‹ Dictionnaire infernalChapitre 321 sur 368 · RÉS — A · texte numérisé non relu

RÉS — A

et une soif perpétuelles sans pouvoir ;ieu avaler. On dit à l'homme qui se nommait Réparé, et au soldat qui s'appelait Éiienne, que ce triste gîte était le purgatoire. A quelques pas de là, ils furent arrêtés par un feu qui s'élevait à perte de vue; ils virent arriver un diable qui portait un cercueil sur ses épaules. Réparé demanda pour qui on allumait le grand feu. Mais le démon qui portail le cercueil déposa sa charge, et la jeta dans les flammes sans dire un mot. — Les deux voyageurs passèrent; après avoir parcouru divers autres lieux, où ils remarquèrent plusieurs scènes infernales , ils arrivèrent devant un pont qu'il fallut traverser. Ce pont était bâti sur un fleuve noir et bourbeux, dans lequel on voyait barbotter des défunts d'un aspect effroyable. On l'appelait le Pont des épreuves, celui qui le passait sans broncher était juste et entrait dans le ciel, au lieu que le pécheur tombait dans le fleuve. Quoique ce pont n'eût pas six pouces de largeur, Réparé le traversa heureusement; mais le pied d'Etienne glissa au milieu du chemin ; ce pied fut empoigné aussitôt par des hommes noirs qui l'attirèrent à eux. Le pauvre soldat se croyait perdu ; des anges arrivèrent, saisirent Etienne par les bras, et le disputèrent aux hommes noirs. Après de longs débats, les anges emportèrent le soldat de l'autre côté du pont. «Vous avez bronché, lui dirent-ils, parce que vous êtes trop mondain; et nous sommes venus à votre secours, parce que vous faites des aumônes. » Les deux voyageurs virent alors le paradis, dont les maisons étaient d'or, et les campagnes couvertes de fleurs odorantes; et les anges les renvoyèrent sur la terre, en leur recommandant de profiter de ce qu'ils avaient vu.

Repas du mort, — cérémonie funéraire en usage chez les anciens Hébreux et chez d'autres peuples. Dans l'origine, c'était simplement la coutume de faire un repas sur le tombeau de celui qu'on venait d'inhumer. Plus tard on y laissa des vivres, dans l'opinion que les morts venaient les manger.

Résurrection — Les Parsis ou Guèbres pensent que les gens de bien, après avoir joui des délices de l'autre monde pendant un cer tain nombre de siècles, rentreront dans leurs corps, et reviendront habiter la même terre où ils avaient fait leur séjour pendant leur première vie; mais celte terre, purifiée et embellie, sera pour eux un nouveau paradis. — Les habitants du royaume d'Ardra, sur La côte occidentale d'Afrique, s'imaginent que ceux qui sont tués à la guerre sortent de leurs tombeaux au bout fie quelques jours, ot re?

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