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la première renferme les livres d'enseignement et de doctrine ; la seconde , les preuves tirées de l'Écriture sainte; la troisième, les arguments empruntés à la métaphysique et à la morale religieuse; enfin, la quatrième, les révélations extatiques de l'auteur. Les ouvrages compris dans cette dernière catégorie sont les seuls qui affectent la forme apocalyptique, et dont l'extravagance puisse choquer. » — Swedenborg fit toutefois, dans sa mysticité , une religion, comme en font tous les illuminés. De même qu'il avait devancé les savants dans quelques découvertes mathématiques, il a été aussi le précurseur des philosophes d'aujourd'hui. Il a prétendu « réunir toutes les communions en un vaste catholicisme où toutes elles trouveront satisfaction. » D'après lui , « le principe de tout bien est dans un premier détachement de soi-même et du monde. Cet état constitue le bonheur présent et futur, cest le ciel. L'amour exclusif de soimême et du monde constitue au contraire la damnation , cest V enfer. » — 11 annonce une nouvelle révélation de l'Esprit et se pose le Christ d'un christianisme régénéré , comme font présentement quelques professeurs de philosophie. En même temps, Swedenborg se disait en communication avec des intelligences supérieures et avec les âmes de certains morts de ses amis. Ceux qui le copient aujourd'hui ont-ils les mêmes avantages?
Sycomande , — divination par les feuilles de figuier. On écrivait sur ces feuilles les questions ou propositions à propos desquelles on voulait être éclairci : la feuille séchait-elle après la demande faite au devin par les curieux, c'était un mauvais présage, et un heureux augure si elle tardait à sécher.
Sydonay, — Vuy. AsMODÉE.
Sylla. — Comme il entrait à main armée en Italie, on vit dans Fair, en plein jour, deux grands boucs noirs qui se battaient, et qui, après s'être élevés bien haut , s'abaissèrent à quelques pieds de terre , et disparurent en fumée. L'armée de Sylla s'épouvantait de ce prodige, quand on lui lit remarquer que ces prétendus boucs n'étaient que des nuages épais formés par les exhalaisons de la terre. Ces nuages avaient une forme qu'on s'avisa de trouver semblable à celle du bouc, et qu'on aurait pu comparer également à celle de tout autre animal. — On dit encore que Sylla avait une figure d'Apollon à laquelle il parlait en public pour savoir les choses futures.
Sylphes, - esprits élémentaires, composés des plus purs atomes de l'air, qu'ils habitent. L'air est plein d'une innombrable multitude
de peuples, de figure humaine, un peu fiers en apparence, dit le comte de Gabalis, mais dociles en effet, grands amateurs des sciences, subtils, officieux aux sages, ennemis des sots et des ignorants. Leurs femmes et leurs filles sont des beautés mâles , telles qu'on dépeint les Amazones. Ces peuples sont les sylphes. On trouve sur eux beaucoup de contes. Voy. Cabales.
Sylvestre II. — Gerbert, élevé sur la chaire de saint Pierre , sous le nom de Sylvestre , en 999 , fut l'un des plus grands papes. Ses connaissances l'avaient mis si fort au-dessus de son siècle, que des hérétiques, ne pouvant nier sa grandeur, attribuèrent l'étendue de son savoir à quelque pacte avec le diable. Il faisait sa principale étude des mathématiques : les lignes ettriangles, dont on le voyait occupé, parurent une espèce de grimoire et contribuèrent à le faire passer pour un nécromancien. Ce ne fut pas seulement le peuple qui donna dans celte idée absurde. Un auteur des vies des papes a dit sérieusement que Sylvestre, possédé du désir d'être pape, avait eu recours au diable , et avait consenti à lui appartenir après sa mort, pourvu qu'il lui fit obtenir celte dignité. Lorsque par cette voie détestable, ajoute le même auteur, il se vit élevé sur le trône apostolique, il demanda au diable combien de temps il jouirait de sa dignité. Le diable lui répondit par cette équivoque digne de l'ennemi du genre humain : « Tu en jouiras tant que tu ne mettras pas le pied dans Jérusalem. » La prédiction s'accomplit. Ce pape, après avoir occupé quatre ans le trône apostolique, au commencement de la cinquième année de son règne, célébra les divins mystères dans la basilique de Sainte-Croix, dite en Jérusalem , et se sentit attaqué, aussitôt après, d'un mol qu'il reconnut être mortel. Alors, il avoua aux assistants le commerce qu'il avait eu avec le diable et la prédiction qui lui avait été faite, les avertissant de profiter de son exemple et de ne pas se laisser séduire par les artifices de cet esprit malin. Nous» n'avons pas besoin de faire observer que nous rapportons des contes menteurs. Puis il demanda, poursuivent les calomniateurs de ce grand pape, qu'après sa mort son corps fut coupé en quartiers, mis sur un chariot à deux chevaux, et inhumé dans l'endroit que les chevaux désigneraient en s'arrêtant d'eux-mêmes. Ses dernières volontés furent ponctuellement exécutées. Sylvestre fut inhumé dans la basilique de Latran , parce que ce fut devant cette église que les chevaux s'arrêtèrent... Martinus Polonus a conté que Sylvestre II avait un dragon qui tuait tous les jours six mille
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personnes... D'autres ajoutent qu'autrefois son tombeau prédisait la mort des papes par un bruit des os en dedans, et par une grande sueur et humidité de la pierre au dehors. On voit, par touscescontes absurdes, qu'autrefois comme de nos jours, l'Église et ses plus illustres pontifes ont été en butte aux plus stupides calomnies.
