‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 150 sur 627 · V. Jérôme et les œuvres du Dominiquin et de Trabalesi · texte numérisé non relu

V. Jérôme et les œuvres du Dominiquin et de Trabalesi

- De la messe de Bolsène, où s’est manifesté le miracle de la présence réelle. Y. Bolsène et Messe de Bolsène.

Un ange donnant la communion à saint Frédéric, Bavaria sancta, t. II, planche de la p. 299. Y. aussi à Eucharistie.

COMPAS D’ARCHITECTE. — Un chapiteau de l’église Saint-Germain-des-Prés représente un ange tenant un compas (1), et deux tables de pierre. Y. à ce sujet la pl. ix de V Histoire des beaux-arts en France par les monuments, et la p. 14 du texte de l’ouvrage, par M. Herbe, in-4°, Paris, 1842-45; le compas est ici employé d’une manière symbolique.

— Entre les mains d’architectes. Y. à ce nom.

Une miniature du xive siècle , publiée par M. Didron, Iconographie chrétienne au moyen âge, in-4°, p. 576, représente Dieu le Père, dont une des mains tenant un compas est posée sur le globe de la terre, etc., pour faire sans doute allusion à ce texte de l’Écriture sainte : Omnia ordinavil Deus secundum pondus et mensuram.

— D’une forme remarquable au pied d’un architecte. V. au nom Hugues Libergier. Cet instrument peut donner l’idée de ce que l’on nomme un compas d’épaisseur.

Le dessin d’un compas à branches recourbées, du xive au xve siècle, avec tous ses détails, est cité dans le 2e volume du Bulletin des arts et monuments , p, 690; c’est h M. Lassus qu’on en doit le dessin déposé aux archives du comité.

COMPÏÈGNE (2). - Plan de celte ville, en 1509, d’après un dessin de l’époque, publié dans l’oiivrage intitulé: Compiègne historique et monumentale, 2 vol. in-8°, par Lambert et Ballyhier; Compiègne, 1842, 1. 1.

Les principaux monuments de cette ville sont publiés dans ce même ouvrage. On y remarque le beffroi, belle construction du xvcsiècle environ, l’hôtel de ville au xve siècle; Magasin pittoresque , t. IX, p. 228.

L’église Saint-Corneille, cathédrale du xiv* siècle, Moyen âge monumental , pl. lxxxviiï.

rue de la Harpe, où I’arliste aurait dû aller les dessiner au lieu de donner la reproduction d’une copie de chapiteau.

■2) Les monuments de cette ville ont été l’objet d’un Rapport par M. Vilet au ministre de l’inférieur, in-s", 1821, déposé dans les archives du ministère.

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Le château, construction du xvie siècle.

Les églises Saint- Antoine et Saint-Jacques; celle de Saint-Jean-aux-Bois.

L’abbaye de Saint-Corneille, en ruines.

Le château de Pierrefonds, xirle siècle. Ruines magnifiques. V. Pierrefonds.

L’ancienne abbaye des Céleslinsde Saint- Pierre, dans la forêt de Compiègne, dont il ne reste que des ruines.

Un tombeau gothique.

Presque tous ces monuments se trouvent également représentés dans la grande Topographie de la France, au Cabinet des estampes de Paris, et celle de l’auteur, destinée à la bibliothèque du Musée de Cluny , à Paris. Y. aussi l’ouvrage de La Borde et Cuettard , Voyages pittoresques en France , 12 vol. in-folio, article Compiègne.

COMPOSITEUR (Le). — En imprimerie.

Visité par la mort qui veut l’arracher à son travail: gravure sur bois du xve siècle, Dibdin, Bibliographical decameron, in-8°, t. J, planche de la p. 116 , d’après une ancienne Danse des morts.

COMPTES. — - Reddition de comptes, de redevances.

Une très-belle miniature d’un livre des comptes, manuscrit de 1466, publiée par Willemin, Monuments inédits , t. II, pl. lxix, représente une scène curieuse de paiement de rentes (1).

