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On voit encore Adam et Ève ensemble, sculptés au portail de Saint-Vital à Ravenne, xir siècle environ.
A l’angle du palais ducal, à Venise, xme au xive siècle.
A l’acrotère du portail de la cathédrale de Senlis, xive siècle, environ. Voir les descriptions de ces divers monuments
Adam et Ève chassés du Paradis. Miniature d'un manuscrit du ive au ve siècle, d’Agincourt, Peinture , pl. xix, n° 5. Autre dans un manuscrit du ixe il., pl. xliiï, n° 2. Autre d’un manuscrit du Vatican, même époque, ib., pl. xli, n° 2.
Peinture à fresque au Campo Santo.
Voir ce mot dans ce Dictionnaire, au n° 1 du détail des diverses peintures.
Autre du Masaccio, à l’église del Carminé, à Florence, d’Agincourt, Peinture, pl. cl.
Même sujet. Sculpture de Nicolas de Pise, à la cathédrale d’Orviette, xnr au xive siècle. Storia del Duomo d’Orvieto, par G. délia Valle, pl. ix ; et d’Agincourt, sculpture, pl. xxxn, n° 5.
Adam et Ève jugés par les Vertus au tribunal des Palinodes. Miniature dont nous donnons l’explication au mot Tribunal.
Pénitence d’Adam et d’Ève (1) : Adam laboure, Ève file. Bas-relief de Nicolas de Pise, d’Agincourt, Sculpture, pl. xxxii,
Autre bas-relief de la porte d’une église à Bologne, Cicognara, Storia délia scultura in Italia, t. H, Pl- i
Ces divers sujets ont été traités par Michel-Ange et Raphaël, au Vatican. Voir leurs œuvres et celles de leurs graveurs.
On trouve aussi divers sujets de la vie d’Adam et d’Ève, au portail de l’église de Notre-Dame de Reims, de Strasbourg, et de bien d’autres impossibles à désigner en détail. Voir les descriptions de ces monuments.
ADAM (Les deux). — On nomme ainsi le parallèle établi entre Adam pécheur, l’auteur de la perte du genre humain, et Jésus-Christ, réparateur de la faute originelle.
Ce genre de parallèle symbolique et historique à la fois, se trouve fréquemment représenté sur les anciennes verrières du xne au xme siècle. Nous signalerons comme exemples de ce genre de composition, les deux belles rosaces de la cathédrale de Lyon, publiées dans la Monographie de la cathédrale de Bourges, par MM. Cahier
fi) R existe une curieuse légende sur la pénitence d’Adam, manuscrit du xme siècle. Voir le compte
et Martin, prêtres, Études, pl. vii, et p. 1 du texte.
ADAM , abbé de Saint-Denis — Son costume qui date du xne ou xme siècle, offre un exemple de l’ornement nommé parer, par quelques auteurs. M. Alex. Lenoir donne la pierre tombale de ce personnage dans le 1er volume de son Musée des monuments français, pl. xliv, n° 518, p. 23 1.
ADALBERT (Saint). — Diacre, collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, lettre A.
ADÉLAÏDE. — Deux saintes de ce nom.
Voir la collection des saintes du Cabinet des estampes, à Paris, en 25 vol. in-folio, pour les femmes, classés par ordre alphabétique.
ADÉLAÏDE ou ADÈLE. — Troisième femme de Louis VII, dit le Jeune. Figure de son tombeau à l’église de Pontigny ; collection des portraits des reines de France, au Cabinet des estampes, à Paris, in-folio, t. Ier, xue siècle.
ADÉLAÏDE.— Femme de Louis le Bègue, suivant quelques auteurs, veuve de Lothaire II 5 et femme d’Othon Ier; et surnommée la Bienheureuse. Voir les portraits des rois et reines de France, par Dutillet, aux manuscrits de la Bibliothèque royale de Paris , et la grande collection de portraits du Cabinet des estampes, à Paris.
ADÉLAÏDE. — Reine ou comtesse de Sicile, au xne siècle. (Sceau de cette princesse.) Voir les planches de l’ouvrage intitulé : Sicilia descritta con Medaglie, et expliqué plus au long au mot Sicile.
ADÈLE DE VERMANDOIS.— Femme d’un comte d’Anjou. Belle statue du xtneau xive siècle, environ. Atlas des arts en France , in-folio, pl. xiii. M. Lenoir donne cette statue comme faite vers l’an 1105, ce qui paraît sujet à contestation.
ADELINE (Sainte). — Figure en pied, vierge et martyre.
Bavaria sancta etpia, t. II, planche de la
ADELOCUS (Saint). - Très-beau sarcophage de ses reliques; monument du xe
rendu de ce volume parM. Paulin Paris, Manuscrits français, t I, p. 124.
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siècle, publié dans l’ouvrage intitulé : Essai historique et descriptif des monuments de V église Saint-Thomas de Strasbourg , 1842, in-8°, par L. Schneegans, et dans la Topographie de Strasbourg, du Cabinet des estampes, à Paris.
