‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 258 sur 319 · POU · texte numérisé non relu

POU

VÏ\H

ble^, elloi causèrent d6 cuisanU chugrUu. Il (Tut qu'il élait appelé par Dieu à réuuir tous les hommes sous une même Idi , pAt la parole où par le glaive, voulant toutefois les soumettre à l'autorité du pape et du hoi de France, â qiii la mdnërchie universelle ap- |)artenait de droit, comme descendant en ligne directe dû fils aîné de Noé. — S^étant donc fait hominer aumônier à Thôpital de VeHIse, il se lia avec une Ibmme timbrée, connue sous le nom de mère Jeanne , dont )eà visidns achevèrent de lui tourner la tête. Postel so prétendit capable d'instruire et de convertir le mohde entier. A la nouvelle des rêveries qu'il débitait il fut dénoncé Comme hérétique; mais orl te mit hors do* wjuse coinme fou. Après avoir parcouru l'Orient et fait paraître plusieurs ouvrages dans lesquels n parle des visions de la mère Jeanne, il rentrai dans de meilleurs sentiments, se relira au prieuré de Sainl-Martin-des-Champs â Paris, et y mourut en chrétieri à quatreviDgt-ëèizé àn^, lé 6 septembi-e 4581 Oh lui attribué à tort le livre des Trois imposteuri.

Voy. iEANNB.

ioi k i>êurrê. — Un habile èxorbiste itvait enferme plusieurs démons dans lin pbC â beurre ; hprés sa mort, comme lesdérrionâ fdiâaientdh briiit dans le pot, les héritiers le cassèrent, persuadés qu'ils allaient y surphehdre quelque trésor ; hiais ils n'y trouvèrent qiië ie diable ksàet mat logé. Il s'envbla avec sés compagnons, et laissa le pot vide '.

]^ou d'argent. — C'ést la décoration que lé cfîàbîë donne aux sorciers. Voy. Sabbat.

Pondot, — savetier de Toulouse, dans la maj^n duquel le diable se cacha en 45â7. Le malin jetait des pierres qu'il tenait enfermées dans uq coffre que l'on trouva fermé à clef, et que j'op enfonça ; mais, malgré qu'on le v/dât, il se remplissait toujours. Cette circonstance fit beaucoup de bruit danà la ville, et je président de la cour de justice, M. Latomy, vint yoir cette merveille, Le diable fit sauter ^on bonnet d'un coup de pierre au moment où il entrait dans ta chambre où éteit ce coffre; il s'enfuit effrayé, et on ne délogea qu'9vec peine cet esprit, qui faisait des tours de physique amusante *.

Poulets , — voy. AUGUBES.

Poflnuig , — nom du premier homme , selon les Japoaais, lequel sortit d'une citrouille échauffée par l'haleine d'un bœuf, après qu'il eut cas6é l'œuf d'où le monde était issu.

' Legenda aarea Jac. de Yoragine, leg. 88.

* M. Garioet, Hi&t. de la magie en France, p. 124.

IPou nlif ) - dieu de \'4 porcelaine chvz \ç% Chinois. Des ouvriers, dit -on, ne pouvant exécuter un dessin donné par un empereur, l'un deux, nommé Pou-sha, (jlans un moment de désespoir , s élança dans le fourneau tout ardent, il fut à l'instant consumé , et la oorcelaine prit la forme que souhaitait le (irmce. Ce malheureux acauît â ce prix rhbrii!eu>' do présidè^; en qualité de dl6u, aux outrrigeà dfe t)oi'cèlaine.

Poule iioSrjb.^ C'est en sacrtllant une pou\e rioil'ë à minuit, dans un carrefour; cju'ofi engage le diable à venir faire pacte. Il faut prolioncer une conjuration , ne se point retourtfer, faire hh trOu en terre, y répandre le sang de la poule et l'y enferrer. Le même jour, ou netif jdurs après, lé diable vient et donne do l'argent , ou bien il fait présent à c^lui qtii a sacrifié d'une autre poule hoirè qui est ijne poule aux œufs d'or. Les doctes croient que ces sortes de poules, données par le diable; sont de vrais démons. Le juif Samuel Bernard ^ banquier de la cour de France, mort à quatre* Vfngt-<llx ans en 4739, et dont on voyait la maison à ta ptaee des Victoires, à Paris, avait , disait-on,' une poule noire qu'il soignait e^ttrô* inemént; il moiirut peu de jours après fa poule i laitisant trente-trois millions. — La superstition de la poule noire est encore trèsrépandue. On dit en Bretagne qu'iii vend lu poule rjoire ati diable ^ qui l'achète à hinuit, et paie le prix qu'on lui en demande >; — Il y a un mauvais et sot petit livre dont voici le titre : la Pouie noire ou là poule aux oëu^ d'or, avec la science des talismans et des anneaux magiques, l'art de la nécromancie et de la cabale 5 pour conjurer les esprits inferniiuit, les sylphes, les ondinsj les gnôdies, acquérir la connaissance des sciences s( crètef^, découvrir les trésors et obtenir le pouvoir de commander à tous les êtreà et déjouer tous U s ttialéficeS et sortilèges, etc. En Egypte , 7l0 ^ 4 ^ol. in-^8. — Ce îi'est qu'uri ftitras niais H <ricomt>réhensibie.

PoùtMiri > — hoy. Ai>t>ARIT(0NS»

Prîi-Afiàt«riÀ • •— personnage fameux qui vivait dans te royauHie de Siam ^ du temps de Sommona-Codonl Les Siamois en font un colosse de quarante brasses et demie de cirrdnférence , et de trots brasses et demie de dlainètre, ce qui parait peu compréhensible. Il est vrai que nous ne savons pas quelle était àà forfiie.

Pî>éiidàrtiitè«. — En 4 635 , Isfiac de la Perreyre fit imprimer, en Hollande , un livre dans lequel il voulait établir qu'il y a eu des hommes avant Adam. Quoiqu'il n'eût pour appui que

I Cambry, Voyage dans le Finistère, t. III, p. 16.

Page 1