‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 231 sur 319 · NOA · texte numérisé non relu

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du séjour de la mort. Cet enfer est une espèce d'hôtellerie, ou, si Ton veut, une prison où sont détenus les hommes lâches ou pacifiques qui ne peuvent défendre les dieux inférieurs en cas d'attaque imprévue. Mais les habitants ne doivent en sortir au dernier jour pour être condamnés ou absous. C'est une idée trèsimparfaite du purgatoire.

Ifflgronnaom , — art de connaître les choses cachées dans les endroits noirs, téné* breux, comme les mines, les pétrifications souterraines, etc. Ceux qui faisaient des découvertes de ce genre invoquaient les démons et leur commandaient d'apporter les trésors cachés. La nuit était particulièrement destinée à ces invocations , et c'est aussi durant ce temps que les démons exécutaient les commissions dont ils étaient chargés.

Hinon de ii«nolos. — On conte que, seule un jour devant son Iniroir, à l'âge de dix-huit ans, elle s'admirait avec une expression de tristesse. Une voix tout à coup répond à sa pensée et lui dit : « N'est-^il pas vrai qu'il est bien dur d'être si jolie et de vieillir ? o Elle se tourne vivement et voit avec surprise auprès d'elle un vieux petit nain noir, nui reprend : « Vous me devinez sans doute ? si vous voulez vous donnera moi, je conserverai vos charmes ; à quatre-vingts ans vous serez belle encore. » Ninon réfléchit un instant, passa le marché, qui fut bien tenu ; et quelques instants avant sa mort elle vit au pied de son lit le petit nain noir qui l'attendait....

Wîrudy, — roi des démons malfaisants chez les Indiens. On le représente porté suites épaules d'un géant et tenant un sabre à la main.

Nltoès, — démons ou génies que les habitants des îles Moluques consultent dans les affaires importantes. On se rassemble ; on appelle les démons au son d'un petit tambour, on allume des flambeaux, et l'esprit paraît, ou plutôt un de ses ministres ; on l'invite à boire et à manger; et, sa réponse faite, l'assemblée dévorp les restes du festin.

Ifoalf (Jeanne), — sorcière qui fut brûlée par arrêt du parlement de Bordeaux, le ÎO mars 1619, pour avoir oheyillé le ippuUn„çle Las-Coudourleiras, de la paroisse de Végenne. Ayant porté un jour du blé à moudre à cq moulin avec deux autres femmes, le meunier, Jean Destrade, les pria d'attendre que le blé qu'il avait déjà depuis plusieurs jours fût moulu ; mais elles s'en allèrent mécontentes, etaussilôt le moulin se trouva chevillé, de façon

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