V. aussi Damnés, Élus, Jugement dernier
Dialogue d'une âme damnée avec son corps dans un cimetière ; une bière entr'ouverte laisse voir le cadavre d'un mort assis et discutant avec son ârne qui est représentée debout , enchaînée et sortant de l'enfer pour reprocher au corps avec qui elle fut unie, de l'avoir damnée pour l'éternité, le corps répond au reproche. Ce singulier sujet se trouve représenté dans une gravure fort bien traitée à la p. 262 d'un livre intitulé : Thésaurus litaniarum sacer, auctore Scillioesocietate Jesu, 1 vol. in-42.
AMICT (3) (vêtement sacré). Le monu-
cette différence des idées, l'origine des deux écoles; l'une toujours stationnaire nous formule dans ces figures l'art emprisonné et comme au berceau; l'autre, tout impressionnée de l'art antique, laisse au corps toute sa liberté en le débarrassant de ses entraves.
(2) Sur cette expression, voir Molanus, Uisi. imag. sacrar., p. 371.
(3) Nommé aussi Anabolagium , Anagolagium , ou encore Hurnerale. Voir tous les lilurgistes et surtout Macri, Hierolexicon, Durandus, Duranli, Bingbam, le card. Bona, Baronius et tous les auteurs qui traitent des antiquités ecclésiastiques.
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ment le plus ancien que nous ayons pu découvrir de la forme et de l'usage de ce vêtement, c'est VExultet dont d'Agincoart a publié plusieurs miniatures. V. Exultet, dans une miniature d'une Bible manuscrite du xiie siècle. Willemin, Monuments inéd., 1. 1, pi. lxviii. L'on voit une figure de diacre vêtu de Vamict, il est à droite de l'archevêque. Les sculptures en ivoire de la couverture du sacramentaire de Metz, publiées dans le Trésor de numismatique et de glyptique, offrent aussi ce vêtement d'une forme ancienne. Voir le mot Sacramentaire. Willemin, Monum. inéd. franc., pl.Lxxxvi, donne une figure d'évêque, sous la date 1223 qui n'a pas d'amict, et sur la pi. lxviii, il donne une autre figure d'évêque, sous la date 1444, qui porte cet ornement. Le P. Lebrun, Cérémonies de la messe, p. 56 de l'édition en 1 vol. de cet ouvrage, donne la figure d'un prêtre qui porte Vamict.
AMIÉNOIS. — Les principaux monuments de cette province faisant aujourd'hui partie du département de la Somme, sont publiés par MM. Dussevel et Scribe, 2 vol. in-8° avec planches, à Paris, 1858-1839, chez les divers libraires de Paris et d'Amiens.
Nous y avons remarqué entre autres objets curieux, le jubé qui fut construit en même temps que le chœur de la cathédrale qui, détruit depuis longtemps, y est reproduit d'après un très-ancien dessin. Voir l'article 44e et la planche qui en dépend.
Un vieux bâtiment nommé le Logis du Roi, reproduit également dans le grand ouvrage publié par Taylor, de Cailieux et Nodier. La planche de l'ouvrage de M. Dussevel paraît plus exactement faite que celle du même monument dans les Foyages pittoresques, etc.
AMIENS. — La belle cathédrale qui date de 1220, est publiée dans toutes ses parties, dans la suite intitulée : Cathédrales de France, par Chapuis, 1 vol. in-4°, le texte par M. T.-N. deJolimont.
Dans l'ouvrage intitulé : La Picardie, faisant partie des Foyages pittoresques dans l'ancienne France, par Taylor et ses associés, 1 fort vol. in-folio, orné de nombreuses et belles planches (1).
L'on trouve une assez belle reproduction de la cathédrale d'Amiens , vue de l'intérieur, dans le Moyen âge pittoresque, pi. cxxn
(i) On ne conçoit pas qu'elle a pu être l'intention des éditeurs en taisant publier leurs planches sans leur donner de numéro et même de pagination aux feuilles du texte , ce qui rend impossible l'analyse de ce beau volume. Jl existe une description de celte cathédrale par M. Gilbert, 1 vol. in-8".