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con'ompi} deux de «es domestiques , leur iit égorger son mari , dont ils portèrent le cx)rps dans un cellier. Ils y firent une fosse , l'en-* terrèrent^ et ils placèrent sur la fosse un tonneau plein de chair de porc salée. — La dame , le lendemain , annonça que son mari était allé faire un voyage ; peu après elle dit qu'il avait été tué dans un bois , en porta le deuil f mqii^tra du chagrin et fit faire des services dans les paroisses voisines. — Mais ce crime ne resta pourtant pas impuni ; le frère du défunt, qui venait consoler ss\ belle-sœur et veiller à ses affaires, se promenant un jour dans le jardin du château, et contemplant un parterre de fleurs en songeant à son frère , fut pris d'un saignement de nez qui l'étonna, n*ayant jamais éprouvé cet accident. Au même instant il lui sembla voir Tombre de M. de La Gourtinière qui lui faisait signe de le suivre. Il suivit le spectre jusqu'au cellier, où il le vit disparaître. Ce prodige lui ayant donné des soupçons, il en parla à la veuve, qui se montra épouvantée. Les soupçons du frère se fortifiant de ce trouble, il fit creuser dans le lieu où il avait vu disparaître le fantôme. On découvrit le cadavre, qui fut levé et reconnu parle juge de Quimper-Corentin. Les coupables, arrêtés , furent condamnés , la veuve ( Marie de Sornin ) , à avoir la tête tranchée et tous les membres de son corps dispersés, pour être ensuite brûlés et les cendres jeiéa» au vani ; les deux domestiques , à avoir la main droitei coupée , et, après , être pendus et étranglés , leurs corps aussi brûlés ^-~ Cet événement eut lieu vers la fin du seizième siècle.
Oraoa, — magicienne qui, au rapport de Saxon-le-Grammairien, changeait le^viandes en pierres ou autres objets avissit(6t qu'-eMe les voyait posées sur une table.
Oraohat. — Lorsque les sorciers renoncent au diable , ils crachent trois fois à terre ; ils assurent que le diable n'a plus alors aucun pouvoir sur eux ; ils crachent encore lorsqu'ils guékrisseat des écrouelles. — Les ancicms avaient l'habitude de cracher trois fois dans leur sein pour se préserver de tous charmes et fg^in^tions. — Cracher sur soi ; mauvais présage. Voy, Cheyillem^nt.
Craohat de la lune. — Les alchimistes appellent ainsi la matière de la pierre philosophale avant sa préparation. C'est une espèce d'eau congelée, sans odeur et sans saveur, de couleur verte , qui sort de terre pendant la nuit ou après un orage. Sa substance aqueuse est très-^latile , et s'évapore à la moindre
' Arr^t du parlement de Bretagne^ t. II desD^sBçftar lions de Lenglet-Dufresnoy ; et Leioyer, liv. iir, ch. 4.
chaleur à travers une peau extrêmement mince qui la contient. Elle ne se dissout, ni dans le vinaigre, ni dans l'eau, ni dans Tespritde-vin; mais si on la renferme dans un vase bien scellé , elie s'y dissout d'ell&-mâiBe en une eau puante. Les philosophes hermétiques la recueillent avant le lever du soleil , avec du verre ou du bois, et en tirent une espèce de poudre blanche semblable à l'amidon, qui produit ensuite ou ne produit pas la {Pierre pbilosopbale. *
Orâaologia, — Voy, PHaÉNOLOOIB.
Orapand. -— Les crapaudft tiennent une place dans la soroellerie. Les sorciëres les aiment et las choyent. Biles ont toujours soin d'en avoir quelques-uns, qu'elles habiloent à les servir, et quelles aoeoutrent de livrées de velours vert. — Pierre Dèlancre dit que les grandes soreières sont ordinairement assistées de quelque démon , qui est toujours sur leur épaule gauche , en forme de crapaud , ayant deux petites cornes en tête ; il ne peut être vu que de ceux qui sont ou qui ont été sorciers. — Le diable irâptise ces ccapauds au sabbat. Jeaanette Àbadie, eft d'autres femmes, ont révélé qu'elles avaient vu de ces crapauds habillés de velours rouge , et quelques-une de velours noir; ils portaient uhe sonnette au cou et une autre aux jambes de derrière. — Au mois de septembre 46iO, un homme se promenant dans la campagne, près de Baza.s vit un chien qui se tourmeniait devant un trou ; ayant fait creuser., il trouva deux grands pots renversés Tun sur l'autre, liés ensemble à leur ouverture et enveloppés de toile; le chien ne se calmant pas , on ouvrit les pots , qui se trouvèrent pleins de son, au dedans^ duquel reposait un gros crapaud véiu de taf** fêtas vert ^ C'était à coup sûr une sorcière qui Tavait mis là pour quelque maléfioe. Nous rions de ces choses è présent ; raatsi c'étaient choses sérieuses au sdcième siècie , et dont l'esprit ne nous est pas bien eixpliqué. — Le peuple est persuadé, dit M. Saignes*, que le crapaud a la faculté de faâre évanouir ceux qu'il regarde fixement , et cette assertion est acK^r^ditée par. un certain abbé Rousseau, qui a publié, dansJbe caursdu dernier siècle, quelques ohservaitOna d'histoire natuffeHe ; il prét^ que la vue seule du crapaud provoque des spasmes, des convulsions, la mort même. Il rapporte qu'on gros crapaud, qu'il tenait renfermé sous un bocal, l'ayant regardé fixement, il se sentit aussitôt sa^si de palpita^ tions, d'angoisses» de mouvements convulsifs,
* Delancre, Tableau de Tinconslance des démons, etc., liv.'ll, dis«»4, p. 3S8.
» D9» Ecmiia 9\ des pcéjjugés, elc., i» l, p. 40$.