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culi i', n03 37, 38, avec celle inscription : Ex cœmeterio SS. Marcellini et Pétri Fia Labinica. Le monument le plus compliqué que nous ayons rencontré de ce genre de repas, est, sans contredit, le bas relief du sarcophage placé sous la tribune ou ambon de l’église Saint-Ambroise de Milan, et qui est gravé et expliqué dans l’ouvrage intitulé : Monumenti sacri e profani di santo Ambrosio di Milano, par Giulini de Ferrare, 1 vol. in-4°, pl. xii et xm (1). Voir aussi la planche de ce bas-relief, dans les Monumenti di Milano, d’Allegranza, t. VI, p. 113. Ici, la table est oblongue, on y voit des poissons, des vases, des couteaux, etc.
AGAPET f Saint). — Pape. Figure debout.
Peinture de l’église Saint-Marc à Rome, vme siècle, Giampini, Vetera Monumenta, t. II, pl. xxxvn.
Le portrait de ce pape, comme celui de tous les autres, se trouve gravé dans la Vie des papes , publiée par plusieurs auteurs dont les plus célèbres sont les Bollandistes , Ciaconius, Palatius. Il est à présumer que cette figure a dû être tracée d’après son portrait qui existait au grand stylobate de l’église Saint Paul-hors-des-Murs; sur cette précieuse suite, voir les détails curieux consignés dans l’ouvrage des bénédictins de Solesmes, intitulé : Origines catholiques de V Eglise romaine, t. Ier, p. 156 et suiv.
AGAPIT. — Evêque martyr. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes.
AGAR. — L'histoire d’Agar se trouve représentée dans un des tableaux du cimetière du Campo Santo, à Pise, composition de Benozzo Gozzoli, xmc ou xive siècle. Publiée dans l’ouvrage intitulé : Description des peintures du Campo Santo, en italien, par Lansini, 1 vol. in-folio, dans tous les Cabinets d’estampes.
Quelques-uns des bas-reliefs de la cathédrale de Milan, qui doivent dater du xve au xvie siècle, représentent divers sujets de l’histoire d’Agar. Voir les descriptions de la cathédrale de Milan, et surtout celle in-folio, sans nom d’auteur; exemplaire du Cabinet des estampes, à Paris; bibliothèque de M. de Férussac.
Agar secourue par l’ange. Peinture d’André Sacchi, gravée par Cor. Blomaert. Voir l’œuvre du peintre.
(O Pour l'explication de ce monument , voir le Voyage dans le Milanais, par Millin, t. I, p, 1 70, et surtout le texte de l’ouvrage ci-dessus cité.
(2) Marin Yasi, Romain, en donne la description dans son Itinéraire de Rome, t. I, p. 347.
Autre composition par Lucas de Leyde.
Dessin publié par d’Agincourt, Histoire de l'art , Peinture, t. V et VI, pl. clxiv, n° 10. Gravure du même, dite la grande Agar.
Voir son œuvre; et Voyage d'un iconophile. Duchêne, in-8°, p. 81, 110, 111, 143.
AGATHE ( Sainte ). — Figure debout, tenant une couronne de pierres précieuses.
Mosaïque de l’église de Ravenne, vie siècle, Ciampini , Veter.Mon., t. Il, pl. xxv, n° 20. Autre à l’église de Capoue, vers le ixe siècle, expression sévère, beau costume dans le goût lombard, Ciampini, Vetera Monumenta, t. Il, pl. LIV.
Autre figure. Tirée des catacombes, peintures du ixe ou xie siècle, d’Agincourt, Peinture, pl. ix, nos 2, b; pl. cv, n° 12.
Autre figure de sainte Agathe tenant l’instrument de son martyre. Fresque du xive siècle, environ, d’Agincourt, Peinture, et les figures de cette sainte dans la collection des saintes du Cabinet des estampes, à Paris, pl. cxxvn, n° 1 ; pl. cxxvm. La robe de la sainte est d’un riche tissu.
Église de Sainte-Agathe à Rome, dite à la Suburra, ou des Golhs, architecture du ve au vr siècle (2). Voir les planches de Vasi, père, 12 vol. in-folio. Mosaïque de cette église, maintenant détruite. Publiée dans les Vetera Monumenta, de Ciampini, t. Ier, pl. LXXVII (3).
