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anciens. 11 en reste quelques vestiges en Allemagne. On écrit du bout du doigt, sur la cendre exposée à Tair, ce que Ton veut savoir; on laisse la cendre ainsi chargée de lettres à Tair de la nuit, et le lendemain matin, on examine les caractères qui sont restés lisibles, et on en tire des oracles. Quelquefois le diable vient écrire la réponse. Voy. Cendres.
Sparina. — Suétone assure que lastrologue Spurina prédit à César que les ides de mars lui seraient funestes. César se moqua de lui, et fut assassiné dans la journée.
Squelette. — Un chirurgien , qui était au service du czar Pierre-le-Grand , avait un squelette qu'il pendait dans sa chambre auprès de sa fenêtre. Ce squelcUe se remuait toutes les fois qu'il faisait du vent. Un soir que le chirurgien jouait du luth à sa fenêtre , le charme de cette mélodie attira quelques strelitz , ou gardes du czar , qui passaient par là. Ils s'approchèrent pour mieux entendre ; et, comme ils regardaient attentivement , ils virent que le squelette s'agitait. C^la les épouvanta si fort , que les uns prirent la fuite hors d'eux-mêmes , tandis que d'autres coururent à la cour , et rapportèrent à quelques favoris du czar qu'ils avaient vu les os d'un mort danser à la musique du chirurgien... La chose fut vérifiée par des gens que l'on envoya exprès pour examiner le fait , sur quoi le chirurgien fut condamné à mort comme sorcier. Il allait être exécuté , si un boyard qui le protégeait, et qui était en faveur auprès du czar, n*eût intercédé pour lui , et représenté que ce c^hirurgien ne se servait de ce squelette, et ne lo conservait dans sa maison que pour s instruire dans son art par l'étude des différente parties qui composent le corps humain. Cependant, quoi que ce seigneur pût dire, le chirurgien fut obligé d'abandonner le pays, et le squelette fui traîné par les rues , et brûlé publiquement».
Stadiufl , — chiromancien qui , du temps de Henn'lU, exerçait son art en public. Ayant un jour été conduit devant le roi , il dit au prince que tous les pendus avaient une raie au pouce comme la marque d'une bague. Le roi voulut s'en assurer, et ordonna qu'on visitât la main d'un malheureux qui allait être exécuté; n'ayant trouvé aucune marque, le sorcier fut regardé comme un imposteur et logé en prison *.
Stagîrus, — moine hérétique, qui était souvent possédé. On rapporte que le diable qui
' Dœmoniana, p. 193, après Perry.
» Delancre. Tableau derinconstance desdémons, etc., Uv, ui, p. 187.
occupait son corps apparaissait bous la forme d'un pourceau couvert d'ordure et fort puant ^ Stanoska , — jeune fille de Hongrie , dont on raconte ainsi l'histoire. Un défunt nommé Mille était devenu vampire; il reparaissait les nuits, et suçait les gens. La pauvre Stanoska, qui s'était couchée en bonne santé , se réveilla au milieu de la nuit en s'écriant que Mille , mort depuis neuf semaines, était venu pour l'étrangler. De ce moment elle languit, et mourut au bout de trois jours. Ce vampirisme pouvait bien n'èlre que l'effet d'une imagination effrayée ? Voy, Vampires.
Suuf fenberger , — famille allemande qui compte parmi ses grand'mères une ondine ou esprit des eaux , laquelle s'allia au treizième siècle à un SlaufTenberger.
Stéganographie OU Sténographie , — art
d'écrire en chiffres , ou abréviations , d'une manière qui ne puisse être devinée que par ceux qui en ont la clef. Trithéme a fait un traité de stéganographie, que Charles de Bouelles prit pour un livre de magie , et l'auteur pour un nécromancien. On attribuait autrefois à la magie tous les caractères qu'on ne pouvait comprendre; et beaucoup de gens, à cause de son livre, ont mis le bon abbé Trithème au nombre des sorciers.
Steînlm (Jean). — Le 9 septembre 4625, Jean Sleinlin mourut à Altheim , dans le diocèse de Constance. C'était un conseiller de la ville. Quelques jours après sa mort, il se Gt voir pendant la nuit à un tailleur nommé Simon Bauh , sous la forme d'un homme environné du flammes de soufre , allant et venant dans la maison, mais sans parler. Bauh, que ce spectacle inquiétait, lui demanda ce qu'on pouvait faire pour son service; et le M novembre suivant, comme il se reposait la nuit, dans son poêle, un peu après onze heures du soir , il vit entrer le spectre par la fenêtre , lequel dit d'une voix rauque : a Ne me promettez rien , si vous n'êtes pas résolu d'exécuter vos promesses. — Je les exécuterai si elles ne passent pas mon pouvoir, répondit le tailleur. — Je souhaite donc, reprit lesprit, que vous fassiez dire une messe à la chapelle de la Vierge de Rotembourg ; je l'ai vouée pendant ma vie , et ne lai pas fait acquitter; de plus , vous ferez dire deux messes à Altheim, l'une des défunts, et l'autre de la Sainte- Vierge ; et comme je n'ai pas toujours exaotement payé mes domestiquesu, je souhaite qu'on distribue aux pauvres un quarteron de blé. — Le tailleur promit de satisfaire à tout.
' SaiA^ Jean'CUrysoslome,
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