‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 101 sur 319 · COU · texte numérisé non relu

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Belzébulh. — Pînel père, médecin à la Salpiôtrière, représentant de Satan. — Bonnet, employé à Versailles, représentant d'Eurynome.

— Bouge, associé de Nicolas, représentant de Pluton. — Nicolas, médecin à Avignon, représentant de Moloch. — Baptiste Prieur, de Moulins, représentant de Pan. — Prieur aîné, son frère , marchand droguiste , représentant de Lililh. — Etienne Prieur, de Moulins, représentant de Léonard. — Papon - Lominy, cousin des Prieur, représentant de Baalberith.

— Jeanneton Lavalette, la Mansotte et la Vaudeval , représentant Tarchidiablesse Proserpine, qui a voulg mettre trois diablesses à mes trousses*, etc. * » Voy. Berbiguier.

OouriU, — petits démons ou sorciers malins, corrompus et danseurs, dont M. Cambry a trouvé la croyance établie sur les côtes du Finistère. On les rencontre au clair de la lune, sautant autour des pierres consacrées ou des monuments druidiques; s'ils vous saisissent par la main, il faut suivre leurs mouvements, ils vous laissent exténués sur la place quand ils la quittent. Aussi les Bretons, dans la nuit, évitent avec soin les lieux habités par cette espèce de démons. On ajoute que les Courils perdirent une grande partie de leur puissance à l'arrivée des apôtres du catholicisme dans le pays.

Oottr«BB« aaptûile. — Chez les habitants de l'Entlebucb, en Suisse, le jour des noces, après le festin et les danses, une femme vêtue de jaune demande à la jeune épousée la couronne virginale , qu'elle brûle en cérémonie. Le pétillement du feu est, dit-on, de mauvais augure pour les nouveaux mariés '.

Oonrrote àt toulm. — C'était Un mauvais présage, chez les Romains, de rompre la courroie de son soulier en sortant de chez soi. Celui qui avait ce malheur croyait ne pouvoir terminer une affaire commencée, et ajournait celles qu'il s'était proposé d'entreprendre.

OourUnîère. — Un gentilhomme breton, nommé M. de La Courtinière, ayant reçu un jour dans son château plusieurs seigneurs ses voisins, les traita bien pendant quelques jours. Après leur départ , il se plaignit à sa femme dije ce qu'elle ne leur avait pas fait assez bon visage ; et, quoiqu'il fît ces remontrances avec des paroles honnêtes, cette femme, d'une humeur hautaine, ne répondit mot, mais résolut intérieurement de se venger.

— M. de La Courtinière s'étant couché et dormant profondément, la dame, après avoir

» L«s Farfadets, etc., 1. 1»', p. 4 et 6.

* Dictionnaire d'anecdotes iuiMe«, au mot I^oeeé,

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