Le tombeau de la sainte se voit à Catane ;
11 date du xir ou xiir siècle; nous ignorons s’il est gravé.
AGATHON (Saint}. — Collection des saints du Cabinet des estampes à Paris.
AGEN (4) ( ville de France ). — Monuments de cette ville. Voir les Descriptions de la France, par de La Borde et Guétard,
12 vol. in-folio, voir la table.
Topographie de la France, au Cabinet des
estampes, du département du Lot.
Sceau de la commune. Trésor de numis.
Sceaux des communes, pl. xix, n° 6.
AGERICUS (Saint ;. — Evêque. Collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.
AGILEÜS (Saint). — Martyr. Ce qu’en dit Molanus : Histor. imag. sacrar., édition in-4°, p. 588; nous n’en connaissons pas de représentation.
(3) Le roiRicimer avait fait peindre cette mosaïque, qui se détacha du mur en 1592 et fut détruite.
(4) Voir les divers ouvrages désignés par Lenglet Dufresnoy,Mef/iodepow éludier Vhisloirc,l. IV, p.23Q et suiv.
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AGILULFE (1) ( roi des Lombards ).
Monnaies de ce prince, vers le vr siècle, Ciampini, dans une dissertation sur V Ancienne manière d’administrer le baptême , 4 vol. in-4°, en donne une, ainsi que dans ses Cetera Monumenta , t II, p. 44.
* Couronne d’Agilulfe, célèbre monument.
Voir au mot Couronne.
AGIOTE YRIDE (ou Porte Sainte- J. — On trouve désigné ainsi ce que plus ordinairement on nomme Diptyque , Triptyque, etc., ou toute espèce de tableau représentant des sujets pieux sculptés ou peints, et renfermés par des portes propres à recouvrir le sujet principal.
Le Cabinet des médailles à Paris possède quelques objets de ce genre, qui sont très-remarquables. L’un des plus importants, placé sous le n° , représente Constantin, sainte Hélène, et au-dessus, Jésus-Christ, saint Jean, et la Vierge. Sur les volets, plusieurs saints de l’Église grecque, des patriarches, des prophètes en buste, avec leurs noms gravés au-dessous.
Cette curieuse sculpture, d’un style byzantin, est placée sous la lettre E , division du fond, p. 49 du Catalogue du cabinet des médailles , par M. Dumersan, in-8°; Paris, 1858(2).
Autre monument de ce genre. Peinture de la même époque représentant le Christ assis entre la Vierge et saint Jean. Sur les volets, divers saints, parmi lesquels on remarque saint Basile et saint Jean Chrysostome. Même catalogue, p. 34.
L’on trouve quelques monuments de ce genre publiés dans le Trésor de numismatique et de glyptique. Voir surtout les pl. li , lu , lvii et le texte p. 23.
Voir aussi l’Atlas du Musée du Sommerard, planches ii , ni , iv du chapitre XI, pl. xxix, 6e série de l’Album.
AGNEAU PASCAL. Représentation allégorique de ce sujet sur le pied d’une croix de forme byzantine. Provenant du Musée de Saint-Omer ( émail du xir siècle ), publié dansl 'Album de M. du Sommerard, pl. xi , chap. IX.
Un vitrail du xme siècle, à l’une des
(1) Sur les monuments dus à ce prince, voir Y Art an moyen âge , par M. du Sommerard, à la table des matières.
(2) L a Catalogue du cabinet des médailles que l’on vend chez le concierge de la Bibliothèque royale, devrait être rédigé sous la direction du conservateur en chef, qui en ferait soigner toutes les parties. Les objet de l’art byzantin et du moyen âge sont à peu près sacriliés à ceux de l’art grec, romain et égyptien. Beaucoup de pierres sculptées, de diptyques y sont in-
fenêtres delà cathédrale de Bourges, représente ce sujet dans toute son étendue symbolique et historique. Voir les pl. v et.... de la Monographie de celte église, par MM. Cahier et Arthur Martin, prêtres, in-folio; Paris, 4842.
