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celte ficelle. La nuit qui suit le jour de sa fête, on lui sacrifie un buffle dont on recueille le sang datis un vase; on le place devdnt l'idole, et Ton assure que le lendemain il se trouve vide. Des auteurs disent qu'autrefois , ail lieu «d*un buffle , on immolait une Victime humaine^
Oangay (Simone) , — dite la Petite -Mère , sorcière, amie de Madeleine Bavan. Il ne paraît pas qu'elle ail été brûlée.
Cpaona, — devineresse germaine ; elle avait succédé à Velléda ; elle fit un voyage à Rome, où elle reçut de grands honneurs, de Domitien *.
Gantière, — sorcière. En 4582 , le parlement de Paris confirma la sentence de mort du bailli de la Ferté contre la femme Gantière;. £lle avouait que la Lofarde lavait transportée au sabbat; que le diable l'avait marquée; qu'il était vêtu d'un habit jaune; qu'il luj avait donné huit sous pour payer sa taille.; mais que de retour dans son logis, elle ne |e^ avait plus trouvés dans son mouchoir.
Garde des irovpeauv, — voy. TROUPEAUX^
OargaatoA, — héros populaire de taille gigantesque , dont la légende ne s'accorde pas avec le roman de Rabelais. Quoique les récits qui se font dans tes campagnes sur ce géant prodigieusement vorace ne soient que des contes bleus, on montre aux environs d'Aigues-Mortes une vieille tour appelée la *0Hr de Gargantua ; et on n'ose en approcher la nuit, de peur d'être empoigné par un braà de vingt-cinq mètres.
Gargouille. — « Que vous dire de la gargouille de Rouen? Il est cerlam que, tous les ans, le chapitre métropolitain de cette ville présentait au parlement le jour de l'Ascension, un criminel qui obtenait sa grâce , en l'honneur de saint Romain et de la gargouille. La tradition portait qu'à l'époque où saint Romain occupait le piéjïe épiscopal de Rouen , un dragon , embusqué à quelque distance de la ville, s'élançait sur les passants et les dévorait ; c'est ce dragon qu'on appelle la gargouille; saint Romain, accompagné d'un criminel condamné à mort, alla attaquer le monstre jusque dans sa caverne; il l'enchaîna et le conduisit sur la place publique, où il fut brûlé, à la grande satisfaction des diocésains *. » — On a contesté cette légende en niant les dragons , dont les géologues actuels reconnaissent pourtant que l'existence a été réelle. Il se peut toutefois que ce dragon soit
' Taci c, Annal. 56.
> M. Saignes, Des Ërreun, t. III, p. 370.
ici nrto allégorie. Des historiens rap|)ortent tjUe ; do temps de saint Romnin, la ville* de Rouen fut menacée d'une inondation ; que ce saint prélat «nt le bonheur de l'arrélep par ses àoins^et par ses prières. Vo^t^à -l'explication toute simple du rtiiracle de la gargouilb. G^ mot>, dans(*ndl#e vieille Jan^e,si'j;nifie irrup*tion, bouillonnement de Teau; De» «saA.ants auront rendu le met bydra parcelui de dragon».
Oarlbant (JeAXNê); -^ SOrciêré, ^"wjf. Oéé^
mER, er PiEuitE-LABOiRÂîn*. ' ■ i
Garînei ( JiÎles ) , — àuleur de Vlfisiotr^ de la magie en France, Paris, 4818, fn-S"'. Oii . trouve à la tête de ce^ ouvrage 'une dèscriptioh du sabbat, une dissertation sur les démons et un discodrs sur les superstitions qui se raliachent à la miigife chez les anciens et les modernes. L'auteur, fort jeune lorsqu'il publia ce livre, lui a donné une teinte philosophique et immorale que son esprit élevé doit désapprouver aujourd'hui.
Garnîer ( GiLLEs ) , — loup-garou , condamné à Dôlc SOUS Louis XHL comme ayant dévoré plusieurs enfants. On le brûla vif e^ son corps réduit en cendres fut dispersé au vent. — « Henri Camus, docteur en droit et conseiller du roi, exposa que Gilles Garnier avait pris dans une vigne une jeune fille de dix ans, l'avait tuée et occise, l'avait traînée jusqu'au bois de La Serre, et que non content d'en manger, il en avait apporté à sa femme ; qu'un autre jour étant en forme de loup ( travestissement horrible qu'il prenait sans doute pour sa chasse ), il avait également tiié et dévoré un jeune garçon , à une lieue de Dôle , entre Grédisans et Monotée ; qu'en sa fonne d'homme el non de loup il avait pris un autre jetme garçon de l'âge de douze à treize ans , et qu'il l'avait emporté dans le bois pour l'é-' Iraniiler.... * »
Garosroanoie, -^ VOy. GâSTROMâNCIë.
. Garuda, — oiseau fabuleux qu'on repré-r sente souvent avec la tête d'un beau jeun^ homme, un collier blanc et le corps d'un aigle. Il sert de monture à Wishnou comme l'aigle en servait à Jupiter. Les Indiens racontent # qu'il naquit d'un œuf que sa mère Diti avait pondu et qu'elle couva cinq ans.
Gastroonémîe , — pays imaginaire dont parle Lucien, où les enfants étaient portés danis le gras de la jambe ; ils en étaient extraits au moyen d'une incision.
Gastromanoîe OU Garosmancîe, — divination qui se pratiquait en plaçant entre plu-
' M. Jules Garinet, Histoire de la tnagîe en Frârtce, ■p. 129. ; -■ , • .'