‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 256 sur 627 · EX · texte numérisé non relu

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Vandales vaincus par les prières du saint.

EX-VOTO (1). — Parmi le grand nombre de sujets de ce genre exécutés par les peintres ou sculpteurs, nous citerons les suivants :

Grande fresque représentant la mort de la sainte Vierge et son assomption. Monument du xive siècle. On y voit les donateurs à genoux derrière les apôtres. D’Agincourt, Peinture, pi. cxxvi, n° 4.

Grand tableau où l’on voit le roi Jean, sa femme et un de ses enfants au pied de la croix, accompagné de saint Jean et de saint Louis. Trésor de la couronne de France, t. 1, pi. ex; d’après celle de Montfaucon, Monuments de la monarchie française, t. II, planche de la p. 526.

Deux tableaux, dont un brodé argent et

or, représentant divers grands personnages, des évêques, des rois, reines, etc., provenant de la cathédrale de Chartres, donnés par Jean, duc de Berry. Histoire des monuments français, pi. xxxvi de 1 "Atlas d’Alex. Lenoir.

Grande composition, placée dans un cadre en forme de triptyque, peinte sur bois par le roi René et publiée dans la vie de ce prince, par M. Villeneuve de Bargemont, 3 vol. in-8°. V. t. III, p. 238. Le milieu représente le buisson ardent au-dessus duquel est assise la sainte Vierge tenant reniant Jésus. De chaque côté du tableau le roi et sa femme avec leurs patrons (2). Cette peinture est également publiée par Alex. Lenoir dans son Atlas des monuments français, pl. xliv.

Le Musée du Louvre, à Paris, possède un magnifique retable tout couvert de figures de la passion de Jésus-Christ, sculptées en

os, et donné par Jean, duc de Berry, aux moines de l’abbaye de Poissy, au xive siècle, pour être placé sur l’autel de leur église. Au haut du tableau est un calvaire où l’on voit agenouillés près de la croix le duc et sa femme offrant leur ex-voto à Jésus-Christ; derrière sont leurs patron et patronne debout. Nous ignorons si ce précieux morceau est gravé quelque part (3).

expliquées dans le texte de M. Dumège, t. I, p. 243 et par M. Belhomme , Dissertation insérée dans les Mémoires de la société archéologique du Midi, t. II , p. 153 et suivantes.

(1) Vous désignons sous ce titre toute espèce de peintures, sculptures et autre genre de compositions représentant l’accomplissement d’un vœu. On y voit ordinairement le donateur ou les donateurs à genoux, offrant à Dieu, à Jésus-Christ, à la sainte Vierge ou à un saint personnage, l’objet du vœu ou son accomplissement; près des donateurs sont figurés les patrons qui recommandent à Dieu les vœux qu’ils ont formés.

(2) Millin donne le détail de cette peinture dans le

Vue de l’intérieur de la chapelle de Notre- Dame, dite Diva Virgo, dans l’église cathédrale de Hall ou Halle (Hainaut). On y voit une foule d’objets d’un travail admirable, offerts par suite de vœux faits à la Notre- Dame dont la statue est sur l’autel. On voit les statues en argent des douze apôtres donnés par le duc de Bourgogne Philippe le Bon ; une statue en argent de la Vierge ; les statues à genoux de Maximilien, empereur d’Autriche, d’Albert, duc de Saxe, et d’un de ses ancêtres; un arbre en argent donné par Maximilien; des lampes en argent données par un pape; le manteau de Charles- Quint , et quelques autres richesses. On trouve une gravure de cette belle chapelle dans l’ouvrage de Juste-Lipse intitulé: D iva Virgo Hallensis , 1 vol. in-4° publié à Anvers et gravée par Cornel.,Galle. Il en existe une traduction française par le père Louis, ex-gardien de Mortaigne, in-I2, 1605, et citée par le père Lelong, dans la Bibliothèque historique de France, in-folio, t. IV, n° 4150, p. 261, du supplément au t. I.

Bas-relief représentant le Christ mis au tombeau. On y voit figurer le roi Alphonse II et son fils, le poète Jacques Sannazar sous la figure de Joseph d’Arimathie, Jean Pontanus, savant de l’époque, sous la figure de Nicodème. Monument du xve siècle (4).

Tableau du vœu du roi Charles VI, à Notre-Dame d’Espérance ou d’Épernon. V. au nom de ce prince.

Groupe de Jésus-Christ mort sur les genoux de sa mère : d’un côté Charles VII à genoux, de l’autre Jeanne d’Arc également à genoux, existant autrefois sur la grande place d’Orléans; et gravé dans divers ouvrages de l’époque. Wierix en a fait une gravure. V. son œuvre. Millin en donne une copie dans ses Antiquités nationales, t. I, n° 9, pl. i de l’ancienne édition, ou pl. liii du 1er volume, édition Barba, p. 54.

Grand tableau représentant la famille des Mailly aux piedsdela sainte Vierge et de son fils, d’après un dessin existant à la Bibliothèque du roi, à Paris. Avant la révolution de 95, on en voyait un tableau peint sur

2e vol. de ses Voyages dans le midi de la France, p. 344.

