‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 63 sur 321 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

tient le linge pour essuyer le néophyte en sortant de l'eau. La miniature se trouve eu tête d'un discours de saint Grégoire de Nazianze sur le baptême.

Autre de ce genre. Sculpture d'un des chapiteaux de portail de Saint-Trophime d'Arles. Millin , Voyage dans le midi de la France, in-8°, t. III, p. 592. Le père et la mère sont présents; le Saint-Esprit descend sur l'enfant en forme de colombe. Voir Y Allas de l'ouvrage cité ci-dessus, pi. lxx , et au mot Arles, toutes les représentations que nous citons de ce monument.

Cérémonie du baptême du fils de Charles V, roi de France. Miniature des Chroniques de Saint-Denis; Bibliothèque rovale de Paris; manuscrit n° 8595 , 37, folio 447 ; reproduite dans V Univers pittoresque des frères Firmin Didot , France, pi. ccclv (i .

Baptême d'un fils de l'empereur d'Allemagne. Voir la pi. exix de l'ouvrage intitulé : Fie de Maximilien d'Autriche, 1 vol. in-4°, planches de Burgmayer ou d'Albert Durer. Suite très-recherchée.

BAPTISTÈRES (5). — Les baptistères sont moins nombreux que les fonts de baptême. Parmi tous ceux qui sont gravés, nous citerons quelques-uns des plus remarquables en les classant par ordre alphabétique de nom de lieux ou du saint dont ils portent le vocable, pour éviter les erreurs de dates.

Baptistère de l'église Saint-Sauveur, à Aix (Provence). Voyages pittoresques ou Description de la France , par Benjamin de Labordc, t. II, Bouches-du-Rhône, n° 3.

Baptistères de Bologne et de Canosa, voir aux noms de ces deux villes.

Celui dit de Constantin , près Saint-Jeande-Latran(6). D'Agincourt , Architecture , pi. lxih , n° 8; reproduit plus en grand par Gally Knight, dans l'ouvrage the ecciesiastical Architecture ofltaly, in-folio, pi. v; Londres, 18i3.

Celui de l'église Saint-Jean, à Florence. D'Agincourt, Architecture , pi lxii, nos 11 ,

rique; et cependant celle miniature présente des détails de cérémonial et de costumes des plus intéressants : nous sommes donc forcé de renvoyer au manuscrit même.

(r>) Plusieurs confondent le baptistère avec les fonts baptismaux, ce qui cependant est bien distinct, puisque l'un est un bâtiment et l'autre un vase, une cuve. Pour connaître l'origine des baptistères dans les anciennes églises, voir Paciaudi, Antiquil. chris- (ianœ, in-4°, p. 47 et suiv. ; Macri , Merolexicon , verbo Baptisierium : Annales de philosop. chrét., t. XI, p. 44.

(6) Sur ce baptistère, voir Ciampini, de JEdificih sacris aConstantino construclis, in-folto, p 23: Palissier, Élém. d'archéol., in- 18, p. 352.

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12; public; aussi plus en grand parRuggieri, Scella di architetture di Firenze , t. IV , pi. xvn. Ce monument est du veau vie siècle. Autre d'une église de Parenzo en Istrie. D'Agincourt , section Architecture , planche lxii, nos 15, 14.

Autre à Nocera de' Pagani , autrefois temple païen. D'Agincourt, Architecture, pi. lxhi , nos 9, 10.

Baptistère de la cathédrale de Padoue.

xiîe siècle; Hope, Histoire de l'architecture, in-8°, pi. vin.

Autre à l'église Saint-Jean , à Parme. D'Agincourt, Architecture, pi. lxiii ; lïopc , Histoire de l'architecture, pi. vu.

Celui de l'église de Pesarese, publié par Olivieri de Abbalibus dans l'ouvrage intitulé : delV antico Batiistero délia santa chiesa Pesarese, 1 vol. in-4°.

Celui de la ville de Pise ; magnifique monument, le plus important de ce genre.

