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ves f qui donnent six cents pieds à leur serpent de noer. — Mois on peut juger par ces rapprochements que Texistence de cet animai , bien qu'entourée souvent de traits suspects , est loin d*ètre nouvelle ; qu'elle a été observée de bien des manières et depuis bien long- temps. Ce n'est pas, comme on le disait, un danger de plus pour les navigateurs; car ce terrible monstre est déjà indiqué dans la Bible sous le nom de Lévialhan, que TËcriture applique à diverses bétes énormes, ainsi que le remarque Bochart. Le prophète Isaïe rapplique ainsi : « Léviathan . ce serpent immense, Lévialhan , ce serpent à divers plis et replis * . » — Dans ce siècle, la présence du serpent de mer a été signalée en 4 808 , en 4815, en 4847 et celle année. Il n'est pas présumable qu'on le rencontre plus fréquemment à l'avenir que par le passé ; du moins l'attention publique, appelée sur ce phénomène par les organes de la presse, portera à la publicité des faits du même genre qui pourraient survenir encore , et qui sans cela auraient peut - être passé inaperçus. — L'auteur anglais qui le premier a publié ceux qu'il avait recueillis, et à qui nous devons toutes nos citations des témoignages modernes , fait aussi connaître le moyen que les pêcheurs norvégiens emploient pour se garantir du serpent de mer. Lorsqu'ils l'aperçoivent tout près d'eux, ils évitent surtout les vides que lai^^e sur Teau raltcrnalive de ses phs et repli?'. Si le soleil brille, ils rament dans la direction de cet astre, qui éblouit le serpent. Mais lorsqu ils l'aperçoivent à distanrc, ils font toujours force de rames pour l'éviter. S'ils ne peuvent espérer d'y parvenir, ils se dirigent droit sur sa tête , après avoir arrosé le pont d'essence de musc. On a observé Tantipathie de l'animal pour ce parfum violent ; aussi les pécheurs norvégiens en sont toujours pourvus quand ils se mettent en mer pendant les mois calmes et chauds de l'été. — Dans la rencontre faite en 4837, les personnes qui étaient à bord du Havre ont aperçu seulement les ondulations du corps de l'immense reptile, et ont évalué approxin\ativement sa longueur à plusieurs fois celle du navire.
Sérng, — esprit malin. Voy. Chassen.
Serrîiu-TalUiu. — Leioyer et d'autres prétendent que Servius était fils d'un démon. Les cabalistes soutiennent de leur côté qu'il fût tils d'un salamandre.
ou Sethîtei, — hérétiques du deuxième siciMo, qui honoraient particulière-
ment le patriarche Seth , fils d'Adam. Ils disaient que deux anges avaient créé Caïn et Abel, et débitaient beaucoup d'autres rêveries. Selon CCS hérétiques, Jésus-Christ n'était autre que Seih venu au monde une seconde fois. Ils forgèrent des livres sous le nom de Scth et des autres patriarches.
Sethut. — Il y avait à la suite de l'empereur Manuel un magicien, nommé Sethus, qui rendit une fille éprise de lui par le moyen d'une pèche qu'il lui donna , à ce que conte
Nicétas.
Sévère. — Quelques historiens. rapportent qu'à la sortie d'Antioche l'ombre de l'empereur Sévère apparut à Caracalla , et lui dit pendant son sommeil : Je te tuerai comme tu as fué Ion frère.
Sexe. — On prétend aussi reconnaître d'avance , à certains symptômes , le sexe d'un enfant qui n'est pas né. Si la mère est gaie dans sa grossesse, elle aura un garçon ; si elle est pesante du côté droit, elle aura un garçon. Si elle se sent lourde du côté gauche , elle aura une fille. Si elle est pâle et pensive, elle aura une fille. — Albert-le-Grand donne à entendre qu'il naît des garçons dans un ménage où l'on mange du lièvre , et des filles dans une maison où l'on fait cas de la fressure de porc. — Voici autre chose. Ems possède deux sources, la Bubenquelle et la Mœdchenquelle , qui , selon les gens du pays , ont une vertu merveilleuse : en buvant de l'une on est sûr d'avoir des garçons ; et en buvant de l'autre, d'avoir des filles. Croyez cela et buvez.... du Johannisbergi.
Shamavédam, — l'un des quatre livres sacrés des Indiens. C'est celui qui contient la science des augures et des divmations.
Shelo , — VOjr. SoiTTHGOTE.
Shovpeltînt. — Les habitants des îles Schetland appelaient ainsi des tritons ou hommes marins, dont les anciennes traditions et la superstition populaire ont peuplé les mers du Nord.
Sîkyllet. — Les sibylles étaient chez les anciens des femmes enthousiastes qui ont laissé une grande renommée. Leurs prophéties étaient en vers; les morceaux qui nous en restent sont en grand nombre supposés , s'il faut en croire les critiques modernes un peu secs. — Les sibylles sont au nombre de dix selon Varron ; d'autres en comptent jusqu'à douze: 1» La sibylle de Perse. Elle se nommait Sambethe ; on la dit bru de Noé dans des
» î&aïc, ch. 26, verset 1, traduct. de Sacy.
' Jsic()ucmfn, Fragments d*un voyage en Allemagne.
