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juste ; et ils disent : « Si nous dénonçons un coupable et que ce coupable ne Foit pas mis hors d'état de nuire, c'est un ennemi implacable que nous allons nous faire. — Les, paysans sont vindicatifs. Après dix ans de galères , ils reviennent se venger de leurs dénonciateurs, li faudrait peut-être qu'un coupable qui sort des galères n'eût pas le droit de reparaître dans la contrée qui a été le théâtre de ses crimes. Voy. Cyn-Oîtiiropie ,
BOVSANTUBOPIE , K.VOLLËT, ClC.
Iiyoaon, — fils de Phoronée, roi d'Arcadie, à laquelle il donna le nom do Lycaonie. H bâiit sur les montagnes la ville de Lycosure, la plus ancienne de toute la Grèce, el y éleva un autel. à Jupiter Lycsus, auquel il commença à sacrifier des victimes humaines. Il faisait mourir, pour les manger, tous les étrangers qui passaient dans ses États. Jupiter étant allé loger chez lui , Lycaon se prépara à lui ôtcr lu vie pendant que son hôte serait endormi ; mais auparavant il voulut s'assurer si ce n'était pas un dieu , et lui fit servir à souper les membres d'un de ses hôtes, d'autres disent d'uu esclave. Un feu vengeur allumé par Tordre de Jupiter consuma bientôt le palais, et LycaoD fut changé en loup : c'est le plus ancien loup-garou.
iiyoas, — démon de Thémése , chassé par le champion Ëuthymius, el qui fut en grande renommée chez les Grec?. 11 était cxlrèmenient noir, avait le visage et tout le reste du
corps hideux, et portait une peau de loup pour vêtement «.
Iiyohnooianote, — divination qui se faisait par l'inspection de la flamme d'une lampe ; il en reste quelques traces. Lorsqu'une étincelle se détache de la mèche, elle anponce une nouvelle et la direction de celle nouvelle. — Voy. Lahpadomangie.
Iiynx. — Les anciens disent des merveilles du lynx. Non-seulement ils lui attribuent la faculté de voir à travers les murs, mais encore la vertu de produire des pierres précieuses. Pline raconte sérieusement que lès filets do son urine se transforment en ambre, en rubis et en escarboucles; mais il ajoute que, par un sentiment de jalousie, cet animal avarera soin de nous dérober ces richesses» en couvrant de terre ses précieuses évacuations. Sans cela nous aurions pour rien Tambre , les rubis et les escarboucles .
Iiysîmaohîe, — plante ainsi nommée parce que , posée sur le joug auquel les bœufs et autres animaux étaient attelés, elle avait la vertu de les empêcher de se battre.
Iiytîmaque, — devin dont parle Démétrius de Phalène dans son livre de Socrate, lequel gagnait sa vie à interpréter des songes par (o moyen de certaines tables astrologiques. Il se tenait ordinairement auprès du temple do Bacchus '.
I Leloyer, Histoire des spectres, p. J98.
* M. Snlgucs.DcsKrreurs, etc. , t. It, p. 103.
3 Plutarquc, Vie d'Aristide, $ LXYi.
Ha , — nom japonais qui ^igniHe es{)rit walin; on le doçne au rçDard, qui couse de grands ra,vagcs au l^^pon, où .des sectaires n'adoieltent qu'une espèce de démons, uniquement destinés à animer le renard.
Kab, — reine des fées, dans Shakspeare.
I^beribe. — On lit dans VHisioire des posseàés de Flandre, tçme II , page 275, qu'il y a eu , çn quelque royaume de l'Europe , une jeune fille nommée Maberthe, menant une vie célèbre, qui fut reçue en pitié dans ïama^ison du seigneur de Swcrt, l'an 1648. Elle se faisait passer pour sainlç, et .sç vantait que son Dieu lui parlait souvent. Mais elle refusa de conférer de ces merveilles avec un évèque. Comme on disait qu'un jour le diable lavaii prise par la noain et ^'était promené
avec elle, de Swert insista pour qu'elle en parlât à Tévêque, ce qu'enfin elle accorda; après la conférence, qui embarrassa tout le monde, elle s'en alla de la maison en disant : « S'ils savaient que je sais ce que je sais, jls diraient que je suis une sorcière. » On finit par découvrir de grandes abominations daç^s cette fille. Lorsqu'on lui parlait de se convertir, elle répondait : « J'y penserai ; il y a vingt-quatre heures au jour. » On croit qu'ell»3 finit par être brûlée.
Kaoba-Halla OU aBi;e^ta~HfJii , — astrologue arabe du huitième siècle de notre ère. On a de lui plusieurs ouvrages dont on trouve la liste dans Casiri. On a traduit en l^lin les principaux : 1" Un traité dfis Eléments et des choses célestes; %^ un autre, De