Reddition de comptes d’après quelquesunes des miniatures du manuscrit intitulé : Leges palatinœ, publié par les Bollandistes, Jeta sanctorum, t. 111 du mois de juin, planche de la p. 40, n°47 (2).

L’économe infidèle de l’Évangile rendant ses comptes. V. toutes les Bibles avec gravures; les sujets du Nouveau Testament, gravés soit en bois, soit au burin; la Vie particulière de Jésus-Christ, avec des planches. V. les œuvres d’Albert Durer, de Martin de Vos, desWierix, desSadeler, etc.

Le tuteur et le curateur rendant leurs comptes devant le juge, gravure sur bois du xvie siècle. V. le titre du livre au mot Pupilles.

(1) Voir aussi les détails intéressants donnés par M. Poltier, p. 12 du texte des planches de Willemin.

(2) Nous donnons l’analyse de toutes les miniatures de ce monument de législation du xme siècle dans ce Dictionnaire. V. Leges palatinæ. Il est impossible de se faire une idée des documents innombrables et curieux que nous avons trouvés dans cette suite.

(3', C’est ce qui fait qu’on trouve cette figure ou ce personnage, publié dans les Collections de monuments de V Angleterre. V. la note de M. Lenoir au sujet de ce personnage, même tome, p. Si.

(4) Cesdeux planches offrent de notables différences dans la figure, le costume, les armoiries, le bouclier

Chambre ou cour des comptes. Monument du règne de Louis XII élevé sur le$ dessins de Fra Giacondo , religieux dominicain et détruit en 1737 par un incendie. On le trouve gravé dans les œuvre^de Du Cerceau ; dans celles d’Israël «Silvestre ; et sur une plus grande échelle dans VAtlas de M. du Sommerard, planche iii du chap. IV.

Voir aussi la Topographie de Paris, au Cabinet des estampes, pour toutes les vues de ce monument qui y sont réunies.

Séances de la Chambre des comptes de Paris, sous Louis xii, miniature d’un manuscrit des archives du royaume, reproduite dans VAlbum de M. du Sommerard, pl. xii de la 7e série, chap. VIII.

Autre séance delà Chambre des comptes, à Nancy, et l’audience de René d’Anjou, miniature d’un manuscrit des archives du royaume, Album du Sommerard, pl. xiv de la 7e série, chap. VIII.

COMTES. - Costumes et portraits de comtes français et étrangers en habillement civil ou de guerre.

Ne pouvant pas donner une liste complète de tous les seigneurs portant ce titre, nous désignerons seulement quelques figures plus remarquables pouvant servir d’exemple de costume à diverses époques.

Très-belle et capitale figure de Geoftroi Le Bel, dit Plantagenet, comte de Bretagne, en 1186, issu d’une maison d’Angleterre (3); émail du xiic siècle, publié par M. Alex. Lenoir, Musée des monuments français , t. VII, pl. ccxxxvii, p. 83.

Tout le costume est d’une originalité remarquable : le casque , la tunique en mailles de fer, la robe, le manteau, et enfin le bouclier couvert de figures de lions grimpants , et orné d’un bouton d’une forme singulière; cette belle ligure est également publiée, plus en grand, dans YAlbum de M. du Sommerard, pl. xii de la 10e série (4); et dans VUnivers pittoresque (France), de Didot, frères, pl. ccxliii.

Deux figures du comte du Maine et du comte de Chartres : statues en costume

et plusieurs accessoires. La planche de M. du Sommerard doit être beaucoup plus fidèle sous le point de vue de l’dge de ce monument qui paraît arrangé dans la planche de M. Alex. Lenoir, laquelle annonce un dessin bien plus exercé. Les lions diffèrent en tout point, l’ornement qui enloure le portrait ne signifie rien dans la planche de M. Lenoir et n’accuse aucune époque. M. du Sommerard donne une inscription ou deux vers latins qui manquent dans celle deM. Lenoir. Ces détails doivent suffire pour mettre les curieux sur la voie et prendre quelques précautions s’ils veulent faire emploi de ce monument comme étude de costume.