Symandius, — roi d'Egypte, possesseur du grand œuvre, qui, au dire des philosophes hermétiques, avait fait environner son monument d'un cercle d'or massif, dont la circonférence était de trois cent soixante-cinq coudées. Chaque coudée était un cube d'or. Sur un des côtés du péristyle d'un palais qui était proche du monument , on voyait Symandius oftrir aux dieux l'or et l'argent qu'il faisait tous les ans. La somme en était marquée, et elle montait à 131,200,000,000 de mines ».
Sympathie. — Les astrologues , qui rapportent tout aux astres, regardent la sympathie et l'accord parfait de deux personnes comme un effet produit par la ressemblance des horoscopes. Alors tous ceux qui naissent à la même heure sympathiseraient entre eux ; ce qui ne se voit point. — Les gens superstitieux regardent la sympathie comme un prodige dont on ne peut définir la cause. Les physionomistes attribuent ce rapprochement mutuel à un attrait réciproque des physionomies. Il y a des visages qui s'attirent les uns les autres, dit Lavater, tout comme il y en a qui se repoussent. — La sympathie n'est pourtant quelquefois qu'un enfant de l'imagination. Telle personne vous plaît au premier coup d'oeil, parce qu'elle a des traits que votre cœur a rêvés. Quoique les physionomistes ne conseillent pas aux visages longs de s'allier avec les visages arrondis , s'iis veulent éviter les malheurs qu'entraîne à sa suite la sympathie blessée, on voit po irtant tous les jours des unions de cette sorte, aussi peu discordantes que les alliances les plus sympathiques en fait de physionomie. — Les philosophes sympathistes disent qu'il émane sans cesse des corpuscules de tous les corps, et que ces corpuscules, en frappant nos organes, font dans le cerveau des impressions plus ou moins sympathiques, ou plus ou moins antipathiques. — Le mariage du prince de Condé, avec Marie de Clèves, se célébra au Louvre, le 13 août 1572. Marie de Clèves, âgée de seize ans, de la figure la plus charmante, après avoir dansé assez long-temps et se trouvant un peu incommodée de la chaleur du bal, passa dans une garde-robe , où une des femmes de la
reine-mère, voyant sa chemise toute trempée» lui en fit prendre une autre. Un moment après, le duc d'Anjou (depuis Henri III), qui avait aussi beaucoup dansé, y entra pour raccommoder sa chevelure, et s'essuya le visage avec le premier linge qu'il trouva : c'était la chemise qu'elle venait de quitter. — En rentrant dans le bal, il jeta les yeux sur Marie de Clèves, la regarda avec autant de surprise que s'il ne l'eût jamais vue; son émotion, son trouble, ses transports, et tous les empressements qu'il commença de lui marquer, étaient d'autant plus étonnants que, depuis six mois qu'elle était à la cour, il avait paru assez indifférent pour ces mêmes charmes qui dans ce moment faisaient sur son âme une impression si vive et qui dura si long-temps. Depuis ce jour, il devint insensible à tout ce qui n'avait pas de rapport à sa passion. Son élection à la couronne de Pologne, loin de le flatter, lui parut un exil ; et quand il fut dans ce royaume, l'absence, au lieu de diminuer son amour, semblait l'augmenter; il se piquait un doigt toutes les fois qu'il écrivait à cette princesse, et ne lui écrivait jamais que de son sang. Le jour même qu'il apprit la nouvelle de la mort de Char les IX, il lui dépêcha un courrier pour l'assurer qu'elle serait bientôt reine de France; et lorsqu'il y fut de retour, il lui confirma cette promesse et ne pensa plus qu'à l'exécuter; mais, peu de temps après, celte princesse fut attaquée d'un mal violent qui l'emporta. — Le désespoir de Henri III ne se peut exprimer; il passa plusieurs jours dans les pleurs et les gémisse menls , et il ne se montra en public que dans le plus grand deuil. — Il y avait plus de quatre mois que la princesse de Condé était morte et entenve à l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés, lorsque Henri III, en entrant dans cette abbaye , où le cardinal de Bourbon l'avait convié à un grand souper, se sentit des saisissements de cœur si violents qu'on fut obligé de transporter ailleurs le corps de cette princesse. Enfin il ne cessa de l'aimer, quelques efforts qu'il fit pour étouffer cette passion malheureuse Quelques-uns virent là un sortilège. — On raconte qu'un roi et une reine d'Arracan (dans l'Asie, au delà du Gange ) s'aimaient éperdument ; qu'il n'y avait que six mois qu'ils étaient mariés , lorsque ce roi vint à mourir; qu'on brûla son corps, qu'on en mit les cendres dans une urne , et que toutes les fois que la reine allait pleurer sur cette