Manducation de l’agneau pascal. Voir toutes les anciennes Bibles avec miniatures ou gravures en bois.
La Vie de Jésus-Christ, avec figures gravées. Voir au nom de Jésus-Christ toutes celles que nous indiquons.
AGNEAU (symbolique) (3). — Figure de Jésus - Christ, représenté couché sur un autel, mosaïque du ve ou vie siècle. Au grand arc de l’abside de l’église de Saint-Côme et Damiens à Rome, d’Agincourt, Peinture, pl. xvi, n° 9.
Agneau marchant et portant une croix.
Sculpture ancienne sur un médaillon ou disque. Monumenta cryptarum Vaticani ab Angelode Gabrielis, 1 vol.in-fol.,pl.xxxiv,n°3.
Agneau porté sur un livre. Pacciaudi, Antiquitates christianæ , sive de cultu Joannis Baptistæ, 4 vol. in-4°, offre plusieurs représentations de ce genre.
Gori Thésaurus diptychorum, t. I , planche de la page 260. Cette sculpture est tirée d’une pierre funèbre.
Agneau debout, ayant une auréole autour de la tête; il est accompagné de douze autres agneaux qui doivent figurer les douze apôtres. Bordure d’une grande mosaïque à l’église Saint-Clément de Rome. Vers le xne ou xiii siècle. d’Agincourt, Peinture, pl. xm, n° 47. Ciampini. Fetera Monumenta, t. II, pl. xvi.
Agneau tenant une croix et versant son sang dans un vase. Sculpture de la porte d’une église du xie ou xne siècle à Rome. Voir Ara-Cœli, gravé dans le 3e volume de l’ouvrage de Muratori, Antiquitates Italiæ mediiœvi, etc., in-folio, t. III, planche de la page 878. Dans celui de Casalius, de Ritibus Christianorum , etc., in-4°, page 4, partie 2e.
AGNEAU DE DIEU. -- Ordre de ce nom.
Sehoonebeck, Histoires des ordres militaires, in-42, t. II, planche de la page 298.
diqués comme à la dérobée ou à regret. La belle pierre à sujet symbolique chrétien placée sous le numéro 547 de la montre A, méritait quelques lignes d’explication; on n’y trouve presque rien. L’auteur du Catalogue a fait de continuelles études de l’antiquité proprement dite; le moyen âge est nul à ses yeux. Le public réclame contre celte injustice et cette lacune impardonnable à l’époque actuelle.
(3) Motanus, Histor. itrtag. sacr., in-4°, p. 637.
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AGNEAU de l’Apocalypse (1). — Admirable tableau peint à l’huile (2) par Hubert Van Eyck dans lexivesiècle(3,.Ce tableau se compose de deux parties, celle supérieure et celle inférieure. Placé autrefois dans l’église Saint-Jean de Gand, il n’en existe plus qu’une portion, celle du milieu, les volets de la partie supérieure ayant été vendus à un Anglais, qui les a cédés au roi de Prusse , à qui ils appartiennent maintenant.
Dans la partie supérieure, on voit le Père éternel entre saint Jean et la sainte Vierge. De chaque côté, dans les volets, un person-' nage à genoux , chantant, avec plusieurs figures; de l’autre côté, sainte Cécile; aux extrémités, Adam et Ève.
Dans la partie supérieure , vrai chefd’œuvre de peinture mystique, on voit, au milieu d’une espèce de paradis, l’Agneau divin placé sur un piédestal ; il porte une croix en bannière. 11 est adoré par les martyrs, les solitaires, les papes, les évêques, les docteurs. Parmi les femmes ou vierges martyres, on remarque sainte Agnès, sainte Barbe, sainte Dorothée; parmi les saints, on remarque saint Liévin, évêque et apôtre de la Belgique, tenant sur une draperie sa langue coupée. Dans les volets, d’un côté, une troupe de chevaliers armés de pied ; ceux qui sont en tête, portent des bannières déployées. De l’autre côté, une foule de pèlerins, ayant pour chef saint Christophe, qui se distingue par sa taille gigantesque. Pour le reste des détails de celte composition merveilleuse, voir les notices que nous indiquons.
