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en bois depuis le xive siècle jusqu'au xvie siècle.
BALUSTRADES. — Un des plus anciens modèles que nous puissions citer de ce genre de décoration se voit sur une des faces d'un des bas-reliefs de l'obélisque élevé par Théodose dans l'hippodrome de Constanlinople ; ive siècle, d'Agincourt , Sculpture, pi. x, n° 4 à 7.
— Des églises primitives , nommées aussi cancelli pour leur forme et leur place. Voir les plans de basiliques, publiés dans les ouvrages de Sarnelli, Bevcregius, Voigt et Spanheim , sur les antiquités ecclésiastiques (1).
Les planches du Menologium Grœcorum, dont nous donnons diverses indications au mot Autels.
Celle de l'église Saint-Clément de Rome ( ve siècle ) , d'Agincourt , architecture , pi. XVI.
— D'une forme très-remarquable. Style byzantin , xie siècle. Tirée d'une miniature de l'Exultet. D'Agincourt en donne une gravure, Historique de l'art, {Peinture), pi. lv, n° 1. Elle entoure une tribune où est placé un lévite faisant une lecture aux fidèles.
— Divers motifs de balustrades ou balcons des xne, xiii0 et xive siècles, dans VHistoire de V architecture , de Hope, in -8°,
pi. XLV, XLVI, XLIX biS , LXXXIII, LXXXVI, XC.
- De la chapelle royale de Messine , xve siècle environ. Voir Messine.
— Autres du xive au xve siècle, à l'église Saint-Nicolas de Zerbst (Saxe). Voir Zerbst.
— Très-belles de la cathédrale de Cologne, xnr siècle. Monum. anc. et mod. , de J. Gailhabaud. Livraison 40e.
— De la tribune ou pupitre du baptistère de Pise, xme siècle environ. D'Agincourt, Sculpture, pi. xxxn , n° 9.
— D'une fenêtre-balcon, sur le flanc de la Sainte-Chapelle. Voir toutes les représentations de ce monument au mot Sainte-Chapelle.
— De l'escalier de la chaire gothique de la cathédrale de Strasbourg. Voir les vues que nous en indiquons au nom Strasbourg.
— De la galerie supérieure du palais des doges à Venise. Voir les planches des monuments de Venise , au mot Venise.
— Celle de plusieurs jubés en bois ou en pierre. Voir au mot Jubés.
— Celle de la sacristie de la cathédrale de Roueh. Voyages pittoresques en France,
par Taylor et de Cailleux (Normandie) ,
pi. CXXVIII.
— D'une des chapelles de la même église, ib., pi. lxxiv.
— De l'escalier de la Bibliothèque, près la cathédrale à Rouen, ib., pi. cxxix.
— D'un tombeau de Guillaume Longue- Épée, ib., pi. cxl.
De l'escalier de l'église Saint-Maclou, à Rouen; de celles de Quimper-Corentin , de Lambader, etc. Voir ces mots.
— De l'escalier de l'Audiencia reale , à Barcelonne. Moyen âge pittoresque, pi. cli, même époque environ.
Le Moyen âge monumental , pi. xvn ,
XXXVIII, XL1II, XLV, LVII, LXIV, LXV, LXXXVIII, CV, CVII , CVIII , CXXV, CXXXVI , CLII , CLV,
clxiii , clxvi , clxxxviii ; le Moyen âge pittoresque, Paris , Hauser, renferme aussi une foule d'exemples de ce genre de construction à diverses époques. Voir les planches citées du portail extérieur de l'église de Nuremberg. La pi. lv est des plus remarquables et des plus gracieuses. On y remarque des écussons aux armoiries des princes de l'Allemagne qui ont possédé cette ville.
Les tableaux comparatifs d'architecture publiés dans le cours de M. de Caumont , 4e part., p. 285 et 298 , et les planches qui y sont indiquées , Mémoire de M. Albert Lenoir, inséré aux Instructions du Comité des arts, etc., 3e série, figure de la p. 58.
