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sénat de Wittemberg. — Quoi qu'il en soit, ce terrible mangeur jouis&ait d*une sanlé vigoureuse , et termina ses prouesses à Tâge de soixante ans. Alors il commença à mener une vie sobre et réglée, et vécut jusqu'à l'âge de soixante-dix~neuf ans. Son cadavre fut ouvert, et on le trouva rempli de choses extraordinaires, dont l'auteur donne la description '. Le seconde partie de la dissertation renferme l'histoire de quelques hommes de cette trempe, et l'explication de ces singularités. — Mais le tout nous semble farci de ce que l'on appelle , en termes de journalisme , des canards; et il y en a beaucoup dans les récits de merveilles.
Polyphidèe, —devin d'Hypérésie, pays d'Argos.
Polythéisme. — Un brame de Calcutta a publié, ces dernières années, une défense tbéologique du système des Indous, qui admettent trois cent cinquante millions de dieux et de déesses.
•d'Adam. — La légère protubérance qu'on appelle Pomme-d'Adam à la gorge des hommes vient, dans les opinions populaires, d*un pépin qui s'est arrêté là quand notre premier père mangea le fruit défendu.
Pont. — Les anciens Scandinaves disaient que les dieux avaient fait un pont qui communiquait du ciel à la terre, et qu'ils le montaient à cheval. Quand Satan se révolta contre Dieu , il fit bâtir un fameux pont qui allait de l'abtme au paradis. Il est rompu. — On appelle Pont-d'Ad<im une suite de bancs de sable qui s'étendent presque en ligne directe entre rile de Manaar et celle de Cevlan. C'est , selon les Chingulais, le chemin par lequel Adam, chassé du paradis, se rendit sur le continent. Les Indiens disent que le golfe se referma pour empêcher son retour.
Pont -do -Diable. — Dans la vallée de Schellenen , en Suisse , rimaginalion croit voir partout les traces d'un agent surnaturel. Le diable n'est point , aux yeux de ces montagnards, un ennemi malfaisant ; il s'est même montré assez bonne personne, en perçant des rochers, en jetant des ponts sur les précipices, etc. , que lui seul, selon les habitants, pouvait exécuter. — On ne peut rien imaginer de plus hardi que la route qui parcourt la vallée de Schellenen. Après avoir suivi quelque temps les détours capricieux de cette route terrible , on arrive à cette œuvre de Satan qu'on appelle le Pont-du-Diable. Cette construction imposante est moins merveilleuse
' Extrait de l'AImanach historique de Tan XL
encore que le site où elle est placée. Le pont est jeté entre deux montagnes droites et élevées , sur un torrent furieux , dont les eaux tombent par cascades sur des rocs brisés, et remplissent l'air de leur fracas et de leur écume •. — Le pont de Pont-à-Mousson était aussi l'ouvrage du diable , aussi bien que le pont de Saint Cloud , et le pont qu'on appelait à Bruxelles le Pont-du- Diable , et plusieurs autres. L'architecte du pont de Sainl-Cloud, n'ayant pas dequoi payer les maçons , se vendit au diable, qui fit la besogne , à condition qu'on lui donnerait la première personne qui traverserait le pont. L'architecte, qui était rusé, y fit passer un chat que le diable emporta d'assez mauvaise humeur. Voy. Tehuptehuh.
Popoguno, — enfer des Virginiens, dont le supplice consiste à être suspendu entre le ciel et la terre.
Poppiel, — voy. Uatton.
Porom-Boangie , sorte de fukirs chez les Indiens ; ils se vantent d'être descendus du ciel et de vivre des milliers d'années sans jamais prendre la moindre nourriture. Ce qu'il y a de vrai, c'est qu'on ne voit jamais un porom-houngse manger ou boire en public.
Porphyre , ->- visionnaire grec et philosophe creux du troisième siècle, que quelques-uns de ses ouvrages ont fait mettre au rang des sorciers.
Porrici» , — entrailles de la victime que les prêtres jetaient dans le feu , après les avoir considérées pour en tirer de bons ou de mauvais présages.
Porta (Jean-Baptiste) , — physicien célèbre qui a fait faire des pas à la science , né à Naples \ers 1550. On dit qu'il composa à quinze ans les premiers livres de sa Magie naturelle, qui sont gâtés par les préjugés du siècle où il vécut. Il croyait à l'astrologie judiciaire, à la puissance indépendante des esprits, etc. — On cite comme le meilleur de ses ouvrages la Physiognamome céleste , 4664 , in- 4» ; il s'y déclare contre les chimères de l'astrologie : mais il continue néanmoins à attribuer une grande inQuence aux corps cilestes. On lui doit encore un traité de PhysiognomontBj où il compare les figures humaines aux figures des animaux, pour en tirer des inductions systématiques. Voy. Pin-
SIOGNOMONIE.
Porte. — Les Tartares mantchoux révèrent un esprit gardien de la porte, sorte de divinité domesiique qui écarte le malheur de leurs maisons.
> Voyage en Sais&e d'Hélène-Marie Williams.