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du xir siècle , et provenant de l’église de Chartres, publiées par Willemin, Monuments inédits, t. I, 'pl. lxxxvii; et dans VUnivers pittoresque [France), chez Didot, frères, pl. ccxlii .

Figure du comte de Champagne , Henri dit le Large ou le Magnifique, couchée sous son tombeau; monument de la plus grande importance et du xive siècle, publié par M. Arnoud, de Troyes, dans son ouvrage sur les Antiquités de la ville de Troyes, et dans son Voyage archéologique dans le département de l'Aube.

Il existe de ce seigneur un beau sceau sur lequel il est représenté à genoux , offrant le don de la fondation d’une chapelle ou d’une église à un abbé; ce sceau qui est du xive siècle, est publié dans le Trésor de numismatique ( Sceaux des communes ), in-folio, pl. xii, n° 9.

— du Maine (Hélie de La Flèche), sur son tombeau , dans une église du Mans, costume du xne siècle, Monlfaucon, Monarchie française, 1. 1, pl. xxxn,p. 349; d’Agincourt, Sculpture, pl. xxvii, n° 25.

— D’Eu. Diverses statues mutilées, trouvées dans les caveaux de l’église de cette ville , Voyages pittoresques en France, par Taylor et de Caiileux ( Normandie ), pl. xc,

— d’Anjou, de Blois, de Champagne, de Dreux , d’Évreux , de Toulouse, de Soissons, etc., Trésor de numismatique ( Sceaux des grands feudataires de la couronne ), infolio, 32 planches dont on peut voir la désignation à la table du texte, p. 43 et 44, et en particulier les pl. vi, x, xi, xix, et dans le même ouvrage, le volume intitulé : Sceaux des communes, in-folio, pl. xn,nos4,5,6,7,8.

— De diverses familles d’Angleterre.

V. les collections de sceaux anglais, et celles des tombeaux et pierres tombales des diverses églises d’Angleterre, publiées sous divers titres que nous donnons aux articles Angleterre et Familles nobles.

— De Flandre. Y. au mot Flandre les ouvrages indiqués renfermant des portraits et nombre de sceaux.

ÇONCEPTION de la sainte Vierge. — Un émail du xvie siècle représente ce genre de sujets d’une manière tout à fait digue de remarque. La sainte Vierge est debout, ayant sur le milieu du corps un disque en or où est placé un petit enfant ; cette curieuse peinture est publiée dans l’ouvrage de M. l’abbé Texier , intitulé : Essai sur les argentiers et émailleurs de Limoges, etc., 1 vol. in-8" ; Poitiers, 1843, pl. vm. Nous

devons ajouter que la Vierge immaculée est placée dans un jardin mystérieux orné de divers objets qui expriment d’une manière symbolique les principales vertus de Marie.

CONCERTS. — Bas-relief d’un chapiteau de l’église de Saint-Georges de Boscherville, xr ou xne siècle, publié par Willemin, Monuments inédits, pl. m dut. 1.

Autre bas-relief d’un tombeau de l’église de Sainl-Eutrope , à Milan, xive siècle, Cicognara, Storia délia scultura in Italia,

t. 1, pl. XXXVII.

Vitrail du xme au xive siècle, de l’ancienne abbaye de Bon-Port, Willemin, Monuments français, t. I, pl. cvi.

— Exécuté par un roi et plusieurs ligures. Une d’elles tient une harpe d’une forme presque égyptienne, miniature du xiiic au xive siècle, Willemin, t. I, pl. cv.

— Exécuté par 7 personnes et conduit par un chef d’orchestre , miniature du xnr au xive siècle, publiée dans V Univers pittoresque ( Allemagne ), Paris, Didot, frères, t. I, planche de la p. xcvm , curieuse composition.

