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fait à son retour des révélations de choses secrètes. C'est ainsi, comme dit Leloyer, que tes corybantes devinaient et prophétisaient. Saint Augustin parle d'un Carthaginois, nommé Al* bigérius, qui savait par ce moyen toot ce qui se faisait hors de chez lut. Chose plus étrange, ajoute-t-il, cet Albigérius, à la suite de ses extases, révélait souvent ce qu'on autre songeait dans \e ptus secret de sa pensée. Étaitce du magnétisme? Saint Augustin cite un autre frénétique qui,.dan3 une grande fièvre, étant possédé du mauvais esprit, sans extase, mais bien éveillé, rapportart fidèlement tout ce qui se faisait loin de lui. Lorsque le prêtre qui le soignait était à six lieues delà maison, le diable, qui parlait par la bouche du malade, disait aux. personnes présentes en quel lieu était le prêtre à l'heure qu'il parlait et ce qu'il faisait, etc. Ces choses-là sont surprenantes. Mais l'âme immortelle , selon la remarque d'Arislote, peut quelquefois voyager sans le corps*.
Albinos, — nom que les Portugais ont donné à des hommes d'une blancheur extrême, qui sont ordinairement enfants de nègres. Les noirs les regardent comme des monstres, et les savants ne savent à quoi attribuer celte blancheur. Les albinos sont pâles comme des spectres ; leurs yeux, faibles et languissants pendant le jour, sont brillants à la clarté de la lune. Les noirs, qui donnent aux démons la peau blanche, regardent les albinos comme des enfants du démon. Ils croient qu'ils peuvent les combattre aisément pendant ie jour; mais que la nuit les albinos sont les plus forts et se vengent. Dans le royaume de Loango, les albinos passent pour des démons champêtres et obtiennent quelque considération à ce titre. — Vossius dit qu'il y a dans la Guinée des peuplades d'albinos. Mais comment ces pegplades subsisteraientelles, s'il est vrai que ces infortunés ne se reproduisent point? Il paraît que les anciens connaissaient les albinos. « On assure , dit Pline, qu'il existe en Albanie des individus qui naissent avec des chevaux blancs, des. yeux de perdrix , et ne voient clair que pendant la nuit. » Il ne dit pas que ce soit une nation, mais quelques sujets affectés d'unet maladie particulière. « Plusieurs animaux onti aussi leurs albinos, ajoute M. Saignes ; les naturalistes ont observé des corbeaux blancs, des merles blaticSj des taupes blatiches; leur& Veux sont rouges, leur peau est plus pâle et fcur organisation plus faible •.
Alboraek, — voy, Borack.
Albumasar, — asirologue du neuvième siècle, né dans le Khorâssan, connu par son traité astrologique intitulé Milliers d'années , où il affirme que le monde n'a pu être créé que quand les sept planètes se sont trouvées en conjonction dans le premier degré du Bélier, et que la fin du monde aura lieu quand ces sept planètes (qui sont aujourd'hui au nombre de douze) se rassembleront dans le dernier degré des Poissons. On a traduit en latin et imprimé d'Albumazar le Tractatus ftorum astroîogiœ ; in-4", Augsbourg, 1488. On peut voir dans Casiri, Biblioth. arab. hispan., tome !•', p. 351, le catalogue de ses
ouvrages.
Albunée , — VOyeZ SiBYLLES.
AlvhabîiâiM, — voyez Abdel-Azys.
At«bîBiie. — L'alchimie ou chimie par ex* celieiKe, qui s'appelle aussi philosophie Aermétique, est cette partie éminente de la chimie qui s'occupe de l'art de transmuer les métaux. Son résultat, en expectative , est la pierre pbilosophale. Voyez Pierre philoso^
PHALB.
Alobîndos, — que Wiérus * met au nombre des magiciens , mais que Delrio * se contente de ranger parmi les écrivains superstitieux, était un médecin arabe du onzième siècle, qui employait comme remède des paroles charmées et des combinaisons de chiffres. Les démonologues l'ont déclaré support du diable à cause de son livre intitulé : Théorie des arts magiques, qu'ils n'ont point hi ; car Jean Pic de la MirandOte dit qu'il ne connaît que trois hommes qui se soient occupés de la magie naturelle et permise : Alchindus, Roger Bacon et Guillaume de Paris. Alchindus était simplement un peuphysiciendans des temps d'ignorance. — A son nom* arabe, AUcendt, qu'on a latinisé, quelques-uns ajoutent le prénom de Jacques. Mais on croit qu'il était mahométan. — On lui reproche d'avoir écrit des absurdités. Par exemple, if croit expliquer les songes en disant qu'ils sont l'ouvrage des esprits élémentaires qui se montrent à nous dans le sommeil et nous repré^ sentent diverses actions fantastiques, comme des acteurs qui jouent la comédie devant le public.
Aloorân» — voyêsKoBAN.
Aloyoa. — Une vieille opinion , qui subsiste encore chez les habitants des côtes, c'est que l'alcyon ou marlin-pôcheur est une gi-
< LtAoyet, Hitt. et dise, des spectres, liv. iv. ^ Beft Brteui^ et des préjugés, etc., 1. 1*^ p. 479.
I De Prœsilgiis, lib. n, cap. 3.
^ Disquisit. Magic», lib. I, cap. 3.