urne, ces cendres devenaient tièdes — Il
y a des sympathies d'un autre genre : ainsi
1 Charlatans célèbres, de M. Gouriet, t. Ier, p. 195.
1 Saint-Foix, Essais.
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Alexandre sympathisait avec Bucéphale ; Auguste chérissait les perroquets ; Néron , les étourneaux; Virgile, les papillons; Commode sympathisait merveilleusement avec son singe ; Héliogabale, avec un moineau ; Honorius, avec une poule; etc. Voij. Antipathie.
Syrènes. — Vous ne croyez peut-être pas plus aux syrènes qu'aux géants, qu'aux dragons. Cependant il est prouvé aujourd'hui qu'il y a eu des dragons et des géanls ; et dans un appendice très-attachant qui suit la légende de saint Oran (sixième siècle) dans le recueil de M. Amédée Pichot , intitulé: le Perroquet de Walter Scott, l'auteur prouve , par une multitude de faits et de monuments , qu'il y a eu des syrènes en Bretagne. Les marins disent avoir entendu le sifflement, de la syrène : ce mot, chez eux, indique cette faculté de la nature par laquelle l'air pressé rend un son; elle existe dans le ciel , sur la terre, dans les mers ; elle produit l'harmonie des sphères, le sifflement des vents, le bruit
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des mers sur le rivage. Le peuple se représente la faculté dont il s'agit comme une espèce de divinité à laquelle il applique la forme d'une femme, d'une cantatrice habitante des airs , de la terre et des mers. De là , les syrènes des anciens ; ils leur donnaient la figure d'une femme, et le corps d'un oiseau ou d'un poisson. Zoroastre appelait l'àme syrène ; mot qui en hébreu signifie chanteuse '.
Syrrochite , — pierre précieus? dont , au rapport de Pline, les nécromanciens se servaient pour retenir les ombres évoquées.
Sytry ou Bîtru , — grand prince aux enfers ; il apparaît sous la forme d'un léopard . avec des ailes de griffon. Mais lorsqu'il prend la forme humaine, il est d'une grande beauté. C'est lui qui enflamme les passions. Il découvre, quand on le lui commande, les secrels des femmes, qu'il tourne volontiers en ridicule. Soixante-dix légions lui obéissent 2.
1 Cambry, Voyage dans le Finistère, t. II, p. 300.
2 Wierus, Pseudom. dœm.
Tabac. — Nicot, ambassadeur à Lisbonne, est le premier qui ait fait connaître le tabac en France; le cardinal de Sainte-Croix l'introduisit en Italie, et le capitaine Drack en Angleterre. Jamais la nature n'a produit de végétaux dont l'usage se soit répandu aussi rapidement ; mais il a eu ses adversaires. Un empereur turc , un czar de Russie , un roi de Perse le défendirent à leurs sujets, sous peine de perdre le nez ou même la vie. Il fut défendu, dans l'origine, d'en prendre à l'église; de même, à cause des éternùments qu'il provoque , on ne le prenait pas dans les réunions sérieuses de la cour. Jacques Ier, roi d'Angleterre, composa un gros livre pour en faire connaître les dangers. La faculté de médecine de Paris fît soutenir une thèse sur les mauvais effets de cette plante, prise en poudre ou en fumée; mais le docteur qui présidait ne cessa de prendre du tabac pendant toute la séance. — Les habitants de l'île de Saint- Vincent croient, dit-on, que le tabac était le fruit défendu du paradis terrestre.