ADJUTEUR ( Saint ). — Soldat ou officier chrétien. Rcprésenlé armé dans le goût du xve ou xvie siècle, enlevé par deux anges. Il paraît avoir des fers aux pieds. On trouve une planche curieuse de ce sujet , gravée par un des Perelti, dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, lettre A, 2e volume; les folios ne sont pas numérotés.
ADON ( Saint ). — Archevêque de Vienne au ixe siècle. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes , à Paris.
ADOPTION (1). — Une peinture très-ancienne de l’église cathédrale d’Aquilée, semble représenter l’adoption dite per baptismum (2). D’un côté est le prêtre ou l’évêque qui baptise, de l’autre, le parrain qui, étendant la main sur le néophyte, prend l’engagement de l’adopter pour fds spirituel; Antichità (le) aquileia de Giandomenico Bartoli , 1 vol. in-folio, pl.
Une monnaie du Bas-Empire. Citée dans la Revue numismatique de Blois, année 1837, p. 150, paraîtrait représenter l’adoptioh de Childéric, encore jeune, par l’empereur Justin (3). Nous ignorons si ce monument a quelques rapports avec l’une des deux manières d’adopter, citées ci-dessus
ADORATION DES BERGERS. — Ce sujet a été composé par tous les maîtres : Alber Durer, Lucas de Leyde, Martin de Vos, les Sadelers, les Wierix.
Toutes les bibles en bois ou gravées au burin.
Triptyque d’Alber Durer. Atlas de M. du Sommerard, pl. vin, ch. VI.
Raphaël en a fait une belle composition qui se voit aux Loges du Vatican. Voir cette suite gravée par Chaperon, et tous ceux qui ont gravé l’œuvre de Raphaël.
Toutes les suites de la vie de Jésus-Christ représentent ce sujet. Voir à son nom.
(1) On connaissait au moyen âge trois espèces d’adoption, celle par le baptême, celle par la remise des armes (per arma), celle per capillos. JNous n’avons pu découvrir de monuments que de la première. M.du Sommerard dans le deuxième volume de son Art au moyen âge, p. 37 1, entre dans quelques détails sur ( adoption per capillos.
ADORATION DES MAGES. — Sculptures de ce sujet : Diptyque en bois du xie siècle, Musée de Grenoble, Magasin encyclopédique, août 1811, avec une savante dissertation de M. Champollion-Figeac.
Bas-relief de l’église de Pistoia. D’Agincourt, Sculpture, pl. xxvii, n° 1; Cicognara, Storia délia scultura in Italia , t. Ier, pl. ix, donne cette même sculpture plus en grand.
Bas-relief de Nicolas de Dise, xme au xive siècle, pour le baptistère de Pise. Les chevaux qui y figurent, rappellent le style de ceux de Praxitèle; d’Agincourt, Sculpture, pl. xxxii, n° 7.
Moranna, Pisa illustrata, t. II, pl. m, et surtout l’ouvrage de Cicognara , Storia délia scultura, 1. 1, pl. xn.
Autre bas-relief d’un tombeau dans l’église Saint-Laurent à Naples. Sculpture du xve siècle. Cicognara, t. II, pl. lv.
Peintures de ce sujet : mosaïque du Ve siècle, d’Agincourt , Peinture, pl. xvi , n° 17; quatre anges, debout, accompagnent la Vierge.
Trois compositions provenant de miniatures de ménologes, et de fresques d’un couvent de Rome, vers les xne et xnr siècles, d’Agincourt, Peinture, pl. civ, nos 13, 14, 15. Ce dernier numéro est reproduit plus en grand, pl. cxxxv.
Fresque de Benozzo Gozzoli, au Campo Sanlo, xme et xive siècles. Voir la publication de cette célèbre suite, par Lasinio, 1 vol. in folio. Voir au mot Cai*ipo.
Tableau de Pérugin à l’église Saint-Augustin de Pérouse (4).
Fresque à San-Subiaco, d’Agincourt, Peinture, pl. cxxvi, n° 3
Belle composition de ce sujet, gravée par Martin Schon ou Sckœngaver regardé comme le plus ancien graveur connu de l’école allemande, au xive siècle. Voir son œuvre.
Autre par le Pinturrichio. Gravée dans le 3e volume de la Description du Vatican, ( Ildescritto Vaticano ), par Erasme Pistolesi, in-folio, pl. xxiii.
Autre par Raphaël , première manière, ib., pl. Lxxvnu
Autre par Hemling, Atlas du Sommerard, pl. m du ch. vi. — Autre du même, connue en Allemagne sous le titre des Sept joies de Marie, gravée au trait parE. Schaeffer ; très-
(2) Nicolaus Allemannus, de Parielinis laleranehsib. resiiiuiis, 1 vol.in-4°, p. i53, article intitulé .- Riius udoptundi per baptismum.
(3) Nous devons ajouter que l'authenticité de cette médaille est loin d’être établie d’une manière incontestable.
(4) Cité par M. Rio, Art chrétien , i vol. in-8°. p. 225.
