‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 140 sur 319 · PUA · texte numérisé non relu

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de celte herbe, qui n'a ni lige, ni fleur, ni semence, et qui renaît de la même racine ; qui plus est, le malin se joue de ces misérables sorciers en leur apparaissant celle nuit-là, au milieu des tempêtes , sous quelque forme monstrueuse, pour les épouvanter davanlage. Ils croient s'en défendre par leurs exorcismes, les cercles et caractères qu'ils font sur la terre aulour d'eux ; ensuite ils mettent une nappe neuve de fm lin ou de chanvre sous la fougère, qu*ils croient voir fleurir en une heure, pour en recevoir la graine. Ils la plient dans un taffetas ou dans du parchemin vierge , et la gardent soigneusement pour deviner les songes et faire paraître les esprits. Le démon, par ses malices et menteries , leur persuade que celte semence n'est pas seulement propre à deviner, et que si on met de lor ou de l'argent dans la bourse où l'on doit garder la semence fougère , le nombre en sera doublé le jour suivant. Si révénemcnl n'a pas lieu , les magiciens vous accuseront de mauvaise foi , ou ils diront que vous avez commis quelque crime , tant nous nous laissons aller à ces abominables impostures de Satan'.»

Fonlquei. — Au temps de la guerre des Albigeois, vivait un méchant comte Foulques, lequel avait la coutume détestable de jui-er et maugréer. Un jour qu'étant à cheval , il blasphémait furieusement, il fut jeté à bas de sa monture et ue se releva point. On pense qu'il avait été assommé par le diable , son grand ami.

Fourberies , — voy. SoRCIKRS , Sabbat ,

etc., etc. — Voy. aussi Cagliostro et les autres imposteurs.

Fourmâs. — Les Thessaliens honoraient ces animaux, dont ils croyaient tirer leur origine. Les Grecs étaient si sottement vains, qu'ils aimaient mieux descendre des fourmis de la forêt d'Egine, que de reconnaître qu'ils étaient des colonies de peuples étrangers. — La fourmi était un attribut de Gérés; elle fournissait matière aux observations des augures.

Franos-SSaçons. — Les francs-maçons font remonter leur origine jusqu'au temps de Salomon , et l'entourent de contes merveilleux. C'est un ordre qui paraît avoir pris naissance en Angleterre , et qui avait pour but dans le principe la conslructioo des églises. Maintenant ce goût de maçonnerie est purement allégorique, et il a bien changé de destination: former le cœur, régler l'esprit, rappeler le bon ordre, voilà, disent les maçons, ce qu'on entend par le compas et Véquerre. Mais la vé-

X BeUmccf, Tableau de rinconstance des dém., etc., p. l&l.

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