‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 139 sur 319 · FOR · texte numérisé non relu

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vant lui, ou plutôt devant l'esprit qui le gouverne , et qu'ils croient sans cesse occupé de ce soin.

. Fong-Onhang, — oiseau fabuleux auquel les Ctiinois attribuent à peu près les mêmes propriétés qu'au phénix. Les femmes se parent d'une figure de cet oiseau , qu'elles portent en or, en argent ou en cuivre , suivant leurs richesses et leurs qualités.

Font«înei. — On prétend encore dans la Bretagne que les fontaines bouillonnent quand le prêtre chante la préface le jour de la Sainte- Trinité*. Voy. Hydromancie. — Il y avait au château de Coucy, en Picardie, une fontaine appelée Fontaine de la mort^ parce qu'elle se tarissait lorsqu'un seigneur de la maison de Coucy devait mourfr.

FoiAenettes (Charles), — auteur d'une Disëertation sur une fille de Grenoble, qui de-^ puis quatre ans ne boit ni ne mange, 1737, in* 4^j prodige qu'on attribuait au diable, et dont Fontenettes explique les causes nnoins ténébreuses.

Foray OU Morax , -^ VOy. MORAX.

Fotoa* , Forrai OU Faroai , — chevalier ,

igrand président d«s enfers ; il apparaît sous k forme d'un homme vigoureux, avec une longue barbe et des cheveux blancs; il est monté sur un grand cheval et tient un dard aigu. Il connaît les vertus des herbes et des pierres précieuses : il enseigne la logique, l'estéthique, la chkomancie, la pyromancie et la rhétorique; il rend l'homme invisible, ingénieux et beau parleur: il fait retrouver les choses perdues; il découvre les trésors, et a sous ses ordres vingt-neuf légions de détnons^

Force. — Milon de Crotone n'eut pas seul une force prodigieuse. Louis de Boufilers, surnommé le Fort, au quatorzièmesiècle, possédait une force et une agilité extraordinaires. Qland il avait croisé ses deux pieds, il était impossible de le faire avancer ou reculer d'un pas. 11 brisait sans peine un fer à cheval ; et lorsqu'il saisissait un taureau par la queue, il l'entraînait où il voulait. Il enlevait un cheval et l'emportait sur ses épaules. On Ta vu souvent, armé de toutes pièces, sauter à cheval sans s'appuyer et sans mettre le pied dans l'étrier. Sa vitesse à la course n'était pas moins remarquable, puisqu'il dépassait le cheval d'Espagne le plus léger, dans un espace de deux cents pas. — Un certain Barsabas , qui servait au commencement du dix-huitième siècle dans les armées françaises, emporta un jour,

' Cnmbry, Voyage dans le Finistère, t. l\, p. lô. > Wierus, de Praestig., p. 921.

devant Louis XIV, un cheval chargé de son cavalier. Il alla trouver une autre fois un maréchal-ferrant, il lui donna un fer de cheval à forger. Celui-^^i s'élant un peu éloigné, Barsabas prit l'enclume et la cacha sous son manteau. Le maréchal se retourne bientét pour battre le fer; il est tout étonné de ne plus trouver son enclume , et bien plus sur^ pris encore de voir cet officier La remettre sans difiBcuUé à sa place. Un Gascon , que Barsabas avait offensé dans une compagnie , lui fit un défi : Très- volontiers, répondit Barbaras ; touchez là. il prit la main du Gascon, et la lui serra si fort que tous les doigts en furent écrasés. Il le mit ninsi hors d'étal de se battre. — Le maréchel de Saxe était de même calibre. — Dans les anciens jours , on regardait comm» possédés par le diebie tous les gens doués d'une force extraordinaire.

Forêts. — Les forêts sombres sont des lieux où, comme dit Leloyer*, les diablefc se mêlent avec les sorciers. Ces diables v font leurs orgies commodément sous la feuillée, el il n'y a de lieux où ils se rendent plus vok)ntiers visibles.

Forn^tti , — marquis infernal , semblable à un monstre marin. Il instruit l'homme dans les plus hautes affaires, fait du bien à ses amis et du mal à sed ennemis ; il a sous son pou-< voir vingt-neuf légions de trônes et d'anges*.

Forras, — VOy. FoRCAS.

Fortes Epaules. — Le peuple de Dijon croit à l'existence d'une espèce de lutin de ce nom, qui porte des fardeaux et qui rappelle le forte-échine de madame d'Aulnoy, dans le conte du chevalier Fortuné,

Foudre. *^ L'empereur Auguste gardait soigneusement une peau de veau marin pour se mettre à l'abri de la foudre, — Tibère portait dans la même vue une couronne de laurier. — Quand la foudre était partie de l'orient, et que n'aybnt fait qu'effleurer quelqu'un, elle retournait du même côté, c'était le signe d'un bonheur parfait. — Les Grecs modernes chassent les chiens et les chats quand il tonne , parce que leur présence est censée attirer la foudre sur les maisons.

Fougère. — « Personne n'ignore les mauvaises et diaboliques façons dont on se sert pour cueillir la fougère. Le 23 juin , veille de îa saint Jean - Baptiste , après un jeûne do quarante jours, plusieurs sorciers, conduits par Satan, recueillent pendant cette nuit la^aine

' Leioyer, Hist. des spectres ou apparitions, cbap. 4. p. 344. . *

^ Wierus, de Prœstigiis. i

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