BAMBERG (2). Église cathédrale de cette ville, dédiée à sain t Pierre et à saint Georges. Architecture du xie au xne siècle. Voir l'ouvrage intitulé : Vues originales des principaux monuments de V Allemagne, par les frères Lange, 1 vol. in-folio; dans V Univers pittoresque des frères Didot, Allemagne, t. Il, pi. lxiï , p. 459.
Vue magnifique et des plus pittoresques, prise dans l'intérieur d'une galerie de cette église. Moyen âge monumental, pi. cxvi. On y voit la statue colossale du dernier prince évêque. Une foule de statues et de sculptures décorent cette galerie. Au nom Henri , IIe du nom, dit le Boiteux, nous donnons un tombeau qui se voit dans cette belle église.
Portraits des évêques de cette ville, dans l'ouvrage intitulé: Icônes et imagines episcoporum Bambergensium , gravés en tailledouce. Voir aussi le t. I de la collection de Ludwig , Novum volnmen scriptor. rerum germanicarnm , 2 tomes en un volume, avec planches.
(i) Ces plans sont reproduits dans le 19° vol. des (2) Lenglet duFresnoy, t. ITT, Méthode pour étudier
Annales de philosophie chrétienne, p. 346, articles l'histoire, p. 297, donne un catalogue d'ouvrages cu-
sijinés Acheri. Pour les divers ouvrages cités ici, voir rieux sur les antiquités des diverses villes du cercle de
Fabricius, Bibliolheca antiquaria. Franconie, dont plusieurs sont ornés de planches.
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BANCOR ou BANCHOR. Célèbre monastère d'Irlande , vers le vie siècle , rebâti au xu% et dont il n'existe sans doute plus rien , pas même dans le Monasticon anglicanum. Muratori a publié un fac-similé du fragment d'un antiphonaire(l) de ce couvent dans le 4e volume de ses Anecdota bibliothecœ Ambrosianœ. Ce monument de liturgie du vne siècle est attribué à saint Colomban.
BANCS en pierre ou en bois, dans les églises, manoirs et autres habitations.
Pour ceux en pierre, voir Gradins.
On trouve quelques exemples de bancs en bois sculptés dans les Monuments inédits de Willemin , pi. cxxix, cxxx,cxliv, etc.
On en trouve quelques rares exemples dans les églises de France , d'Angleterre et d'Allemagne , et même d'Italie , du xive au xvr siècle.
Bancs en pierre dans l'intérieur d'une fenêtre de château féodal. Voir au mot Fenêtre.
A l'église de Sefton dans le Lancashire on trouve des bancs-pupitres. Voir les suites de vues publiées par Allom et W. Lowry en Angleterre. Les monuments de l'histoire d'Angleterre, dans les nombreuses publications des églises de ce pays par Britton , Lekeux, Byrne, Hearne , etc., sont aussi à consulter. Voir au mot Sièges, le complément de cet article.
Bancs en pierre dans une fenêtre. Voir Fenêtre.
BANCS - D'OEUVRE D'ÉGLISE pour les marguilliers et le clergé. Celui de l'église de Strasbourg, gravé par Jacq.-B. Brunnius, ouvrage de menuiserie du xve siècle, est trèsremarquable. On y voit VAve Maria sculpté en relief dans la balustrade supérieure. Voir les anciennes gravures de cette église réunies au Cabinetdesestampesà Paris, Top. de V Alsace, et encore à Strasbourg.
BANDEROLES (Le Maître aux). — M. Duchesne aîné , dans son Voyage d'un iconophile, donne la désignation de plusieurs pièces de ce maître. Voir la table des matières jointe au volume. Voir aussi son catalogue du Cabinet des estampes à Paris.
Et le mot Phylactères.
(i) Cité dans les Institutions liturgiques de dom Prosper G-uéranger, abbé de Solesmes, 1. 1, p. 154.
(2) Sur la forme et la signification des divers genres de ligures symboliques des bannières, voir la Biblioiheca antiquaria, de Fabricius, in-4°, p. 827 ; Legendre, Mœurs des Français ; le Glossaire de Du Cange; louvrage deBonneton sur les Bannières et drapeaux ; celui de Galland, des Enseignes et étendards en France;
BANDES. Espèce d'ornement plus communément nommé parement. Voir quelques exemples de ce genre au mot Parement.
