpes de Paris {2), formant environ 30 forts volumes in-folio, dont les figures sont classées par ordre alphabétique des noms, et en deux séries distinctes, d'hommes et de femmes.

Nous signalerons aussi deux curieux volumes in-f conservés à la bibliothèque Mazarine, à Paris, savoir : l’un sous le n° #778 (38) et l’autre sous le n° 4778 (69), renfermant 1000 à 1200 estampes au moins, de saints, saintes et sujets pieux, dont plusieurs très-capitales. Nous avons numéroté toutes les feuilles de ces deux énormes volumes (1), ce qui en facilitera l’examen et l’étude à ceux qui auront la curiosité de les consulter après nous.

La Bibliothèque dite de Sainte-Genceviève (4), à Paris, possède 1 volume in-f sous le n° W. 317 et 1070, intitulé : Saints, renfermant 143 folios sur lesquels sont collées une grande quantité de figures de saints et saintes, dont plusieurs sont de bons maîtres. On y trouve quelques pièces capitales; une suite intitulée : Æcclesiæ mmilitantis triumphi (voir aux fes 87 à

94), dont nous donnons les figures principales. On y (rouve plusieurs suites d’apôtres, de

(4) Voir, sur ce précieux mannscrit et ses peintures, les détails donnés par M. Emeric-David, Discours sur la peinture, in-8°, page 461; par d’Agincourt; Histoire de l’art, tome VE, page 40 de l'explication des planches ; dans les Annales de philosophie chrétienne, in 8°, tome XVI, pag. 208 et suiv. ; et enfin dans les Acta sanctorum, mois de mai, tome E°r.

(2) Cette collection, peut-être unique en Europe, est très-curieuse à consulter, quoiqu'il s'y trouve une foule de pièces aussi inal dessinées que mal gravées, et qui n’ont aucun intérêt comme figure ou comme costume, C'est à chacun à faire comme nous, c'e:tà-dire de passer les mauvaises pièces et de consulter les bonnes. On est d'abord étonné du fatras que renferment ces nombreux volumes ; mais le conservateur à été forcé de tout admettre, par suite de la loi

du dépôt, dont le plus mauvais dessinateur peut réclamer le bénéfice.

(3) Le piremier de ces deux volumes provient d'une maison de jésuites d'Anvers, et a élé composé par un membre de la société, ainsi que l'indique le titre. Le second provient de la bibliothèque de l'ancienne abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, d’où il a éié sauvé lors de l'incendie qui, en 1793, a dévoré la plus grande partie des livres de Sette congrégation bénédictiare,

(4) Celle que depuis quelque temps on a débaptisée déjà deux ou trois fois, en dépit de ses précieux souvenirs, pour la nommer bibliothèque du Panthéon, comme si Ja France voulait à toute force se paganiser. Et motez que ce prétendu Panthéon est encore un vol fait sur le christianisme.

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