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gentde la garde des planètes, des villes, des personnes. Ils disent que c'est pendant qu'on éternue que les mauvais anges écrivent lesfautes des hommes. — Les théologiens admettent neuf chœurs d'anges en trois hiérarchies : les Séraphins, les Chérubins, les Trônes; -^ les Dominations, les Principautés, les Vertus des Cieux; — les Puissances, les Archanges et les Anges. — Parce que des an^* ges en certaines occasions où Dieu Ta voulu, ont secouru les Juifs contre leurs énnlsmis, les peuples ûaoderiïes ont quelquefois attendu le même prodige. Le jour de la prise de Conslantinople par Mahomet II, les Grecs schisme tiques, comptant sur la prophétie d'un de leurs moines, se persuadaient que les Turcs n'entreraient pas dans la ville, mais qu'ils se> raient arrêtés aux murailles par un ange armé d'un glaive qui les chasserait et les repousserait jusqu'aux frontières de la Perse. Quand l'ennesmi parut sur la brèche, le peuple et l'armée se réfugièrent dans le temple de Sainte-Sophie, sans avoir perdu tout espoir; mais Vange n'arriva pas et la ville fut saccagée. — Cardan raconte qu'un jour qu'il était à Milan, le bruit se répandit tout à coup qu'il y avait un ange dans les airs au-des6ua de la ville. Il accourut et vit, ainsi que deux mille personnes rassemblées , ua ange qui planait dans les nuages, armé d'une longue épée et les ailes étendues* Les habitants s'écriaieni que c'était l'ange exterminateur ; et la consternation devenait générale , lorsqu'un jurisconsulte fil remarquer que ce qu'on voyait n'était que la représentation qui se faisait dans les nuées d'un ange de marbre blanc placé au haut du clocher de Saint-Gothard. Voy. Abmees- prodigieuses.
AngeiMTeiller, — voy. FÉES.
Anguekkok, — espèce de sorcier auquel les Groenlandais ont recours dans tous leurs embarras. Ainsi , quand les veaux marins ne se montrent pas en assez grand nombre, on va prier l'Anguekkok d'aller trouver la femme qui), selon la tradition, a traîné la grande lie de Disco de la rivière de Baal, où elle était située autrefois» pour la placer à plus de cent lieues de là, à l'endroit où elle se. trouve aujourd'hui. D'après la légende, cette femme habite au fond . de la mer , dans wm^ vaste maison gardée par les veaux marins; des oiseaux de mer nagent dans sa lampe d'huile de poisson, et les habitants de l'abîme se réunissent autour d'elle, attirés par sa beauté, sans pouvoir'le quitter, jusqu'à ce que Tanguekkok la saisisse par les cheveux, et, lui enlevant sa "^oiffure, rompe le charme- qui les retenait au-*
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près d'elle. Quand un Groenlandais tombe malade , c'est encore Tanguekkok qui lui sert de médecin , et qui se charge également de guérir les maux du corps et ceux de l'âme « . Voy. TorngArsdk.
Anguille. — Les livres de secrets prodigieux donnent à Tanguille des vertus surprenantes. Si on la laisse mourir hors de l'eau,qu'on mette ensuite son corps entier dans du fort vinaigre et du sang de vautour, et qu'on place le tout sous du fumier, cette composition « fera ressusciter tout ce qui lui sera présenté , et lui redonnera la vie comme auparavant*. » — Des autorités de la même force disent encore que celui qui mange le cœur tout chaud d'une anguille sera saisi d'un instinct prophétique et prédira les choses futures.— Les Égyptiens adoraient l'anguille, que leurs prêtres seuls avaient droit de manger. On a beaucoup parlé , dans le dernier siècle, des anguilles formées de farine ou de jus de mouton. Voy. Néedham. —N'oublions pas le petit trait d'un avare, rapporté par Guillaume de Malmesbury, doyen d'Elgin , dans la province de Murray en Ecosse, qui fut changé eu anguille et mis en matelote '.
Ammaaz. — Ils jouent un grand rôle daus les anciennes mythologies. Les païens en adoraient plusieurs, ou par terreur, ou par reconnaissance, ou par suite des doctrines de la métempsycose. Chaque dieu avait un animal qui lui était dévoué. Les ancie.ns philosophes avaient parfois, au sujet des animaux, de singulières idée. Celse , qui a été si bien battu par Origène, soutenait très - sérieusement que les animaux ont plus de raison , plus de sagesse, plus de vertu que l'homme (peut-être jugeait-il d'après lui-même), et qu'ils sont dans un commerce plus intime avec la Divinité. Quelques-uns ont cherché dans de telles idées l'origine du culte que les Egyptiens rendaient à, plusieurs animaux. Mais d'autres mythologues vous diront que ces animauxétaient révérés parce qu'ils avaient prêté leur peau aux dieux égyptiens en déroute et obligés à se travestir. Voy. Ame des bêtes. — Divers animaux sont Irès-répulés dans la sorcellerie, comme le coq, le chat, le crapaud, le loup, le chien, ou parce qu'ils accompagnent les sorcières au sabbat, ou pour lès présages qu'ils donnent, ou parce que lés magiciens et les démons empruntent leurs formes. Nous en parlerons à leurs articles particuliers.
' Expédition du capitaine Graah dans le Groenland.