BANDOUR (Sainte), ou Bathilde, femme de Clovis II , très-belle statue du xive siècle, provenant de l'église de Corbie. Elle porte une couronne et tient le modèle de l'église fondée par elle ; publiée dans les Voyages pittoresques du baron Taylor (Picardie), in-folio. Voir les planches du chapitre de Corbie.
Cette statue est reproduite dans l'ouvrage intitulé : Eglises, Châteaux, Beffrois de la Picardie et de V Artois, par Dusevel. Volume in-8°, Amiens, 1842-43.
Autre statue provenant de son tombeau à l'abbaye de Chelles. Elle est couronnée, mais vêtue de l'habit d'une religieuse.
Maillot et Martin, Recherches sur les costumes, etc., in-4°, t. III, pi. vi. Cette figure n'a plus le caractère de l'époque, ce qui est le défaut général de l'ouvrage cité.
BANNKREÏS (Chevaliers). — Ordre de ce nom. Costume du xve siècle. Schoonebeek , Histoire des ordres militaires , t. I, n° 17, planche de la page 100.
BANNIÈRES , ÉTENDARDS (2), etc., ecclésiastiques, civils et militaires, de personnages marquants, de communes, d'abbayes, confréries , etc.
On en trouve de diverses formes aux noms des chevaliers, des communes, des abbayes, des confréries , cités dans ce Dictionnaire.
Le plus ancien monument où nous trouvions une bannière ou étendard est une mosaïque de l'église de Saint-Jean-de-Latran à Rome. On y voit un pape remettant la bannière de l'Église à Charlemagne; gravé dans l'ouvrage de Nicolaus Ailemanus, de Picturis Lateranensibus restitutis , 1 vol. in-4°; Ciampini, Fêtera Monumenta, t. II, pi. xl. La planche de Nicolas Ailemanus est préférable sous tous les rapports.
On voit plusieurs étendards ou bannières dans la tapisserie de Bayeux ou de la reine Mathilde. Voir ce monument soit dans les Monuments de la monarchie française , soit dans Stothard, Description de la tapisserie de Bayeux , in-folio, ou Jubinal (3), Tapis-
M. Pottier sur les planches de Willemin, pour les planches que nous citons ci-dessus : les Musées d'armes et artillerie ; l'ouvrage de M. Pey, sur les Enseignes, drapeaux, etc., des diverses nations, 2 vol. in-8°. Golcin cité par Paulin Paris , Notices sur les manuscrits français, etc., t. J I, p. 66.
(3) Jubinal n'a fait que faire reproduire les belles planches de Slothard;nous doutons que cette reproduc-
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séries historiques et nationales, in-folio.
Un beau vitrail de Chartres représente la remise de la bannière de l'abbaye Saint- Denis (1) à un chevalier. Willemin, Monuments inédits, t. I, pi. xcvm; autres, même ouvrage, pi. xcvi, xcvn ; Ducarel, Antiquités anglo-normandes, éditions anglaise et française, représente aussi des étendards ou bannières, pi. t, n° 2. Voir aussi la curieuse médaille qu'il donne p. xx, même planche, n° 3 (2) ; Heinnecius, dans son ouvrage de Sigillis Germanorum, in-folio, p. 199, donne une suite chronologique des diverses formes des bannières, avec un texte qui en offre la description.
Celle dite des Bourguignons , enlevée par Jeanne Hachette en 1472 au siège de Beauvais; on y voit le briquet de fusil qui figure dans les armoiries des ducs de Bourgogne. Willemin, Monuments inédits, t. II, pi. clxxvii. Des lettres d'une forme singulière forment le commencement du mot JJurgundia.
Autre portée par un héraut d'armes, règne de Louis XII, ib., pi. clxxxiii. Ce n'est ici , sans doute, qu'un simple guidon. Voir à ce sujet l'explication donnée par M. Poitier, p. 17 du texte de Willemin , t. II.
On trouve une ample collection de bannières, étendards, guidons, enseignes, etc., dans la suite des quarante et quelques planches représentant les obsèques ou funérailles du duc Charles de Lorraine, 1 vol. in-folio oblong. Voir Funérailles , dans les belles planches de la suite des chars de triomphe de Maximilien d'Autriche, par Albert Durer et autres. Voir au mot Triomphes.
