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cite les lempôtcs. C'est le même que RubezahK Voy. ce mol.
llSohelIeii. — Le maréchal de Richelieu , étant ambassadeur à Vienne , se fit initier dans la société de quelques nécromanciens, qui lui promirent de lui montrer Beizébulh, le prince des démons ; il donna dans cette chimère. Il y eut une assemblée nocturne, des évocations ; en sorte que l'affaire éclata. — Un jour que le maréchal disait à Louis XY que les Bourbons avaient peur du diable , le roi lui répondit : — a C'est qu'ils ne Tont pas vu comme vous. »
Riokîut (Jacques), — auteur d'une défense des épreuves par Teau froide, publié en latin ' à Cologne, 4597.
Rimmon, — démon d'un ordre inférieur, peu considéré là-bas, quoique premier méde* cm de l'empereur infernal. Il était adoré à Damas sous le nom de Remmon ou Remnon , qui, selon les uns, est Saturne, et selon les autres, le Soleil. — On lui attribuait le pouvoir de guérir la lèpre.
&hrière (ROCH LE BaILUF, SIEUR DE Là) ,
— médecin empirique et astrologue, né à Falaise dans le seizième siècle. Il devint premier mé<kdn de Henri IV, fut comblé des faveurs de la cour, et mourut le 5 novembre 4605. On dit que Henri eut la faiblesse de lui faire tirer l'horoscope de son fils, depuis Louis XUI; il s'en défendit long-temps, mais enfin, forcé par le roi , dont sa résistance avait excité la curiosité, il lui prédit que ce jeune prince s'attacherait à ses opinions , et que cependant il s'abandonnerait à celles des autres ; qu'il aurait beaucoup à souffrir des huguenots; qu'il ferait de grandes choses et vivrait âge d'homme. Henri IV fut affligé de celte prédiction, dont il aurait pu deviner aussi une par* tie. — La Rivière a passé de son temps pour un grand amateur de philosophie naturelle et curieux des secrets de celte science. On in de lui : Discours sur la signification de la comète apparue en Occident au signe du Sagittaire, le 4T) novenïhre. Rennes, 4577, in-4®, rare.
liobert, — c'est le nom que la petite démoniaque Marie Ciauzette donnait au mattre des sabbats.
Robert, — Sorcier de l'Artois, qui fut condamné, en 4 334 , au bannissement et à la confiscation dé ses biens. Il avait formé le dessein d'envoûter le roi, la reine et le duc de Normandie. Il avait montré à un prêtre une
> Defensio compendiosacertisque modis astricta probe ut loquuntur aquœ frigidse quâ in «xaminatione maleficorum jadiccs hodie utuntur, omnibus scitu per qnam nece^saria» quatuor distincta capltibus; aiithore Jacubo Rickio, in-12, Colonie Agrippinse, 1597.
petite figure* do cijc mystérieusement eiiveloppée dans un écrin. Celte figure représentait Jean , duc de Normandie, ftls du roi ^
Robert, — roi de France. Ce monarque avait épousé Berthe, sa cousine issue de germain. Le pape Grégoire V examina l'affaire dans un concile ; suivant la discipline du temps, le mariage fut déclaré incestueux , et le concile décréta que les époux seraient tenus de se séparer et de faire pénitence. Le roi Robert, refus<\nt de se soumettre, fut excommunié et son royaume mis en interdit. — Un jour qu'il était allé faire sa prière à la porto d'une église, on lui présenta un petit monstre qui avait le cou et le dessus de la tête d'un canard. «Voyez-vou?, lui dit-on, les effets de votre désobéissance; la reine Berlhe vient d'accoucher de cetenfaut.» Le roi, à ce spectacle, répudia Berthe, et l'excommunicalion fut levée. C'est à cause de cet incident que la reine Berlhe, femme de Robert, fut représentée dans ses statues avec un. pied d'oie.
Roderlk OU Rodrigue. — Roderik, dernier roi des Golhs en Espagne , se rendit fameux par ses crimes et ses débauches au commencement du huitième siècle ; mais il y eut une fin. Il était devenu épris de la fille du comte Julien , l'un des grands seigneurs de t'Ëspagne; il la déshonora et la renvoya ensuite de la cour. Le comte Julien , qui était alors en ambassade chez les Maures d'Afrique, n'eut pas plutôt appris sa honte et le malheur de sa fille, qu'il forma la résolution de se venger. 11 fit venir sa famille en Afrique, demanda aux Maures leur appui et promit de leur livrer toute TEspagne. Celte proposition fut avidement reçue ; une armée partit sous lu conduite du prince Mousa et de Julien luimême. Ils débarquèrent en Espagne et s'emparèrent de quelques villes avant que Roderik fût instruit de leur approche. — Il y avait ai:près de Tolède une vieille tour déserte, que l'on appelait la Tour enchantée. Personne n'avait osé y pénétrer, parce qu'elle était fermée de plusieurs portes de fer. Maison disait qu'elle renfermait d'immenses trésors. Roderik, ayant besoin d'argent pour lever une armée contre les Maures, se décida à visiter celle tour, malgré les avis de tous ses conseillers. Après en avoir parcouru plusieurs pièces, il fit enfoncer une grande porte de fer battu, que mille verrous, ditron, fermaient intérieurement. 11 entra dans une galerie où il ne trouva qu'un étendard de plusieurs couleurs, sur lequel on lisait
> M. Garinet, Hist. de la magie en France, p. 87.
* M. Salgucs, des Erreurs et des préjugés, etc., t, III^ p.lU.
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