D'Agincourt, Architecture, pi. xxv et lxiii, nos 20, 21. Construction de 1155. Publié en grand par M. du Sommerard, Album des arts au moyen âge, pi. i de la lre série, fragments et détails de sculpture; Moyen âge monumental, pi. lxxxiii; vue générale de l'intérieur, pi. cxci; vue extérieure de la porte d'entrée du baptistère , pi. lxxxiii.

Celui de l'église de Pistoia (xme siècle), gravé dans le Viaggio pillor. délia Toscana, etc., par Jac.-Ant. Fratelli Terreni; infolio, planche de la page 117.

Celui de la catacombe Saint-Pontien , à Rome , des premiers siècles du christianisme. L'intérieur est orné d'une peinture à fresque représentant le baptême de Jésus- Christ. D'Agincourt, Architecture, pi. lxiii, n° 5.

Celui de la cathédrale de Ravenne, vers le ve siècle. D'Agincourt , Architecture , pi. lxhi, nos 18, 19.

M. Albert Lenoir a publié plusieurs monuments de ce genre, sans aucune autre désignation , dans son Mémoire sur l'architecture chrétienne, Instruction du Comité des arts et monuments, in-4°, p. 108 , 109. Celui de la page 110 est d'une forme trèsremarquable; il est copié d'après une gravure in-folio, pour un ouvrage dont il nous a été impossible de découvrir le titre. On voit autour du couronnement du baptistère une inscription latine, dans laquelle on lit le nom Calixtus, qui est celui d'un pape. On y voit des poissons sculptés et les quatre animaux des évangélisles. Nous possédons un calque de la gravure en question dans notre collection de monuments d'art ehré-

(i) Sur les divers attribuis donnés à sainte Barbe par les artistes, voir Jean Molanus, Hisloria irnagi-

tien, destinée à la bibliothèque du Musée de l'hôtel de Chmy.

Millin, Voyages' dans le Piémont, t. H, p. 545, cite le baptistère de la cathédrale de Verceil (Italie), d'une construction trèsancienne, lequel offre la particularité de deux sièges, l'un pour le prêtre, l'autre pour le parrain, il n'en indique pas de gravure. Voir les descriptions de celle église , et au mot Verceil dans ce Dictionnaire.

Simpson jeune, dans un ouvrage intitulé : A Séries of ancient baptismal fonts, 1 vol. in-4° (London), reproduit plusieurs curieux baptistères des églises d'Angleterre , mais qu'il paraît confondre avec ce que nous nommons fonts baptismaux. Aux pages 21 et2G,il donne un catalogue alphabétique de toutes les églises d'Angleterre qui possèdent des baptistères ou des fonts baptismaux.

Voir aussi le Cours d'antiquités monumentales de M. de Caumont, 6e partie, et les planches qu'il cite pages 27, 28, 29.

Les savantes recherches sur ces monuments par Duranli, dans son traité de Ritibus Ecclesiœ, 1 vol. in-8°, p. 95 à 98; Ciampini, de Mdificiis sacris. Voir à la table. Voyages liturgiques de Moléon ,1 vol. in-8°; le Mémoire de M. Albert Lenoir, pour les Instructions du Comité des arts et 7nonuments , voir p. 108, l,e série.

M. Raoul Rochelte en retrouve l'origine sur des sarcophages chrétiens, Tableau des catacombes , p. 210. Cette remarque est des plus capitales.

Le prétendu baptistère de saint Louis, à Poissy, est mal désigné par Millin dans ses Antiquités nationales, article Poissy. Ce monument est tout simplement un bassin que nous signalons au mot Fonts de baptême.

BAR-SUR-AUBE. — Monuments de cette ville publiés dans les Voyages archéologiques dans le département de l'Aube, de M. Arnaud de ïroyes, 1 vol. in-4°, avec 10 planches. Pour cette localité, voir aussi la Topographie de la France, au Cabinet des estampes, à Paris, plusieurs volumesin-folio.

BAR-SUR-SEINE. - Mêmes indications.

