LAU
LARRON (Le Bon). — Portant sa croix, avec ces mots : Mémento Domine , etc. Voir la composition du Titien intitulée : Triumphus Christi, détaillée au mot Triomphes. Son âme portée au ciel par les anges , peinture sur bois, xive siècle, d’Agincourt, Peinture , pl. cxxxm, n° 5, et tous les sujets de la Passion.
LATRAN (Saint-Jean de). V. au mot Jean de Latran.
LAURE (1). — Une médaille, publiée dans l'ouvrage intitulé : Illustr. de gli epitaffi e medaglie antichi , par Gabrieli Simeoni Fiorentini ; Venise, 1558, 1 vol. in-4°, donne la figure de cette femme célèbre, représentée en pied, planche p. 14. On la trouve aussi peinte avec Pétrarque par Jacques Palme dit le Vieux. Ce tableau a été gravé par Hollar ( Winceslas ). Voir les œuvres du peintre et du graveur.
Le comte de Cicognora donne plusieurs portraits en buste de Laure dans le 1er vol. de sa Storia délia scultura, pl. xli , xlii ,
Le plus curieux, s’il est authentique, est celui qu’en donne Bonnart dans ses Costumes du moyen âge , t. Ier, pl. xlv; elle est représentée à genoux. On sait queles planches de cet ouvrage sont coloriées à l’instar des originaux. V. aussi au nom Pétrarque (2).
LAURENT ( Saint ).— Figure en pied, peinte aux Catacombes. Le saint tient une espèce de mitre (3) et son gril, d’Agincourt, Peinture, pl. x, n° 15. Le nom est écrit au bas.
Autre en pied, tenant une croix, un modèle d’église et un livre ouvert. Mosaïque du ve siècle environ, id. , pl. xvi, n° 11.
Divers sujets de la vie de saint Laurent, peints à l’église Saint-Laurent-hors-des-Murs, à Rome, en 26 ou 27 tableaux. On y remarque le saint lavant les pieds aux malades ; guérissant un malade nommé Cyriaque; distribuant des aumônes; instruisant saint Romain; sa flagellation, son martyre, ses obsèques , etc. D’Agincourt , Peinture , pl. xeix, nos 4, 5, 6, 7, 8, 9.
Autre suite peinte à fresque au Vatican, par Angelico Fiesole. D’Agincourt, Pein -
(1) Suivant plusieurs savants, on ne connaît pas de portraits bien authentiques de Laure.
(2) Il existe à la Bibliothèque royale de Paris, département des manuscrits , n° 7079, un beau volume in-folio parvo, intitulé : les Triomphes de Pétrarque en Italie, où se trouvent plusieurs belles miniatures, savoir.- folio 100, verso toi, recto toi; verso 133, 134, 177 verso et 178, offrant diverses figures de Laure portée en triomphe, renversée par la Mort et vengée
ture, pl. cxlv. V. aussi la collection des œuvres de Fiesole publiées à Rome en 1 vol. in-folio.
Le martyre de saint Laurent, grande composition de Baccio Bandinelli, pièce gravée par Marc-Antoine et quelques autres, et connue sous le nom de la Graticola di santo Laurenzo. V. l’œuvre du peintre et de ses graveurs.
Il existe plusieurs figures de saint Laurent dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes. La figure du saint tenant son gril se voit sur l’étendard des Bourguignons, gravé dans les Monuments inédits de Willemin, t. II, pl. clxxvii.
Parmi les églises dédiées à saint Laurent, nous citerons celle de Rome. D’Agincourt en donne des plans et détails, Architecture, pl. x xviii, nos 29, 50, 51, 33, 56, pl. lxiv, nû 15. Cette église a une confession ou chapelle souterraine où l’on conserve les reliques du saint, publiée avec détails dans V Album du Sommerard, pl. 11 delà 2e série. C’est dans cette église que l’on voit un ancien ambon dans le genre de celui de l’église Saint-Clément, et publié pour la première fois dans la 5e livraison de la Revue archéologique de Paris, 1844, Leleux, éditeur.
Autre dite Saint-Laurent-hors-des-Murs, à Rome, ib. V. les topographies de cette ville par Vasi et les Piranesi en plusieurs volumes in-folio ; la topographie de Rome du Cabinet des estampes à Paris.
Eglise Saint-Laurent, à Bologne, servant de confession à celle de Saint-Etienne. D’Agincourt, Architecture, pl. xxvm, n° 2.
Autre à Naples. Y. aux noms de ces diverses villes. La ville de Gênes possède aussi une église de ce nom. V. Gênes.
L’église de ce nom , à Florence , possède une belle sacristie ornée de sculptures de Michel-Ange.On y voit les tombeaux desMédicis. Tombeaux de là Toscane, 1 vol. in-folio, par Gozzini et Scotto; Florence, 1821, planches desp. 19 et toutes celles citées dans la liste à la fin du volume.
LAURENT DE MÉDICIS. — La statue provenant de son tombeau dans l’église Saint- Laurent, à Florence. D’Agincourt, Sculpture, pl. xLvn,n° 6. Cette statue est de Michel-Ange. V. son œuvre.
parla Renommée. Sur ces miniatures importantes, voir le 5e vol. de M. P. Péris, Manuscrits français, etc., p. 116 et 117; espérons qu’elles seront un jour reproduites.
(3) On ne se rend pas compte de cette mitre placée entre les mains de saint Laurent. Sur les représentations de ce saint, voir Molanus, Historia irnaginum sacrarum, édition in~4°, p. 328.