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avoir renvoyé de l'action la vieille femme Le-* blond , prononce son jugement, qui condamne anx peines qui suivent les co-prévenus : — Thérèse Leblond , dix années d'emprisonnement ; Jeanne Leblond, femme Lemonnier, six ans ; Jacques Leblond , dit le Marquis , cinq ans; Charles Lemonnier, un an et un jour; Pierre-Amable Drouet, six mois; Pierre Lemonnier, un mois ; les condamne chacun , en outre , en 50 fr. d'amende , et soUdairement aux dépens , et dit qu'à l'expiration de leur peine ils resteront pendant dix ans sous la surveillance de la haute police. » Voy. Sicioi- T£S, Agrippa, Faust, et une foule de petits articles sur divers sorciers.
Sort. — On appelle sort ou sortilège eeiiaines paroles, caractères, drogues, etc., par lesquels les esprits crédules s'imaginenl qu'on peut produire des effets extraordinaires, en vertu d'un pacte sBpposé fait avec le diable; ce qu'ils appellent jeter un sort. La superstition populaire attribuait surtout oHte faculté nuisible aux bergers; et cette opinion était, sinon fondée, au moins excusée par la solitude et rinaction où vivent ces sortes de gens. Voy. Maléfices, Chaiiiibs, SœpéLisuE, etc. — Les hommes ont de tout temps consulté le sort, ou, si Ton veut, le basard. Cet usage n'a rien de ridicule lorsqu'il s'agit de déterminer un partage, de fixer un choit douteux, etc. Mais les anciens consiultaient le sort comme un oracle ; et qudques modernes se sont montrés aussi insensés. Toutes les divinations donnent les prétendus moyens de consulter le sort.
Sortilégef , — voy. Sort.
Sotray , — nom que les Solognots et les Poitevins donnent à un lutin qui tresse les crinières des chevaux.
Souad , — goutte noire , germe de péché , inhérente au cœur de l'homme , selon les musulmans, et dont Mahomet se vantait d'avoir été délivré par l'ange Gabriel.
flottgaî Toyaa, -^ dieu dti tonnerre chez les Yakouts; il est mis par eux au rang des esprits malfaisants. C'est le ministre des vengeances d'Oulon-Toyon , chef des esprits;
Sonlié ( Frédéric). -- Dans les Mémoires dn dimkte, l'auteur a employé un Irè9-beaa tafent à faire fnalbeinreiisement on mauvais livre en morale.
Souris. — Le cri d*une souris était, chez les anciens , de si mauvais augure , qu'il rompait les auspices. Voy, Rats.
Souterrains (DÉMONs), — démons dont parle Psellus, qui , du vent de leur halçipe , rendent
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diix hoiunes le inmgb bouffi , ée iiMmiè^ cpi'HB toat méoonnaissabtod. Voy. Mtt^wuM, TB1IIMSSTM9 , etc.
SbofOieote (JeANNe), visionnaîref anglaise de oes derniers temps. Elle avait annoncé qu'elle aOGoucheraît d'an nouveau hiessie; maid elle est morte sana avoir rempli sa pro-» messe; ee qui n'empêche pas ses crédules dtadples d'attendre sa résurrection , qui sera suivie de raccouchement tant désiré. Lessee^ tateurs deeette prétendue prophétesse portent, dans leurs processions, deîs cocardes blanches» et des étoies en ruba^ jaune sur ta poitrine. Le ruban jaune est, selon eux, la coiileur de Dieu ; leur messie se nommera le Shelo.
floavigny. — Une tradition popufafre attribue aux fées la construction de l'église de. Souvij^y. Au milieu de la délicieuse vallée qu'arrose la petite rivière appelée la Queune , uoe laitière vit surgir cette église d'un brouillard du malin, avec ses aigulles dentelées « ses galerie» festonnées , et son pnrlail à jour , à une place où , la veille encore , s^élevaient de beaux arbres et coulait une tontaine. Frappé0 de stupeur , la pauvre femome devint pierre ;on montre eocoresa tète placée à l'angle d!une des tours. H y a bien , en effet, quelque chose de féerique dans l'église de Souvigny. Un jour qu'il allait s'y livrer à ses études, M. Achille Allier y découvrit un curieux support de nervure ogivîque; c'était une femme d'une délicatesse de formes presque grecque , qui se tordait et jouait avec une chimère ; il lui sembla voir l'inlelligence de l'artiste créateur de ce temple fantastique aux prises avec son caprice '.