Grande composition de Lucas Signorelli, représentant un concert, fresque de la cathédrale d’Orviette, vers le xvc siècle, d’Agincourt, Peinture, pl. clvi.

Autre fresque vers le xve siècle , peinte dans l’escalier du palais Quirinal , à Rome, d’Agincourt, ib., pl. cxlii.

— Instrumentai et vocal, miniature de la fin du xve siècle, Willemin, t. II, pl. cxc.

Figures des 9 Muses tenant chacune un instrument et formant un concert, dans le 1er cercle qui sert d’encadrement à la figure allégorique de l’air, etc., miniature du xiiic au xive siècle, et publiée par M. Didron dans le journal l’Artiste, année 1841 , mois de mars, et la Revue musicale, même année et même mois.

— Exécuté par des anges dans le tableau de Fra Angelico Fiesole, représentant un couronnement de la Vierge, peinture du xve siècle environ, au Musée du Louvre et publié par Schlegel , 1 vol. in-folio, avec un texte allemand et français. Pour plus de détails, V. Couronnement.

Autre dans un banquet, sujet d’une tapisserie de Nancy publiée par Achille Jubinal. V. le détail au mot Banquets.

— De voix et d’instruments exécuté pat* les anges, tableau de sainte Cécile par Raphaël. V. ses œuvres.

— exécuté aux Noces de Cana, célèbre tableau de Paul Véronès. V. son œuvre et au mot Choeurs de musique.

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GGNGHÀ{1J, ~ Nomdonnéparquelquesauteurs ecclésiastiques ou liturgiques à ce que nous nommons l’abside ou rond-point du chœur. V. le plan d’une basilique chrétienne, donné par Sarnelli, Basilicographia antica, dans le 19e vol. des Annales de philosophie chrétienne, p. 346 et 440.

Voir aussi les plans de basiliques donnés par Spanheim dans son Historia ecclesiastica ou geographia chronologica et historia sacra atque ecclesiastica utriusque temporis, ou dans l’ouvrage de Goar, Eucologion sive rituale Grœcorum , in-folio, avec planches.

CONCILES. — Tableau du premier concile tenu à Rome sous Constantin , par le pape saint Silvestre, dans les Thermes de Trajan, an 284 de J. C. Aringhi en a publié une gravure in-folio assez mal dessinée et pauvrement gravée dans le 2e volume de sa Borna subterranea, p. 183, d’après une peinture dont nous ignorons le siècle. On y voit le souverain pontife avec une tiare à trois couronnes, ce qui est un anachronisme impardonnable. Les évêques sont mitrés comme au xvr siècle. On y brûle les livres des hérétiques, etc.

Commémoration du deuxième concile de Nicée, ou le cinquième des conciles œcuméniques, miniature du Menologium Grœcorum, vers le ixe ou xe siècle, publiée par les Boîlandistes dans le 1er volume du mois de mai , Acta sanctorum , à la date du 16 juillet; et par d’Agincourt, Peinture, d’après une autre miniature plus grande, de la même époque. V. la pi. xxxn , n° 4. Cette peinture offre l’exemple assez rare d’un nom d’artiste inscrit en haut de sa composition (2).

Commémoration des quatre grands conciles, miniatures du ménologe des Grecs, publiées par les Boîlandistes , Acta sanctorum, t. I du mois de mai, planche de la p. 35, au 46 dudit mois.

Mémoire du septième concile de Nicée, tenu en présence de Constantin et d’Irène contre les briseurs d’images, ib.} planche de la p. 47, au 16 septembre.

(i) Voir Du Cange,. ConsiavAinopolis christiana ,

fjour l’explication de cette dénomination sur laquelle es auteurs les plus habiles ne sont pas d’accord, à la p. 43 du liv. III. Les uns la prennent pour le vase du baptistère, d’autres pour des espèces de tables placées près de l’autel. Mac ri entre à ce sujet dans de longs détails dans son Hierolexicon, verbo Coucha.

