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magicien, et lui prùlent des aventures dans le genre de celles qu'elles attribuent à Virgile. Oo met sous son nom un Traité des son* ges^ dont on recherche les éditions accompa* guées des commentaires de Jules-César Scaliger; in-8<», Gnesse, 4610; et un autre livre intitulé les Aspects des étoiles.
Hippogriffe , — animal fabuleux , composé du cheval et du griffon , que l'Ariosle et les autres romanciers donnent quelquefois pour monture aux hérps des romans de chevalerie.
Bippomape, — exproissance charnue que les poulains apportent à la tète en naissant , et que la mère mange aussitôt. Les anciens donnaient le nom d'hippomane à certains philtres, parce qu'on prétend qu'il y entrait de cette excroissance. Hippomane est aussi le nom d'une herbe qui fait entrer les chevaux en fureur lorsqu'ils en broutent \ — On raconte qu'une cavale de bronze, placée auprès du temple de Jupiter olympien , faisait hennir les chevaux comme si elle eût été vivante, vertu qui lui était communiquée par l'hippomane qu'on avait mêlée avec le cuivre en la fondant. Voy, Philtiies.
Bîppomanole ; — divination des Celtes. Ils formaient leurs pronostics sur le hennissement et le trémoussement de certains chevaux blancs, nourris aux dét)ens du public dans des forôls consacrées, où ils n'avaient d'autre couvert que les arbres. On le» faisait marcher immédiatement après le char sacré. Le prêtre et le roi , ou chef du canton , observaient tous leurs mouvements , et en liraient des augures auxquels ils donnaient une ferme confiance , persuadés que ces animaux étaient confidents du secret des dieux , tandis qu'ils n'étaient eux-mêmes que leurs ministres. Les Saxons tiraient aussi des pronostics d'un cheval sacré nourri dans le temple de leurs dieux , et qu'ils en faisaient sortir avant de déclarer la guerre à leurs ennemis. Quand le cheval avançait d'abord le pied droit, l'augure était favorable; sinon , le présage était mauvais , et ils renonçaient à leur entreprise.
Bîppomyrmèoes , — peuple imaginaire, placé par Lucien dans le globe du soleil.' C'étaient des hommes montés sur des fourmis ailées, qui couvraient deux arpents de leur ombre , et qui combattaient de leurs cornes.
Bippopodes , — peuple fabuleux qui avait des pieds de cheval , et que les anciens géographes placent au nord de l'Europe.
Muiael lexique de Tftbbé Prévost.
Hirigoyen , — sorcier du comniencemeiil du dix-septième siècle , que l'on a va danser au sabbat avec le diable, qu'il adorait ^
Hirondellee. — Plutarque cite l'histoire d'un nommé Bessus qui avait tué son père et dont on ignorait le crime. Étant un jour près d'aller à un souper, il prit une perche avec laquelle il abattit un nid d'hirondelles. Ceux qui le virent en furent indignés, et lui demandèrent pourquoi il maltraitait ainsi ces pauvres oiseaux. Il leur répondit qu'il y avait assez long-temps qu'elles lui criaient qu'il avait tué son père. Tout stupéfaits de cette réponse, ces personnes la rapportèrent ati juge, qui ordonna de prendre Bessus et de le mettre à la torture. Il avoua son crime et fut pendu . — Brown , dans son Essai sur les erreurs populaires , dit que l'on craint de tuer les hirondelles quoiqu'elles soient incommodes, parce qu'on est persuadé qu'il en résulterait quelque malheur. Êlien nous apprend que les hirondelles étaient consacrées aux dieux Pénates, et que par celte raison on s'abstenait de les tuer. On les honorait, dit-il, comme les hérauts du printertips ; et, à Hhodes , on avait une espèce de chant poilr célébrer le retour des hirondelles.
Histoire. — Il y a , dans la bibliographie infernale , beaucoup d'histoires prodigieuses publiées sans nom d'auteur. Nous n'en citerons que quelques-unes. — Histoire d'une Apparition , avec des réflexions qui prouvent là difficulté de savoir la vérité sur le retour des esprits, in-S»; Paris, chez Saugrin, 1^22, brochure de 24 pages. — Histoire prodigieuse nouvellement arrivée à Paris, d'une jeune fille agitée d'un esprit fantastique, in-8°. — Histoire du Diable, in-42, Amsterdam, i729, 2 vol.; et Rouen, 1730,2 vol. — Histoire miraculeuse advenue en La Rochette, ville do Maurienne en Savoie , d'une jeune fille ayant été enterrée dans un jardin en teniips de peste, l'espace de quinze ans , par lequel son esprit est venu rechercher ses os par plusieurs évidents signes miraculeux; in-8*». Lyon. — Histoire remarquable d'une femme décédée depuis cinq ans, laquelle est revenue trouver son mari , et parler à lui au faubourg Saint- Marcel , Paris, 1618, etc. Voy. App.\ri-