‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 262 sur 319 · RAK · texte numérisé non relu

RAK

Queiran (ÏSAAc), — sorcier de Nérac, arrêté à. Bordeaux , où il était, domestique , à l'âge de ving-^inq an$. lnt^r^Qgé comment il avait appris le métier de sorcier, i( avoua qu'à rage de dix ou doi^ze ans, étpnt au service d'un habitant de la bastide d'Armagnac, un jour qu'il allait chercher du feu chez une vieille voisine , elle lui dit de se bien garder de renv/ei^r deux pots qui étaient devant la cheminée ; ils étaient pleins de poison que Satan lui avait ordonné de faire. Çettis circonstance ayant piqué sa curiosité, aprè^ plusieiiirs questions, l^ vieille lui demanda s'il voulait voir Ip grai^d-maître des sabbats et son assemblée. Elle le suborna de sorte qu'après l'avoir oint d'une graisse dont il n'a pas vu la CQuIeur ni senti l'odeur, il fut enlevé et porté dans les airs jusqu'au lieu où se tenait le sabbat; des hommes et des femmes y criaient et dansaient; ce qui l'ayant épouvaulé, il s'en retourna. Le lendemain, passant p^rla métairie de son maître, un grand homme noir se présenta à lui , et lui demanda pourquoi il avait quitljé l'assemblée où il avait promis à la vieille de rester. S'étant excusé sur ce qw'il n'y avait rien à faire, il voulut conlinuep son chemin ; mais l'homme noir lui déchargea un coup de gaule sur l'épaule , en lui disant : «Demeure, je te baillerai bien chose qui l'y fera venir.» Ce coup lui Ht mal pendant deux j.our$, et il s'aperçut que ce grand homme noi^ l'avait marqué sur le ^ras auprès de la m^ip; la peau paraissait noire et tannée. — : lin autre jour passant sur le pont de la rjyij^re qui est prè^ de la bastide, le même homme noir lui apparut de nouveau, lui demanda s'il se resëQuvenait des coups qu'il lui avait 4o[jnés , et s'il voulait le suivre ; il re-

fusa. Le diable, l'ayont charge sur sop cpM, voulut le noyer; mais le pauvre garçoq cpiî^sj fort que les gens d'ur| moulin qui était près de là étant accourus, le vilain noip fut obli;;é de fuir. — Enfin le diable l'enleva un soir dans une vigne qui appartenait à son tnattre, et le conduisit au sabbat, où il dansa et mangea comme les autres. Un petit démon frappait sur un tambour. Le diable, ayant entendu les coqs chanter, renvoya tout son monde. — Interrogé s'il n'avait pas fait quelques maléfices, il répondit qu'il avait maléficié un enfant dans la maison où W avait servi ; qu'il lui avait mis dians la bouche une f^puletlo que le diable lui avait donnée, laquelle rendit cet f nfant muet pendant trois niois. Après avoir été entendu en la chambre de la Tpurnelle, où il fut reconnu pour up bandit qui faisait l'ingénu , Queiran fut condamné au supplice le 8 mai i 609 K

QuetUon , — voy. IfsSBNSlBiUTÉ»

Çaeyt, — mauvais génies chez les Chinois.

QuinUllUiiiistef . — Une femme (|@ l.q seclc 4es caïniMes, nommée Quintille» vint en Afrique dit temps de Tertullien et y pervertit plu - «leurs personnes. On appela quinliljianistes Ijes abominables sectateurs qu'elle îprm;|. Il parait qu'elle ajoutait encore d'horribles prPtiques aux infamies des caïnites. Voy. Gain.

Çttirim, -7- pierre merveilleuse qui» ^vant les démonographes, placée sur la tète d'un homme durant son sommeil, lui fait dire tout ce qu'il a dans l'esprit. On l'appelle aussi pierre des traîtres.

> Delancre, Tableau de l'inconstance des éém., etc*. p. 14& et suirantes.

Rabbatt, — lutins qui font du vacarme dans les maisons et empêchent les gen^ J§ dormir. On les nomme rabbats parce qu'ils portent une bavette à leur cravate , comme les gens qu'on appelle en Hollande consolateurs des malades.

aabbînt, — docteurs juifs, qui furent longij^|i^)ys. soupçonnés d'être magiciens et d'avoir commerce avec les démons *.

Rabdomanoîe , — divination par les bâ—

> Leloyer, Hist. des spectres ou apparit. des esprits, p. 291.

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