‹ Dictionnaire infernalChapitre 74 sur 368 · CAL · texte numérisé non relu

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durerait dix ans , et qui exigea le sacrifice d'Iphigénie. Apollon lui avait donné la connaissance du passé, du présent et de l'avenir. Il serait curieux de savoir s'il aurait prédit aussi la prise de la Bastille. Sa destinée était de mourir lorsqu'il aurait trouvé un devin plus sorcier que lui. Il mourut en effet de dépit , pour n'avoir pas su deviner les énigmes de Mopsus.

Caleguejers. — Les plus redoutables d'entre les génies chez les Indiens. Ils sont de taille gigantesque, et habitent ordinairement le patala ou enfer.

Calendrier. — L'ancien calendrier des païens tenait pour beaucoup au culte des astres, et presque toujours il était rédigé par des astre^logues. — Ce serait peut-être ici l'occasion de parler du Calendrier des bergers, de YAlmanach du bon laboureur, du Messager boiteux de Baie en Suisse , et de cent autres recueils où l'on voit exactement marqués les jours où il fait bon rogner ses ongles et prendre médecine ; mais ces détails mèneraient trop loin. Voij. Almanach.

Calî, — reine des démons et sultane de l'enfer indien. On la représente tout à fait noire, avec un collier de crânes d'or. On lui offrait autrefois des victimes humaines.

Calice du Sabbat. — On voit, dans Pierre Delancre, que lorsque les prêtres sorciers disent la messe au sabbat, ils se servent d'une hostie et d'un calice noirs, et qu'à l'élévation ils disent ces mots : Corbeau noir! corbeau noir! invoquant le diable.

Caligula. — On prétend qu'il fut empoisonné ou assassiné par sa femme. Suétone dit qu'il apparut plusieurs fois après sa mort, et que sa maison fut infestée de monstres et de spectres , jusqu'à ce qu'on lui eût rendu les honneurs funèbres '.

Calmet ( Dom Augustin ), — bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, l'un des savants les plus laborieux et les plus utiles du dernier siècle, mort en \ 757, dans son abbaye de Senones. Voltaire même mit ces quatre vers au bas de son portrait :

Des oracles sacrés que Dieu daigna nous rendre

Son travail assidu perça l'obscurité;

Il fit plus, il les crut avec simplicité,

Et fut, par ses vertus, digne de les entendre.

Nous le citons ici pour sa Dissertation sur les apparitions des anges, des démons et des esprits, et sur les revenants et vampires de Hongrie [ de Bohême, de Moravie et de Silésie, in-42 ,

1 Delandine, Enfer des peuples anciens, ch. 11, p. 316. Delancre, L'Inconstance des démons, etc., liv. "iî, p. 461.

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