Des fragments du tableau de l’agneau de l’Apocalypse, se trouvent reproduits dans VHistoire de l'art de d’Agincourtj(4), Peinture, pl. clxxii nos 1 et 2. Un de ces fragments est celui de la troupe des vieillards , en costume du xive siècle ; l’autre est un portrait d’un des frères Van Eyck, qui figure dans le tableau (5), tenant un chapelet à grains rouges, etc.
On le trouve reproduit en entier dans Pouvrage intitulé : Musée de Peinture et
(1) Sur l'origine des représentations de ce genre de figures, voir Molanus, Histor. irnaginurn sacrarum, in-4u, p. 490, et au mot Apocalypse.
(2) Sur l’époque de l’apparition de ce genre de peinture, voir les savantes réflexions de M. le baron de Keverberg aîné dans son livre intitulé: Ursula ou la Légende de celte sainte peinte par Jean Hemeling, i vol. in-8°, p. i o i , 102 et suiv. ; et encore p. 1 14, où il est dit que c’est Van Eyck qui a substitué les fonds de paysages aux fonds d’or.
(3) Pour les details du tableau en question, voir la Noticesur les frères Van Eyck, traduite de l’allemand par M. Bast, membre de plusieurs sociétés savantes ; Gand, 1825, in-8°, avec plusieurs planches au trait Bien exécutées dont nous devons la connaissance et
Sculpture , ou Recueil de tableaux , basreliefs, etc., des collections publiques ou particulières de l'Europe, publié par Audot, à Paris. Les planches sont gravées par M. Reveil, t. VIH, pl. n° 561
AGNEAUX (6). — Figures symboliques des chrétiens ou de l’assemblée des fidèles. Ciampini, Fetera Monumenta, t. Ier, planches xlix et lxvi , t. XV, pl. iii , lettre E 16, 24, 57, 47, 49, 52.
Au nombre de douze, figurant sans doute les apôtres , bas-relief d’un tombeau de l’église Saint-Victor de Marseille : Histoire de cette ville par Rufïî , in-8°, planche de la p. 123. Dans une arcade romane, sont les quatre livres des évangiles. (Style romanobyzaritin.)
Agneaux en or, argent, ou de toute autre matière, servant dans les églises primitives, à orner les autels, les baptistères, tabernacles, et divers vases sacrés. Durandus, de Baptisterio lateranense, lib. VIII, cap. 19, et Anastase, avant lui , dans sa Fie des papes, en parle en divers endroits, mais nous n’avons pas pu en découvrir de monuments authentiques, et surtout primitifs. Il est à présumer que le Musée chrétien du Vatican offre quelques exemples de ce genre d’antiquité. Au mot Musée du Vatican, on trouvera les détails les plus étendus sur les objets précieux qui le composent.
AGNELET. — Nom d’une monnaie du règne de Philippe le Bel et de quelques autres princes français et anglais, Alex. Lenoir, Atlas des monuments français, 1 vol. in-fol. , pl. xxxiv, n° 3; Leblanc et Boutroue, Traité des monnaies; Fetusta Monumenta, ou Recueil de monuments par les antiquaires de Londres. Voir les planches du Ier et du IIe volume.
AGNELLUS (Saint). — Collection des saints du Cabinet des estampes à Paris.
AGNÈS (Sainte). — Figurede cette sainte, représentée debout tenant une couronne ,
l’obligeante communication à M. Charles de l’Escalopier, conservateur honoraire de la Bibliothèque de l’Arsenal qui possède un exemplaire de cette notice à peu près inirouvable, surtout à Paris, et dans laquelle est une gravure complète du tableau de Van Eyck, que nous détaillons ici.
(4) D’Agincourt a commis une erreur en plaçant ce tableau à Saint-Bavon de Gand.
(5) Descamps, Vies des peintres, t T, p. 3. nous apprend que l autre frère figure aussi dans le groupe des cavaliers, et que ce merveilleux tableau a été trèsbien copié par le peintre Michel Coxier pour un roi d’Espagne. Voir l’œuvre de ce peintre.
(6) Molanus, Histor. imag.sacr ., in-4", p. 636 au mot Agni.
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