THÉ
ditions des Juifs modernes. Environ cent vingt ans après la destruction du temple, le rabbin Juda-Haccadosch , que les Juifs appelaient noire saint maître , homme fort riche et fort estimé de l'empereur Antonin-le-Pieux, voyant avec douleur que les Juifs dispersés commençaient à perdre la mémoire de la loi qu'on nomme orale, ou de tradition, pour la distinguer de la loi écrite , composa un livre où il renferma les sentiments, les constitutions, les traditions de tous les rabbins qui avaient fleuri jusqu'à son temps. Ce recueil forme un volume in-folio ; on l'appelle spécialement la mischna ou seconde loi. Cent rabbins y ont joint des commentaires dont la collection se nomme Gémare. Le tout embrasse douze volumes infolio. — Les Juifs mettent tellement le Thalmud au-dessus de la Bible , qu'ils disent que Dieu étudie trois heures par jour dans la Bible, mais qu'il en étudie neuf dans le Thalmud.
Thamuz, — démon du second ordre, inventeur de l'artillerie. Ses domaines sont les flammes, les grils, les bûchers. Quelques démonomanes lui attrihuent l'invention des bracelets que les dames portent.
Théagènes, VOIJ. ORACLES.
Théantis , — femme mystérieuse. Voy.
Obéreit.
Thème céleste. — Ce terme d'astrologie se dit de la figure que dressent les astrologues lorsqu'ils tirent l'horoscope. Il représente l'état du ciel à un point fixe, c'est-à-dire le lieu où sont, en ce moment les étoiles et les planètes. Il est composé de douze triangles enfermés entre deux carrés, et on les appelle les douze maisons du soleil. Voy. Astrologie.
Themura, — l'une des trois divisions de la cabale rabbinique. Elle consiste : 1° dans la transposition et le changement des lettres; 2° dans un changement de lettres que l'on fait en certaines combinaisons équivalentes.
Théoclimène , — devin qui descendait en ligne directe de Mélampus de Pylos, et qui devinait à Ithaque dans l'absence d'Ulysse
Théodat , — VOIJ. ONOMANCIE.
Théodoric, — roi des Goths. Sous son règne, les deux plus illustres sénateurs, Symmaque et Boëce , son gendre , furent accusés de crimes d'état, et mis en prison; Boëce était chrétien. Il fut mis à mort l'an 524, et son beau-père eut le même sort l'année suivante. — Un jour les officiers de Théodoric ayant servi sur sa table un gros poisson, il crut voir dans le plat la tète de Symmaque, fraîchement coupée, qui le regardait d'un air