2 Admirables secrets d'Albert le Grand, liv. il, ch. 3.
3 Cité par M. Salgues, Des Erreurs et des pr^ugés, t. I", p. 323
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—Dix animaux sont admis dans le paradis de Mahomet : la baleine de Jonas , la fourmi de Salomon , le bélier d'Ismaël , le veau d'Abraham, râne d'Aasis, reine de Saba , la chamelle du prophète Saleh, le bœuf de Moïse, le chien des sept dormants , le coucou de Belkis et Tâne de Mahomet. Voy. Borack. — Nous ne dirons qu'un mot d'une erreur populaire qui, aujourd'hui, n'est plus très-enracinée. On croyait autrefois que toutes les espèces qui sont sur la terre se trouvaient aussi dans la mer. Le docteur Brown a prouvé que celte opinion n'était pas fondée, a 11 serait bien difficile, dil-il, de trouver Thuitre sur la terre ; . et la panthère , le chameau , la taupe ne se rencontrent pas dans l'histoire naturelle des poissons. D'ailleurs le renard, le chien, l'âne, le lièvre de mer ne ressemblent pas aux animaux terrestres qui portent le môme nom. Le cheval marin n est pjas plus un cheval qu'un aigle; le bœuf de mer n'est qu'une grosse raie; le lion marin, une espèce d'écrevisse ; et le chien marin ne représente pas plus le chien de terre que celui-ci ne ressemble à Tétoile Sirius, qu'on appelle aussi le chien *. » — Il serait long et hors de propos de rapporter ici toutes les bizarreries que l'esprit humain a enfantées par rapport aux animaux. Voy. Bêtes, ExcoMMUNicAtiON, etc.
AÀjorruncI, — voy. Denis.
Anneau. — H v avait autrefois beaucoup d'anneaux enchantés ou chargés d'amulettes ; les magiciens faisaient des anneaux constellés avec lesquels on opérait des merveilles. Voy, Eléazab. — Cette croyance était si répandue, chez les païens, que leurs prêtres ne pouvaient perler d^anneaux, à moins qu'ils ne fussent si simples qu'il était évident qu'ils ne contenaient pas d'amulettes *. — Les anneaux magiques devinrent aussi de quelque usage chez les chrétiens, et même beaucoup de superstir lions se rattachèrent au simple anneau d'alliance. On croyait qu'il y avait dans le quatrième doigt, qu'on appela doigt annulaire, une ligne qui répondait directement au cœur; on recommanda de mettre l'anneau d'alliance à ce seul doigt. Le montent où le mari donne l'anneau à sa jeune épouse devant le prêtre,^ ce moment, dit un vieux livre de secrets, est de la plus haute importance. Si le mari arrêté l'anneau à l'entrée du doigt et né passe pas la seconde jointure, la femme sera maîtresse ; mais s'il enfonce l'anneau jusqu'à l'origine en doigt. Usera chef et souverain. Cette idée est encoi^ en vigueur, et les jeunes mariéeà oht
' Brown, Des Erreurs populaires, liv. m, ch. 24. > Âultt'Gelle, lib. X. cap* 25.
généralement soin de courber le doigt annulaire au moment où elles reçoivent l'anneau, de manière à l'arrêter avant la seconde jointure.— Les Anglaises, qui observent la même superstition, font le plus grand cas de Tanneaa d'alliance , à cause de ses propriétés. Elles croient qu'en mettant un de ces anneaux dans un bonnet de nuit, et plaçant le tout sous leur chevet, elles verront en songe le mari qui leur est destiné. — Les Orientaux révèrent les anneaux et les bagues, et croient aux anneaux enchantés. Leurs contes sont pleins de prodiges opérés par ces anneaux. Ils citent surtout^ avec une admiration sans bornes, l'onneau de Salomon, par la force duquel ce prince commandait àtoute la nature. Le grand nom de Dieu est gravé sur cette bague, qui est gardée par des dragons dans le tombeau inconnu de Salomon : celui qui s'emparerait de cet anneau serait maître du monde et aurait tous les génies à ses ordres. Voy. Sakhar. — A défaut de ce talisman prodigieux, ils achètent à des magiciens des anneaux qui produisent aussi des merveilles. —Henri Vni bénissait des anneaux d'or, qui avaient, disait-il, la propriété de guérir de la crampe *. — Les faiseurs de secrets ont inventé des bagues magiques q\ii ont plusieurs vertus. Leurs livres parlent de Vanneau des voyageurs. Cet anneau, dont le secretn'est pas bien certain, donnaitàcelui qui le pdt-tait le moyen d'aller sans fatigue de Paris à Orléans , et de revenir d'Orléans à Paris dans la même journée. — Mais on n'a pas perdu le secret de Vanneau d'invisibilité. Les cabalîstes ont laissé la manière de faire' cet anneau, qui plaça Gigèsau trône de Lydie. Il faut entreprendre celte opération un mercredi de printemps, sous les auspices de Mercure, lorsque cette planète se trouve en conjonction avec une des autres planètes favorables, comme la Lune, Jupiter, Vénus et le. Soleil. Que l'on ait de bon mercure fixé et purifié : on en formera une bague où puisse entrer facilement le dnigt du milieu ; on enchâssera dans le chaton une petite pierre que l'on trouve dans le nid delà huppe, et on gravera autour de la bague ces paroles : Jésus passant X par le milieu d'eux f s'en allait; puis, ayant posé le tout sur une plaque dé mercure fixé, on fera le parfum de Mercure; on enveloppera Tanneau dans un taffetas de la couleur convenable à la planète, on le por* tera dans le nid de la huppe d'où l'on a tiré la pierre, on l'y laissera neuf jours; et quand on le retirera, on fera encoi;e le parfuna çpmpe la première fois; puis on le gardera dans une
> Misson, Voyage d'Italie, t. III, p. 16, A la matgei