flovat-lii»aiifîn — ( empoisonneurs et suceurs de sang), espèces de vampires, chez les Quojas ; esprits ou revenants qui se plaisent à sucer le sang des hommes ou des animaux. Ce sont les broucolaques de l'Afrique*
tfipèotretf , — sorte de sàMance sans corps, qui ^ p<résente sensiblement aux hommes , crnitre l'ordre de l« nature , et leur cause des frayeurs. La croyaiice aux spectres et aux revenants, anssi ancienne que les socîéfés d'hommes , est one preuve de Kimmortafieé êé Pâme , et en même temps ttn monurwenl êé la faiblesse de Vc^tit hi>^afn, abandonné à luf^m^me — Olalft-Magnus assure que , Mir les cof»ânâ de la mer Glaciale, il y a des peuplei$, appelés Pylapiens, qui boivent, mangent ei conversent fanhilièrement avec les spectres. Mien racebfe qti'tin vigneron ayant tué, ûutt coup de bédw, un aspic fort long,
' Jules Davernay, Excursion d*artfste en 1841.
était srIvî m tons Keux par le dpecire ^ sa victime!... Suétone dit que le spectre de Galba poursuivait sans relâche Othon, son metirtrier, le tiralHait hors du lit, l'épouvahtaii et lui causait mille tourments. Vôy. Ap^anitioi<ra. FANtÔBtÉS, FLAXBiNDKii , PbilinnioN, PoLTcarrE, obtenants, VAlreiaES, etc.
Speotrîana , — recueil mal fait d'histoires et d'aventures surprenantes, merveifletjses et remarquables de spectres , revenatrts , esprits , fantômes, diables et démons ; manuscrit trouvé dans les catacombes. Paris, 4847 ; 1 vol in-48.
SpéonUires , — nom que Tantlquilé donnait aux magiciens ou devins qui faisaient voir dans un miroir les personnes ou les choses qu'on désirait connaître.
Spée. — Leibnitz remarque que le P.
Spée, jésuite alientand, auteur du livre intitulé : Cautio criminalis circa processus contra sagas, déclarait qu'il avait accompagné au supplice beaucoup de criminels condamnés comme sorciers; mais qu'il n'en avait pas trouvé un seul duquel il pût croire qu'il fût véritablement sorcier, ni qui fût allé véritablement au sabbat. Il ne faut pas croire pour cela que les gens fussent injustement punis, car ils avaient fait du mal. Seulement, on leur appliquait sans doute des peines trop sévères.
Sphinx, — monstre feboleux , auquel les anciens donnaieni ordinaîremeot vb vliege de femme avec un corps de lion ceucbé. Il devinait les énigmes.
flpSmello, — peintre né à Arezzo, -dans la Foscane, au quatorzième Siècle. A l'âge de soixante-dix-sept ans, il s'avisa dé peindre la chute des mauvais an^os. Il représenta Lucifer sous la forme d'un monstre tellement hideux , qu'il en fut lui-même frappé. Une nuit, dans un songe , il crut apercevoir le diable tel qu'il était dans son tableau , qui lui demanda , d'une voix menaçante , où il l'avait vu , peiir e peindre si effroyable? Spînelto, interdit et trcHnblant , pensa mourir de f^yeur, et eut tof^ours, depuis* ce rêve, l'esprit troublé elHi vue égarée.
Étpirîiix (Jean), — astrologue belge du (^ninzième siècle , qui prédit à Charfes-le-Térfiératre que , s'il marchait coAtre les Suîssrs , il hii en arriverait mal ; à quoi le duc i^épomfrt que la force de son épée vaincrait lesiiifluen^s des astres : ce que lui, son épée et toute sa puîBswice ne pairent pas foire , puisqu'il s'eitsuivit sa défaite et sa mort.
Sp«doaMiitM OU SpodanMiMBoie, — divination par les cendres des sacrifices, chp^ *^