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grande composition dont M. le baron de Keverberg aîné dit quelques mots dans son ouvrage intitulé : Ursula , in-8°, Gand, -1818, p. 137. Ce qui n’est pas sans intérêt, e’est qu’on voit figurer dans cette belle composition, un seigneur allemand dont les armoiries sont posées à une colonne, à savoir : un casque portant une étoile, un écusson portant deux étoiles, un chevron au-dessous duquel est un griffon grimpant. La femme de ce seigneur y est aussi représentée de l’autre côté du tableau, à genoux, les mains jointes; un singe assis sur une muraille, tient son écusson portant trois rocs non ancrés; on y voit aussi une fleur de trèfle d’argent. Ces deux figures sont, sans doute , celles des deux donataires du tableau.
Magnifique miniature du Bréviaire ou Livre d’heures du duc de Bedfort, dont le manuscrit appartient à la Bibliothèque royale de Paris (1).
Celle de Lucas de Leyde, gravée par lui, est une pièce des plus remarquables. Voir son œuvre et celui de Martin Schon, et de tous les anciens maîtres, au Cabinet des estampes de Paris, de Dresde, etc.
Composition de Raphaël aux Loges du Vatican. Co’avée par Chaperon. Voir l’œuvre de Raphaël au Cabinet des estampes de Paris et des autres villes.
ADORATION DU PAPE (2). — Représenté assis sur le grand autel de Saint-Pierre de Rome. Voir les planches du Ceremoniale pontificum, et du Pontificale romanum, dans toutes les grandes bibliothèques publiques Voir la planche p. 289 du 1er volume des Cérémonies religieuses , de Bern. Picard.
Deuxième cérémonie, dans la chapelle du Couronnement, ib., planche de la même,
ADORATION DE LA CROIX. — Voir les mêmes ouvrages, et dans les Cérémonies religieuses, t. Ier, planche de la p. 382.
ADORATION. — Une grande fresque de la chapelle du Saint-Sacrement de l’église Saint-Pierre de Rome, peinte par Pietro de Cortone, et gravée par Fran. Aquisa, représente l’adoration du saint sacrement de l’autel. Voir l’œuvre du peintre. — Adoration du Père éternel dans sa gloire par
(1) Cité par Di bd in, Voyage en France, t. III, p. 147.
(2) Ceux qui seraient assez simples ou assez peu instruits pour croire qu’il faut prendre celle adoration au pied de la lettre, peuvent lire ce qu’on dit de cette cérémonie , même ouvrage, loco cilulo, ou dans le Rituale pontificum, article intitulé : Adoratio sanctce
les saints et les anges. Autre fresque du même peintre, dans la chapelle Saint-Sébastien ; fin du xvie siècle. Voir son œuvre
Procession dite de l’Adoration du Saint- Sacrement. Vitrail du xvie siècle, à l’église de Saint-Ouen, à Pont-Audemer ; publié par M. le comte de Lastérye, Histoire de la peinture sur verre , en France. Voir au mot Processions.
ADRIEN Ve du nom. — Tombeau de ce pape à Viterbe, dans l’église des Frères Mineurs (monument del276).^/cfa sanctorum des Bollandistes, mois de mai, tome supplémentaire, partie du Conatus chronico-historicus, p. 38. On y voit le pape couché sur son tombeau.
Médaille de ce pape. Trésor de la numismatique (médailles des papes), 1 vol. infolio, avec texte. Voir à la table des monnaies de ce volume.
ADRIEN VI. — Portrait de ce pape. Voir les collections que nous indiquons ci-dessus. Son tombeau, monument du xvie siècle, à l’église Sainte-Marie de l’Ame (3), ou des Germains, ou des Allemands; Ciaconius, Vita et gesta pontificum , in-folio, t. III, planche de la p. 441; ou dans Palatius , même ouvrage, t. IV, planche de la p. 32. On remarque dans ce monument un bas-relief représentant l’entrée du pape à Rome. Le mausolée est de Balthazar Peruzzi.
ADRIEN (Saint). — Figure à cheval.
Armé comme un chevalier du xve siècle.
Dans l’œuvre de Waltzer Van Von Assen ou Cranach ; très-belle pièce.
Autre dans la collection des saints du Cabinet des estampes à Paris.
Eglise Saint-Adrien, jadis basilique de Paul-Emile, à Rome. Était une diaconie dès le vr siècle. Itinéraire de Marin Vasi, fils, t. Ier, p. 145, et les planches in-folio du grand ouvrage de Vasi, père, en 12 vol. in-folio, la planche qui correspond à V Itinéraire..
ADULTÈRE (Femme). — Sculpture en ivoire, provenant d’un diptyque ou d’une couverture d’évangéliaire du Trésor de l’église Saint- Ambroise de Milan, ouvrage du ve au vie siècle, publié par le docteur Gaetano Bugati. Memorie di santo Celso, p. 245.
Toutes les Bibles gravées en bois ou au burin. Les œuvres des anciens maîtres, tels
crucis, ou ce qui est plus facile, dans le Dictionnaire lliéologique de Bergier, verbo Adoration.
i3) Voir au sujet de cette désignation Y Itinéraire de Rome, par Mar. Vasi, au nom de celte église, 2 vol. in-i2;Rome, 1804, ou l’édition donnée en 1840 par Nibby, 1 vol. in-12.