Les suites nombreuses des médailles des papes, et sceaux des rois de France et d'Angleterre , des empereurs d'Allemagne , des princes et seigneurs de ces divers pays, etc., sont à consulter pour les bannières, etc. Voir aussi au mot Jeanne d'Arc et Péronne.
— Publiées dans VArmeria real de Madrid, par A. Jubinal , tome I, pi. xm; tome II, pi. vin. On y voit un Saint-Christophe.
— Du tribunal de l'inquisition , publiées
lion vaille celles de l'éditeur anglais, mais si l'artiste a faibli, en revanche le texte de Jubinal est rédigé avec le plus grand soin, surtout l'introduction générale de sa publication des tapisseries nationales.
( 1 ) M. Potlier fait à ce sujet des observations d'une critique judicieuse et répond à diverses objections avancées par un archéologue qui conteste le sujet représenté sur le vitrail de Chartres. Voir p. 60 du texte des planchts, t. J.
(2) C'est la médaille d'HaroId On y voit les trois es-
ftèces de lanières attachées à la pique comme dans a peinture d'Harold gravée su? la même planche
dans les Histoires de cette célèbre institution. Voir Inquisition.
— De la confrérie du Saint-Sacrement , portée en tête d'une procession. Vitrail du xvie siècle. Histoire de la peinture sur verre, du comte de Lasleyrie , in-folio, pi. i.xiii.
— Royale de France, bénie par l'abbé de Saint-Denis. Celle bannière est carrée (5). Montfaucon, Monarch. franc., t. III, pi. m.
- De la confrérie dite de la Mère folle. Monument singulier. Mémoire de du Tillet, 1 vol. in~12 et quelquefois in-4°, pour servir à V Histoire de la fête des Foux. Lausanne,
Il existe au Cabinet des estampes de Paris une collection de bannières, réunies en un portefeuille in-folio sans numéro ni lettre. Voir le catalogue du Cabinet, et aux mots Batailles, Combats, Sièges de villes, Tapisseries nationales, etc.
— En forme de tête d'oiseau. Voir Tête d'oiseau.
BANQUETS, REPAS, etc. (4). — Les plus anciennes représentations de banquets sont les agapes chrétiennes. Voir le mot Agapes.
— De seigneurs normands. Miniature du xne siècle environ, tirée de Y Angleterre ancienne de Strutt, 1 vol. in-4°; reproduite dans P Angleterre pittoresque du baron Roujoux, 5 vol. in-8°; Paris, 1855 ou 56, planche du t. Ier, p. 165 et 166.
Banquet allégorique, tiré de la suite des Tapisseries historiques et nationales , publiées par Ach. Jubinal , plusieurs volumes in-folio, pi. i, h, rii, iv, Tapisserie dite de Nancy.
Une de ces planches offre une table sur laquelle est un surtout représentant un navire avec ses agrès, dans un bassin ; des vases curieux par leurs formes; des musiciens avec leurs instruments amusent les convives.
Dans la Grande Chronique de Froissard , on trouve au t. II, feuillet 65 verso, la description d'un banquet royal donné après un tournoi; on y voit le roi Charles VI ou VU , accompagné de prélats et seigneurs, servi par quatre barons à cheval, à savoir le sire de Coucy, le sire de Clisson , le sire
n° 2, dont la figure est du plus grand intérêt sous le point de vue du costume, du trône, etc.
(3) Nous devons cette observation à M. Paulin Paris, Manuscrits franc, de la Bibliot. royale, t. IV,
[4) Sur l'ordonnance des festins au moyen âge, voir l'ouvrage intitulé: This is the bohe of Cokerij, etc., par M. D., in-4°; Lond., 1500. Dibdin en parle fort au long dans ses Typogruphical anliquilies, t. 1J, p. 4'20. "Voir aussi le Grand cérémonial français de Denis Godefroy et le Nouveau cérémonial, par son hls„ 1 vol in-4°; Paris, 1746, depuis 14*20 jusqu'en 1579.
