‹ Dictionnaire infernalChapitre 225 sur 368 · LAR · texte numérisé non relu

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anneaux de laiton attachés ensemble par une chaîne de même métal. Il frappe sur ce tambour avec un marteau fourchu , fait d'un os , de telle sorte que ces anneaux se remuent. Le curieux chante en même temps, d'une voix distincte , une chanson que les Lapons nomment jonk ; tous ceux qui sont présents, hommes et femmes, y ajoutent chacun leur couplet, exprimant de temps en temps le nom du lieu dont ils désirent savoir quelque chose. Le Lapon qui frappe le tambour le met ensuite sur sa tête d'une certaine façon , et tombe aussitôt par terre, immobile, sans donner aucune marque de vie. Les assistants continuent de chanter jusqu'à ce qu'il soit revenu à lui ; car si on cesse de chanter , l'homme meurt , disent-ils, ce qui lui arrive également si quelqu'un essaie de l'éveiller en le touchant de la main ou du pied. On éloigne même de lui les mouches et les autres animaux qui pourraient le faire revenir. — Quand il reprend ses sens de lui-même , il répond aux questions qu'on lui fait sur le lieu où il a été envoyé. Quelquefois il ne se réveille qu'au bout de vingtquatre heures , selon que le chemin qu'il lui a fallu parcourir a été long ou court ; et pour ne laisser aucun doute sur la vérité de ce qu'il raconte, il se vante d'avoir rapporté du pays où il a été la marque qu'on lui a demandée, comme un couteau, un anneau, un soulier ou quelqu'autre chose. — Les Lapons s? servent aussi du même tambour pour savoir ia cause d'une maladie, ou pour faire perdre la vie ou la santé à leurs ennemis. — Parmi ces peuples , certains magiciens ont une espèce de gibecière de cuir, dans laquelle ils tiennent des mouches magiques ou des démons, qu'ils lâchent de temps en temps contre leurs ennemis , ou contre leur bétail , ou simplement pour exciter des tempêtes et faire lever des vents orageux. Enfin ils ont une sorte de dard qu'ils jettent en l'air, et qui, dans leur opinion, cause la mort à tout ce qu'il rencontre. Ils se servent encore, pour ce même effet, d'une pelote nommée tyre, de la grosseur d'une noix, fort légère , presque ronde , qu'ils envoient contre leurs ennemis pour les faire périr; si par malheur cette pelote rencontre en chemin quelque autre personne , ou quelque animal , elle ne manque pas de lui causer la mort1. Voy. Finnes.

Lares. — Leslares étaient, chez les anciens, des démons ou des génies, gardiens du foyer. Cicéron , traduisant le Timée de Platon , appelle lares ce que Platon nomme démons.

Festus les appelle dieux ou démons inférieurs,

1 Dom Calmet, Sur les„Vampires,

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