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DAN

ger tua ses chiens, jeta sa houlette, changea d'habits, se réfugia à Torcy, fit pénitence, et mourut au bout de quelques jours. — Le père Lebrun, qui rapporte1 longuement cette aventure, pense qu'il peut bien y avoir là sortilège.

Danse des Esprits. — Olaiis MagnUS, au

troisième livre de son Histoire des peuples septentrionaux, écrit qu'on voyait encore de son temps, en beaucoup de ces pays-là, des esprits et fantômes dansant et sautant, principalement de nuit , au son de toutes sortes d'instruments de musique. Cette danse est appelée, par les gens du pays, chorea elvarum (danse des elfes). Saxon-le- Grammairien fait mention de ces danses fantastiques dans son Histoire de Danemarck. Pomponius Mêla, en sa description de l'Ethiopie, dit qu'on a vu au delà du mont Atlas des flambeaux, et entendu des flûtes et clochettes, et que le jour venu on n'y trouvait plus rien 2. On ajoutait que les fantômes faisaient danser ceux qu'ils rencontraient sur leur chemin, lesquels ne manquaient pas de se tenir pour avertis qu'ils mourraient bientôt. On ne rencontre plus de ces choses- là. Voy. Follets.

Danse des Fées. — On prétendait chez nos pères que les fées habitaient les forêts désertes, et qu'elles venaient danser sur le gazon au clair de la lune. Voy. Fées.

Danse des Géants, — Merlin, voulant faire une galanterie de courtisan, fit venir, dit-on, d'Irlande en Angleterre, des rochers qui prirent des figures de géants, et s'en allèrent en dansant former un trophée pour le roi Ambrosius. C'est ce qu'on appelle la danse des géants. Des écrivains soutenaient, il n'y a pas long-temps, que ces rochers dansaient encore à l'avènement des rois d'Angleterre.

Danse des Morts. — L'origine des danses des morts, dont on fit le sujet de tant de peintures, date du moyen âge ; elles ont été long-temps en vogue. D'abord on voyait fréquemment, pendant le temps du carnaval, des masques qui représentaient la mort; ils avaient le privilège de danser avec tous ceux qu'ils rencontraient en les prenant par la main, et l'effroi des personnes qu'ils forçaient de danser avec eux amusait le public. Bientôt ces masques eurent l'idée d'aller dans les cimetières exécuter leur danse en l'honneur des trépassés. Ces danses devinrent ainsi un effrayant exercice de dévotion ; elles étaient accompagnées de sentences lugubres, et l'on ne

1 Histoire des pratiques superstitieuses, t. I'r, p. 281. a Taillepied, Psychologie, p. 17 j.

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