ANE
Maçons, qui révèrent la mémoire d'Andréa). — Ses ouvrages, au nombre de cent, prêchent généralement la nécessité dessocii^tés secrètes, surtout la République Christianopolitaine, la Tour de Babel, le Chaos des jugements portés sur la Fraternité de la Rose-Croix, l'Idée d'une Société Chrétienne, la Réforme générale du Monde , et les Noces chimiques de Chrétien Rosencreutz. — On attribuée André» des voyages merveilleux, une existence pleine de mystères et des prodiges qu'on a copiés récemment dans la peinture qu'on nous a faite des tours de passe-passe de Cagliostro.
Andrlague , — animal fabuleux , espèce de cheval ou de griffon ailé, que les romanciers de la chevalerie donnent quelquefois aux magiciens et à leurs héros, et qu'on retrouve aussi dans des contes de fées.
Androalphus , — puissant démon, marquis de l'empire infernal; il se montre sous la ligure d'un paon à la voix grave. Quand il paraît avec la forme humaine, on peut le contraindre à donner des leçons de géométrie. Il est astronome , et enseigne à ergoter habilement. Il donne au\ hommes des figures d'oiseaux ; ce qui permet à ceux qui commercent avec lui d'éviter la griffe des juges. Trente légions sont sous ses ordres *.
Androgina. — Bodin et Delancre content * qu'en 1536, à Casai, en Piémont, on remarqua qu'une sorcière nommée Androgina entrait dans les maisons, et que bientôt après on y mourait. Elle fjit prise et livrée aux juges, elle confessa que quarante sorcières, ses compagnes, avaient composé avec elle le maléfice. C'était un on:;uent dont elles allaient graisser les loquets des portes; ceux qui touchaient ces loquets mouraient en peu de jours.
— « La même chose advint à Genève en i 563, ajoute Delancre, si bien qu'elles y mirent la peste, qui dura plus deseptans. Centsoixantedix sorcières furent exécutées à Rome pour cas semblable sous le consulat de Claudius Marcellus et de ValeriusFIaccus: mais la sorcellerie n'étant pas encore bien reconnue, on les prenait simplement alors pour des empoisonneuses »
Androides, — automatcsà figure humaine.
— Voy. MÉCANIQUE et Albert -le-Graisd.
Ane. — Les Égyptiens traçaient son image sur les gâteaux qu'ils offraient à Typhon, dieu du mal. Les Romains regardaient la rencontre de l'àne comme un mauvais présage. Mais
* Wieriis, in Pseudomon. dœmon.
^ Déroonomaaiei liv. iv, ch. 4. Tableau de Tinconstance, etc., liv. ii, dise. 4.