LAM
fleur de terre. On s'avisa de iaur donner ta chasse , et quelques jeunes gens en tuèrent phisieurs à coups d'arquebuse; il se trouva , le tsndeinain , que ces lamies n'étaioiit plus que des loups et des hyènes. «^ Il sa rencontre des lamies, très^agiles à la course, dans Tant* eienne Libye; leur voix est un sifflement de serpent. Quelle que soit la deanaure des lamies, il est certain, dit Leloyer, qu'il en existe, puisque cette croyance était en vigueur che2 les anciens. Le philosophe Ménippe fut épris d*une lamif. Elle l'attirait à eNe ; heu^ reusement qu'il fut averti de s'en dé6er, sans quoi il eût été dévoré. Semblables aux sorcières, ajoute Leloyer S ces déaoons sont trèe^ friands du sang des petits enfants. — Tous les démonomanes ne sont pas d'accord sur ta forme des lamies; Torquemada, dans aoa Hexameron, dit qu'elles ont une figura de femme et des pieds ds dmv^i t^'(^ les nomme aussi chevescbes, é cause du cri et de la friandise de ces oiseaux pour la chair fratcbs» Ce sont des espèces de sirènes selon les uns; d'autres les comparent aux gholes de l'Arabie. — On a dit bien des bizarreries sur pas femmes singulières. Oi*elques-uas i^réteodent qu'elles ne voient qu'à travers une lunette *, Wierus parle beaucoup de ces monstre, dans le troisièniie livre d^ son ouvrage sur tes Prestiges, U a même consacré aux LamHs un ouvprage particulier ^.
liunotte le V*7«r ( FfiAHÇOtS ), — liltéra** 4eur, né à Paris en 4688, etfnort en 467t. C'était, selon Naudé, le Piutarque de la France, ressemblant aux anciens par ses opinions et ses mœurs. Il a lai^ des Opuse^Ues sur le Sommeil et les Songes, in-^<*. Pans, 4613.
Zrfunpadpmancîe , — divination dans laquelle on observait la forme, la couleur et les divers mouvements de la lumière d'une lampe^ afin d'en tirer des présages pour l'avenir.
IrfMBpe Merv^àHeute. — U y avait à Paris, du temps de saint Louis, ua rabbin fameux^ nommé Jéchiel, grand faisour de prodiges, «t
si habile à fasciner les yeux par l^ illusions deja magie ou de la physiqu/e, que les Juifs Jie regardaient .comme un de leurs saints , et les Parisiens co^omc un sorcier.. La ouit, quand Xout le monde était couché, il travaillait, ^ la clarté d'une lampe jnerveilleuse, qui répaa*dait dans sa chambre une lumière aussi pure que celle du jour. Il n'y mettait point d'huile;
' Hist. des spectres ou Apparit. des esprit^, ]iv« m, p. 199.
* Naudë, A^ol. iftoiiT les grands personnages, etc . chap. 8.
3 J. Wierl de Laiiuia liber. In-4° ; Bâte, 16i77.