(2) D’Agincourt donne à ce sujet et sur le manuscrit d’où provientcelte curieuse miniature des détails, p. 4i de l’explication des planchesf3) Voir sur ces peintures les détails donnés par Marin Vasi dans son Itinéraire de Rome, t. IJ, p. 728 et suivantes-

'4) Cette médaille a pour but de faire connaître l'cs-

Voir aussi l’édition latine du Menolo logium Grœcorum, t. I, p. 442, octobre.

Grand concile de Nicée tenu contre Arius où il fut condamné en présence de Constantin par 318 évêques présidés par Osius.

Triptyque en bois, xme siècle, d’Agincourt, Sculpture, pl. xci, n° 7.

— Tenu par Léon III, composition de Raphaël , gravée par Fabri à Rome , n° 505 de la Calcographie chrétienne.

A la bibliothèque du Vatican , dans la première grande salle, sont peints à fresque les huit premiers conciles généraux (5). Ils sont gravés dans l’ouvrage intitulé : Il Vaticano descritto ed illustrato da Ernest., Erasmo Pistolesi, 5 vol. in-folio ; Rome, 4838 à 4859. V. les planches lxi , cxm du t. III.

Concile ou synode de l’Église gallicane, sceau de 4423. Trésor de la numismatique, volume renfermant les sceaux des communes, pl. xxii, n°7.

Macri dans son Hierolexicon, 1. 1, p. 425 donne aussi une médaille (4) ou sceau représentant un concile ou assemblée du clergé : elle paraît dater du xve sièle.

Autre publiée par d’Agincourt, Soulp ture, pl. xliv, n°2.

L’on trouve aussi quelques sceaux représentant des conciles dans l’ouvrage d’Heineccius, de Sigillis Germanorum.y .Içsino.ts Bale et Constance ( Concile de).

Concile provincial tenu vers 4525, à Saint-Germain-en-Laye (5) par le chancelier Düprat (cardinal); bas-reljef de son tombeau, à Sens, dans la cathédrale. Millin, Voyages dans le midi de la France, 1. 1,

. 77 et la pl. vu de l’atlas, 4re partie. Les

as-reliefs dont celui-ci fait partie sont déposés dans l’église du collège de la ville de Sens.

Concile de Florence, sculpture d’une des portes en bronze de Saint-Pierre de Rome, monument du xve siècle. Érasme Pistolesi, Il Vaticano descritto cité ci-dessus, t. J, pl. x; Trésor de numismatique , 2e classe, 40e série, planche xxix.

Cérémonies de l’ouverture d’un con-

pèce de coiffure adoptée alors par les cardinaux ( iVon tegebantur tempore illo, biretosed qalero).\. les détails que donne le savant auteur louchant celle distinction. I.e consistoire fut tenu en présence du pape Paul II, dont on trouve une médaille p. 124 du même volume.

(5) Duprat en sa qualité de cardinal ne pouvait réunir un concile pour le motif de la réunion, qui était le paiement de la rançon de deux princes français retenus en otage à Madrid. Ce fut tout simplement une assemblée des membres du clergé de Sens, ce qui explique le silence de Fleury dans son Histoire ecclésiastique, qui ne parle pas d’un concile qui sc serait tenu en cette année à Saint-Germain.

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cile (1), médaille du pape Paul III, Yie des papes au nom de Paul III. Numismata pontificum, par Dumolinet, planche de la p. 72, n° 5, et surtout les planches du Pontificale romanum, reproduites par Bernard Picart dans son livre des Cérémonies religieuses, etc., volume des Cérémonies du culte catholique; voir les diverses éditions in-folio et in-4°.

Concile de Trente, d’après un dessin de 1565, gravé dans le Magasin pittor., année 1842, p. 309. Le livre renfermant les décrets de ce concile envoyé au roi Olîa par Charles II, roi de France, miniature d’un manuscrit du xme siècle, publié par Strutt, Angleterre ancienne, in-4°, pl. lviii, ou dans la traduction française de ce même livre, même planche.

