‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 15 sur 319 · ALK · texte numérisé non relu

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domestiques, n'ayant fait du reste le moindre mal à personne *. Était-ce une hallucination de jeunes gens ivres ou une espièglerie ?

Aleoromanoîe, — divination qui se pratiquait avec de la farine. On mettait des billets roulés dans un tas de farine ; on les remuait neuf fois confusément. On partageait ensuite la masse aux différents curieux , et chacun se faisait un thème selon les billets qui lui étaient échus. Chez les païens, Apollon était appelé Aleuromantis, parce qu'il présidait à cette divination. Il en reste quelques vestiges dans certaines localités , od Ton emploie leson au lieu de farine. C'est une amélioration.

Alezander ab Alexandre , — VOy. AleS- SANDRO.

Alexandre-le-Grand , — roi de Macédoine, etc. Il a été le sujet de légendes prodigieuses chez les Orientaux, qui ont sur lui des contes immenses. Ils l'appellent Iskender. Les démonographes disent qu'Aristole lui enseigna la magie ; les cabalistes lui attribuent un livre sur les propriétés des éléments; les rabbins écrivent qu'il eut un songe qui l'empêcha de maltraiter les Juifs lorsqu'il voulut entrer en conquérant dans Jérusalem. — La figure d'Alexandre-le-Grand , gravée en manière de talisman sous certaines influences, passait autrefois pour un excellent préservatif. Dans la famille des Macriens, qui usurpèrent l'empire du temps de Valérien, les hommes portaient toujours sur eux la figure d'Alexandre; les femmes en ornaient leurs coiffures, leurs bracelets, leurs anneaux. Trebellius Pollio dit que cette figure est d'un grand secours dans toutes les circonstances de la vie, si on la porte en or ou en argent. Le peuple d'Antioche pratiquait cette superstition, que saint Jean-Chrysostorae eut beaucoup de peine à détruire. — Voy., dans les légendes, la légende d'Alexandre-le-Grand.

Alexandre de Paphlagonîe , — imposteur,

né au deuxième siècle, en Paphlagonie, dans le bourg d'Abonotique. Ses parents, qui étaient pauvres, n'ayant pu lui donner aucune éducation, il profita, pour se pousser dans le monde, de quelques dons qu'il tenait de la nature. Il avait le teint blanc, l'œil vif, la voix claire , la taille belle , peu de barbe et peu de cheveux , mais un air gracieux et doux. Se sentant des dispositions pour le charlatanisme médical , il s'attacha , presque enfant , à nne sorte de magicien qui débitait des secrets et des philtres pour produire l'afFection ou la haine, découvrir les trésors, obtenir les suc-

' Genialium dierum, lib. v, cap. 23.

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