BAI
baguette ; et Cardan cite une sorcière de Pavie qui tua un enfant en le frappant doucement sur le dos avec sa baguette magique. — C'est aussi avec leur baguette que les sorciers tracent les cercles , font les conjurations et opèrent de toutes les manières. Cette baguette doit être de coudrier, de la pousse de l'année. 11 faut la couper le premier mercredi de la lune, entre onze heures et minuit, en prononçant certaines paroles 1. Le couteau doit être neuf et retiré en haut quand on coupe. On bénit ensuite la baguette , disent les formulaires superstitieux; on écrit au gros bout le mot Agla f, au milieu On f; et Tetragammaton j au petit bout, et l'on dit : Çonjuro te cito mihi obedire, etc.
Bahaman, — génie qui, suivant les Perses, apaise la colère et, en conséquence, gouverne les bœufs , les moutons et tous les animaux susceptibles d'être apprivoisés.
Bahir, — titre du plus ancien livre des rabbins où, suivant Buxtorf, sont traités les profonds mvstères de la haute cabale des Juifs.
Baïan. — Wiérus et vingt autres démonographes content que Baïan ou Bajan , fils de Siméon. roi des Bulgares, était si grand magicien qu'il se transformait en loup quand il voulait pour épouvanter son peuple, et qu'il pouvait prendre toute autre figure de bête féroce, et même se rendre invisible ; ce qui n'est pas possible sans l'aide de puissants démons, comme dit Ninauld dans sa Lycanthropie.
Baïer ( Jean-Guillaume ), — professeur de théologie à Altorf, mort en '1729. Il a laissé une thèse intitulée : Dissertation sur Behemoth et Lëviathan , l'éléphant et la baleine, d'après le livre de Job, chap. 40 et 41 , avec la réponse de Stieber 2. Baïer ne voyait que deux animaux monstrueux dans Behemoth et Léviathan.
Bâillement. — Les femmes espagnoles , lorsqu'elles bâillent, ne manquent pas de se signer quatre fois la bouche avec le pouce, de peur que le diable n'y entre. Cette superstition remonte à des temps reculés , et chez beaucoup de peuples on a regardé le bâillement comme une crise périlleuse.
Bailly (Pierre) , — médecin, auteur d'un livre publié à Paris en 1634, in-8°, sous le titre de Songes de Phestion, paradoxes physiologiques, suivis d'un dialogue sur l'immortalité de l'âme.
1 Voyez Verge foudroyante.
2 Disserta tio de Behemoth et de Lëviathan, elephas ?> balfena, e Job. 40, 41. Respond. G. Steph. Stieber . ln-4". Altorf, 170S.