Tacitumité. — Le diable jette souvent un sort sur ses suppôts, que l'on appelle le sort de tacitumité. Les sorciers qui en sont frappés ne peuvent répondre aux demandes qu'on leur
fait dans leur procès. Ainsi , Boullé garda le silence sur ce qu'on cherchait à savoir de lui, et il passa pour avoir reçu le sort de laciturnité *.
Tacouins , — espèce de fées chez les mahométans , dont les fonctions répondent quelquefois à celles des Parques chez les anciens. Elles secourent habituellement les hommes contre les démons et leur révèlent l'avenir. Les romans orientaux leur donnent une grande beauté , avec des ailes comme des anges.
Taillepîed (Noël), — mort en 1589. On lui doit un Traité de l'apparition des esprits, à savoir, des âmes séparées, fantômes, etc., in- 1 2 , souvent réimprimé, où il admet beaucoup de contes de revenants; les Vies de Luther et de Carlostadt , Paris, 1577, in-S° ; un Abrégé de la philosophie d'Aristote, 1583, in-8°; une Histoire de l'état et la république des Druides, cubages, saronides, bardes, depuis le déluge jusqu'à Jésus-Christ , 1585, in -8°, livre plein de fables et d'idées singulières.
* M. Jules Garinet, Histoire de la magie en France, p. 2-15.
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Tailletroux (Jeanne) , — femme de Pierre Bonnevault, sorcière que l'on accusa au siège royal de Montmorillon en Poitou, en l'année '1599, d'avoir été au sabbat. Elle avoua dans son interrogatoire que son mari l'ayant con- (rainte de se rendre à l'assemblée infernale , elle y fut et continua d'y aller pendant vingtcinq ans; que la première fois qu'elle vit le diable , il était en forme d'homme noir ; qu'il lui dit en présence de l'assemblée: Saute! saute! qu'alors elle se mit à danser; que le diable lui demanda un lopin de sa robe et une poule , etc. Elle fut convaincue par témoins d'avoir par ses charmes maléficié et fait mourir des personnes et des bestiaux, et condamnée à mort ainsi que son mari.
Taingairi , — esprits aériens chez les Kalmouks. Ils animent les étoiles, qui passent pour autant de petits globes de verre. Ils sont des deux sexes.
Talapoins. — • Magiciens qui servent de prêtres aux habitants du royaume de Lao, en Asie, et qui sont très-puissants. — Les Langiens sont fort entêtés pour la magie et les sortilèges. Ils croient que le moyen le plus sùr de se rendre invincibles est de se frotter la tête d'une certaine liqueur composée de vin et de bile humaine. Ils en mouillent aussi les tempes et le front de leurs éléphants. Pour se procurer cette drogue , ils achètent des talapoins la permission de tuer. Puis ils chargent de cette commission des mercenaires qui en font leur métier. Ceux-ci se postent au coin d'un bois et tuent le premier qu'ils rencontrent, homme ou femme, lui fendent le ventre et en arrachent le fiel. Si l'assassin ne rencontre personne dans sa chasse, il est obligé de se tuer lui-même ou sa femme, ou son enfant, afin que celui qui l'a payé ait de la bile humaine pour son argent. Les talapoins profitent avec adresse de la crainte qu'on a de leurs sortilèges, qu'ils donnent et qu'ils ôtent à volonté, suivant les sommes qu'on leur offre. — On lit clans Marini beaucoup d'autres détails, mais la plupart imaginaires, l'auteur ayant voulu faire quelquefois assez méchamment, sous le manteau des talapoins, des allusions aux moines chrétiens.
