MERVEILLEUSE
Jehovah. — Ce nom auguste est employé souvent chez les cabalistes juifs. On le trouve dans les odieuses et absurdes conjurations de la magie noire.
Jeaoïmet , — sortes de génies intermé^ diaires entre les anges et les diables: ils fréquentent les bosquets et les fontaines, cachés sous la forme de divers reptiles, eiposés à être foulés sous les pieds des passants. La plupart des maladies sont le résultat de leurs vengeances. Lorsqu'un Arabe est indisposé, il s'imagine avoir outragé un de ces agents invisibles ; il a aussitôt recours à une magicienne qui se rend à une source voisine, y brûle de l'encens, et sacrifie un coq ou une poule , un bélier ou une brebis, suivant le sexe , la qualité du malade, ou la nature de la maladie.
Jérôme ( SAINT). — Or) a eu le front de lui attribuer des livres de nécromancie, et particulièrement VArt notoire. Voy, ce mot.
^érutalem. — Avant la destruction de Jérusalem par Titus, Gis de Vespasien , on distingua , dit-on , une éclipse de lune pendant douze nuits de suite. Un soir, vers le coucher du soleil , on aperçut dans Tair des chariots de guerre, des cavaliers, des cohortes de gens armés, qui, mêlés aux nuages, couvraient toute la ville et l'environnaient ^e leurs bataillons. Pendant le siège , et peu de jours avant' la ruine de la ville, on vit tout à coup paraître un homme absolument inconnu, qui se mit à parcourir les rues et les places publiques, en criant sans cesse pendant trois jours et trois nuits: a Malheur à toi , Jérusalem 1 On le fit battre de verges , on le déchira de coups, pour lui faire dire d'où il sortait; mais, sans pousser une seule plainte, sans répondre un seul mot , sans donner le moindre témoignage de souffrance , il criait toujours: « Malheur à toi, Jérusalem! » Enfin , le troisième jour, à la même heure où il avait paru • pour la première foi? , se trouvant sur le renapart, il s'écria : « Malheur à moi-même! » et un instant après , il fut écrasé par une pierre que lançaient les assiégeants.
JétAbel, — reine des Israélites, que Jéhu fit manger aux chiens après l'avoir fait précipiter du haut d'une tour, et que Bodin met au nombre des sorcières.
Jeiser. — Cette affaire des jacobins de Berne a fait un grand bruit ; et les ennemis de la religion l'ont travestie avec une insigne mauvaise foi. Voici toute l'histoire : Les Do— minicains ou Jacobins ne s'accordaient pas avec les Cordeliers sur le fait de l'inîmaculéo conception de la très-Sainte-Vierge. Les Dominicains ne l'admettaient pas. Or, au commencement du seizième siècle , il y avait, au couvent des Dominicains de Berne , alors fort relâché, quatre mauvais moines, qui imaginèrent une affreuse jonglerie, pour faire croire que la Sainte-Yierge se prononçait contre les Cordeliers , qui défendaient une de ses plus belles prérogatives. Ils avaient parmi eux un jeune moine , simple et crédule, nommé Jet— zer; ils lui firent apparaître pendant la auit des âmes du purgatoire , et lui persuadèrent qu'il les délivrerait en restant couché en croix dans une chapelle, pendant le temps qu'on célébrerait la sainte messe ; on lui fit voir ensuite sainte Barbe , à laquelle il avait beaucoup ^e dévotion , et qui lui annonça (^\ïi\ était destiné à de grandes choses. Par une nouvelle imposture sacrilège, le sous- prieur, qui était un des quatre moines criminels, fit le personnage de la Sainte-Vierge, s'approcha la nuit de Jelzer et lui donna trois gouttes de sang, disant que c'étaient trois larmes que iésus- Chriàt avaient répandues sur Jérusalem. Ces trois larmes signifiaient que la Sainte-Vierge était restée trois heures dans le péché originel. Cette explication était rehaussée de diatribes contre les Cordeliers. Jetzer, qui était de bonne foi et qui avait l'âme droite, s'inquiétait de la passion qui perçait dans cette affaire , et se troublait surtout de reconnaître la voix du sous-prieur dans la voix de la Sainte-Vierge. Pour le raffermir, on l'endormit avec un breuvage et on voulut le stigmatiser; puis, cooime il ne répondait pas à Tespoir qu'on avait mis en lui , on voulut l'empoisonner, et on l'enferma , mais il trouva moyen de s'échapper ; il s'enfuit à Rome , où il révéla toute l'intrigue. Le Saint-Siège fit poursuivre les moines scélérats. Les quatre Dominicains coupables furent brûlés le 34 mars 4509, à la porte de Berne. Mais le malheur de ces grandes profanations, c'est que les ennemis ^e l'élise oublient la réparation ou la taisent , et n'en gardent que le scandale ^.
^eiidî. — Les sorciers font ce jour-là un de leurs plus abominables sabbats, s'il faut en croire les démonomanes.
Jeu.— P«'enezune anguille morte par faute d'eau ; prenez le fiel d'un taureau ^ui aura
< Gaillard, Histoire de François I*-'.