Voir aussi les diverses éditions de ce concile, publiées in-8°.ou in-4° , dont quelquesunes oîfrent des planches.

Dans la Fie de saint Augustin, par Georges Maigretp, 1 vol. de planches in-4°, composées et gravées par Sch. Â. Bolswert ; Paris, 1620. On voit une belle assemblée ou concile présidé .par saint Augustin contre les donatistes , pl. xv de cette suite, avec cette inscription: Augustinus variis Ecclesiœ, concîliis adhibitus , etc.

Voir aussi aïi mot Synodes.

CONCLAVE (2). — Représentation de la disposition intérieure d’un conclave pour l’élection d’un pape. V. l’estairipe publiée par Giovanini Oriandi, à Rome, 1605, avec cette inscription : Pianta del conclave fatta sede vacanto del Clemente FI II, per le lectione del novo pontefice cominciando , etc.

Voir toutes les planches des Cérémonies religieuses, par Bernart Picart , édition de l’abbé Banier et Mascrier, t. I, planche de la p. 284, qui ne sont que la reproduction de gravures bien plus anciennes, publiées à Rome à diverses époques dans le Pontificale romanum, dans le Rituale pontificum , et autres livres de ce genre.

Voir aussi les planches de V Histoire des conclaves, par Clément V, avec une explication de toutes les cérémonies, et au mot Élection des papes le complément de cet art.

(1) 11 existe dans l’œuvre de Sebasl un Leclerc, célèbre dessinateur et graveur du siècle de Louis XIV, une charmante vignette composée pour un des volumes de l’ Histoire ecclésiastique de Fleury, représentant l’ouverture d’un concile. Au milieu de rassemblée est placé le livre des Evangiles. Y. l’œuvre de Leclerc et son Catalogue par Jombert, t. II, p. 268, n° 3 1 1 . Si ce n’est pas un monument proprement dit, c’est du moins un curieux souvenir historique.

(2) Voir tous les ouvrages cités parLcnglet du Fresnoy. Méthode pour étudier l’histoire , t. III, p. 347, 350, et p. 29 du volume supplémentaire de l’édition

CONCORDANCE. — Les auteurs d’une concordance de la Bible en syriaque, occupés à confronter les textes de ce manuscrit avec d’autres manuscrits grecs et latins (5), miniature du vie siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. xx vu j n° 3.

Concordance des figures de l’Ancien Testament avec les faits du Nouveau, mis en parallèle. Précieux camée du Cabinet des médailles, à PariSj dont on trouve la désignation au catalogue rédigé par M. Dumersan, employé au cabinet, et publié en 1837, sous le n°547. Nous allons essayer de donner la description de cette intéressante pierre gravée, qui paraît appartenir au xvi* siècle. Elle présente une forme ovale d’environ 5 pouces de hauteur sur 2 de large; un grand arbre partage le milieu en deux parties égaler; en haut, d’un côté Moïse recevant de Dieu les tables de l’ancienne loi; de l’autre, Jésus-Christ acceptant son Sacrifice, dont l’immense charité est figurée par le Saint-Esprit qui descend vers lui; audessous à gauche, Adam et Ève dans le paradis mangeant le fruit défendu; sous leurs pieds , la Mort qui sort d’un tombeau pour pénétrer dans le monde ; près d’.t ux la première figure de la rédemption promise; le serpent d’airain élevé sur une croix dans le désert, et dans lefondles tentes des Israélites; de l’autre côté Jésus-Christ en croix accomplissant son sacrifice ; près de lui l’agneau qui efface les péchés du monde; de l’autre côté de la croix un ange qui descend vers un personnage que nous ne pouvons préciser^ tout à fait sur le premier plan du bas, l’homme assis sur une pierre entre l’ancienne loi figurée par un prophète ou patriarche tenant à la main le bâton de voyage et saint Jean debout qui lui montre l’agneau qui vient se charger de ses péchés pour les effacer; enfin Jésus-Christ qui sort du tombeau vainqueurdelamorletdu monde, figurés par un squelette renversé et par un globe surmonté d’une croix. La figure d’homme qui représente l’humanité tout entière dans son chef, nous semble, sauf erreur, un peu trop académique et d’une expression par trop indifférente à tout ce qui se passe d’extraordinaire autour de lui; peut-être que

in-4°, et tout ce qu’en doit dire Ciaconius et lous les auteurs des Vies des papes; Baronius dans ses Annales; Muratori, Schelcslrale, etc. L’origine des conclaves date du pontifical du pape Honoré J II.