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Guy de la Trimouille et un amiral ( dont le nom n'est pas désigné). Cette curieuse cérémonie est représentée dans une lithographie exécutée par M. Deveria, qui s'est sans doute inspiré d'après quelques anciennes gravures ou miniatures. Voir cette planche dans le journal V Artiste, t. VI.
N'ayant pu découvrir de monuments authentiques de ce curieux usage , nous citons cette composition faite dans le style de l'époque et qui peut en donner une idée.
Voir encore les mots Cène, Festins, Repas, Roi-boit, Gâteau des Rois.
BANQUIER. — Le banquier aux prises avec la Moxi.Danse des morts de Baie (1441), gravée par de Merian, n° 21. V. son œuvre.
BANQUIERS (1). —Voir Sièges.
BAPTÊME. — Pris au sens figuré, ou au sens historique ou littéral sous le premier point de vue Nous lisons dans les épîtres de saint Paul aux Corinthiens, cap. X, vers. 1 : Baptisati sunt in nube et in mari Bubro ; c'est-à-dire que la mer Rouge , à travers laquelle les Israélites passèrent, est indiqué dans les Écritures saintes comme figure du baptême , ainsi que la nuée à la lumière de laquelle ils marchaient. Pour cette allégorie ramenée au sens historique ou littéral , voir Mer Rouge , Nuée , Passages , etc.
Le plus ancien exemple de baptême (2) est celui que saint Jean administrait aux juifs qui venaient le trouver. Voir toutes les collections de sujets du Nouveau Testament , soit compositions détachées, soit en collection ou suite historique. Presque tous les anciens maîtres, tels qu'Albert Durer, Lucas de Leyde, Martin de Vos et ses graveurs ordinaires, les Sadelers, les frères Galle, les Wierix et bien d'autres ont traité ce sujet. Voir au nom Jean-Baptiste.
Baptême de Jésus-Christ par saint Jean; très-ancienne peinture des catacombes , présumée du vc au vnr siècle (5) , d'Agincourt, Peinture , pi. x , n° 8 ; Bianchini , Demonstratio historiœ ecclesiaslicœ ; tabula ia sœculi i', n° 49. On y voit le parrain.
Autre sur les murs d'une chapelle ou
(1) Ce mot est signalé par M. Pottier, p. 28 du 2e volume de Willemin, Monuments inédiis.
(2) Sur les diverses manières d'administrer le baptême et les règles que doivent suivre les peintres en représentant ce sujet, voir Molanus, Hisioria imag. sacr., édition in-4°, pages 297 et suivantes, 595 et suivantes.
{'i) D'Agincourt remarque que cette crypte a dû servir de lieu ordinaire de baptistère, puisqu'il s'y trouvait encore à l'époque où il en fil l'examen une
crypte souterraine; ib. , pi. xliii, n° 3.
— Tirée d'un ménologe grec; ib., pi. xxxi, n° 24.
Sculptures du même sujet. Porte sculptée en relief à l'église Saint-Jean de Florence, xve siècle. Cicognara , Sioria délia scultura in Italia, t. II, pi. lxii.
Divers diptyques de ce sujet , publiés dans l'ouvrage de Paciaudi , Antiquitates christiance , 1 vol. in-4°. Voir les planches des p. 58,63,69.
Dans l'ouvrage intitulé : Antiquitates Aquileœ, plusieurs sujets de ce genre, peints ou sculptés, dont nous donnons les détails au mot Aquilée.
Saint Jean baptisant une femme nommée Drusiana. Planche en bois d'un livre des premiers temps de la gravure , intitulé : Historia sancti Joannis e jusque visiones apocalypticœ , in-folio , Heinecken. Idée d'une collection d'estampes, etc., p. 534, 350, 559, 565, qui donne divers fac-similé. On y voitdes idolâtres qui veulent enfoncer la porte de l'église où se fait la cérémonie.
Autres exemples dans V Atlas de la 6" partie du Cours d'antiquités monumentales de M. de Caumont, pi. lxxxix, figure 1 ; et le texte à l'appui , p. 1 à 21.