Talismans. — Un talisman ordinaire est le sceau, la figure, le caractère ou l'image d'un signe céleste, faite, imprimée, gravée ou ciselée sur une pierre par un ouvrier qui ait l'esprit arrêté et attaché à l'ouvrage, sans être distrait ou dissipé par des pensées étrangères, au jour et à l'heure de la planète, en un lieu fortuné, par un temps beau et serein, et quand le ciel est en bonne disposition, afin d'attirer
3 — TAL les influences. — Le talisman portant la figure ou le sceau du Soleil doit être composé d'or pur, sous l'influence de cet astre, qui domine sur l'or. Le talisman de la Lune doit être composé d'argent pur, avec tes mêmes circonstances. Le talisman de Mars doit être composé de fin acier. Le talisman de Jupiter doit être composé du plus pur étain. Le talisman de Vénus doit être composé de cuivre poli et bien purifié. Le talisman de Saturne doit être composé de plomb raffiné. Le talisman de Mercure doit être composé de vif-argent fixé. Quant aux pierres, ['hyacinthe et la pierre d'aigle sont de nature solaire. L'e'meraude est lunaire. Vaimant et Yaméthyste sont propres à Mars. Le béryl est propre à Jupiter. La cornaline à Vénus. La chalcédoine et le jaspe à Saturne. La topaze et le porphyre à Mercure. — Les talismans furent imaginés, dit-on , par les Égyptiens , et les espèces en sont innombrables. Le plus célèbre dè tous les talismans est le fameux anneau de Salomon , sur lequel était gravé le grand nom de Dieu. Rien n'était impossible à l'heureux possesseur de cet anneau , qui dominait sur tous les génies. — Apollonius de Tyane mit à Constantinople la figure d'une cigogne qui en éloignait tous les oiseaux de cette espèce par une propriété magique. En Egypte, une figure talismanique représentait Vénus couchée , qui servait à détourner la grêle. — On faisait des talismans de toutes les manières; les plus communs sont les talismans cabalistiques, qui sont aussi les plus faciles, puisqu'on n'a pas besoin pour les fabriquer de recourir au diable : ce qui demande quelques réflexions. — Les talismans du Soleil, portés avec confiance et révérence, donnent les faveurs et la bienveillance des princes, les honneurs, les richesses et l'estime générale. — Les talismans de la Lune garantissent des maladies populaires : ils devraient aussi garantir éêi superstitions. Ils préservent les voyageurs de tout péril. — Les talismans de Mars ont la propriété de rendre invulnérables ceux qui les portent avec révérence. Ils leur donnent une force et une vigueur extraordinaires. — Les talismans de Jupiter dissipent les chagrins, les terreurs paniques , et donnent le bonheur dans le commerce et dans toutes les entreprises. — Les talismans de Vénus éteignent les haines et donnent des dispositions à la musique. — Les talismans de Saturne font accoucher sans douleur; ce qui a été éprouvé avec un heureux succès, disent des écrivains spéciaux, par des personnes de qualité qui étaient sujettes à faire de mauvaises couches. Ils multiplient les choses avec lesquelles on les met.
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Si un cavalier porle un de ces talismans dans sa boite gauche, son cheval ne pourra être blessé. — Les talismans de Mercure rendent éloquents et discrets ceux qui les portent révéremment. Ils donnent la science et la mémoire ; ils peuvent guérir toutes sortes de fièvres; et si on les met sous le chevet de son lit, ils procurent des songes véritables, dans lesquels on voit ce que l'on souhaite de savoir: agrément qui n'est pas à dédaigner *. Voy.Txlvs, Theraphim , Thomas d'Aquin, Crocodiles , Pantacles, etc.
Talîssons , — prêtres des Prussiens aux siècles de l'idolâtrie. Ils faisaient l'oraison funèbre du mort, puis, regardant au ciel, ils criaient qu'ils voyaient le mort voler en l'air à cheval, revêtu d'armes brillantes, et passer en l'autre monde avec une grande suite.
Talmud, — VO\). TlIALMUD.
Talys, — talismans employés dans les mariages chez les Indiens. Dans quelques castes, c'est une petite plaque d'or ronde, sans empreinte ni figure ; dans d'autres , c'est une dent de tigre; il y en a qui sont des pièces d'orfèvrerie matérielles et informes.
Tambour magique. — C'est le principal instrument de la magie chez les Lapons. Ce tambour est ordinairement fait d'un tronc creusé de pin ou de bouleau. La peau, tendue sur ce tambour, est couverte de figures symboliques, que les Lapons y tracent avec du rouge. Voy. Lapons.
Tamous , — enfer général des Kalmouks.
Des diables à tète de chèvre y tourmentent les damnés , qui sont sans cesse coupés par morceaux, sciés, brisés sous des meules de moulin , puis rendus à la vie pour subir le même supplice. Les bêtes de somme y expient leurs fautes sous les plus pesants fardeaux, les animaux féroces se déchirent entre éux sans cesse, etc.
Tanaquille, — femme de Tarquin l'Ancien. Elle était habile dans la science des augures ; on conservait à Rome sa ceinture , à laquelle on attribuait de grandes vertus.
Tanchelm OU Tanchelin. — De 4 105 à
11 23, cet hérétique dissolu fut en si grande vénération à Anvers et dans les contrées voisines, qu'on recherchait ses excréments comme des préservatifs , charmes et philactères
Taniwoa. — Le Neptune des naturels de la Nouvelle-Zélande.
Tanner. — Le cardinal Sfondrate raconte que le père Tanner, pieux et savant jésuite ,
» Le Petit Albert.