(3) Cette miniature, dit un écrivain dont le nom nous échappe, est d’autant plus intéressante que le manuscrit dont elle provient rappelle une foule d’objets relatifs à l’histoire et aux rits liturgiques des moines maronites, auteurs de cette concordance, et cpi’ils prouvent du moins qu’à l’époque où cette miniature fut faite et son, manuscrit, ils étaient encore en communion avec l’Eglise romaine.

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d’autres y verront l’expression d’un homme absorbé dans la plus profonde méditation de ses destinées futures. Espérons qu’une pierre si importante par son travail et surtout par ce qu’elle représente, sera enfin reproduite un jour par la gravure , mise ainsi à l’abri de tous les accidents et placée sous les yeux des artistes et des curieux qui ne l’ont peut-être jamais remarquée comme elle le mérite.

Comme exemples de cbncordances ou de parallèles des faits de l’Ancien avec ceux du Nouveau Testament, nous devons surtout citer les beaux vitraux de plusieurs églises, entre autres celui de l’église Saint-Étienne de Bourges, désigné sous le titre de l’ancienne et nouvelle alliance dans la Monographie de cette église, par MM. Arthur Martin et C. Cahier, prêtres, 1 vol. in-folio, pl. i, développée dans le texte savantqui initie enfin à l’étude de la vraie symbolique chrétienne (1).

Voir aussi dans ce même ouvrage les planches des vitraux, cités p. 47, 102, 113, 114.

Nous indiquerons comme pouvant se rattacher à ce genre d’étude la suite des planches composées par Martin de Vos et gravées par Philippe Galle, Corneille Galle et divers auteurs, et publiées sous ce titre: Septem novœ legis sacramenta , 1 vol. in-4°, sans autre texte que celui qui est placé au milieu des figures ou des sujets.

CONDÉS ( Les) — Princes et princesses de ce nom, vers le xvie siècle. Montfaucon, Monuments de la monarchie , t. V , pl. xxvii, xli , lv, lvi ; Trésor de la couronne de France, t. Il, pl. cclxxiii, cclxxxii et ccci. V. aussi la collection des portraits des princes et princesses de cette famille au Cabinet des estampes, à Paris.

CONFÉRENCES du pape Damaseavec saint Jérôme. V. Damase.

— Du duc de Bourgogne avec le pape Innocent III (2), miniature d’un manuscrit du xve siècle (Bibliothèque de Dijon j, n'1 2 3 15, publiée dans les Mémoires de la société des antiquaires de la Côte-d’Or, année 1838. V. les planches du volume.

(1) Non pas une symbolique hasardée el conjecturale, mais, fondée sur des preuves et les textes des Pères de l’Eglise. On en trouve un résumé dans le 27e volume des Annales de philosophie chrétienne,

(2) Celle conférence eut lieu au sujet de la belle fondation de l’hospice des enfants trouvés, dit hospice du Saint-Esprit, à Dijon.

(3) Cette gravure paraît être la même que celle qui fait partie de la collection des gravures de Torterel et Parisin. Pour l’historique voir p. 30 du texte des planches du Trésor de la couronne de France; Mézeray, Abrégé de l' histoire de France, édition in-4°, p. 195.

— Dans l’ile aux Bœufs pour la paix dite d’Orléans, en 1563, entre Catherine de Médicis et les chefs huguenots, d’après une gravure (3) surbois de l’époque. Trésor de la couronne, t. II, pl. cclxyih.

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