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qu’Alber Durer, Lucas Cranach, Lucas de Leyde, présentent presque tous ce sujet plus ou moins bien traité.
Voir aussi la Fie de Jésus- Christ, par le R. P. Jér. Natalis, de la compagnie de Jésus, 1 vol. petit in-folio, orné de ISO planches composées par Bern. Passari, peintre romain. Les planches sont gravées par les Wierix (xvie siècle), en grande partie.
ÆCATERINA (Sancta). — Fille d’un seigneur d’Alexandrie. L’on trouve son martyre dans le Ménologe grec de l’empereur R asile. Miniature du vme au ixe siècle, édition du Vatican. T. Ier, p. 213, édition de Clément, XIIIe du nom. Voyez aussi Sainte Catherine.
ÆGIDIUS (Saint). — Abbé. Représenté lenant sa cervelle. Voir les collections de Vies des saints, avec figures (1), celle du Cabinet des estampes, à Paris. Plusieurs le représentent donnant l’absolution au maire Charles Martel, à la suite d’une révélation qu’il eut en disant la messe.
ÆM1LTANA (Sancta). — Figure vue à mi-corps, qui passe pour une peinture de Cimabué, xive siècle. Autour de la tête est un nimbe dans lequel est écrite une inscription en lettres de formes singulières. Voir Acta sanctorun ides Bollandistes, juin, t. IV, p. 385.
AFFRANCHISSEMENT. — Cérémonie de ce genre. Sculpté sur un diptyque consulaire du vie siècle, environ, appartenant au trésor de la cathédrale de Bourges, et publié dans le 1er volume des Voyages littéraires de deux bénédictins , in-4°, planche des p. 24 à 25, et dans le Trésor de la numismatique, volume des bas-reliefs,' ornements (2) etc., in-folio, pl. ni de la 2e partie.
Voir aussi au mot Manumission.
AERE (Sainte). — L’on trouve deux figures, en pied et en buste, de cette sainte femme placée sur un bûcher, formant le
(l'i Molanus, Uisloria imaginum sacrarum , in-4°, p. 72, 73, 344, 345.
(2) Pour l'explication, voir le texte de M. Ch. Lenormant, conservateur du Cabinet des inscriptions et médailles, à Paris, concernant cette sculpture, Trésor de numismatique , volume d’ornements , bas - reliefs, etc., p. il 3.
(3 1 M. Cyprien Robert, Cours d'histoire monumentale des premiers chrétiens, université catholique, t. VI, p. 29 et suiv., donne quelques détails fort curieux sur ces repas; d’après les anciens historiens ecclésiastiques, il n’ose affirmer si les peinluresdes catacombes
haut d’un reliquaire appartenant au trésor de l’église cathédrale d’Augsbourg, et qui est gravée dans l’ouvrage intitulé :
Descriptio basilicœ Sanctœ Afrœ et Sancti Udalarici, Augusta- Findelicorum, 1627, 1 vol. in-folio. Voir les planches des pages 67 et 75 dudit volume, par Bernard Hertfelderus, p. 84. L’on trouve un reliquaire curieux formé avec le crâne enchâssé de la même sainte.
Le tombeau de sainte Afre est représenté tel qu’il est , ou était , dans l’église cathédrale, à Augsbourg, dans l’ouvrage intitulé : Imagines sanctorum , Augusta - Findelicorum, 1 vol in-4°, à Augsbourg. Voir la pl. îx du volume.
AGAPE (Sainte). — Le crâne de cette sainte, magnifiquement enchâssé et couronné, forme un reliquaire appartenant, en 1627, à l’église cathédrale d’Augsbourg, et gravé dans la Descriptio basilicœ Sanctœ Afrœ et Sancti Udalarici, de cette ville. Voir l’ouvrage ci-dessus, pl. x, à la p. 82.
AGAPES (3) , ou REPAS SACRÉS. — L’on trouve quelques représentations de ces repas sacrés des chrétiens de la primitive Eglise. Les plus remarquables sont : 1°. Une peinture des catacombes, reproduite par d’Agincourt, Histoire de l’art au moyen âge. Peinture, pl. vi, n° 35, et vm n° 20, Bottari, dans son bel ouvrage intitulé : Sculture e Pitture sagre estratte da cimeterii di Roma, 3 vol. in-folio; Aringhi, Roma subterranea , t. II, pl. lxxxvii, n° 4; pl. exxm, et cccxm.
Un beau bas-relief où l’on voit trois personnages couchés près d’une table. Deux sont coiffés dans le goût phrygien : tous trois ont une auréole ou nimbe. Devant le lit, un trépied sur lequel est un plat où est un poisson entier. Deux esclaves tiennent des amphores. Mamachi , Origines et antiquitates christianœ, t. III, p. 61, a publié ce précieux monument comme représentant une agape chrétienne.
Bianchini semble avoir eu en vue ce même bas-relief, qu’on trouve gravé, mais avec quelques variantes, dans sa Demonstratio historiœ eccles., tabula IIP, sœ -
qui offrent la représentation de repas ou agapes sont toutes chrétiennes. Sur les agapes et leurs variétés, voir les détails donnés par M. Raoul Rochette dans son Tableau des catacombes, p. 1 37 à 153, et dans son Mémoire spécial sur les peintures des catacombes, il y établit des rapprochements curieux entre les repas funèbres des païens et les agapes chrétiennes, mais les assertions de M. Raoul Rochette sont contestées par quelques savants. MM. les membres de la communauté de Solesmcs doivent traiter cette intéressante matière dans un des volumes de leurs Origines catholiques, travail que nous attendons avec impatience.