PAT
chiens enragés en disant : Hax, pax, max. Voy. Beurre, Charmes, Sabbat, Éléazar , Anamsapta, Amulettes, etc.
Parques , — divinités que les anciens croyaient présider à la vie et à la mort; maîtresses du sort des hommes, elles en réglaient les destinées. La vie était un fil qu'elles filaient; l'une tenait la quenouille, l'autre le fuseau , la troisième avec ses grands ciseaux coupait le fil. On les nomme Clotho, Lachésis et Atropos. On les fait naître de la nuit, sans le secours d'aucun dieu ; Orphée, dans l'hymne qu'il leur adresse, les appelle les filles de l'Érèbe.
Parthénomancie , — divination ridicule pour connaître la présence ou l'absence de la virginité. On mesurait le cou d'une fille avec un fil, et en répétant l'épreuve avec le même fil, on tirait mauvais présage du grossissement du cou.
Pasétès, — magicien qui achetait les choses sans les marchander; mais l'argent qu'il avait donné n'enrichissait que les yeux, car il retournait toujours dans sa bourse. Voy.
PlSTOLE VOLANTE.
Passalorynchites , — hérétiques des premiers siècles, ainsi nommés de deux mots grecs qui veulent dire pieu dans le nez. Ils croyaient qu'on ne pouvait prier convenablemont qu'en se mettant deux doigls, comme deux pieux , dans les deux narines.
Patala , — nom de l'enfer des Indiens.
Patiniac, — superstition particulière aux Indiens des îles Philippines. C'est un sortilège qu'ils prétendent attaché au fruit d'une femme, dont l'effet est de prolonger les douleurs de l'enfantement et même de l'empêcher. Pour lever le charme, le mari ferme bien la porte de la case, fait un grand feu tout à l'entour, quitte le peu de vêtements dont il est ordinairement couvert, prend une lance ou un sabre, et s'en escrime avec fureur contre les esprits invisibles jusqu'à ce que sa femme soit délivrée.
Patris (Pierre), poète, né à Caen en 1583. Il fut premier maréchal-des-logis de Gaston de France, duc d'Orléans. L'esprit de plaisanterie lui valut sa fortune et la confiance dont il jouissait auprès du prince. Il mourut à Paris en 1671. On raconte qu'étant au château d'Egmont, dans une chambre où un esprit venait de se montrer , il ouvrit la porte de cette chambre, qui donnait sur une longue galerie , au bout de laquelle se trouvait une grande chaise de bois si pesante que deux hommes avaient peine à la soulever. Il vit