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k — L'abbé Thierà , parmi les superslitioDS qo'il a rei»eiUies , rapporte celle-ci : qu'on peut se prémunir contre la piqûre des puces, en disant : Ock , och^
FiNMÛflcs. — Si on ieâ boii avec du bon vinaigre f elles font sortir du corps les sangsues que Ton a avalées, sans y prendre garde» en buvant de Teau de marais K
Vnrgatotre. *- Les juifs reconnaissent une sorte de purgatoire qui dure pendant loule la première année qui suit la mort de la personne décédée. L'âme, pendant ces douze mois, a la liberté de venir visiter son corps et revoir les lieux et les personnes pour lesquels elle a eu pendant lâ vie quelque affection particulière. Le jour du sabbat est pour elle un jour de relâche. — Les Kalmoucks croient que les Berrids, qui sont les habitants de leur purgatoire , ressemblent à des tisons ardents et souffrent surtout de la faim et de la soif. Veulent-ils boire, à Tinstant ils se voient environnés de sabres, de lances, de couteaux ; à Taspect des aliments, leur bouche se rétrécit comme un trou d'aiguille , leur gosier ne conserve que le diamètre d*un til , et leur ventre s'élargit et se déploie sur leurs cuisses comme un paquet d'allumettes. Leur nourriture ordinaire se compose d'étincelles. — Ceux qui ont dit que le purgatoire n'est séparé de l'enfer que par une grande toile d'araignée, ou par des murs de papier, qui en forment l'enceinte et la voûte, ont dit des choses que les vivants ne savent pas. Le purgatoire, que rejettent les protestants, est pourtant indiqué suffisamment dans TEvangile même.
Jésus-Christ parle (saint Matthieu , ch. XII) de péchés qui ne sont remis ni dans le siècle présent, ni dans le siècle futur. Quel est ce siècle futur où les péchés ne peuvent être remis ? Voy. dans le Dictionnaire de théologie de Bergier l'article Purgatoire, Voy. Enfer dans ce Dictionnaire.
Purrikek, — épreuve par le moyen de l'eau et du feu , en usage chez les Indiens pour découvrir les choses cachées.
Pursan OU OurioB, — grand roi de l'enfer. Il apparaît sous la forme humaine avec une tète de lion ; il porte une couleuvre toujours furieuse ; il est monté sur un ours et précédé continuellement du son de la trompette; il connaît à fond le présent, le passé, l'avenir, découvre les choses enfouies comme les trésors. S'il prend la forme d'un homme , il est aérien ; il est le père des bons esprits familiers. Vingt-deux légions reçoivent ses ordres ^
< Albert-le-Grand, p. 187.
' Wierus, Psendoin, d«m»
Paiéorîtet , — secte juive dont h su|)orslition consistait à rendre dus honneurs particuliers aux puits et aux fontaines.
Pygmèet , — peuple fabuleux qu'on disait avoir existé en Thrace. C'étaient des hommes qui n'avaient qu'une coudée de haut ; leurs femmes accouchaient à trois ans et étaient vieilles à huit. Leurs villes et leurs maisons n'étaient bâties que de coquilles d*œufs : à la campagne ils se retiraient dans des trous qu'ils faisaient sous terre. Ils coupaient leurs blés avec des cognées , comme s'il eût été question d'abattre une forêt. Une armée de ces petits hommes attaqua Hercule, qui s'était endormi après la défaite du géant Antée, et prit pour le vaincre les mêmes précautions qu'on prendrait pour former un siège. Les deux ailes de cette petite armée fondent sur la main du héros; et, pendant que le corps de bataille s'attache à la gauche, et que les archers tiennent ses pieds assiégés, la reine, avec ses plus braves sujets , livre un assaut à la tête. Hercule se réveille, et riant du projet de cette fourmillière , les enveloppe tous dans sa peau de lion et. les porte à Euryslhée. — Les Pygraées avaient guerre permanente contre les grues, qui tous les ans venaient de la Scytbie les attaquer. Montés sur des perdrix, ou, selon d'aut/es , sur des chèvres et des béliers d'une taille proportionnée à la leur, ils s'armaient de toutes pièces pour aller combattre leurs ennemis. — Près du château de Morlaix, en Bretagne, il existe, dit-on, de petits hommes d'un pied de haut , vivant sous terre , marchant et frappant sur des bassins. Ils étalent leur or et le font sécher au soleil. L'homme qui tend la main modestement reçoit deux poignées de ce métal ; celui qui vient avec un sac , dans l'intention de le remplir , est éconduit et maltraité : leçon de modération qui tient à des temps reculés*. Voy, Nains, Gnomes, etc.
Pyramidet. — Les Arabes prétendent que les pyramides ont été bâties long-temps avant le déluge par une nation de géants. Chacun d'eux apportait sous son bras une pierre de vingt-cinq francs.