Baptême de l'eunuque de la reine de Candace, en Ethiopie. Miniature du xe au xie siècle; d'Agincourt, Peinture, pi. xxxi, n° 27. Ce sujet se trouve dans toutes les Bibles.
Baptême de Constantin , représenté dans une suite de fresques concernant la vie de ce prince, et dont nous donnons les détails par numéros au mot Constantin.
Baptême d'un roi ou empereur et de sa femme, par immersion et administré par un laïque en costume militaire (4). Iter italicnm de dom Mabillon, 1 vol. in-4°, planche de la p. 72.
Autre représentation d'un baptême encore administré par un laïque, mais par infusion, quoique les fonts de baptême soient à deux pas. 11 serait assez difficile, d'après les costumes, de dire s'il se trouve un ecclésiastique dans l'assemblée, rien ne l'indique. On remarque dans cette dernière composition une main sortant du ciel et tenant un objet dont nous n'avons pu préciser la
source d'eau dont l'existence semblait venir appuyer tout naturellement sa conjecture.
(4) Ce qu'il y a de bien singulier dans cette composition, c'est que le laïque qui ne peut donner le baptême que dans l'absi-nce d'un ecclésiastique, est ici accompagné de trois ou quatre personnages en costume de moines ou religieux. Autre particularité difficile à expliquer, c'est que le baptême se donne ici à la fois par immersion cl infusion, car le laïque verse l'eau sur la tête du prince qui a gardé son diadème.
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forme. Même ouvrage, Iter italicnm , p. 75; et dans Giampini, Fêtera Monum., pi. iv et v du t. II, et le texte p. 10.
Deux autres sujets de baptême; le premier par immersion. On y voit encore un homme et une femme nus plongés dans le même vase. Ciampini, VetcraMonum., t. II, pi. vi (1).
Le deuxième tableau représente un homme baptisé par infusion , et présentant au prêtre un vase. Voir p. 20 du texte les explications de ce sujet.
Baptême de Glovis. Un diptyque en ivoire, sculpture du xe ou xr siècle , représente cet événement mémorable. Ce précieux monument appartient à M. Rigollot, à Amiens, membre de plusieurs sociétés savantes , qui en a publié une gravure très-bien faite en tête du Mémoire dans lequel il établit d'une manière incontestable les preuves de son interprétation (2). Brochure in-8° ; Amiens, 1852; et le t. III des Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, pages 290 et suivantes.
Baptême administré par saint Thomas de Cantorbéry, miniature du xme siècle, publiée dans le Pictorial history of England ; Londres, t. 1, p. 553.
— De Jésus-Christ, miniature du bénédictionnaire d'i-EthelwoId ( dans le courant du xe siècle). On y voit un fleuve avec des cornes dorées. Archeologia , t. XXIV, et la pi. ii de VEssai sur la calligraphie au moyen âge parLanglois du Pont-de-l'Arche, in-8°, p. 10. Le Saint-Esprit, qui plane audessus de Jésus-Christ, tient quelque chose dont personne ne parle, et qui sans doute pourrait bien être soit le sceau, soit des ampoules.
Le père Lebrun, dans le 2e volume des Pratiques superstitieuses , p. 592, a donné une planche assez curieuse représentant Je baptême conféré par immersion. D'après une miniature d'un manuscrit (3) appartenant à la Bibliothèque royale de Paris, près du catéchumène est un personnage ecclésiastique , peut-être aussi le parrain qui
(i) Le même autour, p. 18, dit, que celle peinture représente la reine Théodelmde baptisée avec son mari, et pourquoi le baptême eut lieu comme nous le voyons.
(2) M. du Sommerard, dans son texte du 2e volume de YAri au moyen âge, p. 289, cite ce monument et confirme la savante interprétation qu'on a donnée son heureux possesseur ; l'annonce d'une nouvelle reproduction dans son Allas des arts au moyen âge, ou dans les séries de l'Album, n'a pas eu lieu.
(3) Malheureusement le style de .la miniature est peu fidèlement rendu.
(4) Au moment de iivrer notre manuscrit, nous apprenons que l'artiste est forcé de supprimer son dessin, attendu que l'éditeur qui ne comprend rien au moyen âge, préfère quelque sujet pittoresque à un fait liisto-