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vers sibyllins apocryphes. — ï^ La sibylle libyenne. Elle voyagea à Samos, à Delphes, à Claros et dans plusieurs nu Ires pays. On lui allribue des vers contre ridolâlrie, dans lesquels elle reproche aux hommes leur sottise de placer leur espoir de ?nlut dans un dieu de pierre ou d'airain, et d'adorer les ouvrages de leurs mains. — 3» La sibylle de Delphes. Elle était Bile du devin Tirésias. Après la prise de Tbèbes , elle fut consacrée au temple de Delphes par les Épigones, descendants des guerriers qui prirent Thèbes la première fois. Ce fut elle , selon Diodore , qui porta la première le nom de Sibylle. Elle a célébré dans ses vers la grandeur divine ; et des savants prétendent qu'Homère a tiré parti de quelques-unes de ses pensées. — 4° La sibylle d'Erythrée. Elle a prédit la guerre de Troie dans le temps que les Grecs s'embarquaient pour cette expédition. Elle a prévu aussi qu'Homère chanterait. cette guerre longue et cruelle. Si l'on en croit Eusèbe el saint Augustin, elle connaissait les livres de Moïse, car elle a parlé de la venue de Jésus-Christ. On lui attribue même des vers dont les premières lettres expriment, par acrostiche, Jésus-Christ, fils de Dieu. On Ta qiïelquefois représentée avec un petit Jésus et deux anges à ses pieds. — 5<> La sibylle cimmérienne a parlé de la sainte Vierge plus clairement encore que celle d'Erythrée , puisque . selon Suidas, elle la nomme par son propre nom. — 6^ La sibylle de Samos a prédit que les Juifs crucifieraient le vrai Dieu. — 7« La sibylle de Cumes, la plus célèbre de toutes, faisait sa résidence ordinaire à Cumes, en Italie. On l'appelait Déiphobe ; elle était 61le de Glaucus -et prétresse d'Apollon. Elle rendait ses oracles au fond d'un antre qui avait cent porte?, d'où sortaient autant de voix qui faisaient en* tendre les réponses de la prophétesse. Ce fut elle qui offrit à Tarquin-le-Superbe iin recueil de vers sibyllins, qui furent soii^neusement conservés dans les archives de l'empire, au Capitole. Cet édifice ayant été brûlé du temps de Syila , Auguste fit ramasser tout ce qu'il put trouver de fragments détachés de ces vers, et les fit mettre dans des coffres d'or au pied de la statue d'Apollon Palatin , où l'on allait les consulter. Petit, dans son traité De Sibyllâ, prétend qu'il n'y a jamais eu qu'une sibylle, celle de Cumes, dont on a partagé les actions et les voyages. Ce qui a donné lieu, selon lui , à cette multiplicité, c'est que cette fille mystérieuse a prophétisé en divers pays. — 8<> La sibylle hellespooline. Elle naquit à Marpèse dans la Troade; elle prophétisa du temps de So!on et de Crésus. On lui
allribue aussi des prophéties sur la naissance de toolre Seigneur. — 9*» La sibylle phrygienne. Elle rendait ses oracles à Ancyre en Galatio. Elle a prédit l'annonciation et la naissance du Sauveur. — 40» La sibylle tiburline ou Albunéc « qui fut honorée à Tibur comme une .divinité. Elle prédit que Jésus - Christ naîtrait d'une vierge à Bethléem et régnerait sur le monde. ~ 41® La sibylle d'Épire. Elle a aussi prédit la naissance du Sauveur. — 42^ La sibylle égyptienne a chanté également les mystères de la Passion et ta trahison de Judas. — Saint Jérôme i)ense que les sibylles vivaient reçu du ciel le don de lire dans l'avenir en récompense de leur chasteté. Mais il paraît que les huit livres do vers sibyllins que nous avons aujourd'hui sont en effet douteux Ber^ier, dans son savant Dictionnaire de th 'ologie , les croit supposés et les attribue dans ce cas aux Gnostiques du deuxième siècle.
Sloîditet. — Leloyer conte que ce magicien, appuyé sur les fenêtres de l'empereur Manuel Comnène, avec les courtisans , regardait le port de Constantinoplc. Il arriva une petite chaloupe chargée de pots de terre<^ Siciditcs offrit à ceux qui l'entouraient de leur faire voir le potier cassant ses pots ; ce qu'il effectua à l'instant au grand divertissement des courtisans , qui se [«âmaient de rire ; mais ce rire se changea en compassion quand ils aperçurent ce pauvre homme qui se lamentait, en s'arrachant la barbe , à la vue de tous ses pots cassés. Et comme on lui demandait pourquoi il les avait brisés de la sorte , il répondit qu'il avait vu un serpent à crête rouge et élincelante , cnlortillé autour de ses pots , qui les regardait la gueule ouverte et la tète levée comme s'il eût voulu les dévorer, et qu'il n'avait disparu qu'après tous les pots cassés. — Un autre jour, pour se venger de quelifues gens qui l'insultaient dans un bain, il se relira dans une chambre prochaine pour reprendre ses habits. Dès qu'il fut sorti , tous ceux qui étaient dans le bain détalèrent avec précipitation, parce que du fond de la cuve du bain il sortit des hommes noirs , qui les chassaient à coups de pied.
Sidéromanoie , — divination qui se pratiquait avec un fer rouge , sur lequel on plaçait avec art un certain nombre de petites paillettes qu'on brûlait et qui jetaient des reflets comme les étoiles.
Sidragatum, — dcmon qui a Id pouvoir de faire danser les femmes mondaines.
siffler le vent. — a Cette coutume de siffler pour appeler le vent est une de nos su-