‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 104 sur 319 · CUI · texte numérisé non relu

CUI

recommandé, mais son argent ne revinl pas ; d*où il conclut que son voleur pouvait bien être ensorcelé...

Orîtonumoîe, — divination qui se pratiquait par le moyeu des viandes et des gâteaux. On considérait la pâte des gâteaux qu'on offrait en sacrifice, et la farine d'orge qu'on répandait sur les victimes , pour en tirer des présages.

Orooodîle». — Les Égyptiens modernes as-* surent que jadis les crocodiles étaient des animaux doux, et ils racontent de la manière suivante l'origine de leur férocité. Humeth, gouverneur d'Egypte sous Gisar Al-Mutacil, calife de Bagdad, ayant fait mettre en pièces la statue de»plomb d un grand crocodile que l'on avait trouvée en creusant les fondements d'un ancien temple de païens , à l'heure môme de cette exécution les crocodiles sortirent du Nil , et ne cessèrent, depuis ce temps, de nuire par leur voracité *. — Pline et Plutarque témoignent que les Égyptiens connaissent, par l'endroit où les crocodiles pondent leurs œufs, jusqu'où ira le débordement du Nil ; mais il serait difficile, dit Thomas Brown, de comprendre comment ces animaux ont pu deviner un effet qui, dans ses circonstances, dépend de causes extrêmement éloignées, c'està-dire de la mesure des rivages dans l'Ethiopie. — Les habitants de Thëbes et du lac Mœris rendaient un culte particulier aux crocodiles ; ils leur mettaient aux oreilles des pierres précieuses et ornements d'or, et les nourrissaient de viandes consacrées. Après leur mort, ils les embaumaient et les déposaient en des urnes que l'on portait dans le labyrinthe qui servait de sépulture aux rois. Les Ombites poussaient même la superstition jusqu'à se réjouir de voir leurs enfants enlevés par les crocodiles ; mais ces aniçiaux étaient en horreur dans le reste de l'Egypte. Ceux qui les adoraient disaient que, pendant les sept jours consacrés aux fêtes de la naissance d'Apis , ils oubliaient leur férocité naturelle, et ne faisaient aucun mal ; mais que le huitième jour, après midi, ils redevenaient furieux,

Crobc. — Les croix que les sorcières portent au cou et à leurs chapelets , et celles qui se trouvent aux lieux où se fait le sabbat, ne sont jamais entières , comme on le voit par celles que l'on trouve dans les cimetières infestés de sorciers , et dans les lieux où les sabbats se tiennent. La raison en est , disent les démonomanes, que le diable ne peut approcher d'une croix intacte.

* Leloyer, Hist. et di»c. des spectres, etc., !lv. iV, cb. ai, p. 417.

Croîz (Épkbuves de la),— t;oy. Épreuves.

Oroix (Madeleine oe La), -^religieuse de Cordoue, qui mena mauvaise vie au seizième siècle, se disant sorcière et se vantant d'avoir pour familier ua déau>ii. François de Torre- Blanca raconte qu'elle avait à volonté des roses en hiver, la neige au mois d'août, et qu'eliç passait à travers les murs , qui s'ouvraient devant elle. Elle fut arrêtée par llnquisition; mais ayant tout confessé , elle fut admise à pénitence « ; car les inquisiteurs n'avaient pas la férocité que leur ont prêtée les livres.

Oroméruaoli, — idole principale des Irlandais avant l'arrivée de saint Patrice en leur pays. L'approche du saint la fit tomber, disent les légendes, tandis que les divinités inférieures s'enfoncèrent dans la terre jusqu'au menton. Suivant certains récits , en mémoire de ce prodige, on voit encore leurs tôle» à fleur de terre dans une plaine, qui ne se trouve plus.

Oromnîomanoîe , — divination par les oignons. Ceux qui la pratiquaient mettaient la veille de Noël des oignons sur un autel; ils écrivaient au-dessus le nom des personnes dont on voulait avoir nouvelle. L'oignon qui germait le plus vite annonçait que la personne dont il portait le nom jouissait d'une bonne santé. — Cette divination est en usage dans plusieurs cantons de l'Allemagne , parmi les jeunes filles, qui cherchent à savoir ainsi qui elles auront pour époux *.

Oroque-BUtaine, — espèce d'ogre dont on épouvante à Paris les petits enfants indocile?. Aujourd'hui que ses dents sont tombées, il se contente de les mettre au cachot et de leur donner le fouet, malgré les lumières du siècle. Voy. Babau.

OruMmbourg (GuY de) , — alchimiste.

Voy, alchimie.

dubomanoîe^ — divination par lemoven des dés. Auguste et Tibère avaient grancie confiance en cette manière de consulter le sort. Les Grecs s'en servaient aussi. C'est à peu près la même chose que l'astragalomancie. Foy. ce mot.

Cuivre. — Théocrite assure que le cuivre pur a naturellement la vertu de chasser les spectres et fantômes ; c'est pourquoi les Lacédémoniens frappaient sur un chaudron toutes les fois qu'un de leurs rois venait à mourir.

> François de Torre-BlancA, lËfiU dellet., etc., p. 18d et 146.

* Delancre, Incrédulité etméerévnce, etc., traité v,

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-^ IGI —

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