BARBE (Sainte). — Sainte Barbe, représentée avec une lour près d'elle ou entre ses mains (1). Peinture de Francesco Francia (1450-55) citée par M. le comte de Montalembert (du Catholicisme dans Vart , in-8°, p. 147). Cette figure, gravée par Léonard Gallcr ou Gaultier, se trouve dans son

mm sacrarum, in-4°, p. 387. Théologie (la ■peintres, par l'abbé Mery, \\\-Vi, p. 189.

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œuvre. Voir aussi les diverses vies des saints composées par les Wierix, Valdor, Crispin de Pas, Martin de Vos, etc.

Figure très-curieuse de sainte Barbe, gravée sur une cuirasse du xve siècle. Elle est vêtue comme une dame de cette époque ; elle tient un livre et une palme. De sa taille descend une cordelière d'une forme singulière et d'une longueur démesurée. A côté d'elle, une tour dans laquelle est une niche, où est placé un calice d'où s'élève une hostie. Sa coiffure est des plus singulières, et terminée vers les tempes par des bossettes en forme de colimaçons. Cette figure curieuse est gravée dans le 22e volume de i'^rcheologia britannica, pi. vu.

Autre, en bois, publiée dans la Collection d'objets d'art, etc., par Jolimont, gravée par M"e Naudet, in-folio, pi. xxv (1857), statuette du xve siècle, Album du Sommerard, 10e série, pi. xv.

Église de Sainte-Barbe, à Rome (xvie siècle). Voir les planches de Rome moderne, par Vasi, 12 vol. in-folio, et les Topographies de Rome, au Cabinet des estampes de Paris, de Dresde, Berlin, etc.

BARBE. — Sur l'usage de porter la barbe aux divers siècles du moyen âge, voir les planches des Monuments de la monarchie française (1), les Costumes du moyenâge, par Bonnart, les Recueils de sceaux, cités dans ce Dictionnaire, verbo Sceaux, les Portraits des papes, aux noms de chacun. Voir aussi Papes (2).

BARBEAU. — Abbaye célèbre, dont on trouve des représentations dans les Antiquités nationales, par Millin, t. II, article XIII.

On y remarque les anciennes stalles d'un travail admirable, ib., pi. i dudit n° 5, p. 1. (Ouvrage du xve siècle.)

Le maître-autel est d'une architecture bizarre mêlée de détails sacrés et profanes. Ouvrage de la fin du xvr siècle, ib., pi. n, p. 5. Les nudités et la mythologie font tous les frais de l'ornementation de cet autel d'une manière absurde et comme affectée.

Devant l'autel est placé le tombeau du roi Louis VII, dit le Jeune. Monument du xvie

(0 On trouve dans l'ouvrage du moine Théophile, inlilulé : Schedula divers, ariium, ou Essai sur les divers arts, va-V, traduit et publié par M. Charles de Lescalopier, Paris, 1843, p. 18 et 19, des règles tracées sur la manière dont les artistes doivent représenter la barbe aux divers âges de l'homme. Sur l'usage de porter la barbe en France ou de la raser, depuis le règne de Clovis jusqu'au xvie siècle, Alex. Lenoir, Histoire des arts en France, in-8° ; Paris, 1800, p. 123, 125, 128, 132, 136, i44. Histoire de la barbe en France, par un anonyme; Paris, in-12, ou le Dictionnaire des origines, par une société de gens de lellres, in-S",

siècle ; même planche que pour le maîtreautel. La ligure du roi est donnée en pied, pi. m. Voir le texte, p. 19.

Diverses tombes s'y faisaient encore remarquer. Millin en donne les principales figures, savoir : n° 2, Thibaut de Sancerre ; n°5, Jean de Sancerre-, n° 4, Evrard Polct; n° 5, Émeline de Montmor; n° G, une religieuse béguine; n° 7, Le Maire de Fresnoy ; n° 8, Jeanne sa femme.

BARBEROUSSE. — Fragment d'un palais de ce prince, à Gelnhausen, d'une architecture romane du xie et xne siècle. Hope, Histoire de V architecture, in-8° , pi. xxxiv, xliii,

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