‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 195 sur 319 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

nom se trouvaient dans la maison d'E<pagne. Anne et Loys étaient de la même taille ; leur condition était égale; ils étaient nés la même année et le même mois.

Iiou» zxv, -^ voy. Anagrammes.

Xiouît de Hongrie. — Peu de temps avant la mort de ce prince, arrivée en 4526, cx)mme il dinaît, enfermé dans la citadelle do Bude, on vit paraître à sa porte un boiteux mal vêtu , qui demandait avec grande instance à parler au roi. Il assurait qu'il avait des choses de la dernière importance à lui communiquer. On le méprisa d'abord , et Ton ne daigna pas l'annoncer. Il cria plus haut et prolesta qu'il ne pouvait découvrir qu'au roi seul ce dont il était chargé. On alla dire à Louis ce qui se passait. Le prince envoya le plus apparent des seigneurs qui étaient auprès de lui , et qui feignit d'être le roi ; il demanda à cet homme ce qu'il avait à lui dire. Il répondit : « Je sais que vous n'êtes pas le roi ; mais puisqu'il méprise de m'entendre, dites-lui qu'il mourra certainement bientôt. » Ayant dit cela il disparut, et le roi mourut peu après ' .

Xtouîte de Sairoîe , — duchesse d'Angoulême, mère do François I*% morte en 4532. Elle avait 'quelques préjugés superstitieux, et redoutait surtout les comètes. Brantôme raconte que trois jours avant sa mort, ayant aperçu pendant la nuit une grande clarté dans sa chambre, elle fil tirer son rideau, et fut frappée de la vue d'une comète : oAh! dit-elle alors, voilà un signe qui ne paraît pas pour une personne de basse qualité ; refermez la fenêtro. C'est une comète qui m'annonce la mort ; il faut donc s'y préparer. » Les médecins l'assuraient néanmoins qu'elle n'en était pas là. « Si je n'avais vu , dit-elle , le signe de ma mort, je le croirais, car je ne me sens point si bas. » — Cette comète n'est pas la seule qui ait épouvanté Louise de Savoie. Comme elle se promenait dans le bois de Homorantin la nuit du 28 août 4544, elle en vit une vers roccident, et s'écria : « Les Suisses! les Suisses ! » Elle resta persuadée que c'était on avertissement que le roi serait en grande affaire contre eux".

Xioup. — Chez les anciens Germains et chez les Scandinaves, le diable ou le mauvais principe élait représenté par un loup énorme et béant. — A Quimper, en Bretagne, les habitants mettent dans leurs champs un trépied ou un couteau fourchu, pour garantir le bé-*

M.Garinet, Ilist. de la magie en France, p 41.

' Leunclavias, Pandcctie Mst. tarcin» et soric», p. 697.

> M. Wriss, Biographie universelle.

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