Pjromantiîe , — divination par le feu. On jetait dans le feu quelques poignées de poix broyée; et, si elle s'allumait promptement, on en tirait un bon augure. Ou bien on brûlait une victime , et on prédisait Favenir sur la couleur et la figure de la flamme. Les démonomanes regardent le devin Ampbiaraiis comme l'inventeur de cette divination. — Il y avait à Athènes un temple de Minerve Po—
> Cambry, Voyage dans le Fiaist^re, en 1794.
liade où se trouvaient des vierges 0Ci*ii^»ét»s à examiner les mouvements de la flamme d*une lam[ie continuellement allumée. Dcirio rapporte que de son temps les Lithuaniens pratiquaient une espèce de pyromanciCf qui consistait à mettre un malade devant un grand feu ; et, SI Tombre formée par le corps était droite et drrectement opposée au feu , c'était signe de guérison; si Tombro élait de côté, c'était signe de mort.
Pjrrkot. — Il avait forcé les habitants de Locres à remettre entre ses mains les trésors de Proserpine. Il chargea ses vaisseaux de ce butin sacrilège et mit à ta voile ; mais il fut surpris d'une lompéle si furieuse qu'il ôchoua sur la côte voisine du temple. On retrouva sur le rivage tout Targenl qui avait été enlevé , et oh le remit dans le dépôt SiKré i.
Pythagore, — fils d*un sculpteur de Samos. II voyagea pour sinstruire : les prêlres d'Egypte l'initièrent à leurs mystères, les mnges de Chaldée lui communiquèrent leurs sciences ; les sages de Crète , leurs lumières. Il rapporta dans Samos tout ce que les peuples les plus instruits possédaient de sagesse et de connaissances utiles; mais, trouvant sa patrie sous le joug du tyran Pulycrate, il passa à Crotonc, où il éleva une école de philosophie dans la maison du fameux athlète Milon. C'était vers le règne de Tarquin-le-Superbe. Il enseignait la morale , l'arithmétique , la géométn'e et la musique. On le fait inventeur de la métempsycose. — Il parait que , pour étendre l'empire qu'il exerçait sur les esprits , il ne dédaigna pas d'ajouter le secours des prestiges aux -avantages que lui donnaient ses connaissances et ses lumières. Porphyre et Jamblique lui attribuent des prodiges ; .il se faisait entendre et obéir des bétes mêmes. Une ourse faisait de grands ravages dans le pays des Dauniens; il lui ordonna de se retirer : elle disparut. Il se montra avec une cuisse d'or aux jeux olympiques ; il se fit saluer par le fleuve Nessus; il arrêta le vol d'un aigle; il fit mourir un serpent; il se fil voir, le même jour et à la même heure, à Crotorie et à Métaponte. — Il vit un jour, à Tarente,
' Valère Maxime.
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im iKCtif qui broutait un champ de fèves ; il lui dit à Torcilie quelques paroles mystérieuses, qui le firent cesser pour toujours de manger des fèves ^ On n'appelait plus ce bœuf que le bœuf sacré, et dans sa vieillesse il ne se nourrissait que de ce que les passants lui donnaient. Enfin, Pythagore prédisait l'avenir et les tremblements de terre avec une adresse merveilleuse; il apaisait les tempêtes, dissipait la peste, guérissait les maladies d'un seul mot ou par l'attouchement. Il fit un voyage aux enfers, où il vit l'âme d'Hésiode attachée avec des chaînes à une colonne d'airain, et celle d'Homère pendue à un arbre au milieu d'une légion de serpents , pour toutes les fictions injurieuses à la divinité dont leurs poèmes sont remplis. — Pythagore intéressa les femmes au succès de ses visions, en assurant qu'il avait vu dans les enfers beaucoup de maris très - rigoureusement punis pour avoir maltraité leurs femmes, et que c'était le genre de coupables le moins ménagé dans l'autre vie. Les femmes furent contentes , les maris eurent peur; et tout fut reçu. Il y eut encore une circonstance qui réussit merveilleusement ; c'est que Pythagore , au moment de son retour des enfers , et portant encore sur le visage la pâleur et l'effroi qu'avait dû lui causer la vue de tant de supplices, savait parfaitement tout ce qui était arrivé sur la terre pendant son absence.
Pjrthont. — Les Grecs nommaient ainsi, du nom d'Apollon Pythien, les esprits qui aidaient à prédire les choses futures, et les personnes qui en étaient possédées. La Vulgate se sert souvent de ce terme pour exprimer les devins , les magiciens, les nécromanciens. La sorcière, qui fit apparaître devant Saiil l'ombre de Samuel , est appelée la pythonisse d'Endor. On dit aussi esprit de Python pour esprit de devin. Les prêtresses de Delphes s'appelaient Pylhonisses ou Pythées. — Python, dans la mythologie grecque, est un serpent qui naquit du limon de la terre après le déluge. Il fut tué par Apollon , pour cela surnommé Pythien.
' Les Pythagoriciens respectaient tellement les fèves, que non- seulement ils n'en mangeaient point, mais même il ne leur était pas permis de passer dans un champ de fèves, de peur d'écraser quelque parent dont elles pouvaient loger Tftme.