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elle mourut quinze jours ou trois semaines après. » Voilà !
Arnaud de Villeneuve , — médecin , astrologue et alchimiste , qu'il ne faut pas confondre, comme on l'a fait quelquefois, avec le précédent. Il était né auprès de Montpellier ; il mourut dans un naufrage en 1314. — La chimie lui doit beaucoup de découvertes ; il ne cherchait, à la vérité, que la pierre philosophale et ne songeait qu'à faire de l'or , mais il trouva les trois acides sulfurique , muriatique et nitrique ; il composa le premier de l'alcool et du ratafia ; il fit connaître l'essence de térébenthine, régularisa la distillation, etc. Il mêlait à ses vastes connaissances en médecine des rêveries astrologiques, et il prédit la fin du monde pour Tannée 1335. — On l'accusa aussi de magie. François Pegna dit qu'il devait au démon tout ce qu'il savait d'alchimie, et Mariana1 lui reproche d'avoir essayé de former un homme avec de certaines drogues déposées dans une citrouille. Mais Delrio justifie Arnauld de Villeneuve de ces accusations , et le pape Clément V ne l'eût pas pris pour son médecin s'il eût donné dans la magie. — L'inquisition de Tarragone fit pourtant brûler ses livres, empreints de plusieurs sentiments hérétiques, trois ans après sa mort. — On recherche d'Arnauld de Villeneuve un traité de l'explication des songes 2 , mais on met sur son compte beaucoup d'ouvrages d'alchimie ou de magie auxquels il n'a pas eu la moindre part. Tels sont : le livre des Ligatures physiques*, qui est une traduction d'un livre arabe ; et celui des Talismans des douze signes du zodiaque*. On lui attribue aussi faussement le livre des Trois imposteurs.
Arnoux , — auteur d'un volume in-12, publié à Rouen, en 1630, sous le titre des Merveilles de Vautre monde, ouvrage écrit dans un goût bizarre et propre à troubler les imaginations faibles , par des contes de visions et de revenants.
Amuphis, — sorcier égyptien. Voyant Marc- Aurèle et son armée engagés dans des défilés dont les Quades leur fermaient l'issue et mourant de soif sous un ciel brûlant, il fit tomber, par le moyen de son art, une pluie prodigieuse qui permit aux Romains de se désaltérer, pendant que la grêle et le tonnerre fondaient sur les Quades et les contraignaient
* Rerum hispanic. lib. xiv, cap. 9.
2 Arnaldi de "Villanova libellus de somniorum interpretatione et somnia Danielis, in-4°. Ancienne édition très-rare.
3 De Physicis ligaturis.
4 De Sigillis duodecim signorum.