‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 250 sur 319 · PUT · texte numérisé non relu

PUT

d'embonpoint. Il se Irouvo cependant des gens d'une taille effilée, qui sont excessivement lents et paresseux ; mois alors le caractère de leur indolence reparait dans le bas du vissage. — Les gens d^un mérite supérieur ont ordinairement les cuisses maigres... Les pieds plats s'associen.t rarement avec le génie... — Des ressemblances entre ^ homme et les ontmaux. — Quoiqu'il n'y ait aucune ressemblance proprement dite entre Thomme et les animaux, selon la remarque d'Aristote, Il l«eot arriver néanmoins que certains traits an visage humain nous rappellent Tidée de quelque animal. — Porta a été plus loin , puisqult a trouvé dans chaque figure humaine la figure d'un animal ou d*un oiseau , et qu'il juge les hommes par le naturel de l'animal dont ils portent les traits. Le singe, le cheval et l'éléphant sont les animaux qui ressemblent le plus à Tespéce humaine, par le contour de leurs profils et de leur face. Les plus belles ressemblances sont celles du cheval , du lion , du chien , de l'éléphant et de l'aigle. — Ceux qui ressemblent au singe sont habiles , actifs , adroits ,rusés, malins, avares et quelquefois nriéchants. La ressemblance du cheval donne le courage

et la noblesse de l'âme — Un feront comme

celui de l'éléphant annonce la prudence et l'énergie. Un homme qui, par le nez et le front, ressemblerait au profil du lion , ne serait certainement pas un homme ordinaire ( ta face du lion porte l'empreinte de Ténergie, d« calme et de Fa force ] ; mais il est bien rare que ce caractère puisse se trouver en plein sur une face humaine. La ressemblance du chien annonce la fidélité , la droiture et un grand appétit ^ Celle du loup, qui en diffère si peu, dénote un homme violent, dur, lâche, féroce, passionné, traître et sanguinaire. Celle du renard indique la petitesse, la faiblesse, la ruse et la violence. — La ligne qui partage le museau de Thyène porte le caractère d'cme dureté inexorable. La ressemblance du tigre annonce une férocité gloutonne. Dans les yeux et le mufle du tigre , quelle expression de perfidie ! La ligne que forme la bouche du lynx et du tigre est l'expression de la cruaut?. Le chat : hypocrisie, attention et friandise. Les chats sont des tigres en petit, apprivoisés par une éducation domestique. — La ressemblance de Fours indique la fureur, le pouvoir de déchirer , une humeur misanthrope. Celle du sanglier ou du cochon annonce un naturel lourd , vorace et brutal. Le blaireau est ignoble, méfiant et glouton. Le bœuf est patient, opiniâtre, pesant, d'un appétit grossier. La

< Dans la physiognomonie de Porta, Fia' on ressemble â'Uii cMe» 4e coasse.

ligne que forme la bouclie de la vache et du bœuf est l'expression de l'insouciance, de la stupidité et de l'entêtement. Le cerf et la bicthe : timidité craintive , agiKté , attention , douce et paisible innocence — La ressemblance «le Talglç annonce une force vicforieu:^e. Son œil étincelant a tout le feu de Féclair. Le vautour a plus de souplesse et en même temps quelque chose de moins noble. Le hibou est plus faible , plus timide que le vautour. Le perroquet : affectation de force, aigreur et babil, etc. Toutes ces sortes de ressemblances varient à l'infini; mais elles sont difficiles à trouver. — Tels son! les principes de physîognomonie, d*après Aristote, Albert-le-Grand, Porta, etc.; mais ^principalement d'après L'^vater , qui a le plus écrit sur cette matière, et qui du moins a mis quelquefois un grain de bon sens dans ses essais. -*• Il parle avec sagesse lorsqu'il traite des mouvements du corps et du visage, des gestes et des parties mobiles, qui expriment, sur la figure de riwmme , ce qu'il sent tirtérieurement et au moment où il le sent. Mais combien il extravague aussi lorsqu'il veut décidément trouver du génie dans la marn I II juge les femmes avec une injustice extrême.— Tant que la physiognomonie apprendra à Thommc à connaître la dignité de Tèfre que Dfea lui a donné , cette science , quoique en glande partie hasardeuse, méritera pourtant quelques éloges , puisqu'elle aura un but utile et louable. Mais lorscfu'elle dira qu'une personne constituée de telle sorte est vicieuse de sa nature; qu'il faut la fuir et s'en défier, etc. ; que quoique cette personne présente un extérieur séduisant et un air plein de bonté et de candeur, il faut toujours l'éviter, parre que son naturel e^t affreux , que son visage l'annoftce et que le signe ctï est certain , immuable , la physiognomonie sera une science abominable, qui établit le fatalisme. — On a vu des gens assez infatués de cette science pour se donner les défauts que leur visage portait nécessairement, et devenir vicieux, en quelque sorte , parce que la fatalité de leur physionomie les y condamnait ; semblables à cetrx-là' qui abandonnaient la vertu, parce (fffe la fataUtê de Uur étoile les empéchaH d'être vertueux . Fo|/. Mimioitb, ËcarruiiKs, etc. Piftohet , — prêtres idolâtres de la côte de Cumana en Amérique. Pour être admis dans leur ordre , il faut passer par une espèce de noviciat qui consiste à errer deux ans dans les forêts , où ils persuadent au peuple qu'ils reçoivent des instructions de certains esprits qui prennent une forme humaine pour leur enseigner leurs devoirs et les dogmes de leur

Page 1