(3) Voir le Catalogue des objets d’art du Musée des monuments français, au Louvre; M. Rigollot d’Amiens doit en publier quelques fragments dans son ouvrage sur les Arts pendant le moyen âge. Il doit être publié en outre dans la Revue archéologique de Paris.

(4) Ce bas-relief est cité par d’Agincourt, p. 34 des explications des planches de la sculpture, et il ne l’a pas publié. Il est encore cité dans la Neapoli sacra d’Eugenio, p. 5 1 0 ; dans la Notizia di Neapoli de Celano, t. Il, P- 2i ; par Tiraboschi, Notizia de pillori Modenensi , in-4°, p. 257; par Vasari , Vite di pittori , 1. 1, p. 203, édition de Rome.

bois dans l’église de Saint-Nicolas d’Arras, cité par le père Anselme de Sainte-Marie, dans son Histoire généalogique des maisons de France , t. VIII, p. G52.ll doit exister au Cabinet des estampes une épreuve de la planche publiée par le comte de Mailly en 1838 (1).

Autre dans l’église de Notre-Dame de Moulins, représentant le couronnement de la Vierge par les anges et son triomphe dans le ciel. A droite et à gauche sont représentés, à genoux, le duc Pierre II et sa femme Anne de France, fille de Louis XI, accompagnés de leurs patron et patronne. Tableau du xve siècle, publié dunsV Ancien Bourbonnais , par A. Allier, continué parM. L. Batissier, 1 vol. in-folio, pl. n° 2 du chapitre de Moulins.

Très-belle sculpture de la cathédrale de Saint-Omer, représentant les trois jeunes hommes dans la fournaise. Ouvrage du xvr siècle, dont on trouve le détail au mot Fournaise, ou dans le volume du Magasin pittoresque, année 1840, p. 315.

Autres placés dans la même église et publiés par M. Wallet dans sa Description de l’ancienne abbaye de Saint-Bertin à Saint- Omer, in-folio, 1834; chez Aubert et comp. V. la pl. viii.

ÉZECHIEL. — Figures du prophète Ezé-.

chiel peintes ou sculptées. V. les œuvres de Raphaël, de Jean Cousin, les Bibles à gravures, la collection des saints de l’Ancien et du Nouveau Testament au Cabinet des estampes à Paris.

Les vitraux de l’église de Bourges offrent aussi une figure de ce genre. Voir au nom de cette église.

Statue du Puits, dit de Moïse, de l’ancienne Chartreuse de Dijon. Voir les publications faites de ce monument et dans divers ouvrages que nous citons au mot Puits.

Vision de ce prophète. Bas-relief d’un sarcophage des catacombes. D’Agincourt , Sculpture , pl.vin, n° 3.

Bianchini l’a également publié dans sa Demonstratio Historien ecclesiasticœ , tabula na, sæculi ii', n° 26 (2), d’après celle d’Aringhi, Borna subter., 1. 1, planche de la

Grande composition, gravée à l’eau-forte par J.-B. Fontana, représentant Ezéchielau milieu d’une grande plaine remplie des ossements du genre humain et les voyant ressusciter autour de lui. V. l’œuvre de Fontana.

Belle capitale, très-ornée, tirée d’un manuscrit du vie ou viie siècle. Astles, Origine et progrès des lettres, en anglais, pl. xiv et xv, p. 98.

Autre du même siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. lxvi.

Grande et belle majuscule de la Bible latine de Charles le Chauve, verso du 5e feuillet de la préface de saint Jérôme, manuscrit du ixe siècle, Bibliothèque royale de Paris, citée par Dibdin, Voyage en France, t. III, p. 24. Reproduite par le comte de Bastard dans la 2e livraison de son grand ouvrage sur les Manuscrits français.

Autre tirée d’un manuscrit présumé du xir au xme siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. cm, n° 4, colonne de gauche. Cette lettre est formée d’entrelacs et de figures d’hommes.

Autre d’une grande richesse de détails et

(i) L’auteur de ce Dictionnaire en possède une épreuve dans sa collection historique, Trésor de la couronne, de France, t. II. Cette épreuve lui a été envoyée par M. le comte de Mailly.

d’ornements, publiée par Shaw, Choix de lettres tirées de manuscrits, en anglais, \ vol. in-4°, pl. viii, d’après un manuscrit du xme

Autres plus ou moins importantes tirées d’alphabets complets du xive au xve siècle. Ib., pl. xv et xxv.

Lettre F d’une forme bizarre, tirée d’un alphabet anglo-saxon publié dans le 2e volume des Vetusta Monumenta, in partie,

pl. XVII.

Diverses lettres de manuscrits des vie au xvic siècle publiées dans le grand ouvrage de M. le comte de Bastard. V. les diverses livraisons.

Lettre funèbre avec des larmes sur le corps de la lettre; fond noir, du xvr siècle environ. Willemin , Monuments français , t. II, pl. cclxxv.

(2) Pour l’explication, voir t. III du texte, p. 502.

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